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Note du Mardi – les pilotes et le syndrome Button

notedumardi-900x6757165869066367047722.jpgCarlos Sainz Jr a indiqué dernièrement que, selon lui, la clé du succès pour un pilote est de rester sur une longue période dans une équipe afin d’extraire le maximum de chaque membre et donc d’obtenir des résultats. Expliquant même que les voitures sont très différentes entre la Toro Rosso, la Renault et sa McLaren du moment, ainsi que les modes de fonctionnement des trois équipes. Handicapant l’adaptation des pilotes dans un nouvel environnement.

Le pilote ibérique parle en connaissance de cause, il n’a pas vraiment eu le l’opportunité de se stabiliser dans une équipe depuis son arrivée en 2015, seulement deux saisons à chaque fois. C’est relativement peu par rapport au début de certain champion : Lewis Hamilton a débuté chez McLaren pour y rester 6 ans et relève de l’exception. Tout comme Nico Rosberg qui a fait un cycle relativement long avec Williams entre 2006 et 2009 avant de signer chez Mercedes AMG F1. La norme depuis les années 2000 a été la même : Deux saisons d’apprentissage, dans une équipe de second rang ou même pilote d’essais et ensuite signature dans une équipe pour évoluer avec elle. Fernando Alonso, Kimi Raikkonen et Sébastian Vettel ont été dans ce cas présent.

Le syndrome Button

Le cas de Jenson Button est représentatif de la remarque de Carlos Sainz. Débutant brillant en 2000 chez Williams, il a eu beaucoup de mal à se stabiliser chez Benetton/Renault, puis chez BAR, avant d’enfin réussir à partir de 2004. Une saison à Grove, deux seulement à Enstone (dont une seconde sous concurrence avec Alonso alors pilote d’essais) et une saison 2003 en concurrence avec Jacques Villeneuve, dans une équipe en mutation. A chaque fois, Button arrivant dans une équipe qui débutait son cycle de performance vers les sommets. Comme Sainz.

Cette évolution provient d’un profond virage entamé dans les années 90 et qui arrive à son paroxysme aujourd’hui. Dénoncé par Niki Lauda en 2014, l’ère des pilotes fournisseurs de services. Cela a renforcé les équipes et les constructeurs qui soutenaient financièrement la discipline dans leur puissance et leur influence. L’important était la marque que l’on représente et si la performance n’est pas au rendez-vous, on passe à autre chose. Dans un mouvement de l’avant perpétuel. Le pilote ne se plaint pas, il doit beaucoup à ce système pour évoluer dans la discipline reine. Mais cela empêche une certaine stabilité.

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Note du Mardi – Le cycle de remplacement d’un champion du monde en titre

notedumardi-900x6757165869066367047722.jpgL’avenir de Valtteri Bottas a basculé au début de l’été. Ayant bien débuté la saison 2019, le pilote finlandais, pourtant second du classement des pilotes, se retrouve en concurrence pour le volant de la prochaine Mercedes W11, la saison prochaine. Confirmant un cycle bien curieux.

Arrivée en 2017, après le titre de Nico Rosberg, Bottas va conclure sa troisième saison avec Mercedes AMG F1. Cette période de trois saisons est souvent associée au pilote qui viennent ensuite.

Le cycle de l’après

Après le dernier titre de Jackie Stewart en 1973, Ken Tyrrell mise sur un jeune pilote sud-africain, Jody Scheckter. Le pilote restera trois saisons dans l’équipe du grand Ken. Lorsque Alain Prost annonce son départ de McLaren après son titre 1989, il est remplacé par Gerhard Berger aux côtés d’Ayrton Senna. Il restera son équipier de 1990 à 1992, soit trois saisons. Toujours chez McLaren, bien plus tard, lors du départ de Fernando Alonso fin 2007, Heikki Kovalainen a remplacé le champion espagnol pour une durée de deux saisons, mais en réalité, le finlandais avait déjà remplacé Alonso chez Renault en 2007. Lors du départ de Jenson Button de Brawn, Ross Brawn a sorti de sa retraite Michael Schumacher pour trois saisons. Signalons également qu’après le titre de Michael Schumacher en 1995 chez Benetton, Jean Alesi avait signé un contrat de trois saisons (2 fermes et une option pour la troisième), comme Heinz Harald Frentzen qui, en remplaçant Damon Hill après le titre de ce dernier, avait paraphé un contrat de trois saisons (1997, 1998 et option 1999 qui n’a jamais été signé).

Il existe des exceptions naturellement. Après le titre de Niki Lauda en 1977, Gilles Villeneuve ne signe qu’un contrat d’une saison avec Ferrari en 1978 (comme cela était d’usage à l’époque). Mais au bout du compte, le pilote québécois est resté 5 saisons chez Ferrari. Idem, en 1988, Frank Williams remplace Nelson Piquet son champion en titre 1987, par Ricciardo Patrese. L’italien restera 5 ans dans l’équipe anglaise.

Une autre exception existe, elle ne concerne pas le sujet, mais elle a été abordée sur la période 1992 à 1994 : Remplacé un champion du monde par un autre champion du monde. Nigel Mansell a été remplacé par Alain Prost qui a été remplacé par Ayrton Senna chez Williams.

Dans l’histoire, le remplacement d’un champion du monde en titre est ainsi un cycle n’allant pas plus loin que trois saisons. Bottas ne fait pas exception à la logique. Toutefois il est aussi intéressant de regarder les remplaçants de ces pilotes.

Et après ?

Scheckter a été remplacé par un pilote vainqueur en GP, Ronnie Peterson en 1977. Gerhard Berger a été remplacé en 1993 par un pilote ayant remporté des courses aux USA, Michael Andretti., Kovalainen a été remplacé par Jenson Button, le champion du monde en titre. Michael Schumacher par Lewis Hamilton. Jean Alesi par Giancarlo Fisichella, Frentzen par Ralf Schumacher. Villeneuve par René Arnoux et Patrese par Damon Hill.  Et chez Mercedes, Lewis Hamilton avait remplacé Michael Schumacher. Ainsi le remplaçant de Bottas aura deux profils : soit le pilote jeune à potentiel, soit un pilote ayant déjà remporté des courses.

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Note du Mardi – L’ère d’un champion par équipe

notedumardi-900x6757165869066367047722.jpgAujourd’hui la politique des équipes est simple : un champion, une équipe. C’est un scénario qui est bon pour la Formule 1 et pour l’équilibre médiatique de la discipline. Hamilton est chez Mercedes, Vettel chez Ferrari, Verstappen chez Red Bull, Ricciardo chez Renault, Alonso était précédemment chez McLaren. Tout est bien défini. Mais il y a de temps en temps une concentration de pouvoir. Un héritage, né dans les années 50 avec Mercedes-Benz et qui revient une fois pas décennie.

Lorsque Mercedes-Benz revient à la compétition en 1954, elle décide de frapper fort en embauchant Juan Manuel Fangio et Stirling Moss. C’est la première fois que l’on réunira dans la même équipe les deux champions du moment. Plus tard, Team Lotus fera de même avec Jim Clark et Graham Hill et ensuite avec le duo Jochen Rindt et Graham Hill. Les années 70 seront dominées par l’idée d’une organisation de type Tyrrell, avec un pilote unique entouré d’une équipe dédiée. Puis les années 80 avec Ron Dennis a relancé l’idée de réunir les meilleurs pilotes du moment dans la même équipe. Niki Lauda et Alain Prost, puis Alain Prost et Ayrton Senna.

L’age d’or de courte durée

Suite à cet événement, Ferrari et Williams ont souhaité reprendre à leurs comptes cette idée. Williams d’abord en 1986 en débauchant Nelson Piquet de Brabham, aux côtés de Nigel Mansell, puis McLaren qui remplaça Lauda par Keke Rosberg durant cette même saison 1986. Puis Ferrari, qui débaucha Nigel Mansell en 1989 et Alain Prost en 1990. Ces réunions symbolisaient la puissance sportive d’une équipe et un atout politique dans les négociations de sponsors et droits TV naissant. Mais ces cohabitations ont été le point de rupture.

Toutefois en coulisse, Nelson Piquet aurait pu être l’équipier d’Alain Prost en 1988 chez McLaren. Alain Prost pouvait retrouver Senna en 1991 chez Ferrari. Mansell aurait pu avoir comme équipier en 1993 ce même Prost et en 1994, Williams souhaitait réunir le duo Prost – Senna. En vain. Les clauses ayant été ajouté dans les contrats pour éviter la réunion de ces duos qui ont fait la légende de la Formule 1 pendant un bref instant. Mais l’idée de réunir les meilleurs est resté.

Avant le déclin et une brève renaissance

En 1996, Luca di Montezemolo rencontre Alain Prost pour l’associer à Michael Schumacher. Williams signe avec Jacques Villeneuve, vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis, pour l’associer à Damon Hill. En 1997, Montezemolo discute avec Damon Hill, puis en 1999 avec Mika Hakkinen et encore plus tard avec Kimi Raikkonen et Fernando Alonso. Nous étions en 2004/2005. McLaren avait tenté de faire venir Michael Schumacher en 1999 aux côtés de Mika Hakkinen avec le désir de Mercedes-Benz. Réunir deux champions du monde devenait un outil marketing, autant que sportif.

Le symbole marketing

La réunion du duo Montoya – Raikkonen avait fait grand bruit en 2005. Tout comme le projet de Flavio Briatore de réunir en 2008, un duo Raikkonen – Alonso pour convaincre Renault de continuer l’aventure F1, jusqu’en 2012. Ferrari avait un projet de réunir Michael Schumacher et Kimi Raikkonen jusqu’en 2008 pour convaincre son principal sponsor de tabac de signer un deal d’un milliard de dollars. Chez McLaren en 2010, la signature de Jenson Button est aussi un marqueur d’une stratégie pour battre à la fois Red Bull et Ferrari en associant les deux derniers champions du monde anglais de l’histoire (Hamilton – Button). Le duo inscrira des victoires, mais ne permettra pas à l’équipe de Woking de remporter un titre de champion du monde des constructeurs. Dans le même sens, les coulisses des discussions entre Lewis Hamilton et Red Bull en 2011, puis de Fernando Alonso chez Red Bull en association avec Sébastian Vettel. Tout comme l’idée d’une réunion de Kimi Raikkonen et Lewis Hamilton en 2010 chez McLaren seront des symboles marketings…

Avec le temps, un champion du monde ou un vainqueur de grand prix est remplacé par un débutant, ou un autre champion du monde. Lorsque Kimi Raikkonen est remercié par Ferrari, fin 2009, il est remplacé par Fernando Alonso, lui-même remplacé par Sébastian Vettel en 2015. Lorsque Nico Rosberg annonce sa retraite après son titre de 2016, il est remplacé par Valtteri Bottas. Comme Alonso avait été remplacé chez Renault en 2007, puis chez McLaren en 2008 par Heikki Kovalainen. Daniel Ricciardo est remplacé chez Red Bull par Pierre Gasly et Fernando Alonso chez McLaren par son compatriote Carlos Sainz.

Réunir Hamilton et Vettel dans la même équipe est désormais utopique. Les rivalités dans une même équipe proviennent d’aspirants champions (comme Force India avec le duo Perez-Ocon, ou le duo Grosjean-Magnussen chez Haas, voir Ricciardo–Verstappen chez Red Bull), et moins dans les équipes dominant le championnat qui ont appliqué la méthode Tyrrell (largement éprouvée par la domination de Schumacher avec Ferrari dans les années 2000).

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Note du Mardi – une donnée de salaire à savoir

Note du mardiAlors que la saison des transferts arrive probablement à son apogée en ce début d’été. L’une des donnés les plus constante à retenir est que chaque équipe à historiquement un cap salariale quelle ne souhaite pas dépasser pour maintenir l’équilibre entre sa compétitivité technique et la valeur des pilotes.

Dans les années 90, McLaren et Ferrari acceptaient de dépenser maximum 25 millions de dollars par année pour ses pilotes. Williams ne dépassait rarement les 16 millions à l’époque. En 1990, Alain Prost et Nigel Mansell touchaient 12 millions de dollars chacun. Tandis que Ayrton Senna en 1992 touchait 12 millions de dollars et Gerhard Berger 7 millions. L’année d’après, Senna touchait 16 millions et Michael Andretti 4 millions de dollars. En parallèle, Nigel Mansell touchait 12 millions de dollars en 1992 chez Williams et Riccardo Patrese 4 millions.

Plus tard, Williams dépensait 13 millions de dollars avec les salaires de Hill, Villeneuve et Frentzen entre 1996 et 1998. Ferrari toujours autour de 25 millions de dollars. Puis il y a eu le début des années 2000 et les limites ont été repoussées.

Un nouveau standard

Avec son salaire de 35 millions d’euros par année, Michael Schumacher a défini une nouvelle limite. La Scuderia était en mesure de dépenser environ près de 50 millions d’euros par année. L’année 2008/2009 resta le sommet de l’histoire avec un salaire cumulé Raikkonen/Massa de 55 millions d’euros.

L’ironie provenant de Williams qui durant les années 2000 a obstinément refusé les surenchères de salaire et resta dans sa limite de 16 millions d’euros. Pendant que McLaren visait avec Raikkonen et Montoya les mêmes sommets que Ferrari entre 2005 et 2006 (36 millions d’euros et 46 millions d’euros). L’arrivée de Fernando Alonso en 2007 n’a rien changé, car le double champion du monde ibérique touchait 30 millions d’euros et Lewis Hamilton (prime comprise) émargeait à 7 millions cette année là.

Aujourd’hui

Historiquement Red Bull n’a jamais dépassé un sommet et ce sommet a été le cumul des salaires de Vettel et Webber sur la période 2012/2013, c’est-à-dire 24 millions d’euros. En 2014, alors que le pilote allemand revendiquait 22 millions d’euros, son équipier Daniel Ricciardo ne touchait que 1,5 millions d’euros. Aujourd’hui l’histoire se répète. Red Bull est confronté à l’établissement d’un contrat en or pour Max Verstappen (12 millions d’euros de salaire et 8 millions de primes) et d’un Daniel Ricciardo qui souhaite 20 millions d’euros par année. Un duo à 40 millions d’euros sur le papier qui pourrait bien changer les choses pour Red Bull et l’installer dans une sphère limitée.

Mercedes depuis 2010 et le retour de Michael Schumacher a mis sa limite autour de 50 millions d’euros. Elle s’y était tenue jusqu’à la signature du dernier contrat de Nico Rosberg en 2016, qui établissait un salaire de 20 millions d’euros par année le nouveau champion du monde, tandis que son équipier pouvait atteindre le double à l’issue de son contrat. Soit 60 millions d’euros, qui semble la nouvelle norme à Brackley pour les négociations de contrat.

Chez Ferrari le retour de Kimi Raikkonen à modifier le paradigme. La Scuderia est en mesure d’accorder elle aussi 60 millions d’euros par an à ses pilotes.

Retour vers le futur

Williams n’est aujourd’hui plus l’équipe quelle était et a considérablement baissé depuis 10 ans sa masse de salaire pilote pour l’établir quasiment au niveau de celui des années 80. Tandis que McLaren est resté assez constant. En 2016, le duo Alonso/Button cumulait 47 millions d’euros. Aujourd’hui tout est revenu à la baisse, pour revenir aux origines des années 90 et un sommet à 25 millions.

Le cas de Renault Sport F1 est intéressant, car cela est indiqué dans son ADN. L’équipe d’Enstone depuis 25 ans n’a jamais dépensé plus de 24 millions d’euros dans son line up. Hormis une exception : en 2008 lorsque Fernando Alonso est revenue et à toucher un salaire de 22 millions d’euros et une prime de titre de 8 millions (qu’il n’a jamais obtenu), mais dès l’année suivante en 2009, Alonso touchait 16 millions d’euros de salaire. Aujourd’hui avec Hulkenberg à 8 millions et Sainz à 4 millions, l’équipe française reste dans sa norme. A moins qu’un retour de Fernando Alonso…

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Note du Mardi – La stratégie d’anticipation de Mercedes

Note du mardiDiscrètement l’équipe Mercedes AMG F1 tente d’anticiper son avenir sportif. Sans véritablement faire de vague. Le retrait de Nico Rosberg après son titre de champion du monde 2016 a servi de leçon. Certes Valtteri Bottas a signé un contrat d’une saison (avec une option pour 2018) et Lewis Hamilton dispose encore d’une saison, mais des détails inquiètent et provoque l’introduction de l’équipe allemande sur le marché des transferts. De manière inattendu et plus par précaution.

La clause Hamilton

Depuis la signature de son contrat McLaren en 2008, Lewis Hamilton inclus à chacun de ses contrats une clause bien spécifique. Cette dernière permettait à l’époque au pilote de quitter McLaren-Mercedes une année avant l’expiration de son contrat, à la condition unique qu’il ne soit pas champion du monde ou qu’il ne soit pas en tête du championnat pilote au 1er Septembre.

Cette clause a été stipulée dans le premier contrat signé entre Mercedes et Hamilton pour la période 2013/2015 et elle a été prolongée pour le deal actuel 2016/2018. Toutefois nous sommes en 2017. Hamilton n’a pas été champion du monde en 2016 et il a (au GP d’Autriche) 20 pts de retard sur Sébastian Vettel.  De plus, le triple champion du monde reste énigmatique dans ses déclarations concernant son désir d’avenir, depuis deux mois maintenant. Entre ouvrant une porte qui était fermée jusqu’à présent.

La stratégie de l’anticipation

Depuis le début de saison, la rumeur indique que Sébastian Vettel dispose d’un contrat avec Mercedes AMG F1. Le quadruple champion du monde termine son premier contrat de trois saisons (2015/2016/2017) avec la Scuderia Ferrari et malgré les multiples tentatives de Sergio Marchionne, le grand patron de FIAT/Chrysler de vouloir prolonger son contrat, Vettel souhaite attendre septembre pour se prononcer. Pourtant les modalités du nouveau contrat avec l’équipe italienne sont déjà couchés sur le papier (jusqu’en 2020 et un salaire revue légèrement à la hausse). Une porte de sortie.

Toto Wolff, pragmatique ne souhaite probablement pas revivre la situation du départ de Nico Rosberg. Inconfortable pour lui et dégradant l’image d’une équipe qui met en avant son organisation comme prétexte de son succès. Bottas sera prolongé par un nouveau contrat de deux saison (jusqu’en 2019). Tandis que la piste Fernando Alonso sera toujours vivante jusqu’au moment de la décision de Lewis Hamilton. Mais elle n’est que le plan C.

La piste d’un pré accord Vettel/Mercedes AMG est ainsi crédible, tant le constructeur allemand n’a absolument pas profiter de mettre en place la promotion du titre de Rosberg. Un titre pour rien donc. Mais permettre à Vettel d’obtenir son 5ème titre, voir d’égaler Schumacher… le marketing est infini au milieu des scénarios.

Domino

La position de Lewis Hamilton après le Grand Prix de Belgique sera cruciale pour la suite des événements. Au-delà de la possibilité spéculative et peu réaliste d’un retrait du pilote anglais, c’est surtout l’hypothèse d’une prolongation d’une année (2018) qui pourrait perturber le jeu. Vettel sera ainsi obligé de signer un nouveau contrat avec Ferrari et sera exclu du jeu, durant un temps. En parallèle c’est la rumeur d’une prolongation de contrat d’Hamilton pour après 2018 qui sera intéressant de regarder.

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GP Canada 2017 – Paddock Confidences

GP du Canada jusqu’en 2029
Une prolongation de douze années a été signé. C’est en réalité une prolongation de 5 années du précédent contrat qui était de 7 ans. Un total de 65 millions d’euros seront investis dans les infrastructures. Dont 35 millions pour la construction de nouveaux stands, centre médias, routes et chambres VIP. Début des travaux en 2018 pour 2019.

Le casque de Senna
Lewis Hamilton a reçu de la part de la Fondation Senna, un casque d’Ayrton Senna pour célébrer la 65ème Pôle position du triple champion du monde Anglais. Toutefois, le casque en question est une copie modèle 1987. Une copie toutefois officielle que recevra chez lui Hamilton à Monaco prochainement. En réalité, les casques originaux ont une valeur telle qu’il est désormais compliqué de les assurer et ils sont précieusement stocké par la Fondation au Brésil.

Les rumeurs de transfert
Daniel Riccardo a indiqué qu’il n’ira pas chez Ferrari en 2018. Vettel a précisé qu’il n’était pas encore temps de parler prolongation avec Ferrari. Relançant l’idée du pré-contrat avec Mercedes pour la saison prochaine. Carlos Sainz hésite pas prolonger l’aventure avec Toro Rosso pour 2018 et Toto Wolff lance la rumeur d’un Nico Rosberg chez Ferrari à la place de Kimi Raikkonen.

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GP Mexique 2016 – Paddock Confidences

GP Mexique 2016 F1La tourmente McLaren
Les rumeurs sur l’équipe de Woking sont fortes depuis le GP des Amériques la semaine précédente. Eric Boullier pourrait partir prochainement (pour aller ou ?) L’une des clés de lecture est que l’alliance McLaren et Honda pourrait devenir le principal vainqueur de la fin de la réglementation hybride actuelle en 2020. Indépendante (pas de moteur client), puissante financièrement, disposant de top pilotes, McLaren est toujours considéré comme une menace…

L’avis de Brawn sur Rosberg
Intéressante analyse de Ross Brawn sur l’approche de la course de Nico Rosberg et Lewis Hamilton. L’ingénieur anglais a indiqué que le triple champion du monde a une approche plus émotionnelle que Rosberg. De plus l’allemand a un entourage solide, tandis que Hamilton est plus volatile. Pour résumer : Rosberg a cumulé de l’expérience et analyser ses faiblesses depuis 2014.

Plus vendeur…
Jenson Button a été très déçu par la couverture du prochain F1 Racing, indiquant que c’est Ron Dennis qui l’a forcé à prendre une année sabbatique. Le champion du monde 2009 a simplement indiqué que c’était faux et que c’était lui qui a indiqué à Dennis son intention de stopper sa carrière pour 2017.

Vettel et Ferrari
Le quadruple champion du monde annonce déjà qu’en 2017 Ferrari se battra pour le titre. Cette séquence d’annonce fait suite à la précédente : c’est lui qui a interrompu les discussions pour une prolongation avec l’équipe de Maranello jusqu’en 2020. La réalité est que Sergio Marchionne est déçu par les performances de l’allemand et a indiqué qu’il voulait voir comment évoluera le début de saison 2017 de Ferrari pour prolonger l’aventure avec Vettel.

La Malaisie et la F1
Le promoteur du circuit de Sepang discute apprement avec Bernie Ecclestone pour prolonger l’aventure avec la Formule 1. Le problème du prix est au centre. Sepang estime qu’après bientôt 20 ans, elle doit payer moins (50% de moins), ce qui n’est pas de l’avis d’Ecclestone. Ce week-end, Sepang recevra environ 95.000 spectateurs pour la course MotoGP, trois fois plus que pour la F1 et en moins coûteux…

Retour de bâton…
Bernie Ecclestone n’a de respect que pour les hommes de la course et très peux pour les businessman de la course. Estimant que Toto Wolff est présent en F1 pour l’argent, la charge est forte et le retournement de l’histoire passionnante. En 2012, Ecclestone avait fait en sorte qu’Adam Parr (alors directeur général), quitte l’équipe Williams pour favoriser Toto Wolff dans l’entourage de Grove en échange d’un peu glorieux chantage aux Accord Concordes.

La menace Formule E
L’annonce d’Audi de stopper son programme d’Endurance, pour se concentrer sur son programme de Formule E, fait échos avec le programme de Mercedes-Benz de venir dans la discipline en 2018. Audi pourrait investir 100 millions d’euros par an dans la discipline et son programme. Nous entendons aussi que BMW aurait une option pour racheter l’équipe Andretti en 2018/2019.

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GP Hongrie 2016 – Paddock Confidences

World Copyright: Steve Etherington/LAT Photographicref: Digital Image SNE25457
World Copyright: Steve Etherington/LAT Photographicref: Digital Image SNE25457

Bottas et Massa dans le viseur de Renault ?
Après le refus de Carlos Sainz et l’hésitation de Sergio Perez (le mexicain attend l’évaluation de ses sponsors). La direction de Renault aurait un plan pour arracher les deux pilotes actuellement chez Williams pour 2017. Ambitieux.

Stroll et Williams
L’après Felipe Massa est déjà dans les esprits chez Williams. Lance Stroll a indiqué que son père était prêt à investir environ 30 millions d’euros par année dans l’équipe au cas ou il devenait titulaire. Une proposition séduisante qui fait partie d’un des nombreux scénarios à Grove.

L’ombre de la Formule E
Suite à la signature des promoteurs du circuit Gilles Villeneuve à Montréal pour l’organisation d’une course de Formule E, quelques jours après le week-end de Formule 1, Bernie Ecclestone a menacé d’annuler le contrat de Montréal.

Magnussen en réserve ? 
Le pilote danois s’est largement répandue sur le traitement médiatique dont il fait l’objet chez Renault Sport F1. Magnussen estime qu’il a encore une chance d’être en 2017 dans l’équipe française, mais discute avec d’autres teams. Une idée serait de garder le danois comme 3ème pilote en 2017.

Rosberg et son salaire
Si en Allemagne le salaire est évalué à 45 millions d’euros environ sur deux saisons, la réalité est bien différente. Pour la saison 2017, Nico Rosberg touchera 18 millions d’euros de salaire.

Mercedes et les contrats d’Hamilton et Rosberg
Toto Wolff et Niki Lauda ne sont pas réellement satisfait que leur pilote terminent leur contrat en 2018. Il est entendu que des clauses ont été inscrite pour obtenir une sortie en 2017. Par prudence…

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Note du Mardi – La définitive évolution du métier d’agent

Note du mardiL’espèce devient de plus en plus rare. En voix d’extinction même. L’agent n’est plus le fauve rodant dans le paddock, faisant la pluie et le beau temps, redouté et secrètement admirer.  Le métier a définitivement changé.

La prolongation de Kimi Raikkonen chez Ferrari pour la saison 2017, c’est accompagné d’un mini événement. Son agent historique, Steve Robertson n’a rien à voir avec cette transaction. Le champion du monde 2007 a négocié seul avec la Scuderia.  De son côté, Felipe Massa a rompu l’accord qu’il avait depuis 2002 avec Nicolas Todt pour gérer sa fin de carrière seul, voir sa possible retraite.

La fin d’une époque

Depuis 2010 la tendance se profilait, elle c’est accentuée. L’agent tel que nous l’avons connu par le passé et incarné par Willy Weber, l’agent historique de Michael et Ralf Schumacher, n’existe plus. Le métier à définitivement évolué.

Des pilotes comme Max Verstappen, encore jeune dans le paddock, ont décidé d’un projet à deux niveaux, avec d’un côté une personne gérant l’aspect médiatique et de l’autre une personne valorisant son image et ses intérêts. Comme Fernando Alonso, qui depuis dix ans utilise ce système. Avec plus ou moins de succès, mais en profitant toujours d’une forte valorisation.

Gestionnaire de fonds avant tout

Désormais le métier d’agent est définitif : il sert uniquement à réunir des fonds pour permettre à un pilote de garantir son volant en Formule 1.  Autrement les pilotes n’ont pas réellement besoin de cela. Nicolas Todt l’avait bien compris en permettant à Pastor Maldonado (via PDVSA) et Felipe Massa (via Petronas) de continuer leur carrière. Mais cet impact est limité. Felipe Nasr, poulain de l’écurie Robertson a décidé de voler de ses propres ailes, malgré que le manager anglais ait obtenu le soutien pendant deux saisons de Banco do Brasil pour obtenir le volant Sauber. Le jeune brésilien ne disposant plus de son soutien pour 2017, sa carrière sera compliqué à valoriser.

Une nouvelle tendance durable ?

Nico Rosberg a probablement donné la nouvelle tendance pour la négociation des contrats pilotes. Mandater un consultant. Auparavant ce rôle se cantonnait à une orientation de carrière. Désormais, c’est directement dans la négociation de contrat. Rosberg a demandé à Gerhard Berger de mener le renouvellement de son contrat. Une mode inspirée du tennis ou les grands champions disposent de consultant qui ont été eux même d’ancien champion.

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Jeu d’échec autour du contrat de Nico Rosberg

Echiquier, echecNico Rosberg a mandaté Gerhard Berger pour renégocier son contrat avec Mercedes AMG F1. Si les deux parties sont d’accords sur le principe de prolonger l’aventure, plusieurs points bloqueraient.

Reproduisant la méthode qui a fait son succès par le passé : négocier un renouvellement lorsqu’on est en position de force par rapport à l’équipe. Sa situation en tête du championnat du monde, Nico Rosberg voulait l’utiliser pour prolonger rapidement son contrat avec Mercedes. Inspiré par la saison 2014 conclue dans la première quinzaine de juillet, le pilote allemand a décidé de confier la mission délicate de la prolongation à Gerhard Berger. Ami et compatriote du Niki Lauda et Toto Wolff.

Toutefois les tractations sont délicates et chaque avancée s’accompagne d’un recul. Mercedes AMG F1 a compris la méthode de son pilote, pour prolonger son contrat.

Dès le début des discussions, Toto Wolff a accepté de prolongé d’une seule saison (2018) le contrat actuel du pilote (expirant en 2017), avec un salaire proche de 20 millions d’euros. En réponse, Berger a demandé 85 millions d’euros et un contrat de trois saisons (25 millions d’euros la première saison, puis 30 millions d’euros si le pilote est champion du monde en 2017). Afin de mettre la pression, le consultant autrichien est entré en discussion avec McLaren, afin de proposer les services de Rosberg pour remplacer Jenson Button. Ron Dennis semble intéressé et amusé par la situation. Mais cela n’a pas été plus loin.

Mercedes a proposé un nouveau contrat de deux saisons fermes. Berger a répliqué avec une option d’exclusivité à long terme, liant le pilote avec l’équipe sur une plus longue période.  Sur le principe l’autrichien propose un compromis intelligent. L’idée, inspiré par Red Bull, est de garder la rémunération prévue sur le contrat actuelle, puis obtenir 25 millions d’euros en année deux (soit 2018). Mais en même temps inclure une clause engageant les deux parties jusqu’en 2020 au moins. Cette clause de fidélité (nommons là ainsi) précise que Rosberg privilégiera toujours l’offre Mercedes après 2018 et jusqu’à la fin de l’option.

L’offre permet à Mercedes d’avoir un pilote en option pour 2019 et Rosberg une garantie d’un volant dans l’équipe la plus compétitive du plateau. Sur le principe le pilote allemand prolonge de deux années, mais reste lié à la marque à l’étoile pendant 4 ans. Un compromis satisfaisant.

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