Note du Mardi – l’avenir de Honda passe par la fourniture d’une équipe B

Note du mardiL’avenir de Honda en Formule 1 passera par la fourniture envers une seconde équipe à l’horizon 2018. En cela, ironiquement, le constructeur japonais reproduira la stratégie de Toyota au milieu des années 2000.

Même si le manufacturier nippon avoue, pour la énième fois, que des équipes sont intéressées par son moteur, le principal problème relève de la compétitive de l’unité de puissance japonaise aujourd’hui. En OFF, Honda estime être à peine meilleur que le moteur Ferrari de la Toro Rosso 2016, soit 860 cv environ (la dernière évolution moteur a permis d’obtenir 15 cv supplémentaire). Un aveu d’échec en réalité. L’an dernier, en marge du GP de Belgique, Honda avait annoncé être au niveau du moteur Ferrari. Les ingénieurs étaient loin du compte.

Lorsque Red Bull Racing a été en crise de fourniture moteur durant plusieurs mois en 2015, la solution Honda revenait sur la table, par défaut. Sur la fin, les autrichiens n’étaient pas contre disposer de l’unité de puissance, mais en échange d’un investissement financier important de la part de Honda. En investissement massivement dans le budget de McLaren depuis 2015, le constructeur ne pouvait suivre le mouvement et le deal avec RBR n’a pas vu le jour.

 

Techniquement Honda hésite encore. Imitant Ferrari et Mercedes-Benz, plus qu’innovant par lui-même. Dans sa relation avec McLaren, la critique est féroce. En indiquant que la puissance de son moteur est à peine meilleure que celui de la Toro Rosso, il pointe du doigt la qualité des châssis de Woking. Cette stratégie du voile, ne fait pas non plus oublier que Honda est encore très loin de Renault, Ferrari et Mercedes-Benz. Notons que l’estimation de la puissance de l’unité moteur est de 950cv…90 de plus que le bloc nippon.

En acceptant dans une saison d’équiper une seconde équipe, Honda utilise la raison de la comparaison avec McLaren. La même raison avait été utilisée par Toyota en acceptant de fournir entre 2007 et 2009 l’équipe Williams F1. A moteur égal, le châssis fera la différence. Sur ce jeu, Toyota avait progressé sur la période. Tandis que Williams, souffrant de son manque de financement, stagnait.

Qui équiper dans le paddock ?

Mercedes-Benz, propulse Williams (jusqu’en 2020), Force India (jusqu’en 2020), Manor (jusqu’en 2020). Ferrari propulse Sauber (jusqu’en 2018) et Haas (jusqu’en 2020). Nous savons que Toro Rosso disposera d’un moteur Renault en 2017 (et jusqu’en 2019), tandis que Red Bull Racing sera toujours propulsé par un moteur Renault badgé Tag Heuer en 2017. Ce qui laisse peu d’espace pour Honda.

Aujourd’hui Red Bull Racing dispose d’un moteur Renault, comme un simple client, qu’il fait sponsoriser par la marque Tag Heuer. Le contrat est renouvelé chaque année et il n’est pas impossible qu’une solution soit trouvée pour 2018 avec Honda. Blick annonce que Sauber pourrait être également un candidat. Dans les deux cas, le constructeur japonais devra offrir de solides garanties pour 2017. La saison 2016 sera décisive.

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Note du Mardi – Renault et la musique d’avenir

Note du mardiDepuis la reprise du championnat du monde fin Août, la direction de Renault Sport F1 semble en désaccord sur l’élan stratégique à prendre. Un conflit entre deux hommes : Fréderic Vasseur et Cyril Abiteboul. Provoquant des retards sur la direction à prendre…

Le premier est le Directeur de la compétition de l’équipe Renault Sport F1 Team, le second Directeur Général de Renault Sport F1 Team. Dans le détail, Vasseur, gérait l’équipe dans son ensemble au quotidien, tandis qu’Abiteboul était dévolue sur les moteurs à Viry-Chatillon et à Enstone. Depuis Juillet, ce dernier va concentrer ses efforts sur Enstone, tandis que le second a été nommé Team Manager et basé à Viry-Chatillon.  Pour simplifier l’explication, Abiteboul va s’occuper de l’administratif (finance, RH, marketing, communication et politique), tandis que le second va s’occuper de rendre le plus performant possible l’équipe.

Un éclairage nécessaire pour comprendre la situation sur l’avenir de la structure Renault Sport F1 Team.

La vague des rumeurs

A Singapour, la dernière rumeur indiquait que le duo de pilote Toro Rosso (Carlos Sainz et Danii Kvyat) irait chez Renault, en échange d’un profond rabais sur le coût du moteur Renault en 2017. Aussi folle pouvant être cette rumeur, elle fait échos à celle, avant l’été indiquant le rachat du contrat de Carlos Sainz par Renault, en échange d’un moteur français gratuit pour 2017. La piste Sainz avait à l’origine sondé par Fréderic Vasseur, fin mai 2016. Sans succès jusqu’alors.

L’histoire du moteur gratuit en échange des pilotes, inspire une autre réflexion : Fréderic Vasseur, dans ses nouvelles fonctions de Juillet, a pour mission les relations avec les clients de Renault. Mais qui signe les contrats ? Abiteboul. Donc si un moteur est gratuit en échange d’un contrat, ce n’est logiquement pas Vasseur qui peut le promettre, mais bien Abiteboul.

Dans la même réflexion, il est indiqué que Kvyat serait soutenu à hauteur de 20 millions d’euros par des partenaires russes pour 2017. La piste Sergio Perez, s’accompagne aussi de l’arrivée des sponsors mexicains de ce dernier (on parle aussi de 20 à 40 millions d’euros). Hors qui a pour mission de financier, marketing et communication ?

Par élimination, les pistes Bottas et Massa seraient du fait aussi de Vasseur. Idem pour l’idée de prolonger Magnussen.

La jeunesse avant tout, mais…

Les deux hommes, toutefois en désaccord sur le choix des pilotes, sont d’accords sur un point : miser sur des jeunes. Esteban Occon pourrait être une solution médiane par défaut. Mais le choix du second pilote Renault Sport F1 Team révélera qui a pris le pouvoir dans le projet pour les saisons avenirs.

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Note du Mardi – Le plan de 5 ans de Manor

Note du mardiDepuis sa création en 2010, jusqu’à aujourd’hui, la stratégie sportive de l’équipe Manor a évoluée. Symptomatique de l’ère des nouvelles équipes créer par la volonté de la FIA il y a 6 ans, elle évolue depuis deux saisons vers un modèle de développement plus classique et compétitif.

Caterham et HRT n’existent plus, Manor si. Seule survivante d’une époque ou l’image était plus importante que les résultats sportifs, la petite équipe anglaise a servie de support à deux marques (Virgin et Marussia). Reprise depuis deux saisons par l’homme d’affaire Stefan Fitzpatrick, les ambitions sont plus mesurés et raisonnable. Un plan de cinq saisons a été mis en place, avec l’objectif d’atteindre à l’horizon 2020/2021 le top 5 du championnat constructeur.

N’ayant pas besoin de faire la promotion d’une marque automobile (Marussia), l’équipe devait se reposer sur sa base pour assurer son développement. Les départs de John Booth et Graeme Lowdon en fin de saison dernière (pour divergence d’objectifs) ont inspiré une nouvelle idéologie. Fitzpatrick, après une saison en arrière plan a décidé d’une nouvelle stratégie, en continuant ce qui a été réalisé depuis 2012.

2012, l’année du changement

Après deux saisons d’échec avec la technologie de conception virtuelle (CFD), inspirée par Nick With, John Booth embauche Pat Symonds comme consultant. Sa mission ? Mettre en place un bureau d’étude capable de concevoir la voiture de 2014. Symonds partie chez Williams, Bob Bell prendra sa place le 1er Juin 2015. Il restera 4 mois seulement, mais son influence sera importante.

Ce passage éclair va permettre de renforcer techniquement l’équipe. Luca Furbatto (ex McLaren et STR) est embauché comme Chef Designer, Gianluca Pisanello (ex Toyota et Caterham) devient le responsable de l’équipe d’ingénieurs chargées de la performance et de la stratégie des pilotes. Quelques semaines plus tard, Mercedes-Benz signe un contrat de fourniture moteur avec Manor et le concours du pilote allemand Pascal Werhlein, pour 2016.

Bell, en partant n’a pas laissé seul Manor. Il a convaincu l’ex directeur technique Pat Fry de prendre sa place. Ce dernier a convaincu l’aérodynamicien Nikolas Tombazis, ainsi que l’ex directeur sportif de McLaren, Dave Ryan devenir renforcer l’effectif. Dernièrement c’est un ex Lotus F1, Thomas Mayer qui viendra renforcer l’organigramme en qualité de Directeur Général de Manor.  Même un programmeur de chez Amazon, Alfonso Ferrandez, a été débauché dernièrement.

Le plan 2020

L’objectif est de franchir une place au championnat constructeur chaque saison et de viser d’ici la fin de le début de la décennie prochaine la 5ème place du championnat du monde. 2016 est la première pierre de l’édifice. Sa 10ème place au championnat (pour le moment) servant de base.

Toutefois ce plan de développement est autrement plus réaliste que de précédent déjà entrevue par le passé. Il n’est aujourd’hui pas possible, en partant de zéro, de remporter un titre de champion du monde en cinq saisons. Benetton (sur la base de Toleman), a mis plus de 10 ans pour y parvenir. Brawn (héritage de BAR et Honda née de toute pièce en 1999) a également mis 10 ans, mais au prix d’investissements considérable.

Aujourd’hui crédité d’un budget, selon le BusinessBookGP (voir édition française and english version) de 79.8 millions d’euros, il lui faudra croitre de 50% d’ici 2020 pour pouvoir au minimum ambitionner de réaliser ses résultats sportifs.

Sachant qu’un facteur sera important : l’avenir de McLaren avec Honda, les futures performances de Renault, de Sauber et Haas. Un avenir âprement disputé. Mais, si Manor arrive à atteindre ses objectifs, sa croissance pourrait servir d’exemple pour l’avenir.

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GP Singapour 2016 – Paddock Confidences

Bernie et Jochen Rindt

A chaque fois qu’il en a l’occasion, Ecclestone parle du pilote autrichien, champion du monde 1970 à titre posthume, sous la forme d’anecdote en privé. Cette fois, alors qu’il a déclaré au média qu’Alain Prost était, selon lui, le meilleur pilote de tout les temps en F1, Bernie Ecclestone a glissé pour dire que Jochen Rindt était son pilote préféré. Un souvenir toujours présent…

Liberty et son offre F1

Si Liberty Group a repris 15% de la Formule 1 pour 1 milliard d’euros, le solde relève d’un plan plus complexe. En effet, les discussions en coulisse relève que la société américaine offrira des parts aux équipes. L’idée derrière est bonne, utile aussi pour garantir un prêt bancaire et lucrative en cas d’introduction en Bourse dans un avenir proche. Notons que Liberty Group a déjà indiqué que pour la signature des prochains Accords Concordes de 2021, les primes accordées aux constructeurs seront abandonnés.

Perez et la communication

Le pilote mexicain avait invité des journalistes pour une annonce importante durant le Week-End, mais cette annonce n’est jamais venue. Reporté. En coulisse, la prolongation du pilote en 2017 chez Force India est déjà acté. Par défaut, car il semblerait que c’était une autre annonce, finalement avorté cette semaine, que souhaitait divulguer Perez…

L’apport de Bob Bell chez Manor

Stefan Fitzpatrick, le discret propriétaire de l’équipe a indiqué que le passage de Bob Bell, comme consultant dans l’équipe anglaise, a permis de signer avec Mercedes-Benz, donc d’avoir Pascal Werhlein et d’obtenir le concours du duo Pat Fry et Nikolas Tombazis à la direction technique.

Les coulisses de la décision de Button 

« Le samedi du GP de Belgique je suis allez voir Ron (Dennis) et je lui ai dit : « vous savez quoi Ron ? Je pense qu’il est temps que je me retire de ce sport. » Jenson Button explique que la discussion entre les deux hommes a durée 40 min et prendre une année de repos et voir si il est possible de revenir en 2018 était la solution idéale. Le meilleure contrat qu’il ait pu obtenir après 17 ans de Formule 1. En cela, Button s’inspire de son idole, Alain Prost qui en 1992 avait fait une année loin du cirque de la F1, pour revenir en 1993 et terminer définitivement sa carrière de pilote sur un 4ème titre mondial.

 

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Note du Mardi – Ce que la F1 doit apprendre de Darlington et la NASCAR

Note du mardiDarlington 500, l’avant dernière course de la saison régulière de NASCAR est depuis deux saisons un outil marketing original : le revival.

Sur les 40 voitures inscrites pour la course, 36 présentaient de nouvelles couleurs, en réalité des couleurs vintages spécifiques pour l’épreuve. Certains sponsors historiques étaient de retour et les couleurs des voitures reprenaient le design de voitures ayant contribuées à l’histoire de la NASCAR. Une initiative qui permet à la discipline de compléter son outil marketing et communication à un niveau unique.

Le temps d’une course, le vintage offre une bulle de plaisir pour les fans et un vibrant hommage pour les pilotes. C’est aussi l’occasion de présenter de nouvelles couleurs et donc d’augmenter encore plus son exposition médiatique.

Imagine la F1

La dernière équipe à vouloir relancer ses couleurs historiques est Lotus. A l’époque de Tony Fernandes ou les fans pouvaient créer leur design en 2011 et Lotus F1 Team qui en 2011/2012 exposa sa propre vision des couleurs noirs et or Lotus des années 70/80.

Renault en 2007 avait tenté de présenter ses couleurs histoire jaune et noir pour le GP d’Angleterre, afin de rendre hommage à sa première monoplace de 1977. Son sponsor, ING avait refusé.

Ferrari en 2016 a réinterprété ses couleurs de 1975 (déjà vue en 1993), avec le retour du cockpit en blanc.

Imiter le NASCAR

Mais dans l’ensemble ce genre d’initiative est rare et surtout dépendante des contrats avec les gros sponsors. C’était il y a une décennie maintenant. Aujourd’hui, les importants sponsors sont moindres et la possibilité d’imiter la course de Darlington pourrait devenir une idée intéressante.

Imaginer McLaren en blanche et rouge ? Une Renault reprenant ses couleurs de 1981 ? Red Bull s’inspirer des couleurs des Brabham des années 80 ? Williams reprenant ses couleurs des années 80 ? Ou alors Force India rendant hommage au Jaune de Jordan et Mercedes en couleur bleue des Tyrrell (je force le trait) ? Avec des pilotes en combinaison vintage, autorisé à rendre hommage le temps d’une course avec des casques spécifiques.

L’impact médiatique serait forte (surtout sur les réseaux sociaux), chacune des équipes représentant ses voitures et leurs nouvelles couleurs, les pilotes ayant quoi dire en rendant hommage à des gloires de la discipline et une Formule 1 utilisant son riche passée pour mieux assumer son avenir.

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Note du Mardi – le contrat de Button/McLaren est le remake Schumacher/Ferrari 2007

Note du mardiL’annonce de McLaren concernant l’avenir de Jenson Button renvoyait curieusement dix ans en arrière sur l’histoire de la gestion de Michael Schumacher par la Scuderia Ferrari. L’histoire n’est qu’un éternel recommencement.

C’est avec une réelle surprise que Jenson Button a annoncé en fin d’après-midi de Samedi, jour des qualifications du Grand Prix d’Italie son retrait de la compétition pour la saison 2017. Le champion du monde 2009 agissant dans un rôle d’ambassadeur, mais reste à la disposition de l’équipe McLaren pour l’année 2018. Une option a été signée dans ce sens. Avant le début de la trêve la proposition de Ron Dennis avait été formulée. A l’opposé de sa séduisante option Williams. Toutefois, il était écrit qu’un troisième mariage avec l’équipe de Grove ne pouvait se réaliser. Un duo Bottas/Button, aussi séduisant sur le papier soit-il ne permettait pas de garantir l’avenir sportif à court terme de Williams. L’équipe anglaise préférant agir suivant le plan de Claire Williams et investir sur Bottas et lui adjoindre Lance Stroll et son enveloppe annuelle de 30 millions d’euros.

Jenson Button a dont accepté l’offre anachronique de McLaren d’un contrat de deux ans, sans vraiment courir.

Retour en 2006

Dans les coulisses de la guerre entre Luca di Montezemolo et Jean Todt, l’avenir de la Scuderia Ferrari était en jeu. L’italien qui avait signé un pré contrat avec Kimi Raikkonen en Juillet 2005, l’avait à sa disposition pour 2007, aux côtés de Felipe Massa. Tandis que le français souhaitait prolonger Michael Schumacher de deux saisons (2007 et 2008), estimant qu’un nouveau titre serait possible dès 2007. L’histoire nous a démontré qu’il avait raison, mais ce sera le finlandais qui en héritera. Dans l’ombre, Maranello avait trouvé une solution pour son champion allemand.

Monza sera le théâtre de l’annonce du départ, Ferrari une maison à vie pour Schumacher, tel était le scénario soigneusement mis en place par Montezemolo pour tourner la page.  Le projet de prolongation de deux années avait été abandonné au profit d’une offre d’une seule saison, comme consultant/ambassadeur de Ferrari, au tarif de 10 millions de dollars. La fonction resta flou, l’apport finalement important, mais une fois une prolongation de contrat de 2 saisons signées, le vide. 2008, 2009 verront l’ombre du septuple champion du monde à Maranello, préférant quitter la Scuderia pour signer un contrat 2010/2011 et 2012 avec Mercedes-Benz pour un retour en Formule 1.

Le contrat de deux saisons comme consultant, offrait un salaire de 5 millions d’euros à Schumacher à l’époque. Mais lorsque, suite à l’accident de Felipe Massa lors du GP de Hongrie 2009, le deuxième volant de la F2009 était disponible, curieusement le contrat de permettait pas à Schumacher de le récupéré. Le septuple champion du monde négocia âprement avec Montezemolo. Dans le détail : 1 million d’euros par course disputée, 1 million d’euros la victoire et 1,5 millions d’euros de sponsoring, soit 3,5 millions d’euros par course maximum. Dans l’aspiration de ce contrat, une prolongation comme consultant de trois saisons (ou cinq ans) contre un salaire de 3,5 millions d’euros a été refusé par l’allemand.

Button et l’avenir

Selon le BusinessBookGP 2016, Jenson Button touche 17 millions d’euros de salaire, l’an dernier sa rémunération était de 10 millions d’euros. L’accord de deux ans pourrait être un remake de ce précédent accord. A la virgule près.

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GP Italie – Paddock Confidences

Italian GP F1Vettel quittera Ferrari après 2017 ? 

« Je ne me sens pas vieux et je ne suis pas un homme patient, bien au contraire. » indique en conférence de presse Sébastian Vettel. En coulisse, le quadruple champion du monde estime que si en 2017 Ferrari n’est pas en mesure de remporter des courses (plus qu’en 2015 du moins), il sera sur le marché des transferts. L’autre indication est que Ferrari lui aurait poliment refusé sa prolongation de contrat jusqu’en 2020…

Grosjean prolonge chez Haas

Sous contrat sur une base de 1+1 ans et une troisième année en option, Romain Grosjean prolongera son aventure avec l’équipe américaine, avec l’ambition d’être au milieu de la grille de départ en 2017.

RTL vise Mick Schumacher

La grande chaîne de télévision allemande discute pour prolonger la diffusion en clair des Grand Prix jusqu’en 2020 (le contrat actuel expire en 2017), avec l’ambition d’entrevoir les débuts de Mick Schumacher en Formule 1 d’ici là. Un pari sur l’avenir pour augmenter l’audience.

Alonso et Hamilton

Lewis Hamilton s’est répandu auprès des journalistes espagnoles en indiquant qu’il souhaitait se battre une saison complète pour le titre de champion du monde avec Fernando Alonso. Mais pas forcement dans la même équipe que lui…

McLaren et la fin de saison 2016

Suivant sa logique entrevue l’an dernier, McLaren va continuer à développer sa monoplace jusqu’à la fin de saison, avec l’ambition secrète d’être au niveau de Red Bull Racing à Abu Dhabi.

Manor et Toto Wolff

Dans le paddock Manor est surnommé Toto Rosso, le directeur général de Mercedes AMG F1, envisage un plan à long terme avec cette petite équipe italienne. L’ambition serait d’en faire l’équivalent du duo Haas-Ferrari dès 2017. La différence serait que le constructeur allemand imposerait des pilotes de son choix.

Massa et le devoir de mémoire

Le départ de Felipe Massa à l’issue de la saison 2016 marque un tournant historique. Il est le premier pilote de la génération « baby boom » du début des années 2000 a se retirer. Le détails ne manquera pas d’ajouter de la valeur : Massa est le seul non champion du monde de sa génération et donc le premier à partir.

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Alonso et la théorie de la compensation

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Au micro de Cadena Cope, lors du programme Tiempo de Juego, Fernando Alonso a dévoilé ses ambitions d’après. Un futur qu’il espère plus en adéquation avec ses envies. Car c’est de cela que l’on parle désormais, une envie. L’envie de faire ce qu’il lui plait, de signer avec une autre équipe plus compétitive, d’avoir la vie plus facile, d’obtenir ce troisième titre qui lui échappe depuis 2007 et de conclure son histoire avec la Formule 1 à l’aube de la saison 2020, année annoncée de sa retraite sportive.

Si l’unité moteur Honda a progressé depuis 2015, il n’est pas encore au niveau des meilleurs. Alonso annonce que McLaren se rapproche de Ferrari, mais 2017 remettra l’ensemble du jeu à zéro.  Le moteur japonais pourrait devenir très bon et la future McLaren un châssis vainqueur de Grand Prix. Laissant ainsi penser que la déclaration du champion espagnol est une façon de mettre la pression sur l’usine de Woking. Mais si 2017 est difficile, quel sera l’alternative ? La question restera en suspend tant les lignes bougent à une vitesse folle.

La théorie de la compensation

Ayant signé un contrat sur une base de trois saisons avec McLaren, Fernando Alonso a touché un salaire de 35 millions d’euros en 2015, puis une réduction à 30 millions pour 2016 (selon le BusinessBookGP).  La troisième année contractuelle sera du même niveau que l’actuelle.  Une théorie émerge toutefois : celui de la compensation de l’année 2007.

Remontons dans le temps. En me replongeant dans l’ouvrage que j’avais consacré au coulisse de sa saison 2007 (2007, l’illusion),  Fernando Alonso signe à l’automne 2005 un contrat sur une base de quatre ans avec McLaren-Mercedes (2007/2008/2009/2010), la base financière est de 30 millions de dollars et une prime de 10 millions de dollars pour l’acquisition d’un titre de champion du monde pilote. En réalité c’est un contrat de trois saisons et une option pour une quatrième.  Le 2 Novembre 2007, après 72h de négociation, Fernando Alonso est libre de quitter Woking, sans qu’un rapport d’argent soit conclu. A l’époque la conclusion semblait étonnante. L’histoire nous montre que non.

Lorsque le pilote a accepté de revenir chez McLaren en 2015, son salaire a augmenté de façon importante. Passant de 20 millions d’euros chez Ferrari à 35 millions d’euros. Notons que pour 2015, Alonso avait proposé à la Scuderia un contrat de 11 millions d’euros et des primes lui permettant d’atteindre 30 millions maximum. Un projet refusé à Maranello qui a embauché Sébastian Vettel.  Les salaires de 2016 et 2017 de Alonso chez McLaren sont curieusement indexé sur ceux qui étaient prévu en 2008 et 2009 (avec l’inflation en prime). Le salaire de 2015 étant majoré volontairement à cause du caractère particulier de la saison (nouveau moteur Honda et un puissant outil de communication et de valorisation).

Cette théorie de la compensation d’un contrat datant de 10 ans maintenant, permet de comprendre pourquoi Fernando Alonso a préféré revenir chez McLaren, plutôt que de signer dans une autre équipe et accepter un salaire plus bas. Reste que l’après 2017 pour le double champion du monde espagnol sera une période de réalité financière évidente. Sa valeur réelle sur le marché étant de 16 millions d’euros (comme lors de son contrat avec Renault F1 Team en 2009).

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Perez, Button, Massa, Bottas, Nasr etc… le point sur le marché 2017

Monaco GPNico Hulkenberg, Sergio Perez, Valteri Bottas, Felipe Nasr, Esteban Ocon, Stoffel Vandoorme,  Felipe Massa, Jenson Button et Danii Kvyat sont au centre du jeu des transferts en cette fin d’été.

De l’aveu de Hulkenberg lors du GP de Belgique, il est fort probable qu’il continue l’aventure Force India en 2017. Les démarches de son agent envers d’autres équipes n’ayant été guère concluantes.

Côté Sergio Perez, ses sponsors (qui influencent désormais sa carrière) ont décidé d’investir sur le projet Renault Sport. L’investissement serait proche de 40 millions d’euros par année et le contrat du mexicain serait sur une base de trois saisons.

L’option du contrat Williams-Bottas expirait au 31 Août, elle a été activée. Ce qui signifie que pour le moment l’équipe anglaise est prioritaire dans les négociations avec son pilote finlandais. La base d’un nouveau contrat de deux saisons (2017 et 2018) est engagée. Reste la question du salaire. L’entourage du finlandais estime qu’un effort important doit être réalisé. L’alternative restant Renault qui serait d’accord avec les contours financiers.

Felipe Nasr quittera Sauber en fin de saison. Dans une période trouble avec l’annonce du retrait de son sponsor, Banco do Brasil, aspiré par le tourbillon des affaires au sommet de l’État brésilien, finalement une prolongation entre Nasr et la banque a été conclu pour trois saisons et un chèque chaque année de 15 millions d’euros. Le brésilien discute activement avec Haas et a repris contact avec Williams pour se donner de la valeur essentiellement. Mais l’équipe américaine serait favorite.

Estéban Ocon a débuté sa carrière en Grand Prix avec Manor, avec le concours de Mercedes-Benz et Renault. Toto Wolff a longuement discuté avec ses homologues français pour que le jeune pilote tricolore continue sa carrière en Grand Prix avec la marque au losange dès 2017. Pour le moment la réponse n’est pas encore claire. Le plan B serait Force India en remplacement de Perez.

Stoffel Vandoorme devrait fortement hérité du volant de Jenson Button pour 2017. Jost Capito, le nouveau boss de McLaren pousse dans ce sens.

Revigoré par l’arrivée de son nouvel investisseur vaudois, l’équipe suisse Sauber étudie désormais un nouveau plan de conquête. Felipe Massa a été en contact avec le team. Comme pilote ou ambassadeur rien n’est encore clair pour le moment. Mais les options pour Sauber sont peu nombreuses aujourd’hui.

Vandoorme favori pour le deuxième volant McLaren, l’avenir de Jenson Button semble se dessiner ailleurs. La piste Williams est considéré comme favorite, reste à connaître les modalités et l’envie respective de travailler ensemble. Dernièrement la piste était refroidie. Signifiant un désaccord. Une annonce est attendue courant septembre.

Dr Helmut Marko a signifié a Danii Kvyat que sa situation dans le projet Red Bull était désormais compromis pour l’avenir. Signifiant qu’il perdra son volant Toro Rosso en 2017. Une rumeur en Belgique indiquait qu’il aurait le soutien de société russe pour obtenir un volant chez Sauber.

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Note du Mardi : Devenir un top team avec un budget de 200 millions

Note du mardiForce India a indiqué que pour devenir un top team, son budget devait être d’environ 230 millions d’euros. Un objectif à long terme nécessitant un gros effort pour un team privé.

Surfant sur ses résultats depuis 2014 avec une 6ème place dans le championnat constructeur, puis la 5ème en 2015, l’équipe Indienne Force India est actuellement  4ème devant Williams et aspire logiquement à envisager la prochaine étape de son projet. A la façon dont Claire Williams tente actuellement d’approcher son projet 2018 visant un budget de 250 millions d’euros par année pour devenir à terme champion du monde.

Actuellement son budget 2016 est estimé par le BusinessBookGP (version française and English Version) à 131,5 millions d’euros, dont 52.1 millions d’euros proviennent du sponsoring. L’investissement des sociétés de son propriétaire Vijay Mallya étant révisé à la baisse depuis 18 mois maintenant, suite à des poursuites judiciaires à New Delhi.

Le modèle d’une équipe privée comme Force India est simple, elle n’en a que deux sources de revenus. La première est une dépendance soit de l’investissement de son propriétaire, soit de l’apport de numéraires garantis par la présente d’un pilote. La seconde étant les droits télévisions  calculé selon différent critères et surtout dépendant du résultat en championnat du monde constructeur. Force India ne touchant pas, à l’instar de Mercedes, Ferrari, Red Bull, McLaren et Williams, d’une prime spécifique.

La solution la plus simple serait de projeter un triplement du sponsoring et viser 150 millions d’euros. Mais, hormis Ferrari et RBR, aucune équipe, pas même Mercedes AMG F1 n’est capable de réunir une telle somme en provenance de partenariats privés. Pire les difficultés pour signer des sponsors de plus de 10 millions d’euros sont devenues courant dans le paddock.  Plus raisonnablement l’ambition serait d’augmenter de 50% le sponsoring, afin d’être réaliste.

Le modèle McLaren

L’autre volet d’exploitation serait de s’inspirer de McLaren, Williams, Red Bull Racing et dernièrement de Sauber (via la technologie de l’imprimante 3D), afin de diversifier ses revenus via son savoir faire technologique. McLaren a été la première à avoir crée un bureau d’étude extérieur au début des années 2010, McLaren Applied Technologies.  Cette division a un plan inspiré par Ron Dennis devant permettre de cumulé 180 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2018.

Le modèle Red Bull

Red Bull Racing, via sa filiale Red Bull Technology a noué un accord avec Aston Martin pour la création d’une hypercar en édition limité. Hautement rémunérateur pour l’équipe autrichienne (plusieurs dizaines de millions d’euros) et bonne pour son image.

Le modèle Caterham

En 2011, Tony Fernandes avait racheté la marque anglaise de voiture de sport Caterham afin de la développer en utilisant l’apport technologique et l’image de la Formule 1. Un groupe a été construit de toute pièce  autour de cette idée. Si quelques projets ont abouti pour la filiale Composite dirigée par Mike Gascogne, le développement de la gamme automobile du petit constructeur a été freiner avec la rupture du contrat entre Renault et Alpine en 2014. Provoquant la chute de l’équipe F1 par la même occasion.

L’avenir de Force India

Acculé par les dettes et en manque de liquidité, Vijay Mallya obligera son équipe à se restructurer et trouver sa propre voie qui lui permettra d’être financièrement autonome et d’atteindre son objectif financier. Devenir un bureau d’étude deviendra une suite logique, dans l’aspiration de la tendance du paddock. L’équipe pourrait s’associer à Gordon Murray et développer une voiture populaire ou une petite voiture de sport made in India par exemple, lui permettant de toucher un revenus. L’autre aspect étant à l’horizon 2020 et la renégociation des Accords Concorde, qui s’annonce bien différent de ceux paraphés en 2013 et favorisant un noyau d’équipe au détriment du reste du plateau. Une équité dans la répartition lui permettrait d’augmenter ses revenus de 50%, voir de les doubler.

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