Force India, FOTA, droit TV et intérêts
« Je crois fermement que, lorsque vous ne pouvez pas faire de profit sur la base de vos revenus télévisions et vos revenus de sponsoring, alors il y a quelques chose qui ne va pas dans le sport et je crois toujours que c’est le cas aujourd’hui. Nos coûts sont trop élevés. » Lance à Autosport Robert Fernley, team manager de l’équipe Force India.
Actuellement les équipes se partagent 50% des revenus de la Formule 1 et cherchent à obtenir 70% depuis plusieurs mois. Toutefois, selon le Team Manager de l’équipe indienne, même cette augmentation de revenus ne serait pas satisfaisante. « Même si vous augmentez le revenus télévisuel, il y aura encore un déficit et vous avez encore besoin de soutien. »
Selon Fernley, une équipe moyenne comme Force India dépense entre 80 et 100 millions de dollars (60 à 75 millions d’euros) et que les revenus de sponsorings ne sont pas encore assez importants pour réaliser un profit.
Le cas de Force India est atypique car l’essentiel des revenus de sponsoring du team provient de liens directs entre les sociétés de Vijay Mallya et (pour 2012) du groupe Sahara. En cela la réaction de l’équipe est intéressante. L’équipe basé à Silverstone souhaite obtenir plus d’argent pour viser plus haut sur la grille de départ. Sa position politique est donc contradictoire, car l’objectif n’est pas de faire des profits. Mais, plutôt de briller en piste, afin de séduire des sponsors et rendre indépendante l’équipe envers ses financiers et donc dégager des profits.
Le principe de l’augmentation des droits tv n’est qu’un leurre et c’est aussi en cela que la contradiction est visible dans la FOTA. La réalité est qu’il faut investir pour gagner, encore et toujours. Donc il faut de l’argent qui n’existe pas aujourd’hui. Chacun y trouve son intérêt.

Dans l’aspiration de Ferrari et Red Bull Racing, l’équipe Lotus F1 Team a envisagé de quitter la FOTA l’an dernier. Une question qui reste encore aujourd’hui toujours en suspens à Enstone ou Gérard Lopez et Eric Boullier pèse le pour et le contre de cette affaire.
Trouble sur la règle concernant la Q3 en 2012. Pirelli aimerait proposer une nouvelle adaptation devant permettre aux 10 qualifiés pour les dernières qualifications de se battre pour une réelle position au départ.
Mauvaise nouvelle pour le sport automobile français. En marge des annonces sur l’emploi du Président Nicolas Sarkozy, (un lien ?) le groupe PSA annonce le retrait pour raison budgétaire de son programme endurance. Après avoir investi dans un programme hybride diesel sur la 908, le constructeur abandonne donc la compétition. Par la petite porte.
Avec les départs de Red Bull Racing, Scuderia Ferrari, Sauber F1 et probablement de la Scuderia Toro Rosso à l’avenir, qui ont rejoint Hispania Racing Team (qui avait déjà quitté l’association l’an dernier). La FOTA semble ébranlée sur sa base, mais reste debout. Dans l’histoire le principe du timing à son importance, avec en toile de fond les prochains Accords Concordes.


