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Fernando Alonso au centre du jeu des transferts 2018

Fernando AlonsoLa semaine suivant sa belle performance aux 500 Miles d’Indianapolis, Fernando Alonso échange avec Zack Brown. Ce dernier très satisfait des retombées médiatiques du pilote espagnoles dans la célèbre course américaine, en profite pour proposer de prolonger l’aventure avec McLaren. Hésitant, Fernando Alonso demande du temps pour la réflexion. Quelques jours plus tard, après avoir consulté Flavio Briatore et Luis Garcia-Abad, Septembre sera le mois de la décision officielle. Mais pendant ce temps, l’entourage du double champion du monde n’attend pas le temps qui passe.

L’option Mercedes AMG F1 est favorite dans l’esprit du pilote espagnol. Après avoir échangé avec Lewis Hamilton, ce dernier lui a répondu qu’il n’avait aucun problème pour cohabiter avec lui dans l’équipe, tout en laissant ouverte la porte qu’un possible break d’une saison (2018) soit envisagé en cas ou le titre lui échappe. Une fenêtre exploitée par Flavio Briatore. L’italien sonde Niki Lauda et Toto Wolff concernant le contrat de Bottas et surtout la rumeur du précontrat avec Sébastian Vettel, tout en sondant les intentions de la marque allemande de propulser McLaren. Le duo autrichien reste vague, mais laisse entendre que Fernando Alonso n’est pas une option d’avenir pour la marque allemande. Même voile concernant le moteur.

En parallèle Luis Garcia-Abad discute en secret avec Alain Prost et Cyril Abiteboul au nom de Renault. Le lien n’a jamais été rompu, mais la politique de la marque française laissait entendre qu’un retour était impossible. Renault Sport F1 n’est pas une option pour vaincre en course dès 2018, mais l’usine d’Enstone est nettement en avance sur McLaren-Honda et le sera encore la saison prochaine. Les contours d’un accord ont été discutés, mais rien n’a pas paraphé pour le moment. L’idée d’un duo Hulkenberg-Alonso / Alonso-Hulkenberg séduit Renault. Le salaire, serait discuté autour de 25 millions d’euros annuel, la durée ne filtre pas.

A Woking, Zack Brown relativise la situation. Utilisant Flavio Briatore (conseiller de Fernando Alonso), dans une mission de sondage et éventuellement négociation moteur, pour remplacer Honda. L’homme fort de Woking tente de convaincre Alonso de rester à l’avenir. D’ailleurs Briatore communique dans ce sens. Faute de mieux pour l’instant. Sur le bureau de Brown, un nouveau contrat de trois saisons pour Alonso, soit jusqu’en 2020.

En attendant que McLaren soit performante, il faut occuper le terrain de la médiatisation. Il faut avoir un champion du monde dans son effectif pour exister.  L’option Jenson Button est toujours active pour 2018. Mais, l’idée d’un retour de Kimi Raikkonen est aussi envisagée. Surtout depuis Monaco. Il semblerait que des discussions discrètes ont été réalisées entre Steve Robinson et Zack Brown, initialement pour faire connaissance, mais aussi pour établir un contact. Imaginatif, l’option de proposer un contrat-prêt (à la façon de Jenson Button et Williams entre 2000 et 2004), est envisagé pour Fernando Alonso. Lui permettant d’aller dans une autre équipe, le temps que l’ensemble McLaren-Honda soit compétitif.

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GP Canada 2017 – Paddock Confidences

GP du Canada jusqu’en 2029
Une prolongation de douze années a été signé. C’est en réalité une prolongation de 5 années du précédent contrat qui était de 7 ans. Un total de 65 millions d’euros seront investis dans les infrastructures. Dont 35 millions pour la construction de nouveaux stands, centre médias, routes et chambres VIP. Début des travaux en 2018 pour 2019.

Le casque de Senna
Lewis Hamilton a reçu de la part de la Fondation Senna, un casque d’Ayrton Senna pour célébrer la 65ème Pôle position du triple champion du monde Anglais. Toutefois, le casque en question est une copie modèle 1987. Une copie toutefois officielle que recevra chez lui Hamilton à Monaco prochainement. En réalité, les casques originaux ont une valeur telle qu’il est désormais compliqué de les assurer et ils sont précieusement stocké par la Fondation au Brésil.

Les rumeurs de transfert
Daniel Riccardo a indiqué qu’il n’ira pas chez Ferrari en 2018. Vettel a précisé qu’il n’était pas encore temps de parler prolongation avec Ferrari. Relançant l’idée du pré-contrat avec Mercedes pour la saison prochaine. Carlos Sainz hésite pas prolonger l’aventure avec Toro Rosso pour 2018 et Toto Wolff lance la rumeur d’un Nico Rosberg chez Ferrari à la place de Kimi Raikkonen.

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GP Monaco 2017 – Paddock Confidences

Hamilton à vie chez Mercedes
L’inquiétude est visible dans le management de Mercedes AMG F1. Ne souhaitant pas subir le même scénario que la saison dernière avec Nico Rosberg, Toto Wolff souhaite proposer à Lewis Hamilton la possibilité de rester dans l’équipe au-delà de l’année 2018. Une anticipation destinée à justifier les possibles autres pistes.

Raikkonen et Mercedes
Si les noms de Vettel et Alonso sont régulièrement commenté par Niki Lauda et Toto Wolff. Un pilote reste discret, mais semble peu à l’aise chez Ferrari : Kimi Raikkonen. Le champion du monde finlandais et son entourage sont discret, mais il est entendu que Raikkonen est disponible pour la saison 2018.

Vettel et Ferrari
Sergio Marchionne souhaiterait proposer un contrat « à vie », mais la réalité est qu’un nouveau contrat de trois saisons (2018/2019 et 2020) d’une valeur de 100 millions d’euros serait sur la table et prêt à être annoncé pour le GP d’Italie en Septembre.

Perez et Renault
Sergio Perez cherche à trouver un lien avec un top team. Mais une offre provenant d’un constructeur le séduirait. Renault Sport F1 souhaite rééditer le duo de Force India 2016 (avec Nico Hulkenberg) en proposant un volant à Sergio Perez pour 2018. Le sponsoring du mexicain est aussi en ligne de mire, mais un salaire important serait aussi sur la table.

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GP Russie 2017 – Paddock Confidences

Sotchi 2017 GP F1Rumeur de paddock 
La saison débutant à peine que déjà des rumeurs de transferts sont dans l’air. Daniel Ricciardo et Max Verstappen chez Ferrari à la place de Kimi Raikkonen. Sebastian Vettel chez Mercedes AMG à la place de Bottas. Fernando Alonso chez Renault ou Mercedes, voir même (plus intéressant) chez Williams.

Sauber et Honda
La confirmation a été faite que Honda fournira bien Sauber F1 Team en 2018 et jusqu’en 2020. En coulisse, l’accord s’accompagne d’un engagement financier du constructeur nippon envers l’équipe suisse. Sauber demandait 40 millions d’euros de’apport dans son budget, il obtiendra 20 millions en 2018 et peut-être 40 millions en 2019. Selon conditions.

Honda et McLaren
Une rumeur indiquait à Sotchi que McLaren allait conclure un accord avec Mercedes pour obtenir son moteur en 2018, le temps que Honda via Sauber mette au point un moteur performant. Le clan allemand a rapidement démenti, tandis que du côté Honda on a indiqué avoir débauché des ingénieurs de Mercedes, Ferrari et Renault dans des rôles de consultant, afin de progresser plus vite. Il y a quelques temps, l’ingénieur Mario Illien a été consulté par McLaren pour intégrer le staff technique dans un rôle ressemblant beaucoup à celui d’Ussamu Gotto en 1993, lorsque le gourou nippon avait quitté Honda pour intégrer le staff McLaren, modifié le moteur Lamborghini V12, se pencher sur le projet V10 Chrysler et le V8 Ford HB, avant de partir chez Ferrari début 1994 pour modifier le V12 et concevoir le premier V10 de l’équipe italienne en 1996.

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Paddock Confidences (mini) – GP de Chine 2017

Vers un gel des moteurs en 2021 ? 

C’est dans l’air depuis un petit moment, mais jamais encore clairement exprimé. Gunther Steiner propose après 2020 d’appliquer la mesure prise sur les moteur V6 après 2006 pour réduire les coûts et stabiliser les performances. Plutôt que de réintroduire un nouveau concept moteur qui est synonyme de hausse des coûts pour les équipes.

L’avenir d’Alonso 

McLaren et Fernando Alonso est une histoire compliquée. Zak Brown souhaite prolonger l’aventure avec le double champion du monde espagnol jusqu’en 2019, mais Alonso n’a pas fait de commentaires. La piste Mercedes AMG F1 est active. En Décembre dernier, Flavio Briatore a tenté une opération commando, mais ne voulais pas se faire forcer la main, la direction du constructeur a préféré le profil de V. Bottas qui a signé un contrat d’une seule année. Les discussions sont toutefois ouvertes, mais le PDG de Daimler, Dieter Zetsche ne souhaite plus revivre les saisons explosives de 2014/2015 et 2016, compliqué à gérer au niveau de l’image. A Fernando Alonso de prouver qu’il pourra cohabiter avec Lewis Hamilton.

L’après 2020 vu par Red Bull

« Pour le moment l’avenir est décidé jusqu’en 2020. Tout est clair et sécurisé et les contrats signés. » indique Franz Tost. La déclaration illustre assez bien la pression de Red Bull sur les nouveaux patrons de la Formule 1. Les Accords Concorde signé en 2013 étant favorable à l’équipe autrichienne, elle peut ainsi se permettre de financer deux équipes chaque année et rester compétitive. Si il y a un changement notable, Red Bull pourrait se désengager de Toro Rosso selon les dernières rumeurs…

 

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Note du Mardi – Hamilton et la menace de l’équilibre

Note du mardiLes champions du monde ne sont pas des enfants de cœur. Alain Prost, Ayrton Senna, Michael Schumacher ont une histoire faite de coup bas. Lewis Hamilton, à Abu Dhabi, est entré dans cette liste en ne respectant pas les ordres de son équipe. On parle de dissolution de son contrat avant 2018.

L’intervention de Paddy Lowe en direct pendant la course, contre la stratégie personnelle de Lewis Hamilton, est la conséquence de la réaction des maîtres de Brackley. Toto Wolff a lâché le mot « anarchie » hier. Les conséquences peuvent être importantes. L’implication de Mercedes-Benz dépendant beaucoup de son image de marque, le titre de Rosberg en 2016 avait été soigneusement évalué en interne. Sauf qu’aujourd’hui, ce titre historique (le deuxième d’un fils de champion du monde dans l’histoire de la Formule 1, après Damon Hill en 1996 et le premier d’un pilote allemand au volant d’une voiture allemande), est troublé par le scandale Hamilton à Abu Dhabi.

En Juillet, suite au triste Grand Prix d’Autriche, Wolff avait été ferme en convoquant ses pilotes et précisant qu’il n’aurait pas peur de suspendre ou de révoquer les contrats, si l’un et l’autre ne suivait pas les directives de l’équipe. A ce discours, maintenant les faits.

Sauf que le patron autrichien est tiraillé, entre respect et les résultats. En 2016 il est champion du monde pour la troisième fois de suite, pilote comme constructeur.  Depuis 2014, Mercedes AMG F1 a remporté 51 courses sur 59. Mais d’un autre côté, il se rend compte qu’Hamilton n’avait qu’une seule chance de remporter le titre en 2016 et il a tenté, contre le respect des valeurs de l’entreprise qu’il représente. Bref un précédent a été établi et la promesse que de nouvelles règles dans l’équipe seront mises en place l’an prochain.

Si dans l’éventualité d’une séparation entre Hamilton et Mercedes AMG F1 se profile, deux scénarios peuvent être envisagés :

2010, la solution Ferrari

En 2008 à Monza, Luca di Montezemolo annonce qu’il prolonge d’une saison le contrat de Kimi Raikkonen. Une année plus tard, le champion du monde 2007 (et dernier champion du monde en titre de la Scuderia) sera remercié au profit de Fernando Alonso. Raikkonen sera payé par Ferrari pour la saison 2010 un total de 45 millions d’euros (28 millions de salaire et 17 millions de prime pour ne pas courir pour une autre équipe). Une clause indiquait aussi un retrait de 18 mois, ce qui expliquera le retour en 2012 du finlandais chez Lotus.

Lewis Hamilton a signé un contrat avec Mercedes AMG F1 jusqu’en 2018, mais comme le précédent contrat, la dernière saison dépend d’une clause qui est systématiquement dans les contrats d’Hamilton depuis qu’il est en Formule 1 : Une clause indiquant que si il n’est pas champion du monde la deuxième année de son contrat, il pourrait partir de l’équipe. Ce qui signifie que si 2017 ne lui permet pas d’obtenir un nouveau titre, Lewis Hamilton pourra négocier avec une autre équipe, mais également à Mercedes de procéder de la même façon que Ferrari avec Kimi Raikkonen.

1991, la décision radicale

Le seul précédent d’un licenciement remonte à 1991. Alain Prost ne termine pas la saison après avoir comparé sa Ferrari à « un camion ». Le futur quadruple champion du monde français sera mis à pied pour la saison 1992, en étant toujours payé 12 millions de dollars par la Scuderia Ferrari.

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Petronas et Mercedes AMG F1

Mercedes W07Les rumeurs autour de l’avenir du Pétrolier malaisien Petronas parcours les allées du paddock depuis le dernier GP de Malaisie. L’Etat Malais souhaite redéfinir son investissement global sur la Formule 1. Cela passe par le Grand Prix bien entendu, mais également sur l’implication financière de son sponsoring avec Mercedes.

Depuis 10 ans, la méthode est toujours la même. Petronas étant un sponsor financièrement convoité, une menace de sa part et tout est mis en ordre de marche. La dernière fois que cela était arrivé c’était en 2010, lorsque la rumeur indiquait que le pétrolier allait aussi soutenir la jeune équipe Lotus Racing de Tony Fernandes et répartir son investissement en deux. Un bruit pour influencer des négociations qui ont toujours le même discours : l’augmentation de budget.

En effet, le succès aidant, les dirigeants de Mercedes AMG F1 redoute les lendemains qui chantent et souhaitent secrètement dominer la Formule 1 jusqu’en 2020. Wolff et Lauda redoutent sérieusement un retour de Red Bull, surtout avec le concours d’Exxon Mobil dès 2017 et l’émergence de Ferrari à terme. Souhaitant soutenir son entreprise, le maintien de l’investissement a été souhaité, tandis que pour Petronas une demande d’augmenter significativement son investissement a été indiquée à la direction de la société d’état. Refus logique.

C’est alors qu’a été distillée une petite information discrètement.  Le partenariat Petronas/Mercedes AMG F1 a bénéficié en 2015 d’une exposition médiatique de 835 millions d’euros (901 millions de dollars). Ce qui est aussi intéressant est que, officiellement c’est la première fois qu’un pétrolier dévoile ses chiffres pour justifier sa participation au championnat de F1.

L’exposition médiatique de Petronas a augmenté de 400% entre 2012 et 2015. Elle était ainsi de 200 millions d’euros entre 2010 et 2012. A comparer avec, selon le BusinessBookGP, un investissement annuel de 40 millions d’euros par année.

La communication de Petronas est aussi intéressante car elle relève un détail de la prochaine négociation avec Mercedes : « L’idée que nous payons pour mettre notre autocollant sur la voiture est très mauvais. La course est avant tout un problème d’efficacité et Petronas est le partenaire technique qui fournit les lubrifiants pour les voitures qui ont remporté des courses. » À déclaré Wan Zulkiflee, le porte parole de Petronas.

Ce qui signifie que non Petronas n’augmentera pas sa participation financière, mais sa participation technique, car pour le pétrolier la Formule 1 sert à renforcer sa présence de marque en plus d’améliorer son savoir-faire technique.

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L’évolution de McLaren

Mclaren LogoLes rumeurs autours de McLaren secouent l’empire de Woking, mais pas réellement de la façon dont nous pouvons le croire. Un jeu de rôle intéressant.

L’avenir de Ron Dennis

En 1995, Ron Dennis avait annoncé qu’il partirait en retraite lorsqu’il aurait 60 ans. Une parole que le temps a oubliée. A 70 ans, l’homme est à la tête de son équipe, toutefois, l’introduction de Jost Capito dans l’organigramme McLaren F1 perturbe l’ordre établi. Au point que les rumeurs de départ de Ron Dennis et même d’Eric Boullier hument l’air du paddock depuis quelques semaines.

La situation rappelle exactement la situation Ross Brawn/ Toto Wolff/Niki Lauda en 2013. Les médias diffusaient les mêmes rumeurs pour obtenir le même résultat : L’ère des Team Manager tout puissant est révolu, place à un duo de gestion. Une idée qui a fait son chemin, car imité par Renault depuis et désormais par McLaren, avec le soutien de Honda. Capito complète Boullier et Jonathan Neale dans le triumvirat de la direction de Woking. Mais c’est l’ancien patron de VW Sport qui est en haut et c’est lui qui représente la nouvelle stratégie de McLaren.

Car, le projet de Ron Dennis était de racheter les parts de Mansour Ojjeh et Mumtalakat. Il avait trois saisons pour y parvenir. L’échec des négociations avec plusieurs interlocuteurs a provoqué le chamboulement de l’été 2016, mais Dennis restera actionnaire de McLaren et donc le patron de Capito. Le plan B serait probablement de reproduire le modèle avec Daimler en 1999 : à savoir vendre 40 ou 50% du capital à Honda. Ce sera la possible mission de Capito, selon toute vraisemblance.

Le changement débute

L’influence de Honda est de plus en plus forte chez McLaren, malgré les performances du moteur, le constructeur japonais injecte des centaines de millions d’euros dans le budget de l’équipe de Woking et l’interdépendance des deux partenaires au milieu de l’OPA moteur de Mercedes, Ferrari et Renault fait dépendre une nouvelle stratégie. L’accord avec Sauber est une première étape (une stratégie toujours refusée par Dennis d’avoir une seconde équipe comme partenaire de Honda). Tandis qu’une analyse de la saison 2016 a indiquée que les carburants proposés par Exxon ne sont pas performants dans l’ère moderne de la Formule 1. Il est entendu que les carburants sont capables de faire gagner 30 ou 40 cv sur les unités moteurs. En 2014, McLaren (propulsé par le moteur Mercedes-Benz) avait un retard énorme sur les Williams et surtout les Mercedes, dès le début de saison.

Ce que recherchent McLaren et Honda est un partenariat similaire à celui de Petronas avec Mercedes AMG, ou comme Renault avec Total.  Après avoir sondé plusieurs pétroliers émergeants, le duo anglo-japonais c’est tourné vers British Petroleum avec beaucoup d’espoir. Le géant anglo-saxon étant en difficulté d’image depuis 2010, le projet a été accepté. L’investissement sera similaire à celui de Petronas avec Mercedes, soit entre 30 et 40 millions d’euros par année (tout compris).

Une manne financière pour un projet McLaren/Honda qui se redéfini sous nos yeux. Depuis 2014, Ron Dennis était sur un modèle similaire à celui qu’il avait développé dans les années 90/2000 avec Mercedes-Benz (un sponsoring principal, sponsoring secondaire, des partenaires techniques…), alors que le projet actuel est de s’inspirer de Mercedes AMG F1 : un partenaire technique carburant très impliqué, des sponsors secondaires et un constructeur puissant.

UPDATE 12/11/2016

Selon Sky News , un consortium d’investisseurs chinois a déposé une offre publique d’achat de 1,65 milliard £ (1.9 milliards d’euros) pour McLaren Group,  déclenchant une bataille sur l’avenir de Ron Dennis .

Sky Nouvelles a appris que M. Dennis a pris connaissance de l’offre d’un groupe d’investisseurs non identifiés la semaine dernière, une manoeuvre qu’il a comprise comme un complot visant à l’évincer en tant que patron.

Des sources racontent que M. Dennis était présent à la Haute Cour de Londres jeudi et vendredi afin d’obtenir une injonction contre la manoeuvre  pour le mettre en « congé de jardinage » jusqu’à ce que son contrat expire à la mi-Janvier 2017.

Il semblerait que cette demande a été entendu, mais cependant rejetée, ce qui a a conduit à une réunion d’urgence du Conseil d’Administration de McLaren vendredi soir, qui devrait conduire à la suspension avec effet immédiat de Ron Dennis à la direction de l’entreprise.

Dans l’attente d’une confirmation de cette histoire.

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Note du Mardi – Le syndrome Williams pour Renault et McLaren ?

Note du mardiLa situation de Renault, comme McLaren illustre assez bien les problèmes châssis et leur évolution depuis une décennie. A l’heure ou les moteurs Renault et Honda évoluent facilement et rattraperont leur retard sur Ferrari et Mercedes-Benz, les châssis sont plus compliqués. Le syndrome Williams.

Après une décevante saison 2002, l’état major de Williams avait décidé de franchir un cap, misant sur l’exploitation des pneumatiques Michelin et leur moteur BMW ultra puissant pour 2003. La FW25 n’avait rien d’innovant, mais elle représentait une étape aérodynamique importante par rapport à la FW24. Les résultats en piste, malgré le changement de règlement pneumatique en deuxième partie de saison, a démontré que le package était une excellente base pour l’avenir. Toutefois, là ou Ferrari tendait vers l’évolution, Williams a tenté la révolution pour 2004 avec la FW26 en voulant exploiter toute les nouveautés techniques et aérodynamiques entrevues sur la piste depuis 2001. Cela a été un échec notable et compromettra en profondeur l’avenir. La FW27, plus classique, était une évolution de la FW25 dans sa forme et son fond. Pour résumer, Williams était revenu à 2003 en 2005, perdant du temps et de l’énergie. La monoplace 2006 était d’inspiration McLaren 2005 dans sa ligne et les suivantes des évolutions inspirées de Ferrari.

L’équipe anglaise ne concevait plus réellement de modèle, mais s’inspirait des autres. Malheureusement, lorsqu’elle innovait (elle était l’une des trois équipes à avoir le double diffuseur en 2009 avec Brawn et Toyota en début de saison), elle n’arrivait pas à transformer sur la piste ses promesses. La faute à un faible budget. 2010 et 2011 ont été sans histoire, 2012 celle du succès de Maldonado au GP d’Espagne avec une monoplace propulsée par Renault et une aérodynamique intéressante. Toutefois la machine 2013 était trop radicale pour obtenir un succès. Un nouveau retour en arrière s’imposait et qui a été bien analysé par la direction de l’équipe.

Pour 2014, le nouveau moteur aidant un nouveau concept aérodynamique à se mettre en place. Pat Symonds a proposé une machine simple avec la FW36 exploitant au mieux la puissance de son nouveau moteur Mercedes-Benz. Elle manquait d’appuis sur les circuits lents. Les saisons 2015 et 2016 ont été plus terne en matière de performance pour l’équipe anglaise, mais elle tente de retrouver un design qui ne s’inspire plus des autres concepts. L’usine de Grove n’a pas d’important retard technique à rattraper.

Il aura fallut une décennie toutefois pour y parvenir.

Renault

Lorsque Lotus a présenté sa monoplace E22, début 2014,  le spectre de la Williams FW26 n’était pas loin. Deux saisons plus tard, la destinée est la même. La E23 était ce qu’aurait du être la monoplace 2014, tandis que la R16 (programme E24 à l’origine) est une machine qui s’inspire dans les grandes lignes de la Mercedes W06 de l’année précédente. Nous pouvons estimer que la prochaine machine d’Enstone aura encore un peu d’inspiration de Brackley pendant encore deux saisons. La différence entre Renault et Williams entre 2006 et 2011 est son budget. Le constructeur français pourra faire plus rapidement progresser ses monoplaces.

McLaren

L’histoire McLaren est aussi assez similaire à celle de Williams. Son évolution récente est le symptôme de son ADN. Après une saison 2010 intéressante, Woking a décidé d’être trop radicale pour 2011 avec sa MP4-26. En 2012, la MP4-27 était de ce qu’aurait du être la machine de 2011 et le retard sur Red Bull Racing était marqué. La différence de McLaren est qu’ils ont persisté dans le design et innover eux aussi (diffuseur soufflé en 2012), afin de compenser (comme Williams avec sa machine 2009), mais en vain. Le chant du cygne sera pour 2013 avec une machine loin des standards de Woking. En 2014, avec l’introduction du nouveau moteur, McLaren a décidé d’établir son propre concept aérodynamique. Toutefois, malgré des innovations de détails, l’ensemble était en retard.

La MP4-30 a débutée avec un design de Ferrari pour terminer sur un mix de design Red Bull/Williams. Le retard technique est désormais visible, car McLaren imite les autres.

Moralité

Le détail de histoire est qu’une équipe copie en moyenne le meilleur concept durant trois saisons, avant de construire son propre concept à partir de là. Souvenez-vous de Stewart Ford entre 1997 et 1999, qui s’inspirait toujours de la machine championne du monde de l’année précédente. De Ferrari qui de 1996 à 1998 faisait la même chose. C’est souvent la solution de facilitée pour combler le temps. L’autre arme étant celle de la mise en place d’un concept. McLaren l’avait fait dans les années 80, Williams et Benetton dans les années 90, Renault et Ferrari dans les années 2000 et Red Bull dans les années 2010. Mais pour cela, il faut un ingénieur star (Barnard, Newey et pour Renault au début Gascogne), ou alors une organisation nouvelle, comme Ross Brawn avait fait avec Mercedes AMG F1 entre 2011 et 2013.

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La révolution technique de la Scuderia Ferrari

Ferrari_SF16Le départ de James Allison permettra un changement majeur dans l’organisation technique de la Scuderia Ferrari.

Après avoir connu l’organisation technique parallèle de Pat Fry entre 2010 et 2013 (une équipe concevait une voiture et une seconde la suivante, mais sans lien technique), l’usine de Maranello était revenue avec l’embauche de James Allison à une structure pyramidale, qu’elle a bien connue durant la décennie précédente avec le duo Ross Brawn. Inspiré par les succès d’Adrian Newey et de Red Bull, Ferrari estimait qu’une organisation similaire à celle de l’équipe autrichienne était la solution d’un retour au succès.

En 2014, trois projets de management technique s’affrontaient à Maranello. Le premier venait de Flavio Briatore, le second était l’héritage de Stefano Domenicali et le troisième était de s’inspirer d’Adrian Newey et RBR.

Briatore, conseiller de Fernando Alonso,  rencontrait souvent Luca di Montezemolo et lui avait indiqué qu’il serait pertinent d’obtenir le concours d’Adrian Newey en lui proposant une structure en Angleterre. A la façon de John Barnard entre 1986 et 1990 et 1992 et 1997. L’italien écoute, mais n’ira pas plus loin dans l’idée.

A bout de souffle après 5 années mitigées à la tête de la Scuderia, Stefano Domenicali décide de sortir ses  ultimes idées. Il embauche James Allison, replace Pat Fry dans l’organigramme et séduit Bob Bell (alors chez Mercedes AMG). L’idée du manager italien est de reproduire la structure de l’usine de Brackley, propriétée du constructeur allemand Mercedes Benz et qui a été mis au point par Ross Brawn. Malheureusement, Bob Bell n’est jamais venu, Pat Fry est parti une saison après.

Les discussions entre Ferrari et Ross Brawn ont tourné autour de cela durant ce mois de juillet 2016 : L’organisation de la structure technique. L’ingénieur anglais a donné son avis, sans s’investir plus en avant. Ce rôle sera dévolu à Mattia Binotto. D’une structure pyramidale (inspiré par défaut de Red Bull Racing), nous passons à une structure horizontale, composée de plusieurs groupes de travail, capable de proposer des solutions plus rapidement et d’évoluer plus rapidement. Un changement dangereux, qui ne se matérialisera pas immédiatement (Mercedes à mis 3 ans pour y arriver), mais qui serait bénéfique pour l’avenir.

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