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Note du Mardi – La capacité de résilience de Williams, Haas et Vettel

notedumardi-900x6757165869066367047722.jpg« Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution et une loi n’engendrent pas seulement un effet, mais une série d’effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas ; heureux si on les prévoit ». C’est ce qu’écrivait en 1850, l’économiste Fréderic Bastiat, dans son pamphlet « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas ». Il n’a jamais été si actuel pour trois sujets en Formule 1 : Le cas Williams, le cas Haas et le cas Vettel.

Le cas Williams

Le résultat fait mal avec un seul point lors de la campagne 2019. Un lent déclin qui s’est accéléré depuis 2017. L’équipe de Grove s’inscrit dangereusement dans l’histoire des équipes Tyrrell et Lotus, monument de la discipline ayant disparue respectivement en 1998 et 1994. EN 2019, la FW42 est arrivée avec 2 jours ½ de retard sur le planning et le premier semestre a été compliqué. Pire, pensant qu’un seul package aéro introduit durant l’été pouvait suffire à remonter vers le milieu de tableau, l’équipe a déchanté, d’autant que la qualité des pièces n’était pas digne des standards actuels de la discipline. Dans les faits, l’usine de Grove a réalisé qu’elle avait 3 ans de retard sur ses concurrents.

L’arrivée de Paddy Lowe devait permettre de combler un retard. L’ingénieur anglais a apporté un savoir-faire qui ne pouvait pas avoir d’effet avec les outils utilisés par l’équipe jusqu’à présent. Ainsi, depuis 14 mois, l’équipe Williams est en profonde réforme interne. L’étalonnage de la soufflerie a été mis à jour. En réalité, les données sur la piste ne présentaient pas les mêmes gains qu’en soufflerie depuis deux saisons. De même, l’aspect de la planification de la saison, partant par les premiers tests privés a été révisé, pour devenir plus rigoureux, avec de nouveaux outils d’évaluations. La future FW43 sera une forte évolution du modèle précédent, bénéficiant des expérimentations de la seconde partie de saison 2019.

Le cas Haas

Gunther Steiner a avoué tardivement l’un des principaux défauts de la saison 2019 de Haas F1 Team : la gestion des pneus. La réaction première des ingénieurs a été de vouloir faire fonctionner par les réglages et accuser le pilotage de ses pilotes au lieu de regarder si le problème ne venait pas de l’aérodynamique. En réalité, la voiture était bonne sur des runs cours.

L’un des principaux problèmes réside ici dans le management général de l’équipe. Après une bonne saison 2018, l’équipe technique a considéré qu’elle avait atteint le socle de compétence pour établir une base compétitive pour l’avenir. Ne voulant pas se remettre en cause pendant un semestre. Pendant ce temps, les pilotes ont surpiloté pour compenser l’inconstance de leur monoplace, provoquant des sorties de pistes et même une rivalité interne qui a détourné l’attention. Dans les faits, les pilotes n’ont pas été écouté dans leur réaction. Le pouvoir était aux ingénieurs. Devant le désarroi et l’absence de solution la tension est montée et l’ambiance s’est dégradée. Lors du GP d’Espagne les premiers signes ont été entrevue, mais le résultat (7eme en qualification) a été un épais brouillard de confiance alors que les données et les retours des pilotes ont été ignoré. L’équipe a fait confiance à ce qui était facile et agréable à croire (le résultat) et non à la réalité et aucune réunion n’a été mis en place pendant une longue période.

Le cas Vettel

Ce que nous avons vu est la rivalité avec son équipier Charles Leclerc, qui assez rapidement a montré l’étendue de son talent par plusieurs pôles positions et deux victoires en Belgique et Italie. De l’autre côté du miroir, Sébastian Vettel présentait un visage sombre, ayant perdu la course du Canada et commettant plusieurs erreurs en course et en qualification le faisant décrocher. La presse italienne et la Scuderia absorbé par la nouvelle dynamique de Leclerc a progressivement délaissée le pilote allemand.

Le quadruple champion du monde a admit qu’il n’avait pas toujours eu l’impression d’avoir fait ce qu’il pouvait et qu’il aurait largement pu faire mieux. Admettant que ce n’est pas sa façon de piloter qui doit changer. Confirmant qu’en 10 ans il avait évolué sur ce point, mais peut-être pas aussi positivement qu’il le pense. L’autre point d’auto-critique étant son approche avec les ingénieurs. Passant la première partie de l’année à essayer de comprendre ou pouvait provenir le manque de performance et de trouver des réponses précises, des risques ont été commis et de l’énergie dépensée sur le long terme. Vettel a admis qu’il aurait été préférable de se concentrer davantage sur la performance du jour. Chose que Leclerc, a réalisé, par manque d’expérience finalement.

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Note du Mardi – L’héritage technique de la Scuderia Ferrari

notedumardi-900x6757165869066367047722.jpgLe directeur général de Ferrari, Louis Camilleri,  dans un long entretien sur le site Motorsport.com a glissé une phrase qui reste représentative : « je vois que chaque fois que Ferrari parvient à faire quelque chose d’un peu mieux que ses adversaires, il y a toujours quelque chose de mal et le talent ou la créativité ne sont jamais reconnus. C’est un peu frustrant. » Une phrase qui en dit long sur la notion de l’héritage.

Pour cette saison 2019, la Scuderia avait introduit une interprétation de la réglementation moteur concernant le flux d’essence contrôler par le capteur FIA. Conforme dans certaine phase, il ne l’était pas dans d’autres. Ce procédé a permis au moteur italien un surcroit de puissance, alors que le moteur Mercedes-Benz, pourtant dominateur depuis 2014, marquait le pas. Ce procédé a été par la suite copier par Honda et semble t’il Renault et finalement Mercedes. Ferrari annonce un nouveau moteur pour 2020.

La difficulté de suivre le monde

Historiquement la Scuderia Ferrari n’a pas vraiment été la structure la plus novatrice du paddock. Elle ne s’est convertit au frein à disque qu’en 1958, le moteur à l’arrière en 1961, la monocoque en 1964, l’effet de sol en 1981, la monocoque carbone en 1984 etc… Une passée technique qui a progressivement converti la structure italienne comme une suiveuse et non une innovatrice du genre. Souvent avec 2 ou 3 saisons de retard sur ses rivaux anglais.

Lorsqu’Enzo Ferrari décide enfin d’aborder la chose sous un angle de la modernité, il propose un beau contrat à l’ingénieur John Barnard, alors chez McLaren, pour faire entrer la Scuderia dans une nouvelle ère. Nous étions en 1985/1986. Une dizaine d’année après, Jean Todt, alors directeur de l’équipe italienne, transféra les deux cerveaux techniques de Benetton Formula (Ross Brawn et Rory Bryne) et des ingénieurs de Peugeot Sport pour le département moteur, pour établir une domination au début des années 2000. Même chose plus tard, dans le transfert de Pat Fry à la fin des années 2000 et les contrats avortés de Bob Bell et James Alisson il y a 4 ans. Ainsi, la Scuderia s’inspire des autres, que ce soit dans le mode de management, l’organigramme, les hommes, la technologie pour tenter de se maintenir ou progresser dans la hiérarchie.

L’innovation sous un angle particulier

Toutefois quand elle innove, c’est souvent au bord de la réglementation pour combler un retard ou au détriment de ses adversaires : Aileron flexible en 1997, badge board en 1999, anti-patinage en 2000, exclusivité des pneus Bridgestone en 2001 et jusqu’en 2006, Influence politique sur la réglementation, pour parler des plus marquants. Tandis que pour ses adversaires anglais le font pour faire progresser la discipline ou un aspect technique (suspension active, utilisation de matériaux nouveaux, concept aérodynamique etc…)

La réalité est que les deux seules véritables innovations techniques introduite par la Scuderia Ferrari depuis ses débuts en Formule 1 sont l’inauguration de la piste de Fiorano en 1973 et la boite de vitesse au volant en 1989.

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Note du Mardi – Noirceur et transfert technologique

notedumardi-900x6757165869066367047722.jpgLorsque le dossier de 40 pages a été déposé par Racing Point, pour réclamer une illégalité de Renault Sport F1, les commissaires ont été impressionné par l’ampleur du document et sa précision. Obligeant à l’enquête. Une nouvelle étape dans l’aspect obscure de la Formule 1.

Pendant longtemps la pratique a été toléré sous le prétexte de la compétitivité et la croissance de la discipline. Dans les années 70, plusieurs ingénieurs ayant travaillé chez Team Lotus ont développé pour d’autres  équipes entre 1971 et 1975 des avatars du modèle 72. Cela servait les intérêts commerciaux de la discipline d’avoir des machines compétitives. Tout était ainsi permis et toléré. Si un doute était observé, les commissaires étaient invités à étudier un détail, à la discrétion de l’équipe ayant remarqué la petite anomalie.

1978, un premier tournant

En 1978, deux premières historiques ont eu lieu. La première en début de saison, lorsque la jeune équipe ARROWS présenta sa FA01, qui était une copie de la Shadows DN9. La machine américaine dessinée par Tony Southgate était considérée par ce dernier (à tort), comme sa propriété intellectuelle. La Haute Cours de Londres a délibéré le 31 Juillet 1978 que 70% du dessin était identique entre les deux machines et que les FA01 devaient être détruite et les pièces détachés remises à l’équipe Shadow. Lorsque Brabham présenta sa BT46B « Aspirateur » une réclamation officielle de plusieurs équipes a été déposé auprès de la FIA. Confuse, cette dernière autorisa l’équipe de Bernie Ecclestone de concourir pour le Grand Prix de Suède, mais un compromis a été ensuite trouvé avec les équipes et la Fédération. Premier acte d’une manœuvre politique qui débouchera en 1981 aux Accords Concorde.

Avec le temps, un gentleman agreement a été établit autour du transfert des ingénieurs, certain, comme Alan Jenkins en ont fait une carrière. Reproduisant les plans de la dernière machine auquel il avait participé. Depuis les années 90, le principe du « congé de jardinage » a été mis en place. La logique des 3 mois était toléré pour passer d’une équipe à une autre. Tout étant dans la logique de la croissance de la discipline.

Il y avait eu 2005 et 2006, avec l’affaire du double réservoir de la BAR et le système de suspension de la Renault. Des dénonciations plus ou moins anonyme et un début de quelques choses de plus gros.

2007, l’échelle industriel du transfert technologique

2007 restera le tournant majeur. Un document de 780 pages arrive dans le bureau de Mike Coughlan chez McLaren. Les plans de la Ferrari F2007 et 2008 dans les détails. Plus qu’un simple transfert d’ingénieur, cette transmission de document mettait en lumière une pratique qui existait depuis le début du millénaire. L’artisanat humain passait à l’échelle industriel et la sanction a été proportionnelle à la catastrophe. Plus rien ne sera comme avant.

Depuis cette date, les transferts des ingénieurs mettent 6 mois à passer d’une équipe à une autre, le transfert de technologie beaucoup plus lent à se mettre en place, car les équipes ont changé leur structure de management en secteur, misant sur la spécialisation et n’ayant plus de vision globale d’une voiture. Provoquant une hausse des salaires des ingénieurs comme Newey, Brawn et Cascoyne par exemple et progressivement remplaçant les individualités par un système commun au turn over régulé.

Un nouveau tournant

Les réclamations auprès de la FIA ont ainsi évolué vers un doute médiatique. Mais le dépôt du dossier d’enquête de Racing Point contre Renault montre qu’un transfert humain est à la source probable de la réclamation et que chaque équipe pourrait disposer d’un dossier contre une équipe concurrente direct au classement. Jouant sur des transferts d’ingénieurs stratégiques. L’heure n’est dont plus de se renforcer, mais d’affaiblir. Ouvrant un chapitre nouveau.

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Vers des F1 à pare-brise ?

Selon Autosprint, la FIA souhaite améliorer la sécurité des pilotes en mettant en place un système de protection contre les roues ou les carambolages du type Schumacher -Liuzzi lors du GP d’Abu Dhabi 2010.

Les ingénieurs proposent une série de structure et le site propose une vue d’artiste assez troublante.
F1 pare-brise

Notons que LOLA, l’an dernier, avait proposé dans une étude la solution d’un spoiler (voir l’article).

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Et vous en pensez quoi ?

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Moteur F1 : le projet FOTA 2013-2014

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L’idée de prolonger la durée de vie des V8 actuels par la FOTA est intéressant à étudier sur le fonds et la forme, autour de l’aspect coûts et consommation en carburant.

Logiquement, un moteur tournant moins vite consommera moins de carburant. Une logique difficile à évaluer en Formule 1. Mais faire baisser la puissance de 10 à 15% et le régime de 1.500 tr/min permettrait d’obtenir un réservoir plus faible qu’aujourd’hui. La FOTA utilise l’argument de la réduction de la consommation pour retarder le moteur bi-turbo. Les constructeurs de la FOTA discutent aussi beaucoup sur l’utilisation du KERS. Une idée est de permettre de réaliser 40 à 50% de la course en mode électrique. Mais,  l’ensemble est d’accord pour dire que le système de récupération d’énergie 2009, qui sera encore utilisé l’an prochain,  doit être rentabilisé avant de passer à une autre technologie novatrice. Mais gourmande en finance.

Un moteur de plus faible puissance, 670cv environ, dérivé du moteur V8 actuel, permettrait aussi d’allonger sa durée de vie d’un Grand Prix ou deux. Ce qui limiterait encore le nombre de blocs moteur par saison (actuellement à huit) à cinq, comme le souhaitait la FIA l’an dernier. Les coûts diminueront aussi autour de 3,5 à 5 millions d’euros (6,5 à 8 millions aujourd’hui) pour la location moteur auprès des équipes.

Les constructeurs de la FOTA peuvent aussi se mettre d’accord sur le gel total en 2013-2014 de leur moteur, afin de concentrer leurs efforts budgétaires sur le prochain moteur Turbo. Reste une question :

Pourquoi ne pas appliquer l’idée, expliquée ci-dessus,  pour 2011 et 2012, au lieu de 2013-2014 ? Voilà la partie que pourrait utilisé comme argument la FIA.

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Des boites 2009 Red Bull pour Lotus en 2011

Lotus F1L’accord Lotus Racing – Red Bull Technology autour de la fourniture de transmissions et hydraulique sur deux saisons, ouvre des détails très intéressants sur les choix de Mike Gascoyne, le directeur technique de l’équipe Lotus.

La boite de vitesses, qui sera fournit, est celle de 2009. Elle est moins chère, a fait ses preuves coté fiabilité et, surtout, elle n’est pas aussi extrême que la boite 2010 dans sa partie postérieure, étant donné que le double diffuseur sera interdit l’an prochain.

Red Bull Technology fournira donc un ensemble fiable et correspondant parfaitement à la prochaine philosophie de la prochaine Lotus 2011, comme l’indique Mike Gascoyne :

« L’annonce que nous avons conclu un accord pluriannuel avec Red Bull Technology,  pour la fourniture de nos boîtes de vitesses et de l’hydraulique à partir de 2011,  est évidemment un énorme pas en avant pour nous, tant en termes d’ingénierie que comme l’expression de nos ambitions pour l’année prochaine et pour les championnats à venir. L’ensemble boîte de vitesses/hydraulique joue évidemment un rôle essentiel dans les performances de la voiture en termes de conception et de design,  cet accord permet à nos équipes de conception et aérodynamique d’avoir une plate forme de travail très excitante. La suppression des doubles diffuseurs en 2011 permettra un resserrement de la carrosserie arrière et structures mécaniques autour de la boîte de vitesses ainsi cet accord nous permettra de capitaliser sur cela avec notre voiture 2011. »

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Accord Lotus Racing – Red Bull Technology

LotusLe principe d’une annonce Lotus – Renault ne fait plus aucun doute après l’annonce que Lotus Racing utilisera les boites de vitesses de Red Bull Technology, ainsi que le système hydraulique à partir de la saison 2011.

Auparavant, Lotus Racing utilisait le système X-Trac, largement critiqué pour sa faible fiabilité. L’accord Red Bull Technology – Lotus Racing porte sur deux années (2011 et 2012), soit la durée du contrat de fourniture moteur avec Renault Sport.

Lotus a prévu de faire deux autres annonces cette semaine, selon le communiqué de l’équipe.

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F1 – Lotus – HRT : l'ombre technique de Toyota

Toyota TF110Il y aura un peu de Toyota dans la prochaine Lotus, annonce Autosprint hier, en précisant qu’un accord de coopération technique « très vaste » entre l’usine de Cologne et Lotus sera annoncé pour Singapour.

A la fin de l’hiver 2009/2010, quelques mois après l’annonce de son retrait et de l’échec du projet Stefan GP, le constructeur automobile Toyota a  précisé que son usine allemande (TMG) se transformera en bureau d’étude pour d’autres clients. Proposant des solutions comme une location de soufflerie, des services d’ingénieries de hauts niveaux etc…

Victime d’un conflit indirect avec son partenaire AEROLAB, Lotus Racing et Mike Gascoyne aurait trouvé une alternative géographique plus convenable. En effet, le bureau d’étude de l’ingénieur anglais dispose de 30 ingénieurs…à Cologne. Une proximité qui permettra d’augmenter la réactivité de l’équipe Lotus.

Mais TMG, ne s’arrêtera pas à un seul client. En effet, son personnel pourrait aussi travailler pour Hispania Racing Team. La presse espagnole indique qu’un contrat technique a été signé entre les deux parties. Moins ambitieux que le projet initial, mais un rapport de plusieurs millions d’euros tout de même (voir ici pour en savoir plus). Sans parler du préaccord avec Villeneuve Racing/Durango.

Avec le contrat Lotus et probablement HRT, Toyota Motorsport cumulerait un volume de contrat de 25 à 30 millions d’euros annuels.

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Technique 2013 – Ferrari finalement d'accord avec le 4 cyl

turboToutes les deux semaines, sous la présidence de Gilles Simon, le groupe de travail moteur de la FIA tiens réunion pour définir d’ici la fin de cette année le prochain moteur 2013.

Actuellement, la première ébauche d’un 4cyl 1600cm3 turbo est favori, mais la Scuderia Ferrari a mis tout son poids dans la balance pour qu’un moteur V6 1800cm3, déviré des V8 actuels, soit retenu (voir ici). En vain. L’équipe italienne a finalement accepté, à contrecœur, le principe du 4 cylindres. Ferrari a donc perdu la bataille d’influence du moteur 2013.

Toutefois, restera un détail d’importance : le moteur sera-t-il en ligne ou en V ? Ferrari souffle que ce moteur n’est qu’un projet, pas un règlement ferme et que dans le principe il doit être affiné,  pour éviter une hausse des coûts. Là semble être le problème pour plusieurs clients de moteurs. Un moteur plus coûteux dans la conception (le chiffre de 100 millions d’euros est annoncé) sera plus chere à l’achat…

Mais déjà les discussions ce déplacent sur le règlement des turbos. En effet, l’idée d’une turbine unique fait son chemin, pour éviter les astuces techniques moteurs. Restera aussi le principe du carburant. Bref, beaucoup reste à faire, mais le principe du moteur 4cyl 1600cm3 semble désormais validé par tous les constructeurs moteurs.

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GP Italie – Les 3 nouvelles mesures de tests du T-Tray

La FIA va renforcer les mesures de contrôles autour de la flexibilité de l’aileron avant et surtout autour du système T-Tray (voir : le secret de la RB6) dès le Grand Prix d’Italie à Monza. Voici les mesures qui seront ajoutés à celle déjà prises à Spa-Francorchamps.

  • 1 – Le T-Tray ne devra comporter aucun pivot ou charnière permettant une articulation.
  • 2 – un deuxième test de déformation sera pratiqué 38cm en amont des roues avant
  • 3 – La planche logée sous le fond plat ne sera plus constituée que de deux pièces, dont la plus petite ne pourra mesurer moins d’un mètre.

Des mesures qui s’ajoutent donc à celles effectuées lors du GP de Belgique qui comprenaient :

  • 1 – Une masse appliquée de 100 kg afin de mesurer la flexibilité des ailerons
  • 2 – Le T-Tray doit être entièrement rigide et ne doit pas comporter d’éléments tels que des ressorts mécaniques ou hydrauliques, ainsi que des éléments dont la déformation pourrait ne pas être linéaire.

Source Sport Auto

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