Le 13 novembre, la Commission F1 va se réunir pour aborder les questions relatives au déroulement des GP, avec au menu :
une dégradation accrue des pneus
une augmentation du nombre d’arrêts aux stands
une standardisation de la durée des courses
une réduction des aides au pilotage
Comme annoncé hier, l’augmentation du nombre d’arrêts, une proposition de Flavio Briatore, n’a pas le soutient des écuries et le problème de fond est le développement des monoplaces 2026 et le fait que les ecuries souhaitent maintenir leur choix dans la globalité des stratégies. Donc les évolutions discutés ne seront impactées que pour 2027 (conformément au règlement intérieur de la Commission).
Pour le moment 3 propositions sur 4 posent problèmes.
Si la dégradation des pneus est du ressort du fournisseur Pirelli, en 2024 et 2025, les écuries ont aussi beaucoup travaillées sur la gestion de l’usure des gommes. Pour le moment, seul l’idée d’utiliser les composés les plus tendres pour les courses sprints est écoutée. Le reste relève de la stratégie.
L’histoire des arrêts avec utilisation des 3 composés en course, n’intéresse pas vraiment les ecuries. L’un des arguments lâché a fait un froid : les voitures 2026 seront plus efficaces d’un point de vue thermique, mais elles useront plus de gommes que les générations précédentes. Cela n’est pas vraiment « eco friendly » et artificielle.
La standardisation de la durée des courses, fera que Singapour sera plus court et Monza plus long. Souci ? Les réservoirs qui sont déjà actés pour 2026 et cela problème problème. Car dans un urbain la consommation est différente que sur Monza ou Suzuka. Cela touche donc à la philosophie de la monoplace et la stratégie de l’écurie en course.
Enfin la réduction de l’aide au pilotage est un sujet tendu avec les pilotes. Aujourd’hui, ils peuvent voir la température de leur pneus depuis leur volant et surtout, ils ne gèrent pas vraiment la récupération électrique (c’est des programmes en fonction des plans de courses et scénarios). C’est Liberty Media qui souhaite que le pilote soit plus responsable de la gestion de sa monoplace. Sauf que les pilotes, estiment que ce sont des éléments de sécurités, soutenu en cela par les équipes (naturellement) qui justifient les milliers de datas et leur organisation dans l’usine et dans le garages.
Bref, vous le comprenez bien, c’est plutôt profond comme sujets et non juste 4 petites mesures…
