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Note du Mardi – Mercedes AMG et le désaccord Concorde

notedumardi-900x6757165869066367047722.jpgTic-tac, la dead line approche. 24h et l’offre permettant aux signataires des nouveaux Accords Concorde de bénéficier d’une prime à la signature de 5 millions d’euros expirera. Mercedes AMG F1 ne la souhaite pas. Provoquant l’incompréhension, mais la nouvelle répartition financière des Accords 2021/2026 est la réelle raison du bras de fer ayant un effet domino.

Dans les faits, l’argent des Accords sont réparties à 50/50 depuis 15 ans. Sans les primes. Car, avec ces dernières le rapport est plus proche de 70/30. Un compromis qui bénéficie à chacun (sauf au propriétaire de la société Formule 1). Mercedes AMG F1 bénéficie par exemple d’une prime 37 millions, accordé par Bernie Ecclestone et une prime de 30 millions en cas de double titre de champion du monde, en plus de sa part. Ce qui lui permet d’obtenir jusqu’à 170 millions de revenus, d’après le Business Book GP. Mais pour la prochaine édition, la marque à l’étoile estime obtenir moins (ou autant).

La prochaine répartition proposé et accepté par la majorité des équipes est de 65/35. Ce qui signifie que les équipes vont se répartir 1,3 milliards de dollars en 2021 et 1.4 milliards en 2023. Mais Liberty Media a limité fortement ses contributions en la matière. Seul Ferrari bénéficiera d’une prime estimée à 115 millions dans les faits. Ce qui cumulé avec les droits en fonction des résultats lui permettra de largement doubler cette somme et ainsi couvrir 70% de ses futurs budgets.

Ferrari n’est pas vraiment une exception. Car, une équipe comme McLaren couvrira 65% de son budget prévisionnel.

La logique Mercedes

Mercedes estime contribuer à l’histoire de la discipline (les titres de Juan Manuel Fangio date de 1954 et 1955, et dispose du pilote le plus médiatique et légendaire de l’histoire de la Formule 1. Une prime est ainsi souhaitée, mais Liberty Médias ne veux rien entendre. La marque à l’étoile devant se contenter des revenus en fonction de ses résultats jusqu’en 2026.

Toto Wolff estime son budget à partir de 2022 autour de 300 à 350 millions et la nouvelle répartition lui permettra de couvrir 50% (si l’équipe continu de gagner les titres). Malgré le budget plafond. L’objectif est de trouver des fonds. L’accord avec Racing Point est estimé à 70 millions par saison. Un revenu non négligeable.

La pression pilote

La situation dépasse le seul niveau des discussions entre Mercedes et Liberty. Tous les moyens de pressions sont permis. La négociation des contrats pilotes relève du patron de Daimler, Ola Kallenius. Valtteri Bottas a été le premier signé. Le finlandais souhaitait un contrat de deux saisons (2021/2022), il n’a été renouvelé que d’une seule, mais avec une augmentation de 50%. Côté Hamilton, le temps passe. Le salaire était déjà défini, mais la durée bloque. Le champion anglais souhaite un contrat de trois saisons, tandis que Mercedes lui a proposé une seule saison (renouvelable naturellement) et pour débloquer la situation le patron de Daimler a proposé d’augmenter le salaire d’Hamilton. Une situation qui a provoqué une réaction de ce dernier : « ce n’est pas le moment de négocier mon contrat alors que des personnes souffrent. » Hamilton a reçu une date limite du 30 Août pour signer son contrat.

Cette proposition d’une seule saison, entre ainsi dans la logique de pression sur les Accords Concorde. Surtout que Hamilton sera le pilote le plus payé du plateau dans les années avenir au regard de son palmarès historique. Même avec une réduction de salaire.

Politique plus que sportif

La situation de Mercedes est essentiellement politique. En misant sur un renouvellement de ses pilotes pour une seule année, elle souhaite mettre la pression sur Liberty Media, tout en étant la dernière à signer (sans la prime à la signature). Les affaires autour de Racing Point sont aussi un vecteur important, mais qu’il ne faut pas dissocier de la situation globale. Avec Racing Point, l’usine de Brackley a un business model rentable et ne le cache pas. Enfin, la situation de Toto Wolff et ses activités annexes, ne dérange pas réellement Daimler (car il augmente l’influence de la marque), mais dérange plusieurs personnes qui estime que la discipline est désormais alimentée en pilote, capitaux et technique par un duo Wolff/Red Bull. Les autrichiens au pouvoir de la F1…

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Note du Mardi – Le plan de soutien économique de la F1

notedumardi-900x6757165869066367047722.jpg« Aucune équipe ne court de graves risques financiers », a déclaré Helmut Marko au journal Kleine Zeitung, « car en cas d’urgence, il existe également un plan pour la fourniture d’une assistance économique, et les équipes recevront un soutien financier si nécessaire. »  De quoi parle t-on exactement ? décryptage.

Le début d’un long chemin

L’origine de ce plan remonte à 2003. Après la perte de l’équipe Prost GP et Arrows, la Formule 1 était en forte difficulté pour assurer la présence le Minardi et Jordan. En début de saison, un plan est proposé, permettant dans un premier temps de faire bénéficier les droits TV de l’équipe Arrows. Soit 4,5 millions d’euros chacune. De plus les constructeurs s’étaient entendus pour ajouter une contribution équivalente de leur poche. Mais finalement tout a été annulé quelques semaines plus tard.

Des débuts artisanaux…

Cet épisode fera date. Jusqu’à présent, Bernie Ecclestone faisait une avance sur les droits TV de la saison suivante (maximum 50%), en cas de défaillance. Cela a été la première arme pour régler les problèmes à court terme de trésoreries. Mais en cas de véritables problèmes, il fallait aider une ou plusieurs équipes.

Plus tard durant cette même année 2003, Bernie Ecclestone avait indiqué la création d’un fond hors des revenus classiques de la Formule 1. En réalité, l’anglais apportait une garantie de 20 millions de dollars sous forme de prêts. Minardi en a bénéficié et Brawn GP aussi en 2009. Toutefois nous étions à l’échelle artisanale. En cela, Ecclestone avait reproduit le même scénario qu’il avait réalisé avec Flavio Briatore pour le rachat de l’équipe Ligier en 1994.

…à l’échelle industrielle

En 2012, Bernie Ecclestone a obtenu une clause double pour la signature des Accords Concorde 2013/2020. Une première auprès des équipes et une seconde auprès du propriétaire de la discipline (alors CVC Capital). Voici le détail :

  • Un fond de 50 millions pour les équipes indépendantes, via un prélèvement de 10% du sponsoring des équipes les plus riches (soutenu par les constructeurs).
  • Un fond de 125 millions d’euros en provenance direct de la part du propriétaire de la discipline (Liberty Media aujourd’hui) et non prélevé sur les droits TV.

Concernant le fond de 125 millions, il a été proposé en 2014 et 2015 par CVC Capital pour soutenir les équipes Force India, Lotus et Sauber. Au total le plan économique est de 175 millions d’euros. Le fruit d’un long chemin, principalement provoqué par la chute d’équipes structurés et des difficultés pour les autres de trouver un repreneur après le départ d’un constructeur.

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Note du Mardi – La privatisation de la FIA

notedumardi-900x6757165869066367047722.jpgUne question demeure depuis plusieurs mois, qu’elle est le pouvoir de la Fédération Internationale de l’Automobile, depuis la reprise de la Formule 1, par Liberty Group ? Finalement très peu.

L’apparition de Jean Todt à la télévision en marge du GP d’Italie à Monza, rendant hommage à Anthoine Hubert ayant certes remis la Fédération dans son rôle de protecteur, mais surtout réduit le pouvoir fédérale à celui réduit de garant de la sécurité. Mais son influence n’est plus.

Loin des longues batailles des années Mosley et début du premier mandat Todt, depuis 2013, il ne se passe plus rien et le passage de témoin entre Bernie Ecclestone et Liberty Group a accéléré cette transparence. Le troisième mandat Todt en décembre 2017 était passé relativement inaperçu.

La FIA ne donne plus le tempo, c’est désormais Ross Brawn, au nom du nouveau détenteur des droits commerciaux qui symbolise le changement. La FIA, cerné par deux mesures, n’est qu’un véhicule de décision qui a été privatisé depuis 2012.

L’article 15

Pour acheter la paix, la FIA a accepté un mode de fonctionnement qui a été la première pierre de sa privatisation. Un chapitre a été ajouté aux nouveaux Accords Concorde (2013-2020), le chapitre 15. Ce dernier indique qu’une modification technique doit être approuvée trois ans avant la date du 1er janvier de l’année de la proposition, par les équipes. Retirant progressivement le pouvoir à la FIA de changer le réglement d’une année sur l’autre.

Le Groupe Stratégique F1

La création du Groupe Stratégique F1 en 2015 est l’héritage du groupement FOTA, mais désormais inclus dans les instances fédérales comme éléments central du processus de débat et décision. Ce groupement composé 6 équipes F1, 6 membres de la FOM et 6 membres de la FIA, proposent. Mais c’est un clan fermé composé de membres à vie : Ferrari, McLaren, Williams, Mercedes et Red Bull, puis l’équipe qui est la meilleure « des autres » au classement du championnat constructeur de la saison précédente. Auparavant, les décisions étaient prisent par la Commission F1, puis valider par le Senat. Désormais, l’influence du Groupe Stratégique est tel, que les deux autres instances ne peuvent que valider ce qui a été décidé.

En 2014, Bernie Ecclestone avait lancé un dernier rush contre la FIA. La réalité qui a été crée à partir de ce moment est celle que nous connaissons. C’est Liberty Group qui annonce une nouvelle équipe, négocie le nouveau règlement, échange avec les équipes et propose. La FIA n’a ainsi plus que le rôle de valider et faire la promotion de son programme de sécurité routière. La fin d’une époque.

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Des nouveaux Accords Concordes pour Juin 2011 ?

La Scuderia Ferrari est très active concernant la politique de la Formule 1. Elle a demandé d’établir une enquête interne à la FOTA pour confirmer les dérapages soupçonnés de certaines équipes (Red Bull Racing) en matière de gestion des coûts, tel que cela a été signé avec le RRA.

Mais la Scuderia est aussi active concernant la signature des prochains Accords Concordes qui doivent débuter en 2013. Stefano Domenicali estime qu’une signature du document sera signée d’ici la mi-saison. En Juin 2011.

« Je m’attends dans un proche avenir, en tout cas avant Juin 2011, à avoir des nouvelles car il est dans la responsabilité des équipes d’assurés l’avenir après 2012. Mais il ne faut pas oublier que l’accord à tripartie, avec la FIA, la FOM et les équipes de la FOTA. » lance Domenicali.

La tension sera donc forte pour les six mois avenir car les équipes souhaitent bénéficier de 75% des droits commerciaux de la Formule 1. Toutefois, l’éviction de l’équipe HRT aurait causé des petites fissures dans l’association. Le « peut-être » de Domenicali en conférence de presse aujourd’hui est tout un symbole.

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F1 – Vers un calendrier de 25 GP

25 GP à partir de 2013 ? Avec la signature de Sotchi pour sept années, l’arrivée prochaine de Rome et d’Austin. Il n’est pas nécessaire de faire math sup pour comprendre que le maximum de 20 courses, indiquées dans les actuels Accords Concordes,  risque de voler. Le calendrier se dirige vers le désir de Bernie Ecclestone : 25 courses par année.

En Mai dernier, dans le paddock d’Istanbul, Bernie Ecclestone avait répondu à une question d’un journaliste présent en ces termes : « Va-t-il y avoir 24 courses à l’avenir ? Vous allez ajouter l’Inde, et les USA, mais qu’allez vous faire des autres circuits Bernie ? Réponse d’Ecclestone : vous avez répondu à votre question avec 24 courses ! » Un mois auparavant, l’argentier de la F1 avait ironisé en ses termes : « Nous mettons l’accent sur 20 courses aujourd’hui et nous nous préparons pour 25. »

Une clause de retard volontaire

Coté coulisse, si plusieurs patrons d’équipes (FOTA) sont d’accords sur le principe d’allongement du calendrier, celui-ci ne pourra être réalisé que d’ici 2013. Curieusement tous les nouveaux circuits disposent d’une clause de décalage d’une année. Chose étonnante, qui n’est pas dans les habitudes d’Ecclestone. Mais les enjeux sont importants.

Austin dispose d’une clause 2013,  sans pénalité. Rome pour 2013, idem pour Sotchi qui dispose d’une entrée valable jusqu’en 2015. Tout cela après les futurs Accords Concordes, qui sont âprement négociés depuis l’Eté. Financièrement l’ajout de ses trois GP cumulera tout les ans 83 millions d’euros !

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Avant Poste : Le RRA jusqu'en 2017

L’émission web de TomorrowNewsF1 « TomorrowLine » est revenu dimanche soir sur le Grand Prix de Singapour qui a vu la victoire de Fernando Alonso devant Sébastian Vettel et Mark webber.

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Avant Poste : Le RRA jusqu’en 2017

RRA, trois lettres que les lecteurs de TomorrowNewsF1 connaissent bien. C’est l’accord tacite entre les membres de la FOTA pour maitriser les coûts de la Formule 1 à l’avenir. Une des dernières Newsletter de TomorrowNewsF1 indiquait que : pas de RRA, pas d’Accord Concordes et pas d’Accord Concordes sans RRA. Ce qui signifie que la FOTA a décidé d’investir plus activement dans l’avenir de la Formule 1.

A Singapour, une réunion de trente minutes entre les membres de la FOTA ont définit les choses suivantes : le RRA sera prolongé jusqu’en 2017, soit jusqu’à la date limite des prochains Accords Concordes 2013-2017.

En 2010, le RRA désignait que le budget marketing et sponsoring des équipes (pas des motoristes) était fixé à 100 millions d’euros et 250 personnes. Puis en 2011, 50 millions d’euros et 180 personnes. L’accord de dimanche signifie que toutes les équipes s’aligneront sur le principe de 2011 et jusqu’en 2017.

Les premières bases de cette idée d’une formule 1 des années 90 (du moins dans le budget) et en marche et définira l’avenir de la discipline.


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Budget FIA 2011 : un problème de date

FIAIl y a une semaine, une rumeur indiquait que la FIA allait perdre de l’argent l’an prochain. Cette rumeur est basée sur un rapport de l’éditeur Chris Sylt pour le journal anglais Express. Dans les faits, il est indiqué qu’en 2011, la Fédération ne toucherait plus les 6,8 millions d’euros environ annuel que la FOM de Bernie Ecclestone donnait, sur la base d’un contrat de 14 ans. Mais certaines dates ne correspondent pas vraiment.

1995, Bernie Ecclestone restructure ses entreprises. La FOPA est divisée en deux parties : la FOM et la FOA.  Dans la foulée, la première signe son accord avec la FIA (jusqu’en 2009), en échange d’un paiement annuel de près de 7 millions d’euros. Un deal parfait, si l’Union Européenne n’y avait pas mis son nez à la fin des années 90. Poussant Mosley et Ecclestone à régler un deal en deux temps.

Le premier, 313 millions de dollars pour 100 ans, afin de permettre à la société de Bernie Ecclestone d’être le propriétaire des droits commerciaux de la marque F1. L’argent va servir, pour une durée de 20 ans et à la moyenne de 15 millions de dollars annuellement,  à financer des organismes autour de la sécurité routière et de l’environnement. Mais la plupart des chiffres de l’époque évoquaient un total de 360 millions de dollars. Soit une différence de 47 millions de dollars !

Cette différence s’explique simplement dans le désir de Bernie Ecclestone de continuer le contrat établit en 1995 et jusqu’en 2009. Et cela trouble particulièrement le rapport des dates.

En effet, un porte parole de la FIA a déclaré à propos de la baisse de revenus pour 2011  « Je ne peux pas vous donner de détails, mais ce n’est pas le cas. » Deux choses à comprendre :

  • 1 – que cela n’est donc pas la vérité
  • 2 – que le porte parole parle de la hausse des super licences et autres redevances pour combler le manque.

Partant du principe que l’accord n’a pas été renouvelé fin 2009, il est donc évident que le budget 2010 et 2011 de la FIA sont du même niveau. La différence est donc sur la date.  Mais un détail important est à connaitre : L’an denier, plusieurs sources,  de haut niveau,  ont indiqué que Bernie Ecclestone et la FIA de Max Mosley,  avaient signés un accord d’une durée de 7 années (jusqu’en 2016). Ce qui signifie que dans se cas là, le budget reste stable.

Dans tout les cas, le porte parole de la FIA, ne pouvait que démentir l’information car elle aurait été un aveu clair d’un conflit d’intérêt toujours présent…

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Sponsoring circuit : la FOTA cherche des compromis

fota_logoLa FOTA est sous la pression de Bernie Ecclestone et AllSport sur l’affichage des sponsors durant les Grand Prix dans les garages et les paddocks. Un compromis autour du sponsoring avant les courses est dans l’air.

Les deux parties n’ont pas trouvé de solution dans les jours précédents le Grand Prix d’Angleterre à Silverstone. A quelques jours de la course allemande, la société Allsport reste sur ses positions, mais la FOTA cherche un compromis. « IL y a une différence d’opinion » indique le président de la FOTA, Martin Whitmarsh à Autosport. « Tout le monde conscience de ce sujet sensible. Nous savons tous que nous devons trouver un emplacement et nous n’avons toujours pas d’accord. »

Pris entre deux feux, la FOTA reconnait qu’AllSport et la FOM doivent travailler pour mettre en avant leur emplacement sponsoring sur les circuits. Mais rien n’est moins simple. En toile de fond se profile les prochains Accords Concordes 2012…

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F1 – La clause qui empéchera Stefan GP d'être sur la grille en 2010

L’annonce hier de l’équipe Stefan GP de l’expédition d’équipement et d’une présentation le 25 Février prochain à Portimao, fait croire que le projet est sérieux. Mais un détail permet de réduire quasi à néant le projet de l’équipe serbe…

Lors de la signature des Accords Concordes il y a quelques mois, une clause spécifique a été accordée aux nouveaux entrants de la saison 2010 (USF1, Lotus, Campos Meta 1, Vrgin). Du fait des annonces tardives et de la mise au travail ayant débuté durant l’été 2009, la FOTA, la FIA et Bernie Ecclestone, ont consenti de permettre aux nouvelles équipes de manquer les quatre premières courses du championnat du monde de Formule 1 2010.

Signifiant, par exemple, que Campos Meta 1, malgré son manque de financement latent, a le droit de manquer les courses de Bahreïn, Australie, Malaisie et Chine. Pouvant ainsi débuter le 9 Mai 2010 lors du Grand Prix d’Espagne.

Une clause qui sera utilisée par USF1 et probablement par l’équipe espagnole. Et réduisant à néant une possible entrée de Stefan GP pour la saison 2010 en direct. Rien ne l’empêchera de racheter une équipe, ou de postuler pour 2011.

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F1 – Les dessous des Accords Concordes

Les Accords Concordes signés, la couleur de l’argent apparait et les équipes vont hériter d’un joli pactole et Bernie Ecclestone applique le principe de Donner pour mieux recevoir.

L’an dernier, la Formule 1, a généré un chiffre d’affaire de 1,25 milliards de dollars (voir ici le détail). Le document signé par les équipes indique que la part revenant aux équipes s’élève à 25%, c’est-à-dire 312.5 millions de dollars. Dans les faits une équipe comme Red Bull Racing, si elle remporte le titre de champion du monde des constructeurs, elle touchera une prime de 48 millions de dollars. Force India touchant 15 millions environ. En faite, RBR va toucher moins que si elle avait été championne du monde l’année dernière (70 millions de dollars) c’est pourquoi Ecclestone à promis une prime fixe au membre de la FOTA.

Cette prime est la somme rétroactive des droits de 2004 à 2007. Depuis cette période, aucun Accord Concorde n’a été signé et un mémorandum a géré la F1 entre 2006 à 2008 à raison de 50% des revenus de la F1 au lieu de 25%, cette saison les équipes n’ont d’ailleurs rien touchés. Pour séduire les équipes afin qu’elle signe les Accords, l’argentier de la F1 avait promis une prime de 252 millions de dollars, dans le détail c’est deux partie qui seront distribués 182 millions de dollars (130 millions d’euros) répartie sur 5 ans de 2008 à 2012. Payés à la fin de chaque année. Soit environ 20 millions de dollars annuel par équipe.

Auquel s’ajoute une autre prime de signature de 70 millions de dollars (50 millions d’euros, soit environ 5.5 millions d’euros par équipe) qui sera payés en fin de cette année. Une bouffée d’oxygène pour Brawn voir Renault. Williams ayant déjà touché une partie par avance sa prime en début d’année.

Par calcul, une équipe comme Renault F1, touchera (si elle termine 5ème du championnat), 29 millions de dollars, auquel s’ajoute environ 40 millions de 2008 et 2009 de primes rétroactives et enfin la prime de signature de 7,5 millions de dollars, soit 76.5 millions de dollars (55 millions d’euros). C’est-à-dire plus que les modestes 42 millions de dollars qu’elle aurait touché sans Accord Concorde.

Cette prime est indispensable, car économiquement, même si cela n’est pas une affaire, elle a permis aux yeux des institutions bancaires d’augmenté de 9% la valeur de la Formule 1, une bonne nouvelle pour le CVC et Ecclestone donc.

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