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Sponsoring : Unilever rejoint Lotus

7 février 2012 | 5 commentaires
Catégorie : Marketing

Lors de la présentation de la Lotus E20, beaucoup ont remarqué la présence de deux marques du groupe anglais Unilever, Clear Shampoing et Rexona. Avec ses deux marques, l’équipe signe un sponsor secondaire non négligeable.

Lotus étant à hauteur de 30 millions d’euros (17 millions d’euros de sponsoring direct et 13 millions de naming) par année le sponsor principal de l’équipe, le groupe Unilever remplace les espaces les partenaires de Vitaly Petrov (Lada en tête) sur la E20,  à hauteur de 10 millions d’euros sur deux années (2012 et 2013), selon nos indications.

Unilever est le troisième groupe mondial de biens de consommation derrière le géant américain Procter & Gamble et Nestlé.

Sponsoring : Santander prolonge jusqu’en 2017 avec Ferrari

3 février 2012 | Pas de commentaires
Catégorie : Marketing

En marge de l’annonce de la F2012, la Scuderia Ferrari annonce avoir prolongé jusqu’en 2017 avec Banco Santander. Un contrat sponsoring important qui était l’objet d’une longue discussion, mais qui a été revu à la baisse par rapport au précédent.

Alors que Fernando Alonso avait été prolongé jusqu’en 2016, les discussions ont débuté entre les deux parties pour une prolongation du sponsoring de Banco Santander au-delà de 2012. En 2010, le retour d’image a été chiffré à 250 millions d’euros par la banque, pour un investissement de 50 millions d’euros annuels. Toutefois, pour la saison 2011, le retour n’a été que de 100 millions d’euros environ. Une déception.

Le précédent contrat portait sur un total de 150 millions d’euros, le nouveau sera similaire mais sur une durée de 5 ans. Soit 30 millions d’euros par année, comme souhaité par la banque depuis Mai 2011.

McLaren a perdu 35 millions d’euros de revenus sponsoring en 2012

2 février 2012 | 7 commentaires
Catégorie : Marketing

La livrée est magnifique, le chrome brillant le rouge visible, mais le manque d’annonceur sur la nouvelle MP4-27 est un signe des temps et annonciateur d’une baisse des revenus marketing de l’équipe de Woking pour la saison 2012.

Aigo, ayant signé un contrat de 5 ans en 2007, quitte l’équipe. Johnnie Walker est quasiment absent sur la voiture, ainsi que Banco Santander. Le manque à gagner pour la saison 2012 se chiffre déjà à près de 25 millions d’euros. En vérité il est bien plus important.

Si AIGO n’est plus visible et fait perdre 6 millions d’euros annuellement, il est à noter que Johnnie Walker et Banco Santander sont visible, uniquement sur les combinaisons des pilotes. Ce qui laisse penser que la réduction a été importante.

Pour la marque du groupe DIAGEO, il était entendu qu’un accord de deux ans de 25 millions d’euros sur la période (2011 et 2012) avait été entendu, mais semble avoir été résilié au profit d’un contrat bien moindre et entre 1 et 2 millions d’euros.

Concernant Banco Santander, le dernier accord indiquait une prolongation pour la saison 2011 contre 6 millions d’euros. La présence uniquement de la marque ibérique sur les combinaisons des pilotes signifie que la réduction a été encore importante et semble estimé aujourd’hui à 2 millions d’euros annuels pour 2012. La banque espagnole vise désormais une communication autour principalement des deux champions du monde anglais.

Hilton a aussi réduit son implication pour 2012, tout en restant encore présent dans les partenaires économiques de l’équipe.

Notons que Vodafone a aussi réduit son implication financière de 10 millions d’euros avec la signature de son nouveau contrat de trois ans qui expirera en 2013 ou 2014. Passant de 55 millions d’euros à 45 millions d’euros environ par année.

Ce qui signifie que réellement le manque à gagner en 2012 pour l’équipe McLaren est tout de même de 35 millions d’euros environ. Une manière d’entrer parfaitement dans les clauses du RRA…

Hiver 2011/2012 – BusinessNewsF1

2 février 2012 | Pas de commentaires
Catégorie : Business News F1

Ferrari a annoncé un accord de trois années avec le manufacturier de jante OZ. La Scuderia met ainsi fin a une longue entente avec son fournisseur allemand d’alors, BBS.

Sauber annonce un nouveau partenaire en la personne de NetAPP. Une société californienne de stockage et gestion de données. Le nouveau partenaire américain de l’équipe suisse proposera ses services pour l’usine d’Hinwill, ainsi que sur les GP pour augmenter le flux des données pour les ingénieurs. Le logo NetApp sera visible sur les camions et le garage de l’équipe.

La banque suisse Falcon a confirmée son implication comme sponsor de la Scuderia Toro Rosso pour l’année 2012. Le logo sera visible sur le nez de la future STR07, les dérives de l’aileron avant, ainsi que sur la combinaison de Jean Eric Vergne et Daniel Ricciardo.

Red Bull Racing a annoncé avoir prolongé son contrat avec l’horloger CASIO de deux années à partir de 2012. Le logo de la marque sera visible sur le nez de la RB8 et la RB9 et sur les équipements des pilotes et de l’équipe. Estimation du deal : 2 millions d’euros sur deux ans.

Il existerait un projet de biopic autour de la vie d’Enzo Ferrari. Il serait tourné par Ron Howard, qui réalise actuellement RUSH avec un budget de 152 millions d’euros, qui à pour synopsis la course du GP d’Allemagne en 1976 avec l’accident de Niki Lauda. Le futur film sur Enzo Ferrari se passera sur la période 1920 à 1950.

L’équipe Suisse Sauber, a signé un accord avec la société Oerlikon, qui propose des solutions de technologie d’énergie solaire pour l’usine d’Hinwill. La société suisse verra son logo visible sur le nez de la future C31 et sur les tenus des pilotes et de l’équipe.

Hispania Racing Team a signé un partenariat technique avec la société IT, Ermestel. Cette dernier s’occupera de rénover et mettre en place le système informatique de l’équipe espagnole.

Sonax a signé un accord de partenariat avec Red Bull Racing. Le leader allemand du produit d’entretien des voitures sera donc le Fournisseur Officiel de l’équipe RBR pour une somme d’environ 1,5 millions d’euros par année.

Sponsoring, Mercedes GP sous la pression de Petronas

1 février 2012 | 1 commentaire
Catégorie : Exclusif, Marketing

Il y a quelques temps, Petroliam Nasional Berhad, alias Petronas n’a pas renouvelé son accord de sponsoring de 6 millions d’euros annuels auprès de l’équipe officielle Yamaha de MotoGP. Le board depuis Juillet se pose plusieurs questions sur l’avenir de l’accord avec Mercedes GP.

Les piètres performances des W01 et W02 inquiètent à Kuala Lumpur. Le plan présentée en Juillet dans l’usine anglaise de Brackley, confirmé par le renouvellement jusqu’en 2015 de Nico Rosberg, avait pour double objectif de confirmer l’implication de la marque allemande auprès du fils de Keke Rosberg, mais aussi de rassurer Petronas pour le futur.

Le soutien du pétrolier malaisien représente environ 70% du sponsoring de l’équipe. C’est un point stratégique représentant 40 millions d’euros annuels qui commence à envisager une redéfinition de sa stratégie marketing, jugé trop couteuse pour un retour en dessous des prévisions. Aujourd’hui, Petroliam Nasional Berhad viserait une réduction de 50 à 60% de la valeur du sponsoring et une somme de 40 millions d’euros sur 2013 et 2014. Ce qui ne serait pas une bonne nouvelle pour l’équipe allemande Mercedes AMG, qui chercherait une alternative complémentaire. La piste Alguesuari-CEPSA est une idée d’alternative à observer de près.

Durant l’été 2011, Williams, Team Lotus et Sauber ont courtisé ce sponsor très convoité depuis de nombreuses années dans le paddock. Durant un moment, dans les deux tours de Kuala Lumpur, la piste de l’équipe de Tony Fernandes avait les faveurs des décideurs.

L’avenir entre Petronas et Mercedes tiendra donc dans la fameuse W03, annoncée déjà comme une évolution cachant un secret technique. Ross Brawn reste mystérieux et tente de refaire le coup de Brawn GP.

F1 – Le mystérieux budget d’HRT pour 2012

18 janvier 2012 | 3 commentaires
Catégorie : Marketing

Il semblerait que l’équipe Hispania Racing Team ait des problèmes de budget pour la saison 2012. La société d’investissement Thesan Capital tente d’obtenir un certain budget auprès de quelques sponsors espagnol et cherche un pilote capable de fournir minimum 6 millions d’euros pour le volant de Tonio Liuzzi.

HRT cherche à obtenir pour 15 millions d’euros de sponsoring auprès de sociétés ibériques. Si Liuzzi est limogé, le team HRT devra débourser l’équivalent de 2 millions d’euros, pour rupture de contrat. Sauf, dans le cas où l’équipe dispose de problème de solvabilité telle (comme cela semble être le cas), qu’elle n’a d’autre choix que de mettre à disposition le volant de l’italien en échange d’un pilote apportant un budget.

Depuis sa naissance, HRT disposait de 15 millions d’euros par année de la part de Hispania Group, qui était en fait des prêts bancaires de la compagnie de José Ramon Carabante, transformés en sponsoring. Lors du rachat de l’équipe par Thesan Capital durant l’été 2011 pour 45 millions d’euros, il semblerait qu’une clause avec Hispania Group indique qu’une partie de cette somme (10 millions environ) soit injectée dans le budget 2012 de l’équipe.

Thesan Capital avait fixé un plan de trois ans d’environ 200 millions d’euros (une moyenne de 65 millions d’euros de budget par année), comprenant un sponsoring de 20 millions d’euros, et surtout des droits TV d’environ 20 à 35 millions d’euros (car l’équipe souhaite toujours négocié directement avec Bernie Ecclestone pour obtenir une prime depuis une année).

Toutefois, aujourd’hui, la situation est loin d’être celle prévue. HRT touchera toujours 10 millions d’euros de prime des droits TV promise par Bernie Ecclestone depuis 2009. Ensuite, un pilote payant à environ 6 ou 7 millions d’euros devrait faire son apparition en remplacement de Tonio Liuzzi. Enfin, l’aspect sponsoring semble s’établir autour d’un apport compris entre 5 à 10 millions pour la saison 2012. Probablement plus pour l’avenir. Total pour la saison 2012 : un budget compris entre 32 et 38 millions d’euros. Soit l’équivalent de ses deux dernières années.

QTel Williams Renault pour 2012 ?

4 janvier 2012 | 7 commentaires
Catégorie : Marketing

Après le départ de l’opérateur télécom AT&T comme sponsor principal, l’équipe Williams F1 confirme être à la recherche d’un nouveau sponsor titre. L’agence Reuters indique que l’équipe anglaise est toute proche de conclure avec une entreprise de télécommunication différente.

Immédiatement l’idée d’Embratel et de Bruno Senna entre en lice. Depuis 2010, l’opérateur brésilien débourse environ 3,5 millions d’euros par année, pour soutenir le neveu d’Ayrton Senna en F1. Mais, il existe une autre piste : QTel

Ex Qatar Telecom, investit aussi grandement dans le sponsoring et a récemment annoncé une réorientation de ses partenariats sportifs à l’avenir. Les récents liens entre le Qatar et Williams ne sont pas à négliger pour 2012.

AT&T déboursait environ 7 millions d’euros par année depuis 2007. Il y a quelques mois, Williams avait demandé 10 à 15 millions d’euros par année, sur une période de trois années pour obtenir le même privilège. Nous pensons que le deal pourrait tourner autour de 10 millions d’euros par an, aujourd’hui.

Hors de porté d’Embratel selon toute vraisemblance. Notons que la porte parole de l’équipe, qui a confirmée l’arrêt du sponsoring par décision mutuelle au 31 Décembre 2011 de l’accord entre Williams et AT&T, a refusée de commenter les rumeurs entre le team de Grove et Qatar National Bank comme sponsor principal dès 2012.

Il y a quelques heures, Williams a confirmé l’augmentation de budget de Randstad pour 2012.

AIRASIA augmente son sponsoring en 2012

3 janvier 2012 | 5 commentaires
Catégorie : Marketing

La compagnie AIRASIA a accepté de prolonger d’une année son parrainage auprès de l’équipe Caterham F1. Les deux sociétés, propriétés de Tony Fernandes ont déjà été lié en 2011 à hauteur de 10 millions d’euros. Le millionnaire précise que la compagnie aérienne est un partenaire officiel de l’équipe et du programme de jeune pilote. Ajoutant même : « au même titre que prévu dans la convention initiale, sauf par rapport au montant de la commandite de la compagnie envers Caterham F1. »

Ce qui signifie que l’apport sera un peu plus important pour 2012 (entre 10 et 15 millions d’euros). La compagnie utilise l’image de la Formule 1 pour faire chasser son image d’un transporteur à bas coûts. Ainsi, même de démarcher des nouvelles destinations.

AIRASIA deviendra donc le principal sponsor avec General Electric, Dell, Tune Group, Naza et CNN.

Sponsoring – le retour des banques ?

3 janvier 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Marketing

Le retour des banques en Formule 1 ? Il semble bien que oui. Après une première offensive au début du siècle, les établissements bancaires reviennent en force dans la discipline reine.

Crédit Suisse, HSBC, plus tard RBS et ING étaient visibles sur les monoplaces. Aujourd’hui, Banco Santander est le fer de lance aujourd’hui avec un investissement de 50 millions d’euros chez Ferrari par année. Mais deux autres établissements vont probablement devenir des sponsors d’équipes dans les prochaines semaines.

Si Williams F1 perd une partie du sponsoring d’AT&T (voir ici), elle pourrait héritée de l’apport de la Qatar National Bank. En négociation depuis de long mois et accélérée avec la rumeur de Kimi Raikkonen, il semble que les qatarii soient d’accord pour un accord sur trois années, qui pourrait apporter entre 15 et 20 millions d’euros par année à l’équipe anglaise. Il est intéressant de constater que le budget du team de Grove ressemblera à celui de Sauber il y a 10 ans avec un trio de sponsors majeurs (PDVSA, QNB et Randstad), augmentant sensiblement le budget en 2012.

L’équipe Sauber qui pourrait aussi hériter d’un sponsor bancaire. Après le Crédit Suisse entre 2001 et 2008, il semblerait bien que L’Union des Banques Suisses (UBS) deviendra un sponsor majeur de l’équipe suisse dès 2012. Le journal Sontag Blick a publié trois photos qui n’étaient pas destinées au public, montrant que UBS est présent sur l’aileron avant, le dessus de la coque et le coté du capot moteur. Notons que les photos présentaient une C29 de 2010. En effet, il y a eu des discussions importantes entre les deux parties durant le prinptemps de cette année là, avant que UBS ne signe pour 30 millions d’euros par année sur 5 ans, afin de devenir sponsor principal de la Formule 1. L’histoire raconte qu’il manquait une voix au conseil d’administration pour que l’établissement suisse soit sponsor de Sauber pour 2011. Toutefois, il semble qu’il existe un nouvel intérêt pour 2012. Un sponsoring autour de 10/12 millions d’euros par année semble dans l’air.

Williams dit adieu à AT&T

2 janvier 2012 | 11 commentaires
Catégorie : Marketing

Williams F1 Team n’ajoutera plus le terme AT&T dans son logo pour 2012. L’opérateur américain ayant interrompu une collaboration longue de cinq années. Un nouveau coup dur pour l’équipe anglaise qui perd du même coup plusieurs millions d’euros.

L’accord signé en 2007 et sur une période de 5 saisons était un des premiers du genre. Le naming partiel de l’équipe. Le géant des télécoms américain AT&T était visible devant la marque Williams et ici et là sur les monoplaces en échange de 50 millions de dollars sur la période (soit environ 7 millions d’euros par année).

Depuis quelques temps, les discussions ont repris entre les deux parties. Il semblerait que Williams F1 souhaitait une prolongation de trois années pour environ 15 millions d’euros par année et une exposition plus importante sur les voitures.  Tandis que le géant américain visait environ 3,5 millions d’euros par année et un rôle moins visible.

Les mauvais résultats en piste depuis quelques temps, malgré de bonnes perspectives en 2012 et 2013, n’ont pas incité AT&T à prolonger l’aventure du naming et reste partenaire de l’équipe, mais probablement contre un investissement médian. En effet, l’usine de Grove ne peu refuser quelques millions d’euros, au moment ou les réductions de coûts obligent à consolider les partenaires actuels et non à en démarcher de nouveaux via l’équipe marketing.

Grosjean et l’axe Lotus, Gravity et Total

9 décembre 2011 | 2 commentaires
Catégorie : Management, Marketing

Dans sa déclaration, Romain Grosjean remercie surtout le pétrolier Total et Gravity Sport Management. Les deux principaux acteurs du retour du pilote français. « Je ne vais pas décevoir et je tiens à remercier toutes les personnes sans lesquelles ce retour en F1 n’aurait pas été possible. Total, qui me soutient depuis 2006, et Gravity Sport Management sont les premiers de cette liste. »

Depuis l’été, un plan autour de Grosjean a été décidé. La domination en championnat du GP2 a été mesuré et le choix de ne pas le faire débuter en remplacement de Nick Heidfeld avait été murement réfléchit. Ne pas reproduire le scénario de 2009, mais plutôt préparer 2012. En cela la stratégie de Gravity Sport Management a été prudente. Les deux vendredi en EL1 de Romain Grosjean lors du GP d’Abu Dhabi et du Brésil, n’ont véritablement servi qu’à valider l’impression.

Du côté du pétrolier Total, le projet d’aider un pilote français pour son retour dans la discipline reine était déjà impacté dans les tiroirs de la grande tour de la Défense à Paris. Lors du projet Renault – Genii Capital développé durant l’été et finalement avorté, le PDG de Total, Christophe de Margerie avait assuré son soutien et promis une augmentation de budget à l’équipe de 5 millions d’euros. Il semblerait que la présence de Total pour l’avenir dépendait de la présence d’un pilote tricolore dans ses rangs. Le pétrolier hexagonale est un sponsor majeur de l’équipe d’Enstone car ayant déboursé 10 millions d’euros en 2011.

En cela, Grosjean sécurise un total de 15 millions d’euros de contrats.

Source Sportune.fr

Le casse tête budgétaire de Williams pour 2012 et au-delà

5 décembre 2011 | 2 commentaires
Catégorie : Management, Marketing

Probablement avant Noël, Williams F1 annoncera son premier pilote, aux côtés de Pastor Maldonado l’an prochain. Deux candidats : Adrian Sutil et Rubens Barrichello. Deux profils différents et un apport financier certains.

Pilote sortant, le vétéran Brésilien fait tout pour rester une ultime saison dans l’équipe. Sa 20ème de suite. Un record. La présentation de son casque 2012 a été la partie visible d’un programme massif en deux temps. Premièrement, Barrichello a démarché des sponsors historiques pour sa saison jubilée pour permettre à l’équipe de Grove d’obtenir des garanties financières à hauteur de 7 à 10 millions d’euros.

Deuxièmement, en plein Grand Prix du Brésil, Barrichello a finalement accepté de réduire son salaire drastiquement. Actuellement payé 2,2 millions d’euros, Williams lui avait proposé 1,8 millions d’euros pour 2012. Proposition qu’il avait pourtant refusée, il y a quelques mois. Aujourd’hui, le pilote brésilien accepterait de courir pour « presque rien » à savoir environ 200.000 euros.

De l’autre côté, Adrian Sutil. Le pilote allemand est le favori. Il apportera certes 15 millions d’euros environ à l’équipe via Medion et Capri Sun, mais il ne souhaite qu’un contrat d’une année et ses ennuis juridiques avec le co-fondateur de Genii Capital, Eric Lux, est une menace qui plane au-dessus de lui. Pourtant, Sutil reste confiant pour l’an prochain et affirme qu’il sera à 100% en Formule 1. Côté salaire, Sutil accepte 1,2 millions d’euros en 2012.

L’équation d’Adam Parr est complexe. Les deux pilotes disposent d’atouts sérieux, mais beaucoup de zones d’ombres. Le budget de l’équipe est partiellement menacé par l’affaire PDVSA au Venezuela. Carlos Ramos, le membre du congrès du Venezuela, par échange de lettre avec l’équipe Williams est très véhément sur l’affaire du sponsoring d’Etat. L’équipe semble calme sur cette histoire, mais la gêne est visible.

Le casse-tête de l’équipe de Grove est de construire un budget 2012 et au-delà avec les sponsors actuels (Randstad a prolongé, AT&T négocie aussi etc…) et de trouver des nouveaux pour garantir un budget autour de 100 millions d’euros par année.

Kimi Raikkonen peut rapporter 25M€ à Lotus

1 décembre 2011 | 24 commentaires
Catégorie : Marketing

La signature de Kimi Raikkonen, annoncée mercredi par l’équipe Lotus Renault GP pour 2012 et 2013, est une bonne nouvelle économiquement pour le team basé à Enstone. Le champion du monde finlandais rapporte en moyenne à ses équipes 25 millions d’euros par an ! Les éclairages de Sportune… Considéré comme un pilote cher dans le paddock, Kimi Raikkonen n’en est pas moins en partie rentable pour une écurie. L’image construite au fil du début des années 2000 a explosé littéralement alors que le Finlandais était en lutte pour le titre de champion du monde contre Michael Schumacher en 2003 et surtout contre Fernando Alonso en 2005. Iceman est devenu un pilote dont l’image a été recherchée…

En 2006, l’équipe McLaren, celle de Raikkonen à l’époque, perd son précieux sponsor cigarettier allemand West avec la réglementation anti-tabac. Un manque à gagner de 35 millions d’euros pour les finances de l’équipe. Mais, en janvier de la même année, coup de théâtre. La compagnie aérienne de Dubaï, Emirates, signe un contrat d’une seule année avec le team anglais pour un total de 25 millions d’euros. L’argument principal de la communication de la compagnie aérienne était alors que l’association de l’image du duo Kimi Raikkonen – Juan Pablo Montoya était séduisante.

En 2007, alors que Kimi Raikkonen débute une nouvelle vie de pilote au sein de la Scuderia Ferrari, Jean Todt, alors patron de l’équipe italienne, indique dans les médias que l’image du pilote finlandais permet de séduire des sociétés dans le Golfe. Quelques semaines plus tard, la compagnie aérienne d’Abu Dhabi, Etihad Airways, et la compagnie d’investissement Mubadala deviennent des sponsors pour 2007 et 2008. Un total de 25 millions d’euros qui sera prolongé en 2009 et 2010. Mais l’absence du finlandais en 2010, remplacé par Fernando Alonso ne permettra pas de renouveler l’accord.

Plus en arrière, alors qu’Iceman doutait de son avenir chez Ferrari, durant l’été 2006, Flavio Briatore avait proposé un duo composé de Kimi Raikkonen et Heikki Kovalainen au marketing de la marque de téléphone finlandaise, NOKIA. Cette dernière, séduite par la perspective, avait accepté de signé un pré accord d’une valeur de 30 millions d’euros avec l’équipe Renault F1 Team pour 2007. Inutile, car Raikkonen confirmera avec Ferrari quelques temps plus tard.

Nous pouvons donc penser que Kimi Raikkonen apportera environ 20 à 30 millions d’euros de partenaires divers à l’équipe Lotus Renault GP pour 2012. Une très bonne opération donc.

Source Sportune.fr

Williams et le sponsoring de PDVSA

17 novembre 2011 | 9 commentaires
Catégorie : Marketing

Une rumeur indique que le sponsoring de la compagnie pétrolière du Venezuela, PDVA pourrait être une source d’ennuis pour l’avenir car il semblerait qu’il serait illégale.

Le pétrolier national a signé un accord sur 4 ans avec Williams, pour un total de 20 millions d’euros par année, selon le BusinessBookGP2011. Ce qui en fait que ce sponsoring est le plus important de l’équipe anglaise cette saison. Mais, un membre du Congrès a commencé à enquêter sur cette affaire et a découvert des malversations.

Carlos Ramos affirme que personne dans le gouvernement vénézuélien ne connait les détails précis de l’accord, qui va de 120 millions d’euros à 180 millions d’euros, selon certaines estimations d’économiste dans le pays. Sauf que le droit vénézuélien indique qu’aucun fond public ne peut être utilisé pour sponsoriser un projet comme une équipe de Formule 1, le membre du Congrès, Ramos précise également, qu’il n’a trouvé aucune trace du contrat, pas de signature. Rien.

Une lettre a été envoyée à l’équipe Williams pour précisions. Il semble que l’embarras est visible dans l’équipe anglaise.

Voici-ci-dessous la lettre traduite de Ramos  (voir l’originale ici):

« Mon nom est Carlos Ramos. Je suis un membre du Congrès élu du Venezuela.

Suite à des contrats de commandites entre Williams F1 et PDVSA, je voudrais demander une copie du contrat original entre Williams F1 et PDVSA, dans le but d’une enquête en cours à cet égard que la commission du Congrès vénézuélien a entrepris.

Comme vous le savez peut-être, conformément à la législation du Venezuela, les dépenses de la sorte doivent être approuvées par le Congrès. Vous pourriez également être conscients que notre Congrès n’a accordé aucune approbation au contrat de parrainage entre Williams F1 et PDVSA.

Par conséquent, je serais reconnaissant si vous pouvez nous fournir les informations suivantes:

  • Montant encaissé à ce jour pour Williams F1 par PDVSA.
  • Preuves des paiements effectués à ce jour pour Williams F1 par PDVSA.

Je me réjouis de votre réponse, alors je reste à votre service pour toute question que vous pourriez avoir à cet égard.

Fidèlement vôtre,

Carlos Ramos « 

Note du Mardi : le sponsoring parent

8 novembre 2011 | 3 commentaires
Catégorie : Note du Mardi

Les discussions sur les accords de restrictions de budgets (RRA) s’enlisent dans une marée de chiffre entre 50 et 100 millions d’euros. Limite fixée pour répondre à la crise et éviter une course à l’armement tueuse en Formule 1 jusqu’en 2017.  L’une ou l’autre limite n’a aucune importance pour le marketing de la Formule 1. Une tendance semble prendre un virage intéressant pour la suite : le sponsoring parent.

Inventé par Phillip Morris avec sa marque de tabac Marlboro avec Ferrari. Ce concept consiste à sponsoriser l’intégralité des espaces d’une Formule 1. Des espaces qui, paradoxalement ne sont pas fixement la propriété du sponsor. Un accord entre les deux parties, permet à l’équipe de vendre des espaces, devant rembourser en argent le principal partenaire afin de combler le peu de retour médiatique qu’il dispose. Marlboro entre 2007 et 2011 a déboursé environ 1 milliard de dollars dans ce sens, pour ne pas apparaitre (pour des questions de loi anti-tabac). Toutefois, depuis l’émergence de Banco Santander, le groupe de Tabac est remboursé à hauteur de 80% de son investissement.

En 2009, Virgin Group et son patron Richard Branson découvre la Formule 1 en devenant sponsor de l’équipe Brawn GP. L’idée d’un programme de 30 millions de dollars pour 2010 émerge en échange d’un droit exclusif et commercial de tous les autres parrainages de l’équipe. Un achat des droits d’images qui signifiait que le groupe anglais pourra vendre les espaces de l’équipe pour son propre compte et même au-delà du chiffre de 30 millions de dollars. L’accord n’a pas été conclu, mais il fera date pour la suite.

Actuellement aux prises avec un sponsoring dépendant d’un pays, le Venezuela à hauteur de 32 millions d’euros, l’équipe Williams F1 tente de se débarrasser de cette omniprésence dangereuse pour son avenir et tente de négocier un accord majeur avec la Qatar National Bank. Un contrat, dit-on de 30 à 60 millions d’euros par année et sur une durée de 10 ans.  L’écart des chiffres correspond à la prochaine décision sur le RRA. D’un extrême à un autre, l’équipe de Sir Franck Williams passerait d’un concept de sponsoring dépendant d’un pilote (et obtenu grâce à lui) à un sponsoring dépendant des résultats. Etonnant, mais nécessaire.

L’histoire retiendra que l’équipe Williams s’inspire beaucoup de Ferrari depuis un certain temps. En 2005, lors des négociations pour les Accords Concordes, Sir Franck Williams avait obtenu 75 millions de dollars de droit commerciaux sur la période, en échange de sa signature. A l’époque, l’anglais avait justifié son choix en invoquant que son équipe valait 50% de celle de Ferrari. Dès l’an prochain, Marlboro a signé un accord de 4 ans avec Ferrari, sur le même principe que précédemment, mais en échange de 100 millions d’euros annuels. Soit presque 50% de ce que devrait toucher Williams pour la même chose de son futur partenaire économique qatari.

Après le naming, le sponsoring parent est la prochaine tendance en Formule 1. Surtout si un RRA à 50 millions d’euros est adopté.

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Marussia Racing – le deal avec Virgin Group

7 novembre 2011 | 5 commentaires
Catégorie : Marketing

L’an prochain l’équipe Marussia Virgin Racing perdra le label Virgin au profit du petit constructeur de voiture de sport russe qui augmente ainsi son implication de la structure. Toutefois, Virgin Group restera sponsor.

L’implication en Formule 1 de Marussia a été progressive : partenaire de l’équipe Virgin Racing à hauteur de 2,5 millions d’euros en 2010, sa participation a augmentée en 2011. En plus d’une prise de participations estimée à 25% et un sponsoring de 15 millions d’euros (selon le BusinessBookGP), le team a été renommé Marussia Virgin Racing. L’implication du groupe de Sir Richard Branson commençait à décliner.

Décembre 2009, Branson signe un accord de 5 ans avec Manor Racing. Un accord en deux temps. Un sponsoring de 50 millions d’euros sur la période et une participation d’environ 50% dans Manor Top LLP (la holding de tête de l’équipe Virgin Racing) en échange de cette implication. Il semble que Marussia ait repris une partie des actions du groupe anglais (ont parle de 30%), laissant un solde pour un nouvel accord entre les parties.

En effet, Marussia Motors semble avoir pris une participation de 55% dans la structure de l’équipe et a signé un deal de 4 nouvelles années avec Virgin Group (2012-2013-2014 et 2015) autour du sponsoring et de la vente des ultimes participations. La société de Richard Branson continuera donc de devenir sponsor de Marussia Racing en échange de 5 millions d’euros par année environ, sous la forme de cessions d’actions. C’est-à-dire que chaque année, Marussia récupère 5% du capital, encore détenu par la société Corvina (société détenue par Virgin Group) en échange d’une visibilité d’espaces pour la marque Virgin et une présence de Richard Branson sur des Grand Prix prédéfinit. Le tout avec un contrat d’aide à démarcher d’autres sponsors sur la période selon the Daily Telegraph. .

Toutefois, c’est une bonne opération pour Virgin Group. Elle n’a payée que deux années (20 millions d’euros sur les 40 ou 50 prévus) en échange d’une participation majoritaire gratuite, quelle vends à Marussia pour un total estimé entre  20 et 40 millions d’euros. Ce qui permet à la marque Virgin d’être visible en F1 pendant 7 ans (2009 avec Brawn GP et depuis 2010 et jusqu’en 2015 avec le team Manor-Virgin- Marussia Racing. Un sponsoring qui n’a presque rien coûté.

GP Corée du Sud 2011 – BusinessNewsF1

18 octobre 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : Business News F1

Infiniti et Red Bull Racing augmente leur partenariat pour 2012. Dès l’an prochain Infiniti sera plus visible sur les voitures Red Bull F1 Racing, avec des logo sur le côté de la partie supérieure du châssis et habitacle de la RB8.  Le nom et le logo d’Infiniti sera également élargi sur les combinaisons des pilotes et du matériel de l’équipe. De plus, Infiniti et Red Bull Racing vont augmenter  leur partenariat à travers plus de marketing et les activités des médias tout au long de l’année. Estimation du deal : 20 millions d’euros pour une année.

La marque sportwear allemande PUMA (Groupe Gucci-Pinault) a signé un accord de trois années environ avec l’équipe Mercedes GP. Le deal comprend la licence d’exploitation de l’équipe allemande, pour la vente de produits dérivées et le titre de partenaire officiel (fourniture combinaison et habilement) à compter du 1er Janvier 2012. Total du deal : 4,5 millions d’euros sur trois ans.

La marque anglaise Reebok a signé un nouveau contrat de trois années avec Force India afin de devenir partenaire officiel. Le deal comprend une fournitures des chaussures pour l’équipe, ainsi que la licence pour le développement d’une gamme de vêtements en Inde. Total du deal : 2 millions d’euros sur trois ans.


Perez, Ferrari et Santander pour 2013

28 septembre 2011 | 6 commentaires
Catégorie : Marketing, Transferts

Les récentes déclarations de Stephano Domenicali sur Sergio Perez et son avenir semblent avoir une raison. Même si Ferrari aimerait que le pilote mexicain prolonge son aventure avec Sauber en 2013 et 2014, la réalité semble différente. Selon le journal MARCA, Sergio Perez sera pilote Ferrari, en remplacement de Felipe Massa, et ce choix serait dicté par Banco Santander.

Le remplacement de Felipe Massa a toujours fait l’objet de spéculations, mais il semblerait que son avenir, au-delà de 2012, soit entendu pour de bon. La Scuderia Ferrari est sous la pression des résultats et sous la pression de son commanditaire principal, la banque espagnole Santander. Présente sur trois saison (2010-2011 et 2012), l’établissement discute activement avec l’équipe italienne pour prolonger l’aventure jusqu’en 2014 (voir plus).

Depuis le renouvellement de Fernando Alonso jusqu’en 2014 - 2016, les discussions avec Santander restent gelés. Santander a compris que le duo composé du pilote espagnol et de l’équipe italienne n’était positif que lorsque que l’ensemble gagne. Mais ne suffit pas comme tel. Au contraire de l’accord initial qui devait faire augmenter le sponsoring de 20% en cas de renouvellement, la banque souhaite réduire son investissement de 50 à 30 millions d’’euros, ce qui n’est pas pour plaire à Maranello, qui mise beaucoup sur l’établissement à l’avenir. Un compromis doit être trouvé et le statu quo financier, c’est-à-dire 50 millions d’euros pour 2013 et 2014, semble se dessiner.

L’ombre Perez est intéressante, d’autant que le Mexique est important pour le développement de Banco Santander. L’an dernier, 6% du résultat financier provenait du Mexique et la stratégie est agressive dans la région. L’annonce de l’introduction de Sergio Perez serait une manière de donner un signe fort en direction de la banque ibérique.

Red Bull : Valeur médiatique 2010 de 200M€

27 septembre 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : Marketing

Souvenez vous en début d’année, Lewis Hamilton a avait jugé Red Bull comme une simple marque de boisson. Depuis le début de son aventure en F1 en 2005, comme constructeur, la Formule 1 a toujours été considéré comme un vecteur de promotion dans le monde. Le plus important d’ailleurs, avec un investissement de 750 millions d’euros sur la période.

Depuis 2009, l’équipe Red Bull Racing est une équipe gagnante (en course et en titre) et l’impact en valeur médiatique est devenu immense. En 2009, cette valeur médiatique était évaluée à 157.6 millions d’euros. Pour l’année 2010, le chiffre de 200 millions d’euros n’est pas une exagération, grâce à sa double présence en Formule 1, via Red Bull Racing et la Scuderia Toro Rosso.

En 2009, l’investissement sponsoring de Red Bull était estimé à 110 millions d’euros environ, pour 2010, le total représentait 107.5 millions d’euros selon le BusinessBook GP.

Note du Mardi : l’évolution du pilote payant

27 septembre 2011 | 11 commentaires
Catégorie : Note du Mardi

La semaine dernière le co-gérant du fond d’investissement Genii Capital, Gérard Lopez, s’étonnait d’entendre encore son pilote, Vitaly Petrov être considéré comme un pilote payant. Dans le même cas, Bruno Senna est considéré comme un pilote payant, tout comme Adrian Sutil, Pastor Maldonado, voir Sergio Perez et même Jérôme d’Ambrosio. La réalité est bien différente.

En marge des rumeurs de rapprochement entre Kimi Raikkonen et l’équipe Williams, une rumeur s’étonnait de la découverte de la possible utilisation de l’image du champion du monde 2007 par le team anglais, pour séduire un partenaire important, qui aimerait bien que Raikkonen soit derrière le volant des prochaines FW. Cette rumeur démontre la nouvelle logique des équipes de F1 autour des pilotes payants.

Actuellement, il n’y a qu’un seul et unique pilote payant, utilisant un ancien schéma d’apports de financements. Son nom est Nairan Karthikayan, pour le compte de l’équipe Hispania Racing Team. Ce principe lie le pilote avec le sponsor, qui soutien le volant en Formule 1. Comment Parmalat avec Pedro Diniz dans les années 90. Mais aujourd’hui, le changement est visible.

La Formule 1 n’est plus la même qu’il y a encore 5 ou 10 ans, sa puissance marketing est très forte, mais la crise économique de fin 2008 a profondément réformée le principe de recherche de partenaires. Pour séduire un sponsor, le pilote est désormais devenu un outil marketing de décision, mais pas de finalité. Une amorce, mais pas un lien indéfectible pour le futur. Le cas Medion est intéressant, car l’investissement de la société allemande ne dépend pas de la présence d’Adrian Sutil, mais plus largement d’un pilote allemand. Contrairement à la croyance commune.

Même cas pour Sergio Perez, qui est avant tout un pilote Ferrari (académie des jeunes pilotes), mais qui a permis à l’équipe Sauber de séduire le milliardaire Carlos Slim et sa société Telmex. Cette dernière a signé un contrat de deux ans, tandis que Sergio Perez n’avait signé qu’un acccord d’une année avec une option pour 2012 Même chose pour Pastor Maldonado, qui a signé un accord avec Williams pour 2011,2012 et 2013, mais avec un contrat indépendant du pétrolier vénézuélien PDVSA. Toutefois ce dernier a été influencé par la présence du pilote.

C’est ce même concept qu’utilise Genii Capital pour LRGP. Vitaly Petrov n’est pas un pilote payant, comme Bruno Senna. Ils sont utilisés comme outil marketing pour séduire des partenaires de leur pays d’origine. L’un et l’autre ont rapporté un total de 20 millions d’euros à l’équipe en 2011. Le même concept est utilisé par Jérôme d’Ambrosio, qui apporte certes 5 millions d’euros à l’équipe Marussia Virgin Racing, mais sous une forme équivalente à Petrov-Senna. Le récent accord avec Soleco, a été annoncé par l’équipe et non le management du pilote.

Il y a 5 ans, Bernie Ecclestone avait indiqué que l’idéal était d’avoir des pilotes de tous les continents en Formule 1, permettant d’ouvrir la discipline à de nouveau marché et sponsors. Nous y sommes aujourd’hui.

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