Après plus d’une heure trente de compétition, c’est Lewis Hamilton qui remporte la Grand Prix de Turqie devant son équipier chez McLaren, Jenson Button et Mark Webber. Voici les déclarations du podium :
Lewis Hamilton (1er du GP de Turquie) : Ce fut une course assez mouvementée. Je n’ai pas pris un très bon départ : il semblait que j’avais un meilleur temps de réaction que Mark mais la voiture ne voulait tout simplement aller nulle part. Heureusement, j’ai pu attaquer Sébastian dans le virage 3. Je l’ai passé, ce qui fut un soulagement, puis j’ai défié Mark pendant un long moment avant que je ne perde du temps sur lui lors de mon premier arrêt, où ma roue arrière a été longue à se mettre en place.
J’ai donc ensuite dû me battre avec deux Red Bull au lieu d’une. Mais le bon point, c’est que j’avais un bon rythme de course pour rester au contact, même si je devais dès le début garder un œil sur ma consommation d’essence. De toute façon, malheureusement pour eux, ils se sont percutés et ils nous ont permis de passer.
Ensuite, j’étais confiant que nous puissions signer un doublé et nous essayions de prendre soin des pneus et d’économiser l’essence jusqu’à l’arrivée. Mais j’étais un peut plus lent que l’objectif que l’équipe me fixaient, donc Jenson était tout d’un coup dans mes roues. J’ai eu une superbe bagarre avec lui et j’étais content de passer car c’était assez étonnant. Nous sommes autorisés à courir l’un contre l’autre, mais nous devons être raisonnables. Car nous sommes une équipe : nous voulons tous les deux remporter le titre constructeurs et nous voulons tous les deux gagner le titre pilote. Mais nous ne sommes pas stupides. Je ne ferais rien de dangereux pour toucher Jenson et vice versa. Nous savons que nous avons ce respect l’un pour l’autre, donc nous n’avons pas vraiment de problème avec ça.
Cela dit, gagner aujourd’hui n’est pas aussi bon que cela peut l’être parfois, car c’est un petit peu différent de certaines de mes précédentes victoires. Idéalement, je veux gagner en dépassant les pilotes de devant, pas en les voyant se crasher Plutôt que d’hériter d’une victoire, c’est bien plus agréable de se battre avec vos rivaux et de mériter la victoire à la dure.
Enfin, je suis très heureux pour l’équipe. Ma copine est ici , ce qui est sympa, et mon père est en vacances et je voulais vraiment gagner aujourd’hui afin de pouvoir lui dédier la victoire. C’est son 50ème anniversaire demain, vous voyez, et une victoire en Grand Prix est le meilleur cadeau d’anniversaire que je puisse lui donner.
Jenson Button (2ème) : Quelle course folle ! J’ai pris un bon départ mais j’étais coincé derrière Lewis dans le premier virage et Michael a pu me passer par l’extérieur. J’ai repassé Michael dans le virage 12, ce qui fut une belle récompense après Barcelone. Puis c’était une bagarre à 4 : 2 McLaren et 2 Red Bull el, et nous nous sommes détachés. C’était très difficile de se rapprocher suffisamment pour dépasser, mais j’ai pu prendre soin de mes pneus. Juste avant mon arrêt au stand, j’ai attaqué et été en mesure de me rapprocher de Sébastian. Je pensais que je pourrais peut-être le passer mais ce ne fut pas le cas.
Malgré tout, nous sommes tous très proches et tout aurait pu arriver à la fin de la course, comme avec les Red Bull, ce qui a offert à Lewis et moi un beau doublé pour l’équipe. On nous a demander d’économiser de l’essence, même si ça faisait déjà environ 30 tours à ce moment-là que j’économisais mon carburant, car nous n’avions jamais imaginés que le rythme de course serait aussi élevé. À la fin, j’ai très vite rattrapé Lewis à la sortie du virage 8. Je ne sais pas pourquoi il était si lent, mais j’ai bien roulé jusqu’au virage 12 et j’ai réussi à le dépasser. Nous avons eu une bonne petite bagarre et nous étions roues contre roues pendant 3 virages, mais j’étais mal positionné dans le dernier virage. Je suis donc mal sorti et il a pu me repasser dans la ligne droite des stands, à l’intérieur du premier virage.
Ensuite, on m’a demandé encore d’économiser plus d’essence car je n’étais pas loin de la panne sèche. Ce fut une bagarre difficile mais nous ne nous sommes pas touchés et nous avons quand même fini 1 et 2.
Mark Webber (3ème): Sébastian a eu un avantage de vitesse de pointe, il était à l’intérieur, nous étions côte à côte. J’ai été surpris quand il est venu sur moi car je gardais ma ligne. C’est vraiment dommage pour l’équipe. Ce n’est pas une journée idéale. Les McLaren étaient solides et ils ont fait une bonne course lorsqu’on étaient les 4 devant, personne ne voulaient attaquer. Mais c’est arrivé. Il y avait encore beaucoup de distance à parcourir dans la course…enfin de compte ce n’est pas le résultat que voulait l’équipe. Notre équipe à une grande volonté de gagner, il y a clairement un enjeu important. Je vais avoir une conversation avec Sébastian à ce sujet, nous pourrions avoir un point de vue différent, mais nous agirons en adulte.