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Note du Mardi – Fernando Alonso, le premier pilote globale

Note du mardiLorsque Fernando Alonso et Zak Brown avait discuté en 2017 l’opportunité d’une prolongation de contrat avec McLaren, l’idée de finaliser un accord assez innovant, dans l’esprit du nouveau maitre de l’usine de Woking. Si l’aspect salaire du pilote espagnol a été au centre, l’investissement dans sa marque KIMOA est devenu désormais stratégique et liant les deux parties pendant un moment.

Si le salaire de Alonso est estimé par le Business Book GP 2018 à 12 millions d’euros (sans les primes), l’accord avec McLaren est un peu plus complexe. Il semble entendu qu’un deal McLaren/Kimoa d’une hauteur de 20 millions d’euros ait été signé, sous la double forme de cash et exposition médiatique. Le cash a permis de lancer le projet qui est beaucoup plus intéressant que pensée initialement et dépassant le simple cadre de la marque de vêtement. Un investissement qui pourrait d’ailleurs rapporter à l’équipe F1 environ 30 à 40 millions d’euros à terme.

Cet été, Alonso a signé deux accords en Chine et États-Unis. Dans l’Empire du Milieu, c’est un accord avec Alibaba Group (via Alibaba Cloud). En Chine le pilote espagnol travail sur des infrastructures de karting depuis Avril 2018, en signant un accord avec Shanghai Qian Yi Communications pour la création de 40 écoles de pilotages d’ici 2023. L’accord avec Alibaba Cloud permettra de surveiller les évolutions des pilotes de ces écoles, via une application. Une sorte de télémétrie collectant les informations à l’entrainement, course, environnement, condition physique etc… Ensuite, l’accord permettra à la marque KIMOA de mettre en place des produits spécifiques au marché chinois. Un peu plus loin que le double accord SQYC et Alibaba, Alonso a également rejoint TENCENT, avec l’objectif de créer une branche eSports.  Pour les Etats-Unis, l’accord avec Wenn Digital, une société de technologie de reconnaissance et de monétisation d’image sur Internet. Récemment, Wenn Digital a signé un accord avec Kodak pour créer KodakOne, une plate-forme de gestion de droits d’images et une monnaie virtuelle. Le visage du double champion du monde sera ainsi protégé intellectuellement et économiquement.

Devenir un pilote globale

La participation de Fernando Alonso aux 500 miles d’Indianapolis en 2017 a posé la première pierre vers son projet de devenir le premier pilote de Formule 1 globale. Sa victoire aux 24h du Mans en 2018 avec Toyota s’inscrit dans cette logique. L’aventure Formule 1 du double champion du monde 2005 et 2006 semble lié avec McLaren jusqu’à 2021. L’équipe de Woking est désormais son principal vecteur d’exposition médiatique dans le monde. L’objectif sportif d’être le premier pilote de l’ère moderne depuis Graham Hill a remporté dans sa carrière les 500 Miles, les 24h du Mans et le titre de champion du monde de Formule 1 s’inscrit dans cette logique.

Nous estimons que le business de Fernando Alonso pourrait rapporter 1 milliard d’euros d’ici 2025.

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Note du Mardi – Le TPI pour les salaires des pilotes F1 ?

Note du mardiSi le Football est entré dans une période de longue bataille judiciaire entre les instances dirigeantes (UEFA et FIFA) et les fonds d’investissements à propos de la tierce propriété des joueurs. La progression de la société chypriote Doyen Sport est révélatrice d’une évolution future dans le sport. Une évolution déjà entrevue par le passé en Formule 1, mais pas réellement sous cette forme.

Avant, l’histoire du pilote payant…

En 2002, le pilote Justin Wilson est le premier pilote introduit en Bourse. Un système participatif ou chacun verse 750 dollars pour obtenir une part du champion anglais. La contrepartie étant de toucher 10% de ce que touchera durant 10 ans le pilote. En parallèle, Wilson avait signé un contrat de trois ans avec Minardi. Si la première année faisait de lui un pilote gratuit (apportant donc un budget), la seconde l’équipe italienne devait le payer 750.000 dollars et la troisième 1,5 millions de dollars. Autant dire que ce scénario n’a jamais vu le jour.

En 2011, Gravity Sport Management entre en scène avec un système différent. Le cas du pilote belge Jérôme d’Ambrosio chez Marussia (Virgin Racing) est un exemple. Le pilote belge était soutenu par la filiale de Genii Capital à hauteur de 5 millions d’euros pour obtenir le volant de l’équipe russo-anglaise. L’objectif était de signer ensuite des sponsors personnels pour combler l’investissement. L’ambition était aussi la même que pour Wilson et que pour l’ensemble des pilotes payants: Toucher un salaire en saison 2. En vain encore une fois. Le pilote belge trouvera refuge chez Lotus l’année suivante, comme pilote d’essais.

Le monde selon Doyen Sport

Le système Doyen Sport dans le monde du football s’inspire du modèle Formule 1 et ce modèle pourrait être utilisé dans le futur dans le paddock.

Doyen Sport procède de la manière suivante : Il prête à un club 3 millions d’euros pour acheter un joueur en échange d’obtenir 75% de ses droits économiques. Au moment de la vente du joueur, le club rembourse d’une part les 3 millions d’euros, mais Doyen exige donc 75% du transfert du joueur (pour, imaginons à 20 millions d’euros). Cela s’appelle un TPI (Third Party Investment). Plus intéressant, la société chypriote est devenue un partenaire sportif et surtout financier du Milan AC. Pour faire rapide, le fonds d’investissement prêtera de l’argent au Milan AC, en échange de quoi au moins 50% des résultats financiers futurs du club milanais reviendront à la société, selon les estimations. Un sentiment de déjà vu remontant à il y a 10 ans déjà.

Un modèle pour la Formule 1 ? 

Concernant la Formule 1, le marché des pilotes évoluera. Auparavant, un bon pilote augmentait son salaire en passant dans une équipe proche du top 4 (ou ex Top 4). Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les tops teams déboursent minimum 10 millions d’euros pour un salaire pilote, tandis que les équipes du milieu de grille se contentent de 3 ou 4 millions d’euros depuis deux saisons. Une situation stagnante et compliquée pour les pilotes évoluant à ce niveau de grille et ravageur pour leur image (voir le manque de considération de la rumeur Nico Hulkenberg/Ferrari).

Imaginons qu’une équipe A paie déjà son pilote 3 millions d’euros, mais n’a pas les moyens d’augmenter le salaire de son pilote. Elle se tourne vers un fond d’investissements spécialisés dans ce type d’opération (qui fait aussi du marketing pour trouver des sponsors), pour lui prêter 3 millions d’euros. Le pilote touchera ainsi 6 millions d’euros, mais l’équipe devra rembourser le fond d’une manière ou d’une autre. Comment ? via un accord pour le prochain contrat du pilote dans une équipe du top 4 justement. Si ce pilote signe pour un salaire de 8 millions d’euros par exemple, 50% de cette somme ira aux fonds. La contrainte étant de trouver un volant dans les deux ans maximum, sinon c’est l’équipe A qui devra rembourser les 3 millions d’euros empruntés.

Une méthode qui pourra de toute manière être contourner. En 2004, Giancarlo Fisichella était chez Sauber et son contrat l’autorisait à quitter l’équipe à la condition de signer pour une équipe du top 3 (de l’année précédente). Flavio Briatore le souhaitant pour l’équipe Renault, étant alors 4ème en 2003, mais 3ème en 2004, un accord a été trouvé avec Williams. Frank Williams signa Fisichella et revendra ensuite pour 4 millions de dollars le contrat à Renault F1 Team. Un autre temps qui pourrait être adapté aujourd’hui.

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Red Bull Racing a t’elle une valeur de 300 millions d’euros ?

Red Bull RB11 2015

La pratique est courante dans le business. Lorsque l’on veut mettre un prix sur quelque chose et que l’on ne souhaite pas vendre à 100%, le prix annoncé est disproportionné par rapport à sa valeur réelle. Toutefois,  lorsqu’une rumeur de ce type envahie les médias, elle est la résultante de manœuvres discrètes, répondant ainsi à un projet discuté en coulisse. C’est une réponse. C’est le cas de l’annonce du prix de vente de Red Bull Racing pour 300 millions d’euros dans la presse allemande, il y a quelques jours.

Le bruit indiquant l’intérêt d’Audi pour prendre le contrôle de l’équipe autrichienne Red Bull Racing, démenti rapidement par la marque allemande, répond également au projet médiatique de Renault de reprise d’une équipe F1. Le prix de l’alliance entre un partenaire moteur depuis 2007 et une équipe devenue championne du monde quatre fois de suite avec ce même moteur entre 2010 et 2013.

La structure de Red Bull en Formule 1 est un aigle à deux têtes. Une structure sportive se nommant Red Bull Racing (RBR) et une structure technique prenant le nom de Red Bull Technology (RBT). Christian Horner est dirigeant de ces deux structures distinctes, car il touche un salaire pour l’une et l’autre (environ 3 millions d’euros au total). Adrian Newey est un employé de RBT qui emploie plus de 650 personnes.  RBR est une société sportive qui n’emploie que 60 personnes environ.

La conception de Red Bull pour la discipline reine est d’avoir une équipe d’un côté et de l’autre une structure technique sous-traitante. L’usine de Milton Keyne appartient donc à RBT, les souffleries également, ainsi que le bureau d’étude (la propriété intellectuelle).  RBR est seulement propriétaire des droits « non corporels » c’est-à-dire : l’engagement officiel de l’équipe dans le championnat du monde de Formule 1 FIA,  son contrat avec la FOM/CVC Capital/FIA (Accords Concordes) et le nom officiel de ces voitures. Ses employés permettent seulement à la société d’évoluer dans le paddock (administration, gestion contrats, transports, hospitalité). En bref, sa structure est assez similaire à une équipe de Football en France Ligue 1 qui ne dispose pas de la propriété de son stade et dont le propriétaire paie les transferts et qui n’emploie qu’une cinquantaine de salariés pour que l’ensemble fonctionne.

Par exemple, une équipe comme le PSG en 2011 a été vendue pour un total de 70 millions d’euros à QSI (Qatar Sports Investment), tandis que les précédents investisseurs – Colony Capital, Butler Capital Partners et Morgan Stanley – l’avaient rachetés via LBO pour 40 millions d’euros le 12 Avril 2006 à Canal +. Un prix à retenir car le club parisien à l’époque n’était propriétaire de presque rien.

Selon nos estimations et le contexte d’évolution de l’équipe, la valeur de Red Bull Racing n’est pas de 300 millions d’euros. Mais seulement 100 ou 120 millions d’euros. Une importante différence. Mais lorsque l’on ne veut pas vendre…

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La bataille médiatique autour de Caterham

Caterham CT05 Singapore GP 2014C’est la fin d’une séquence qui a durée deux jours. Une bataille de communication qui n’avait pas été vue depuis les épisodes Lotus vs Lotus en 2011. Finalement le vainqueur reste Tony Fernandes pour plusieurs raisons.

La meilleure défense étant l’attaque, l’objectif premier dans une bataille étant d’attaquer en premier et surtout d’effrayer. Effrayer la Formule 1 (une équipe en moins), effrayer Tony Fernandes (l’ancien propriétaire) et effrayer les médias pour faire entendre son message en priorité, pour influencer le reste de la séquence. Cette partie a très bien fonctionné avec l’annonce d’un liquidateur et une mise en faillite de Caterham Sport Limited.

Mais, le grain de sable du bel édifice a été Tony Fernandes. Invité à répondre aux solicitations Twitter sur le sujet, l’homme d’affaire a posé les éléments d’une nouvelle vision des événements. Le terrain se déplaçant désormais sur l’idée que le consortium ayant repris en Juin 2014 l’équipe Caterham F1 Team n’a pas honoré sa part de contrat.

Ayant annoncé la liquidation de l’équipe, sans expliquer pourquoi, les représentants du consortium ont été pris au piège de la vérité. Leur message était primaire, Fernandes l’a déplacé vers un autre côté du prisme : la vérité. Sa vérité.

Dès l’intervention sur Twitter et le développement de la pensée de Fernandes dans les médias, la bataille était terminée. L’homme d’affaire a dévoilé le nom de la société basée en Suisse avec qui il a fait affaire (Engavest SA, qui a d’ailleurs changé de nom le 8 septembre en CF1 Grand Prix Holding). Donnant un visage à ce mystérieux consortium du Moyen-Orient conseillé par Colin Kolles.

Ce que l’on comprend de cette histoire est que nous avons un vendeur (Tony Fernandes) qui n’a pas céder les actions de son équipe à un acteur (Engavest/Kolles), car ce dernier n’a pas offert les garanties bancaires nécessaires.

En communication il faut incarner son message. Tony Fernandes est parfaitement visible comme étant l’ancien propriétaire de l’équipe et le propriétaire de la marque Caterham Cars. Du côté du consortium, le porte-parole a changé trois fois. Brouillant un peu plus le message de riposte.

La première séquence du plan de communication a été incarnée par Manfredi Ravetto. Puis la bataille de communiqué répondant aux propos de Tony Fernandes a été dirigée par la cellule de communication de l’équipe à Leafeld. Enfin la dernière séquence, depuis hier soir, provenait de la voix de Colin Kolles. Ce dernier annonce en début d’après-midi de ce vendredi 24 Octobre, la fin de l’histoire avec son retrait.

La confusion dans la communication est telle que deux liquidateurs, l’entreprise Smith & Williamson et  Finbarr O’Connell entre dans la danse. L’une étant le représentant de Engavest et l’autre de Tony Fernandes. Finalement dans le communiqué de Caterham F1 Team en début d’après-midi, l’homme d’affaire est cité comme étant celui qui a trouvé la solution. Rideaux.

Finalement Caterham sera au GP des Amériques et jusqu’à la fin de la saison. C’est la volonté des anciens et nouveaux propriétaires. L’enjeu est important car si l’équipe ne participe à aucun week-end de course d’ici la fin de saison, elle perd ses droits et n’a plus de valeur pour personne.

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Troubles (sérieux) pour Vijay Mallya

Vijay Mallya GP Italie 2014 F1Vijay Mallya a été convoqué hier jeudi par le tribunal de BULANDSHAHR en étant accusé de fraude et d’abus de confiance. L’affaire a été provoquée par un copilote qui n’a pas vu ses cotisations payées par la compagnie Kingfisher Airlines. Illustration du quotidien de l’homme d’affaire indien, acculé dans son pays.

Officiellement insolvable depuis la fin du mois d’Août (la demande d’insolvabilité remontant à Mai 2014), Mallya tente de sauver son empire. Ses convocations aux tribunaux Indiens se multiplient chaque semaine depuis le printemps. Une affaire s’ajoutant à une autre et l’ensemble du mécano économique de l’empire Mallya se dessine. Le 16 Août 2014, peut de temps avant l’annonce de son insolvabilité volontaire, un consortium de 17 banques ont prêté Rs 7.000 crore (environ 783 millions d’euros) à la compagnie Kingfisher. Le plus intéressant que le Ministère de l’Intérieur Indien fait pression sur Mallya pour qu’il démissionne de son poste de directeur de la compagnie, du fait de son annonce publique d’insolvabilité volontaire. Mais tout est trouble à New Delhi. L’Etat et la Banque Nationale Indienne (UBI) ne souhaitent pas hériter de la compagnie de l’homme d’affaire. Laissant quelques libertés à l’homme d’affaire et du temps.

Une enquête financière est en cours pour découvrir la face cachée de l’empire de Vijay Mallya. Ainsi, The Economic Times, journal économique indien, a dévoilé le 9 Septembres qu’une récente vérification judicaire, sur la demande des banques prêteuses, a dévoilée que la compagnie Kingfisher Airlines a détournée des fonds pour le compte de Force India.

Ce qui signifie qu’une partie de l’argent emprunté par Mallya pour la compagnie Kingfisher, via des banques indiennes publiques, ont servit à alimenter non pas la compagnie aérienne mais Force India. Ce qui n’est pas légale selon la loi Indienne.

United Bank India (UBI) a affirmé qu’elle avait envoyé un préavis à l’homme d’affaire indien pour explication. Ce dernier ne c’est pas présenté à la banque et a envoyé ses avocats.

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Le modèle du T-Commerce comme alternative économique

Imaginez la situation suivante. Vous êtes devant votre Grand Prix de Formule 1 et votre écran de télévision vous propose plusieurs informations complémentaires. Fiction ? On appelle cela le T-Commerce.

Le T-Commerce veut dire « commerce par télévision ». Plusieurs constructeurs proposent ce type d’interactivité sur l’écran pouvant permettre de :

  • Télécharger des vidéos sur demande
  • Cliquer sur des pages web pour obtenir plus d’information sur l’actualité que vous voyez
  • Acheter en direct des articles que vous voyez à l’écran sur un simple clic.

Cette innovation sera testée pour la première fois en grande ampleur lors du prochain Super Bowl. La marque H&M a décidé de mettre en scène une publicité avec David Beckham et sa nouvelle ligne de sous-vêtement. A ce moment, les utilisateurs de télévision Samsung verront un menu apparaitre. Ce dernier leur permettra de consulter divers informations sur le produit, mais surtout de l’acheter en direct.

Si le concept fonctionne cela pourrait être une révolution pour la diffusion des sports à la télévision. Adieux le concept d’une diffusion fluide 100% sans publicité. Place à un sport obligatoirement coupé en deux voir quatre et favorisant la diffusion de publicités interactives et relativement intrusives. Toutefois, avec certain opérateur il est proposé de voir un film sur une bannière en haut ou pas de votre écran d’un simple clic. Nous entrons dans le début de cette ère.

Pour la Formule 1 l’intérêt futur est multiple. En effet car les détenteurs des droits sportifs souhaitent désormais tout gérer et multiplier les ressources. Imaginons que la Formule 1 signe un accord avec Samsung pour ses télévisions et que seuls les propriétaires des téléviseurs de la marque coréenne peuvent avoir accès à ces publicités ? Cela rendrait l’ensemble très ciblé et équivalent à ce que réalisent les géants du web avec nos comportements de navigation sur la toile. Mais, l’opération sera lucrative pour la Formule 1 qui fait signer un accord exclusif avec une nouvelle marque et ouvre la voie pour les marques et les opérateurs TV d’un modèle économique basé aussi sur le commerce en ligne.

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Affaire Gribkowsky – The End

Coupable Gerhard Gribkowsky a été condamné à plus de 8 ans de prison dans l’affaire de corruption et pot de vin de 44 millions de dollars obtenu lors de la vente de la Formule 1 en 2005.

Peter Noll, le juge du tribunal de Munich a condamné l’ex banquier de la BayernLB d’évasion fiscale, corruption et abus de confiance. Toutefois, il faut préciser que le juge a décrit Bernie Ecclestone comme « la force motrice » derrière ces millions, mais le banquier allemand avait à son tour montré « une haute énergie criminelle ».

8 ans 1/2 de prison pour Gribkowsky (au lieu de 14) et l’affaire est clause, avec un fort soupçon malgré tout autour de Bernie Ecclestone. Une légende de plus…

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Affaire Gribkowsky – l’Aveu sous forme d’épilogue

Isolé, Gerhard Gribkowsky, ancien banquier de la BayernLB était en pourparlers depuis 10 jours avec la justice pour résoudre son cas et éventuellement passer aux aveux. Dans le droit allemand, les règles de procédure pénale permettent de parvenir à un accord sur le déroulement de l’affaire. Un accord sous la forme d’une confession. C’est en cela que le banquier allemand a avoué avoir touché un pot de vin de Bernie Ecclestone.

Depuis plus d’une année, les lecteurs de Tomorrownewsf1.com sont au courant de cette affaire qui n’éveillait pas l’attention des autres médias. Une affaire de corruption estimé à 44 millions de dollars et ayant pour toile de fond la vente de la Formule 1 au fonds d’investissement anglais CVC Capital. Gribkowsky était le représentant de la banque BayernLB qui disposait de 47,2% du capital de la Formule 1 alors et était le plus gros actionnaire de l’époque. La banque allemande, via une holding nommée Speed Invest avec Lehman Brother et JP Morgan Chase disposaient 75%, hérité de la faillite de l’empire de Leo Kirch en 2002. Le pot de vin était destiné à favoriser la vente à un prix avantageux. Précisons que CVC Capital a indiqué ne pas être au courant de la participation du banquier sur son dossier de rachat en 2005.

L’aveu du banquier allemand est intéressant à plus d’un titre. Certes il a avoué avoir touché 44 millions de dollars de pot de vin, mais il a aussi précisé les circonstances. Gribkowsky indique que Bernie Ecclestone avait menacé de reprendre son affaire au détriment de BayernLB, une déclaration annoncé comme mensongère par Ecclestone mercredi soir. Toutefois, le banquier indique qu’Ecclestone lui a proposé de l’aider à vendre la Formule 1 et devenir en échange consultant pour lui. Reste que la somme de 44 millions est énorme, alors que 10 millions de dollars semblait plus raisonnable. Ce qui soulève d’autres questions.

Avec cet aveu, Gribkowsky réduit sa peine à 7 ans et 10 mois au lieu des 14 ans initiaux. Toutefois si une décision de cette affaire devrait être attendue d’ici une semaine, le droit allemand prévoit la clémence lorsque l’accusé assiste le tribunal à déterminer les faits qui ont conduit à sa condamnation. Ce qui renvoie à Bernie Ecclestone. Selon The Telegraph si les procureurs de Munich décident d’aller en direction de l’argentier de la F1, ils devraient convenir à un règlement financier plutôt qu’un long procès couteux en temps avec un milliardaire octogénaire.

Notons que certains analystes ont indiqué que la vente au CVC Capital aurait coûté 1 milliards de dollars à Bernie Ecclestone et que le processus d’introduction en bourse de la discipline va compliquer certains dossiers.

A Londres, Ecclestone est insouciant et aurait déclaré au quotidien anglais Daily Telegraph en commentaire hier soir : « Le pauvre gars subit depuis 18 mois. Il aurait dit n’importe quoi pour se sauver. Il allait être enfermé, quoi qu’il arrive. » Cyniquement votre, avant d’ajouter : « Je suis dramatiquement occupé en ce moment donc la dernière chose dont j’ai besoin est de revenir là-bas ». Par là-bas, Ecclestone désigne Munich pour répéter son témoignage.

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Gerhard Gribkowsky, Ecclestone et Petara

Bernie Ecclestone avait nié tout lien avec l’affaire  Gerhard Gribkowsky qui secoue l’Allemagne depuis plusieurs jours. Mais un médias allemand fait le lien entre l’argentier de la F1 et le président de la banque Bayern LB.

Gerhard Gribkowsky dispose d’une société de conseil : GG Consulting, enregistré au registre du commerce autrichien. C’est cette société qui a bénéficié selon les enquêtes du virement de 37,5 millions d’euros qui lui sont reprochés aujourd’hui. Mais il existe des faits précis qui interrogent. La SLEC a été vendue à CVC Capital Partner le 25 Novembre 2005. Neuf mois plus tard une première tranche de 16 millions d’euros est virée sur le compte de la société conseil, via une société nommée First Brigde, société enregistrée à l’Ile Maurice depuis le 22 février 2006.

Le 21 Février 2006, l’homme à accès au rôle de « Direktor » et le magazine Stern a trouvé de lien avec une société basée à Jersey du nom de Petara. Il semblerait même que Gribkowsky ait eu des responsabilités dans cette société qui fait partie de la galaxie Bernie Ecclestone. L’enquête à Munich révèle que des accords triangulaires  entre Petara, des sociétés-écrans dans les Iles Vierges par exemple puis la Fondation Sunshine sont à l’origine de l’affaire.

Il semblerait que l’homme d’affaire autrichien disposait de deux emplois – celui de directeur à la Bayern LB et celui d’administrateur de la société Petara.

Les médias allemands estiment que Bernie Ecclestone a probablement été floué dans cette affaire et n’a rien à voir directement dans l’histoire.

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L'affaire Grupo Hispania condamne Carabante

Le 6 Janvier 2011, José Ramon Carabante, lors d’un entretien pour l’Expansion en Espagne avait indiqué qu’il visait un développement de son groupe dans l’immobilier et en Formule 1.

L’homme d’affaire indique qu’un nouvel investisseur prendra des parts dans son équipe. Comme cela avait été déclaré il y a un mois : « Nous somme en négociations avancées pour l’entrée d’un investisseur international dans l’entreprise. Il aura une minorité du capital, parce que nous ne vendrons pas plus (Carabante avait indiqué maximum 25%). Il s’agit d’un investisseur qui aime beaucoup la Formule 1, ce qui sera plus pratique pour nous. »

Dont acte pour l’avenir de l’équipe Hispania Racing Team. Carabante fait participer son réseau d’homme d’affaire à son aventure F1, plusieurs noms ont été cités par le quotidien économique ibérique come Alberto Cortina, Alberto Delso, Jului Diaz Freijo, José Luis Zanetty etc…Mais, L’affaire la plus intéressante concerne son empire immobilier

En Juin 2010, la justice espagnole à lancé une enquête sur la vente de Grupo Hispania à l’été 2008. Un achat qui n’aurait pas été payé, alors que Trinitario Casonva, son propriétaire en demandait 100 millions d’euros (voir ici pour souvenir). Carabante, toujours dans l’Expansion explique qu’il avait payé 50 millions d’euros à la signature, puis 50 millions en 2011. Ainsi, après une enquête,  qui a révélé des vices cachés et plusieurs dettes auprès d’établissement bancaire, Carabante avait attaqué Casanova en lui réclament 133,5 millions d’euros. Finalement, le 29 Décembre dernier, le tribunal d’arbitrage de Madrid a ordonné à José Ramon Carabante de fournir 47,5 millions d’euros, qui n’ont pas été payé pour l’acquisition du Groupe Hispania.

Le tribunal d’arbitrage a aussi mis en lumière que Grupo Hispania avait des actifs d’une valeur de 767 millions d’euros lors de la vente en 2008 et que le prix d’achat, fixé à 100 millions d’euros, n’était pas réaliste en vertu de la valeur des actifs. Casanova devra fournir toute les informations sur sa société pour plus de transparence financière. Le tribunal a aussi demandé à Carabante d’honoré les taxes auprès de la chambre de commerce local allant de 109.000 à 200.000 euros.

Carabante a affirmé qu’il allait restructurer son groupe en 2011.

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