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Force India, FOTA, droit TV et intérêts

22 février 2012 | Pas de commentaires
Catégorie : Marketing, Politique

« Je crois fermement que, lorsque vous ne pouvez pas faire de profit sur la base de vos revenus télévisions et vos revenus de sponsoring, alors il y a quelques chose qui ne va pas dans le sport et je crois toujours que c’est le cas aujourd’hui. Nos coûts sont trop élevés. » Lance à Autosport Robert Fernley, team manager de l’équipe Force India.

Actuellement les équipes se partagent 50% des revenus de la Formule 1 et cherchent à obtenir 70% depuis plusieurs mois. Toutefois, selon le Team Manager de l’équipe indienne, même cette augmentation de revenus ne serait pas satisfaisante. « Même si vous augmentez le revenus télévisuel, il y aura encore un déficit et vous avez encore besoin de soutien. »

Selon Fernley, une équipe moyenne comme Force India dépense entre 80 et 100 millions de dollars (60 à 75 millions d’euros) et que les revenus de sponsorings ne sont pas encore assez importants pour réaliser un profit.

Le cas de Force India est atypique car l’essentiel des revenus de sponsoring du team provient de liens directs entre les sociétés de Vijay Mallya et (pour 2012) du groupe Sahara. En cela la réaction de l’équipe est intéressante. L’équipe basé à Silverstone souhaite obtenir plus d’argent pour viser plus haut sur la grille de départ. Sa position politique est donc contradictoire, car l’objectif n’est pas de faire des profits. Mais, plutôt de briller en piste, afin de séduire des sponsors et rendre indépendante l’équipe envers ses financiers et donc dégager des profits.

Le principe de l’augmentation des droits tv n’est qu’un leurre et c’est aussi en cela que la contradiction est visible dans la FOTA. La réalité est qu’il faut investir pour gagner, encore et toujours. Donc il faut de l’argent qui n’existe pas aujourd’hui. Chacun y trouve son intérêt.

Bahreïn, l’enjeux devient politico-économique

20 février 2012 | 1 commentaire
Catégorie : Grand Prix, Politique

Opération de communication pour le royaume de Bahreïn dans la presse du Moyen-Orient. Désormais, l’importance de la Formule 1 dans le pays est présentée comme un élément de relance de l’économie nationale et d’unification d’une société fragmentée et déchirée.

Le slogan du Grand Prix de Bahreïn 2012 est : « Unifiée une nation dans la célébration. » La course devrait se dérouler le 22 Avril prochain sur le circuit de Sakir, malgré les troubles récents dans le pays.  S’exprimant hier pour le lancement officiel de la billetterie, le Cheikh Salman bin Isa Al Khalifa, le responsable du circuit a souligné l’importance du GP sur l’île : « Cette course est une course importante pour les Bahreïnis. L’impact économique du Grand Prix représente des millions et nous relie au monde afin de faire partie d’un groupe tout à fait unique et d’être un acteur mondial avec cette course. »

Depuis l’agitation politique du pays, l’économie a chutée de 40% sur 12 mois, tandis que l’annulation de la course l’an dernier a finalement été estimée pour l’économie globale du pays (directement et indirectement) à 350 millions d’euros.

Désormais, les manifestations de l’opposition sont présentées comme un moyen de profiter d’un événement de classe mondiale pour agir et se faire connaître. L’édition 2012 sera aussi renforcé en terme de sécurité, avec probablement plus de militaires dans le pays dans les 60 prochains jours. La vie est normale à Bahreïn, tout va bien. La communication prend le pouvoir, l’information devient pauvre autour de cette île, les journalistes sont interdit de venir (qu’en sera-t-il pour le Grand Prix ?) rendre compte de la situation.

Mais, les intérêts économiques et surtout politiques dépassent les droits de l’homme et l’éthique. La Formule 1 ira à Bahreïn. Assurément.

Lotus F1 Team a hésité à quitter la FOTA

16 février 2012 | Pas de commentaires
Catégorie : Politique

Dans l’aspiration de Ferrari et Red Bull Racing, l’équipe Lotus F1 Team a envisagé de quitter la FOTA l’an dernier. Une question qui reste encore aujourd’hui toujours en suspens à Enstone ou Gérard Lopez et Eric Boullier pèse le pour et le contre de cette affaire.

« Tout le monde est pris en concidération. Nous n’avons pas encore coupé le cordon. » Indique le co-fondateur de Genii Capital. Ce dernier estime même que le combat actuel de la FOTA est perdu d’avance sur les restrictions des coûts afin de rendre les équipes de Formule 1 rentable d’un point de vue économique. « Je déteste dire cela, mais je ne pense pas qu’une équipe de Formule 1 peut être rentable. Nous sommes probablement proches du seul de rentabilité. Avec un RRA stricte, que nous souhaitons. Les profits sont possibles. Mais plus vous investissez tout ce que vous avez pour améliorer la voiture, moins ce sera possible. C’est donc une question difficile à répondre. »

Le propriétaire de l’équipe Lotus F1 Team estime qu’il faut d’autre restriction. Par exemple au niveau des salaires. Un cap salarial, comme en NBA. « Je précise que je n’ai aucune difficulté avec un niveau élevé de compétition, mais je souhaite déterminer une limite où tout le monde doit se conformer. »

Hier, Peter Sauber a indiqué que le RRA actuel n’était pas bénéfique pour les petites équipes, précisant qu’il existe plusieurs clans sur ce dossier. Entre RRA dur, RRA souple et suppression de RRA, les membres (actuels ou passés) de l’association des constructeurs se déchirent idéologiquement.

Précisons qu’Eric Boullier, Team Principal de l’équipe Lotus F1 Team est vice-président de la FOTA.

GP Bahreïn : From BIC With Love…

14 février 2012 | Pas de commentaires
Catégorie : Politique

La police a violemment dispersé ce mardi matin des centaines de manifestants qui s’approchaient de la place de la Perle, symbole de la contestation dans la capital de Manama, au jour anniversaire du début de la révolte à Bahreïn.

Hier, le roi en personne saluait la présence « d’armée amies, saoudienne et émiratie déployées à Bahreïn pour protéger les installations essentielles pour assurer la stabilité du pays ». Les partis d’opposition réaffirment une volonté de manifestation pacifique, mais la violence militaire et policière est visible. Le pays refuse désormais l’entrée des journalistes. Un signe qui ne trompe plus.

La situation est au même niveau que l’an dernier à Bahreïn et seul la répression est la solution entre un pouvoir qui cultive les rivalités internes au détriment du pays depuis une année maintenant. La semaine dernière, les représentants de la Chambre des Lords a fait un appel public en invitant la FIA a reconsidérer la course en 2012. Encore une fois. La responsable de la politique étrangère de l’Union Européenne, la transparente Catherine Ashton, a appelée aujourd’hui au nom de l’Europe, Bahreïn à « participer à une refonte constructive ».

La situation politique fait hésiter Bernie Ecclestone et les politiques anglais. En effet, confirmer le Grand Prix c’est présenter au monde une image s’associant à un pays qui débute timidement des réformes de forme pour faire plaisir (plus de femme parlementaires par exemple), mais les experts indépendants, la justice et même la Croix-Rouge ne peuvent encore travailler librement dans le pays.  Le dilemme est donc visible.

Pendant ce temps, hier, le directeur de Bahreïn International Circuit (BIC) a été d’un cynisme incroyable en envoyant un E-mail pour présenter aujourd’hui la vente des billets pour la course de Formule 1 comme le cadeau idéal pour la Saint-Valentin. L’objet de l’E-mail : From BIC with love…

F1 2012 – Jeux d’échappements pour la FIA

9 février 2012 | 1 commentaire
Catégorie : Politique, Technique F1

La polémique avait été très loin depuis le début de semaine. Portée par Adrian Newey, qui s’interrogeait sur la légalité des interprétations des équipes Ferrari et Lotus sur l’orientation des échappements, qui retrouve un effet sur l’aérodynamique (voir ici pour en savoir plus). Le délégué technique de la FIA, Charlie Whiting affirme que toute les équipes ont été validé. Cependant certaines équipes sont soupçonnées de modifier d’ici le GP d’Australie les fameux échappements.

Présent lors des premiers essais privés de Jerez (Espagne), Whiting a indiqué au magazine allemand Auto Motor und Sport que « jusqu’ici tout est légal ». Les deux équipes visées par Red Bull et Adrian Newey, devront selon toute vraisemblance revoir certains détails. Remi Tafin, responsable moteur de Renault Sport, estime que la question des échappements ne fait que commencer : « ils seront encore présent dans l’exploitation aérodynamique cette année. Donc, nous allons voir des changements dans ce domaine d’ici les essais de Barcelone et probablement aussi à Melbourne. » lance le français dans le magazine français Auto Plus.

La difficulté de la FIA est de remettre en cause un design qui est dépendant d’un design. L’an dernier, le recul sur l’interdiction des échappements soufflés a été principalement dû à cet argument de plusieurs équipes (surtout Red Bull Racing) d’engendrer des investissements et donc des coûts supplémentaires pour modifier un système qui a été à la base du design d’une voiture. Nous sommes ici dans le même état d’esprit et il sera donc difficile pour la Fédération d’interdire certaines interprétations dans le domaine de l’échappement.

Whiting a donné des recommandations sur les échappements, mais il n’y aura pas de changements fondamentaux. Ce qui explique que plusieurs équipes vont rapidement fondre sur ses concepts entrevue cette semaine à Jerez.

Rien ne changera en Q3 en 2012…

26 janvier 2012 | 5 commentaires
Catégorie : Politique

Trouble  sur la règle concernant la Q3 en 2012. Pirelli aimerait proposer une nouvelle adaptation devant permettre aux 10 qualifiés pour les dernières qualifications de se battre pour une réelle position au départ.

Le problème de 2011 a été de voir un total de 6 voitures (souvent les Ferrari, Red Bull et McLaren d’ailleurs) se battre pour une place durant la Q3, tandis que des équipes plus modeste (Force India souvent et Mercedes GP voir LRGP sur la fin de saison) faisaient l’impasse. Rendant le spectacle limite admissible pour un moment devant favoriser la performance.

Une des causes étant l’usure excessive des pneumatiques Pirelli, mais en réalité c’était une brèche dans le règlement qui a été exploité massivement. Pour 2012, le manufacturier a exprimé son souhait de voir concourir en Q3 l’intégralité des 10 pilotes. Car, dans l’absolue, le règlement n’a pas changée sur ses points précis. « Les équipes observent cela différemment de nous, parce qu’ils trouvent que c’est un élément tactique à forte valeur ajoutée, car ils ont des pneus neufs pour la course. » explique Paul Hembery, le directeur sportif du manufacturier italien.

Pour l’instant la situation est claire. Pirelli souhaitait proposer des pneumatiques super tendres pour favoriser le top 10 de la Q3, mais les équipes ne le souhaitent pas. Donc ce sera le public qui tranchera.  Tactique ou spectacle que la majorité de regarde pas car non diffusé ?

Les raisons du blocage du retour du GP de France

25 janvier 2012 | 4 commentaires
Catégorie : F1 Leaders, Politique

En novembre 2011, une réunion en haut lieu s’est déroulée à Paris pour trouver un accord entre le circuit du Paul Ricard HTTT et le circuit belge de Spa-Francorchamps. Initialement, les deux pays devaient signer un accord d’ici la fin de l’année. Depuis, plus rien. Le ministre de l’économie belge, Jean Claude Marcourt, a indiqué que le 1er Janvier 2012 rien n’a été fait, comme prévu. « Les français n’adhèrent pas à l’accord. Maintenant, ils semblent attendre. D’ici 4 à 5 semaines, nous avons besoin de clarifier les choses. Nous attendons une réponse de la France. » La pression monte, mais de quel accord parle-t-on ?

Découvrir la suite de l’article sur Sport-Cars.fr en cliquant ici

Le contraste de Bahreïn

19 janvier 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

Hier, 18 Janvier, contraste à Bahreïn. La police a tiré des balles de caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui tenaient à protester contre l’interdiction de manifester pour les Chiites, décrété par le royaume. Aucun rapport immédiat sur des blessés ou des arrestations selon l’AFP.

Dans le même moment, le président de l’assemblée général du Bahreïn, Nassir Abdulaziz Al-Nasser annonce qu’il est encouragé par l’annonce du royaume de mettre en œuvre des réformes visant à renforcer la réconciliation, l’unité et la stabilité du pays. Contraste donc.

Quelque temps plus tard, Sa Majesté le Roi Hamad et Son Altesse Royale le Prince, Premier ministre Khalifa bin Salman Al Khalifa, ont souligné d’une même voix hier encore :  le besoin urgent d’orienter la région loin des conflits et des tensions. Estimant que le Bahreïn était la clé de la stabilité régionale, à la lumière de sa participation active dans la communauté internationale.

En Novembre 2011, le Secrétaire général des Nations Unis, Ban Ki-moon, avait appelé le gouvernement du royaume à mettre en œuvre les recommandations de la Commission d’enquête indépendante, qui avait conclu que les forces gouvernementales avaient utilisées une force excessive lors de manifestations civiles en Février et Mars de l’année dernière. Hier, le Général Mattis, des forces armées américaines dans le Golfe a souligné l’initiative de paix de Bahreïn. Encore un contraste.

Le royaume de Bahreïn souhaite établir la stabilité politique dans cette région du golfe, en appliquant une répression encore massive auprès de manifestations, largement étouffée dans le sang depuis environ une année. Une manière de voir les choses donc. Mais, quel contraste entre une politique étrangère et une politique intérieure.

Peugeot Sport : la stratégie de partir

19 janvier 2012 | 7 commentaires
Catégorie : Politique

Mauvaise nouvelle pour le sport automobile français. En marge des annonces sur l’emploi du Président Nicolas Sarkozy, (un lien ?)  le groupe PSA annonce le retrait pour raison budgétaire de son programme endurance. Après avoir investi dans un programme hybride diesel sur la 908, le constructeur abandonne donc la compétition. Par la petite porte.

Un programme ayant un coût d’environ 75 millions d’euros (dont Total qui en finançait 20 millions d’euros), mais les résultats de la marque au lion ont été décevant (une seule victoire depuis 2007), alors que la 908 a été la plus véloce sur la piste mancelle. Reste une question : faut-t’il se retirer ou continuer à voilure réduite ?

PSA a toujours été partisan du retrait. Jusqu’à présent cela lui a réussi. Son retour à la fin des années 90 en WRC, a été un succès, tout comme le programme 908 (même si celui-ci peut être un peu mesuré avec une maigre victoire face à Audi). Mais, le projet endurance met surtout en lumière la difficulté d’un plan sportif. Beaucoup d’investissements, mais une rentabilité au couperet. PSA préfère le retrait, plutôt que d’engager une seule 908 officielle et une autre privée par exemple, le temps de voir venir.

Le parallèle avec Renault Sport est intéressant. L’unité moteur F1 du constructeur français est active depuis 1987, date du programme V10 à Viry-Châtillon. Même sous la forme Mecachrome et Supertec entre 1998 et 2000, rien n’a été stoppée. Le constructeur au losange a arrêté son investissement dans son équipe fin 2009, pour devenir un motoriste à succès, fort de deux titres des constructeurs avec Red Bull Racing et Sébastian Vettel en 2010 et 2011. La preuve qu’il faut rester, même en réduisant les ambitions.

Honda est revenue dans les années 2000, mais très loin de son succès des années 80/90, malgré des investissements massifs pour retrouver son lustre. Idem pour BMW, qui a fait illusion durant une certaine période face à Mercedes-Benz il y a 10 ans. La marque munichoise a dépensée beaucoup d’argents dans l’aventure. Pour finalement rien en retour.

Peugeot a fait de la Formule 1 entre 1994 et 2000, avant de céder son programme à un obscur consortium asiatique, Asiatech, qui liquidera l’actif en 2002. Un beau gâchis à chaque fois donc.

F1- FIA et CIO

11 janvier 2012 | 3 commentaires
Catégorie : Politique

Partageant les valeurs du sports pour un monde meilleur, la FIA est très heureuse de pouvoir aujourd’hui rejoindre la famille olympique. C’est avec une évidence légitime que la FIA s’engage à respecter la Charte Olympique, soit notamment :

  • établir et mettre en vigueur, conformément à l’esprit olympique, les règles relatives à la pratique de ses sports et de veiller à leur application
  • d’assurer le développement de ses sports dans le monde entier
  • de contribuer à la réalisation des buts fixés dans la Charte Olympique, notamment par la diffusion de l’Olympisme et de l’éducation Olympique.

La reconnaissance par le CIO est accordée à titre provisoire pour une durée de deux ans. Le CIO invite la FIA à mettre en place prochainement une Commission des Athlètes afin que cette reconnaissance soit définitivement entérinée.

La FIA se félicite de rejoindre le mouvement olympique et affirme toute sa volonté de s’engager dans les activités du CIO et de ses commissions.

Jean Todt, Président de la FIA, s’adressera par un courrier destiné aux 129 clubs nationaux membres de la FIA, les invitant à respecter et partager les valeurs de l’olympisme.

 » Je suis très heureux que la FIA soit aujourd’hui un membre à part entière de la famille Olympique, confirmant tous les efforts entrepris dans l’univers du sport et notamment les valeurs de Respect, d’Excellence et de Solidarité que nous partageons activement avec le mouvement olympique. « 

Précisons que la FIA cherchait depuis près de 20 ans à avoir une reconnaissance du CIO.

Voir Bahrein ou…

10 janvier 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

Hier, Lundi, la cour de cassation de Bahrein a annulé la condamnation à mort de deux chiites et l’emprisonnement à vie de trois autres condamnés, pour avoir tué deux policiers lors des troubles qui ont animé le pays l’an dernier. La complication du tribunal militaire, mis en place pour régler les problèmes liés aux manifestations de l’hiver dernier sont largement influencé par la politique.

Cette annulation fait acte de la médiatisation du prochain Grand Prix de Bahrein, dénoncé par les Droits de l’Homme et dont certaine équipe appellent aux boycotts. D’ailleurs, les avocats des accusés affirment que le procès est politique et surtout fabriqué de toute pièce.

Le régime de Bahrein a réagi rapidement, affirmant que la sécurité était garantie désormais. Mais l’ombre d’un traitement par la force du régime de Bahrein, rappel fortement ce que la Syrie subit depuis plusieurs mois maintenant. Il y a quelques temps, un reportage de Canal +, présentait une réalité dans le royaume tout autre que la paix retrouvée. Les émeutes ont souvent lieux et le régime, toujours lui, efface progressivement toute trace de symboles.

Pour l’heure, Bahrein cherche des appuie politique et d’image. Hier, encore, le prince d’Arabie Saoudite, Alwaleed bin Talal, a reçu une lettre du roi Hamad Bin Isa Al-Khalifa de Bahrein. Cette lettre est présentée dans les médias arabes comme un document de bonnes relations entre les deux pays et surtout un flot de bonnes nouvelles pour le royaume. En marge de cette lettre, le prince Alwaleed bin Talal, a affirmé son soutien économique et politique à Bahrein. Un soutien devant rassurer…

FOTA – l’ombre des négociations des Accords Concordes 2013

13 décembre 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

Avec les départs de Red Bull Racing, Scuderia Ferrari, Sauber F1 et probablement de la Scuderia Toro Rosso à l’avenir, qui ont rejoint Hispania Racing Team (qui avait déjà quitté l’association l’an dernier).  La FOTA semble ébranlée sur sa base, mais reste debout. Dans l’histoire le principe du timing à son importance, avec en toile de fond les prochains Accords Concordes.

Dans le contexte actuel. A partir du 1er Janvier 2012, ses équipes dissidentes peuvent négocier individuellement les prochains Accords avec Bernie Ecclestone. L’équipe Hispania Racing Team tente depuis plusieurs mois d’obtenir un traitement spécifique (20 millions d’euros par année) en échange de sa signature. Mais, pour l’argentier l’équipe espagnole est négligeable politiquement et son impact sera moindre. Ce qui n’est pas le cas de Red Bull Racing et surtout de Ferrari. Ses dernières, peuvent négocier, par exemple, un gain par année de 75 ou 100 millions d’euros. Une manne non négligeable en ce moment.

L’hypothèse du moment est que RBR et Ferrari sont sorties pour cette seule et unique raison. Une autre idée est qu’elles peuvent aussi réintégrer la FOTA une fois la signature réalisée, avec la prime en bonus.

Quoi qu’il en soit, Ecclestone dispose avec ses 4 équipes (peut-être 5 à l’avenir) un socle intéressant. S’il accorde une prime à chacune il touchera l’ensemble du plateau. En effet, HRT terminant 11ème du championnat touchant la même prime que Caterham qui termine 10ème pourrait déstabiliser le fond de grille et pousser Marussia à signer, voir Tony Fernandes de céder. Tout comme Sauber qui peut toucher 50 millions d’euros, soit l’équivalent de l’équipe Lotus F1 Team, plus performante que l’équipe d’Hinwil. Que penser alors d’une prime possible de 100 millions d’euros, alors que Mercedes et McLaren ne toucheront que 60/70 millions ?

L’intérêt est désormais dans la date du 1 Janvier 2012. Les trois équipes ayant quittées la FOTA peuvent donc, après leur préavis expirant autour du 15 Février 2012, négocier leurs Accords Concordes, proposés par Ecclestone. Un accord qui débutera donc en 2013.

Cette situation ne pourrait pas être bonne pour Ecclestone. Lorsqu’il avait signé son accord stratégique avec Ferrari en 2004, cela a provoqué un statu quo sur les Accords Concordes sur la période 2007 – 2009. Imposant par mémorandum d’offrir 50% des revenus, au lieu des 25% auparavant. Il n’est pas impossible, cette fois-ci,  qu’il soit obligé d’augmenter à 75% la part des équipes, au lieu de 50% aujourd’hui. Ce qui déstabiliserait la situation économique du fond CVC Capital. A moins d’une introduction en bourse prochaine…Car qui accepterait de toucher seulement 25% de gains d’un sport, en investissant près de 8 milliards d’euros pour son rachat ? La marge est belle (250 millions d’euros par année), mais pas assez rentable à l’heure d’aujourd’hui.

Gerhard Berger entre à la FIA

8 décembre 2011 | 1 commentaire
Catégorie : Management, Politique

Hier, lors du Conseil Mondial du sport automobile de la FIA, a été décidé de nommer Gerhard Berger, en tant que président de la Commission monoplace, il remplace Barry Bland, qui quitte son poste pour des raisons personnels.

Récemment il y a eu des rumeurs autour d’un projet d’équipe GP2 que souhaitait réaliser l’ancien pilote autrichien, même s’il reste vague sur le projet. Il a aussi été entrevu pour un rôle majeur dans l’équipe de GP2 Super Nova. Il y a même eu la rumeur qu’il pouvait remplacer Eric Boullier chez Lotus F1 Team, et même un rôle de consultant dans l’équipe.

Suite à sa nouvelle nomination, Berger est aussi un favori en tant que futur président de la FIA, un rôle dont il aspirerait volontiers, selon certaines rumeurs et qui est approprié avec son expérience dans la gestion d’un constructeur (BMW) avec une victoire aux 24h du Mans en 1999, d’une équipe de F1 (Toro Rosso) et de pilote de Formule 1 (13 ans de carrière).

Sauber et Toro Rosso quitte aussi la FOTA…

7 décembre 2011 | 4 commentaires
Catégorie : Politique

Après Red Bull Racing et la Scuderia Ferrari, c’est au tour de l’équipe Suisse Sauber de quitter la formation. La FOTA commence à s’effriter progressivement.

Selon Autosport, l’équipe d’Hinwill a décidé de quitter l’association des constructeurs, pour des raisons encore inconnues.  Pendant ce temps, la Scuderia Toro Rosso pourrait aussi suivre, selon toute vraisemblance.

Pour l’instant, la rumeur Toro Rosso qui aurait indiqué son retrait hier, lors de la réunion de la FOTA à Londres.

FIA : ce qui changera en 2012

7 décembre 2011 | 2 commentaires
Catégorie : Politique

Aujourd’hui, le Conseil Mondial de la FIA a confirmé les GP de Bahrein et d’Austin au calendrier 2012. Mais, il a aussi confirmé plusieurs détails intéressant.

Concernant Bahrein, Le Conseil Mondial a confirmé sa présence, tout en précisant l’aspect « fragile » du Grand Prix. Bernie Ecclestone a obtenu l’assurance de sa tenue en 2012. Le royaume n’a pas hésité (et n’hésite pas encore aujourd’hui) à utiliser la force comme moyen de museler la révolte de son peuple. Côté Austin, Bernie Ecclestone avait donné une semaine de plus, afin que les pouvoirs publics trouvent un accord avec le promoteur de la course. Ecclestone a obtenu à l’avance les 25 millions de dollars de contrat pour 2012, ce qui confirme la présence d’Austin en 2012.

De plus, la FIA va modifier les mesures de voitures de sécurité. L’effet pour 2012, ne devrait plus présenté une situation ou le pilote de tête puisse avoir d’autres pilotes entre lui et son poursuivant. La Fédération confirme que les retardataires pourront reprendre leur tour de retard lors des procédures de voitures de sécurité.

Lors du GP de Corée du Sud, Sébastian Vettel avait fait polémique,  car il avait, durant les qualifications, coupé un virage pour entrer plus vite aux stands. Cette manœuvre sera désormais fortement interdite en 2012.

De plus, , les procédures de changement de voies de type Schumacher vs Hamilton, lors du GP d’Italie, ne sera plus toléré non plus. Il ne sera plus permis de s’écarter de la trajectoire pour protéger sa position.

Lors du GP du Canada, les plafonds de temps ont explosé, avec plus de 4 h de course. La FIA modifie alors le temps d’un Grand Prix, passant de 2h à 4h. Les pilotes impliqués dans un crash et ayant provoqué l’arrêt de la course, pourront reprendre la course après son interruption par drapeau rouge. Dans leurs position d’avant crash.

Enfin, le 3 mai au Mugello, un test sera permis sur trois jours. Il permettra à des jeunes pilotes, mais aussi aux titulaires de réaliser des essais. De plus, lors des EL1 du vendredi, les pilotes et les équipes auront le choix entre tous les jeux de pneus à disposition par le manufacturier. Auparavant, seul les ensembles (3) recommandées par Pirelli à l’avance étaient permis.

Un RRA sans avenir ?

5 décembre 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : F1 Leaders, Politique

« Je pense que certaines équipes pensent que la FOTA ne fait pas exactement ce qu’elle doit être destinée à faire. Il est très très difficile pour tous ces gens qui sont en compétition les uns contre les autres d’accepter tout ce qui peut freiner leur capacité à gagner. » lance Bernie Ecclestone au Financial Times après l’annonce du retrait de Ferrari et Red Bull Racing de la FOTA.

L’annonce du retrait des deux équipes a été mesurée à sa juste valeur, après le communiqué de la Scuderia Ferrari qui annonce, toutefois, vouloir continuer à aider les équipes dans le concept du RRA (l’accord de restriction des coûts) durant son préavis. Ce qui limite l’impact d’un retrait avec effet immédiat des rangs de l’union des constructeurs de F1.

Mais, pour Ecclestone, le RRA ne verra jamais le jour et ne pourra pas être mis en place par les équipes elles-mêmes.

« Je pense qu’il était probablement mort avant d’avoir commencé. Il est assez difficile d’être toujours en mesure de dire « c’est ce que nous avons faits ». Vous obtenez toute ses sottises du genre « oh ils ont trichés, parce qu’ils ont passé plus de temps quelques part que ce qu’ils devaient au départ. »

Il est vrai que les projets proposés par Ferrari et Red Bull devaient limités l’implication en soufflerie, ce qui limiterait le principe de compétitivité et favoriserait une équipe ayant de l’avance (Red Bull par exemple) au détriment d’une autre (Ferrari par exemple).

Comme dans le football, les mesures de limitations des coûts trouvent ses limites dans les intérêts de chacun et dans la compétition. Qui, par essence ne favorise pas une limitation des dépenses.

FOTA : les raisons du départ de Ferrari

2 décembre 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

Dans un communiqué Ferrari justifie son départ de la FOTA »Une décision difficile, médité depuis longtemps et prise à contre cœur, après analyse de l’impasse actuelle sur certains des sujets, qui sont à la base de la naissance de l’association. » Indique le document.

Luca di Montezemolo a été le premier président du mouvement et avait mené la lutte contre Max Mosley durant toute la saison 2009. Plusieurs succès et une reconnaissance certaine de l’union face aux instances. Mais, la FOTA a besoin d’un nouvel élan.

Ferrari indique quelle va continuer à travailler avec d’autres équipes pour rendre plus efficace et efficiente, l’accord actuel de contrôle des coûts RRA, de le modifier et de le rendre plus strictes sur certains aspect tels que l’aérodynamique, les tests et l’élargir vers les moteurs.

Selon Ferrari, la Formule 1 doit être un terrain d’entrainement pour la recherche technologique, le transfert de cette technologie à la production et rendre la discipline plus accessible au public. La Scuderia souhaite augmenter le nombre de journée d’essais pour permettre à de jeune pilote d’avoir de l’expérience et d’offrir une bonne préparation aux équipes et permettre aux fans d’avoir un contact direct avec les voitures.

Ferrari et Red Bull Racing quitte la FOTA !

2 décembre 2011 | 1 commentaire
Catégorie : Politique

Ferrari et Red Bull Racing ont décidé de quitter la FOTA, alors que les discussions sur l’avenir du RRA sont  encore sous hautes tensions.

Selon Autosport, des sources de hauts niveaux indiquent que les deux équipes ont déposé après une réunion du Brésil, une notification de leurs intentions de quitter l’organisation. Une lettre a été envoyée plus tôt cette semaine.

Ni Red Bull Racing ni Ferrari ne feront de commentaires sur la situation ce vendredi. Le porte parole de la FOTA a indiqué : « La FOTA confirme avoir reçu une démission de deux équipes. Tout en considérant ses prochaines étapes, la FOTA va continuer à travailler au nom de ses membres pour atteindre les objectifs de l’organisation. »

Selon les statuts de l’association des constructeurs, le préavis est de deux mois, ce qui signifie que le 1 Février, les deux équipes sont officiellement hors de l’organisation. A condition qu’elles ne changent pas d’avis…

Car il semblerait logique que cette histoire soit une manœuvre politique. Red Bull Racing et Ferrari sont les deux équipes ayant proposés des projets pour l’avenir du RRA et se sont les deux qui quittent l’association quasiment ensemble. Il est vrai que les discussions sur le projet de restrictions des coûts se stérilisent avec le temps et que cela pourrait servir d’électrochoc.

Il est aussi intéressant de voir le caractère neutre de Toro Rosso, pourtant propriété de Red Bull à 100%. L’équipe italienne reste membre de la FOTA et pourrait servir de poisson pilote sur l’évolution des discussions en cours.

Liste des engagés de la saison 2012

30 novembre 2011 | 8 commentaires
Catégorie : Politique

Red Bull Racing Renault
1 Sebastian Vettel (DEU)
2 Mark Webber (AUS)

McLaren Mercedes
3 Jenson Button (GBR)
4 Lewis Hamilton (GBR)

Ferrari
5 Fernando Alonso (ESP)
6 Felipe Massa (BRA)

Mercedes
7 Michael Schumacher (DEU)
8 Nico Rosberg (DEU)

Lotus Renault
9 Kimi Raikkonen (FIN)
10 TBA

Force India Mercedes
11 TBA
12 TBA

Sauber Ferrari
14 Kamui Kobayashi (JPN)
15 Sergio Perez Mendoza (MEX)

STR Ferrari
16 TBA
17 TBA

Williams Renault
18 TBA
19 TBA

Caterham Renault
20 Heikki Kovalainen (FIN)
21 Jarno Trulli (ITA)

HRT/TBA
22 TBA
23 TBA

Marussia Cosworth
24 Timo Glock (DEU)
25 Charles Pic (FRA)

La SNORAS nationalisée, Antonov recherché

24 novembre 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : Entrepreneurs, Politique

Le gouvernement lituanien a décidé hier, mercredi, de nationaliser la banque AB SNORAS, invoquant ses difficultés financières. « Un rachat des parts dans l’intérêt du public », a précisé la ministre des Finances, Ingrida Simonyte.

En parallèle à cette action, des procureurs de Vilnius ont ouvert une enquête concernant d’éventuels délits financiers. Certains actifs de la banque SNORAS, évalués à plus de 200 millions d’euros, et ayant un lien avec des responsables de la banque, ont disparu.

L’homme d’affaire Vladimir Antonov est dans le viseur. Un mandat d’arrêt international a été émit pour toute l’Europe. Il possédait 68,1% des parts de la banque, tandis que l’homme d’affaire lituanien Raimondas Baranauskas, en disposait 25.3%.  Les problèmes de la 4ème banque du pays engendrent un effet domino dans cette ex-république soviétique d’environ 3 millions d’habitants. Car une autre banque liée à la première serait en faillite : Latvijas Krajbank, dont AB SNORAS détient 67.9% du capital. L’inquiétude gagne la Lituanie depuis 48h.

Pour information, la AB SNORAS a accordé un prêt de 20.5 millions d’euros (qui doit être remboursé d’iciDécembre 2011) à Genii Capital, afin de combler les lourdes pertes engendrées par l’exercice précédent (voir ici l’explication).


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