Archives du tag : Mercedes-Benz

Paddock Confidences (mini) – GP de Chine 2017

Vers un gel des moteurs en 2021 ? 

C’est dans l’air depuis un petit moment, mais jamais encore clairement exprimé. Gunther Steiner propose après 2020 d’appliquer la mesure prise sur les moteur V6 après 2006 pour réduire les coûts et stabiliser les performances. Plutôt que de réintroduire un nouveau concept moteur qui est synonyme de hausse des coûts pour les équipes.

L’avenir d’Alonso 

McLaren et Fernando Alonso est une histoire compliquée. Zak Brown souhaite prolonger l’aventure avec le double champion du monde espagnol jusqu’en 2019, mais Alonso n’a pas fait de commentaires. La piste Mercedes AMG F1 est active. En Décembre dernier, Flavio Briatore a tenté une opération commando, mais ne voulais pas se faire forcer la main, la direction du constructeur a préféré le profil de V. Bottas qui a signé un contrat d’une seule année. Les discussions sont toutefois ouvertes, mais le PDG de Daimler, Dieter Zetsche ne souhaite plus revivre les saisons explosives de 2014/2015 et 2016, compliqué à gérer au niveau de l’image. A Fernando Alonso de prouver qu’il pourra cohabiter avec Lewis Hamilton.

L’après 2020 vu par Red Bull

« Pour le moment l’avenir est décidé jusqu’en 2020. Tout est clair et sécurisé et les contrats signés. » indique Franz Tost. La déclaration illustre assez bien la pression de Red Bull sur les nouveaux patrons de la Formule 1. Les Accords Concorde signé en 2013 étant favorable à l’équipe autrichienne, elle peut ainsi se permettre de financer deux équipes chaque année et rester compétitive. Si il y a un changement notable, Red Bull pourrait se désengager de Toro Rosso selon les dernières rumeurs…

 

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Note du Mardi – Hamilton et la menace de l’équilibre

Note du mardiLes champions du monde ne sont pas des enfants de cœur. Alain Prost, Ayrton Senna, Michael Schumacher ont une histoire faite de coup bas. Lewis Hamilton, à Abu Dhabi, est entré dans cette liste en ne respectant pas les ordres de son équipe. On parle de dissolution de son contrat avant 2018.

L’intervention de Paddy Lowe en direct pendant la course, contre la stratégie personnelle de Lewis Hamilton, est la conséquence de la réaction des maîtres de Brackley. Toto Wolff a lâché le mot « anarchie » hier. Les conséquences peuvent être importantes. L’implication de Mercedes-Benz dépendant beaucoup de son image de marque, le titre de Rosberg en 2016 avait été soigneusement évalué en interne. Sauf qu’aujourd’hui, ce titre historique (le deuxième d’un fils de champion du monde dans l’histoire de la Formule 1, après Damon Hill en 1996 et le premier d’un pilote allemand au volant d’une voiture allemande), est troublé par le scandale Hamilton à Abu Dhabi.

En Juillet, suite au triste Grand Prix d’Autriche, Wolff avait été ferme en convoquant ses pilotes et précisant qu’il n’aurait pas peur de suspendre ou de révoquer les contrats, si l’un et l’autre ne suivait pas les directives de l’équipe. A ce discours, maintenant les faits.

Sauf que le patron autrichien est tiraillé, entre respect et les résultats. En 2016 il est champion du monde pour la troisième fois de suite, pilote comme constructeur.  Depuis 2014, Mercedes AMG F1 a remporté 51 courses sur 59. Mais d’un autre côté, il se rend compte qu’Hamilton n’avait qu’une seule chance de remporter le titre en 2016 et il a tenté, contre le respect des valeurs de l’entreprise qu’il représente. Bref un précédent a été établi et la promesse que de nouvelles règles dans l’équipe seront mises en place l’an prochain.

Si dans l’éventualité d’une séparation entre Hamilton et Mercedes AMG F1 se profile, deux scénarios peuvent être envisagés :

2010, la solution Ferrari

En 2008 à Monza, Luca di Montezemolo annonce qu’il prolonge d’une saison le contrat de Kimi Raikkonen. Une année plus tard, le champion du monde 2007 (et dernier champion du monde en titre de la Scuderia) sera remercié au profit de Fernando Alonso. Raikkonen sera payé par Ferrari pour la saison 2010 un total de 45 millions d’euros (28 millions de salaire et 17 millions de prime pour ne pas courir pour une autre équipe). Une clause indiquait aussi un retrait de 18 mois, ce qui expliquera le retour en 2012 du finlandais chez Lotus.

Lewis Hamilton a signé un contrat avec Mercedes AMG F1 jusqu’en 2018, mais comme le précédent contrat, la dernière saison dépend d’une clause qui est systématiquement dans les contrats d’Hamilton depuis qu’il est en Formule 1 : Une clause indiquant que si il n’est pas champion du monde la deuxième année de son contrat, il pourrait partir de l’équipe. Ce qui signifie que si 2017 ne lui permet pas d’obtenir un nouveau titre, Lewis Hamilton pourra négocier avec une autre équipe, mais également à Mercedes de procéder de la même façon que Ferrari avec Kimi Raikkonen.

1991, la décision radicale

Le seul précédent d’un licenciement remonte à 1991. Alain Prost ne termine pas la saison après avoir comparé sa Ferrari à « un camion ». Le futur quadruple champion du monde français sera mis à pied pour la saison 1992, en étant toujours payé 12 millions de dollars par la Scuderia Ferrari.

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McLaren : le projet avorté qui pourrait renaître de ses cendres

Mclaren LogoSeptembre 2007, Ron Dennis, la main gauche sur sa hanche, fixe Max Mosley devant son motor home pour une poignée de main de la honte. Le Spygate se concluait avec une amende de 50 millions de dollars, qui sera payée intégralement par Mercedes-Benz à l’époque. Le déficit d’image était telle que le titre de Lewis Hamilton l’année suivante, n’avait pas suffi à effacer l’humiliation. A Woking, sentant le vent tourner, une nouvelle stratégie c’est mise en place et sera l’objet d’une guerre qui aboutie aujourd’hui au retrait de Ron Dennis.

Lorsque l’établissement financier Bahrain Mumtalakat Holding Company entre à hauteur de 30% dans le capital de McLaren, l’anticipation du retrait de Mercedes-Benz perçait dans l’obscurité. Le constructeur allemand disposait de 40% et sa valeur estimée autour de 500 millions d’euros. Conclure avec un solide établissement financier était la seule solution. Bahrein avait accepté des actions vraisemblablement sans droits de votes, pour limiter le coût financier afin de préparer la partie suivante du scénario.  En 2010, Bahrein va prêter 125 millions à Mansour Ojjeh et Ron Dennis et acheter chacun 10% de capital supplémentaire, pour monter à 25%. McLaren à cette époque avait une valeur de 1,2 milliards d’euros.

L’argent prenant le pas sur l’aspect sportif, McLaren sous la direction de Martin Whitmarsh va doucement dériver, tandis que Ron Dennis, exclu pendant 5 ans des paddocks va construire McLaren Automotive et permettre une diversification heureuse du groupe TAG McLaren.

En coulisse deux plans se construisent. La répartition du capital est de 50% pour Mumtalakat , TAG et Ron Dennis héritant de 25% chacun. Mais en matière de droits de votes (donc de décision exécutive dans l’entreprise), c’est Ron Dennis qui dispose de 58% devant Mansour Ojjeh 28% et l’établissement de Bahrein avec 14%. Un jeu de dupe va se mettre en place.

Le premier projet inspiré par Mansour Ojjeh et Martin Whitmarsh s’inspire de l’avenir. L’ambition secrète était une introduction en bourse sur le modèle Williams. A l’époque on estimait McLaren à 2 milliards d’euros, ce qui permettait à TAG de rembourser l’emprunt auprès de Mumtalakat et d’augmenter la valeur de sa participation. L’introduction en bourse était d’autant plus tentant que les actionnaires entre McLaren Group Ltd et McLaren Automotive Ltd sont quasiment les mêmes, donc les possibilités sont importantes.

En coulisse, Whitmarsh tente de séduire dès 2011 le constructeur Honda pour un retour à l’horizon 2014. Toutefois, l’anglais va échouer dans sa tentative de prolonger Lewis Hamilton courant 2012. Idem concernant le sponsoring, la tentative d’un sponsoring avec le fond souverain de Libye contre 25 millions d’euros la première année et 40 millions, s’inspirait fortement du programme Williams/Baugur Group, et elle était la suite logique de l’évolution du groupe pour garantir son avenir. Était donc.

Cette idée n’aboutira jamais. Alors que Whitmarsh négociait avec Honda un moteur et une participation au budget de McLaren, Ron Dennis étudiait l’idée de construire son propre moteur 4cyl 1,6L turbo (projet initial de l’unité moteur d’aujourd’hui) à l’horizon 2013. Ses démarches allant jusqu’à trouver un partenaire équivalent à celui de TAG à l’époque du programme Porsche des années 80. Bahrain Mumtalakat Holding Company était la compagnie toute trouvée. Ce sera le début de la rupture et le début de la fin pour Ron Dennis, qui amorçait son retour aux affaires fin 2013, grâce à un pacte d’actionnaires dont il n’a pas respecté l’échéance.

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Petronas et Mercedes AMG F1

Mercedes W07Les rumeurs autour de l’avenir du Pétrolier malaisien Petronas parcours les allées du paddock depuis le dernier GP de Malaisie. L’Etat Malais souhaite redéfinir son investissement global sur la Formule 1. Cela passe par le Grand Prix bien entendu, mais également sur l’implication financière de son sponsoring avec Mercedes.

Depuis 10 ans, la méthode est toujours la même. Petronas étant un sponsor financièrement convoité, une menace de sa part et tout est mis en ordre de marche. La dernière fois que cela était arrivé c’était en 2010, lorsque la rumeur indiquait que le pétrolier allait aussi soutenir la jeune équipe Lotus Racing de Tony Fernandes et répartir son investissement en deux. Un bruit pour influencer des négociations qui ont toujours le même discours : l’augmentation de budget.

En effet, le succès aidant, les dirigeants de Mercedes AMG F1 redoute les lendemains qui chantent et souhaitent secrètement dominer la Formule 1 jusqu’en 2020. Wolff et Lauda redoutent sérieusement un retour de Red Bull, surtout avec le concours d’Exxon Mobil dès 2017 et l’émergence de Ferrari à terme. Souhaitant soutenir son entreprise, le maintien de l’investissement a été souhaité, tandis que pour Petronas une demande d’augmenter significativement son investissement a été indiquée à la direction de la société d’état. Refus logique.

C’est alors qu’a été distillée une petite information discrètement.  Le partenariat Petronas/Mercedes AMG F1 a bénéficié en 2015 d’une exposition médiatique de 835 millions d’euros (901 millions de dollars). Ce qui est aussi intéressant est que, officiellement c’est la première fois qu’un pétrolier dévoile ses chiffres pour justifier sa participation au championnat de F1.

L’exposition médiatique de Petronas a augmenté de 400% entre 2012 et 2015. Elle était ainsi de 200 millions d’euros entre 2010 et 2012. A comparer avec, selon le BusinessBookGP, un investissement annuel de 40 millions d’euros par année.

La communication de Petronas est aussi intéressante car elle relève un détail de la prochaine négociation avec Mercedes : « L’idée que nous payons pour mettre notre autocollant sur la voiture est très mauvais. La course est avant tout un problème d’efficacité et Petronas est le partenaire technique qui fournit les lubrifiants pour les voitures qui ont remporté des courses. » À déclaré Wan Zulkiflee, le porte parole de Petronas.

Ce qui signifie que non Petronas n’augmentera pas sa participation financière, mais sa participation technique, car pour le pétrolier la Formule 1 sert à renforcer sa présence de marque en plus d’améliorer son savoir-faire technique.

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L’évolution de McLaren

Mclaren LogoLes rumeurs autours de McLaren secouent l’empire de Woking, mais pas réellement de la façon dont nous pouvons le croire. Un jeu de rôle intéressant.

L’avenir de Ron Dennis

En 1995, Ron Dennis avait annoncé qu’il partirait en retraite lorsqu’il aurait 60 ans. Une parole que le temps a oubliée. A 70 ans, l’homme est à la tête de son équipe, toutefois, l’introduction de Jost Capito dans l’organigramme McLaren F1 perturbe l’ordre établi. Au point que les rumeurs de départ de Ron Dennis et même d’Eric Boullier hument l’air du paddock depuis quelques semaines.

La situation rappelle exactement la situation Ross Brawn/ Toto Wolff/Niki Lauda en 2013. Les médias diffusaient les mêmes rumeurs pour obtenir le même résultat : L’ère des Team Manager tout puissant est révolu, place à un duo de gestion. Une idée qui a fait son chemin, car imité par Renault depuis et désormais par McLaren, avec le soutien de Honda. Capito complète Boullier et Jonathan Neale dans le triumvirat de la direction de Woking. Mais c’est l’ancien patron de VW Sport qui est en haut et c’est lui qui représente la nouvelle stratégie de McLaren.

Car, le projet de Ron Dennis était de racheter les parts de Mansour Ojjeh et Mumtalakat. Il avait trois saisons pour y parvenir. L’échec des négociations avec plusieurs interlocuteurs a provoqué le chamboulement de l’été 2016, mais Dennis restera actionnaire de McLaren et donc le patron de Capito. Le plan B serait probablement de reproduire le modèle avec Daimler en 1999 : à savoir vendre 40 ou 50% du capital à Honda. Ce sera la possible mission de Capito, selon toute vraisemblance.

Le changement débute

L’influence de Honda est de plus en plus forte chez McLaren, malgré les performances du moteur, le constructeur japonais injecte des centaines de millions d’euros dans le budget de l’équipe de Woking et l’interdépendance des deux partenaires au milieu de l’OPA moteur de Mercedes, Ferrari et Renault fait dépendre une nouvelle stratégie. L’accord avec Sauber est une première étape (une stratégie toujours refusée par Dennis d’avoir une seconde équipe comme partenaire de Honda). Tandis qu’une analyse de la saison 2016 a indiquée que les carburants proposés par Exxon ne sont pas performants dans l’ère moderne de la Formule 1. Il est entendu que les carburants sont capables de faire gagner 30 ou 40 cv sur les unités moteurs. En 2014, McLaren (propulsé par le moteur Mercedes-Benz) avait un retard énorme sur les Williams et surtout les Mercedes, dès le début de saison.

Ce que recherchent McLaren et Honda est un partenariat similaire à celui de Petronas avec Mercedes AMG, ou comme Renault avec Total.  Après avoir sondé plusieurs pétroliers émergeants, le duo anglo-japonais c’est tourné vers British Petroleum avec beaucoup d’espoir. Le géant anglo-saxon étant en difficulté d’image depuis 2010, le projet a été accepté. L’investissement sera similaire à celui de Petronas avec Mercedes, soit entre 30 et 40 millions d’euros par année (tout compris).

Une manne financière pour un projet McLaren/Honda qui se redéfini sous nos yeux. Depuis 2014, Ron Dennis était sur un modèle similaire à celui qu’il avait développé dans les années 90/2000 avec Mercedes-Benz (un sponsoring principal, sponsoring secondaire, des partenaires techniques…), alors que le projet actuel est de s’inspirer de Mercedes AMG F1 : un partenaire technique carburant très impliqué, des sponsors secondaires et un constructeur puissant.

UPDATE 12/11/2016

Selon Sky News , un consortium d’investisseurs chinois a déposé une offre publique d’achat de 1,65 milliard £ (1.9 milliards d’euros) pour McLaren Group,  déclenchant une bataille sur l’avenir de Ron Dennis .

Sky Nouvelles a appris que M. Dennis a pris connaissance de l’offre d’un groupe d’investisseurs non identifiés la semaine dernière, une manoeuvre qu’il a comprise comme un complot visant à l’évincer en tant que patron.

Des sources racontent que M. Dennis était présent à la Haute Cour de Londres jeudi et vendredi afin d’obtenir une injonction contre la manoeuvre  pour le mettre en « congé de jardinage » jusqu’à ce que son contrat expire à la mi-Janvier 2017.

Il semblerait que cette demande a été entendu, mais cependant rejetée, ce qui a a conduit à une réunion d’urgence du Conseil d’Administration de McLaren vendredi soir, qui devrait conduire à la suspension avec effet immédiat de Ron Dennis à la direction de l’entreprise.

Dans l’attente d’une confirmation de cette histoire.

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Note du Mardi – Le plan de 5 ans de Manor

Note du mardiDepuis sa création en 2010, jusqu’à aujourd’hui, la stratégie sportive de l’équipe Manor a évoluée. Symptomatique de l’ère des nouvelles équipes créer par la volonté de la FIA il y a 6 ans, elle évolue depuis deux saisons vers un modèle de développement plus classique et compétitif.

Caterham et HRT n’existent plus, Manor si. Seule survivante d’une époque ou l’image était plus importante que les résultats sportifs, la petite équipe anglaise a servie de support à deux marques (Virgin et Marussia). Reprise depuis deux saisons par l’homme d’affaire Stefan Fitzpatrick, les ambitions sont plus mesurés et raisonnable. Un plan de cinq saisons a été mis en place, avec l’objectif d’atteindre à l’horizon 2020/2021 le top 5 du championnat constructeur.

N’ayant pas besoin de faire la promotion d’une marque automobile (Marussia), l’équipe devait se reposer sur sa base pour assurer son développement. Les départs de John Booth et Graeme Lowdon en fin de saison dernière (pour divergence d’objectifs) ont inspiré une nouvelle idéologie. Fitzpatrick, après une saison en arrière plan a décidé d’une nouvelle stratégie, en continuant ce qui a été réalisé depuis 2012.

2012, l’année du changement

Après deux saisons d’échec avec la technologie de conception virtuelle (CFD), inspirée par Nick With, John Booth embauche Pat Symonds comme consultant. Sa mission ? Mettre en place un bureau d’étude capable de concevoir la voiture de 2014. Symonds partie chez Williams, Bob Bell prendra sa place le 1er Juin 2015. Il restera 4 mois seulement, mais son influence sera importante.

Ce passage éclair va permettre de renforcer techniquement l’équipe. Luca Furbatto (ex McLaren et STR) est embauché comme Chef Designer, Gianluca Pisanello (ex Toyota et Caterham) devient le responsable de l’équipe d’ingénieurs chargées de la performance et de la stratégie des pilotes. Quelques semaines plus tard, Mercedes-Benz signe un contrat de fourniture moteur avec Manor et le concours du pilote allemand Pascal Werhlein, pour 2016.

Bell, en partant n’a pas laissé seul Manor. Il a convaincu l’ex directeur technique Pat Fry de prendre sa place. Ce dernier a convaincu l’aérodynamicien Nikolas Tombazis, ainsi que l’ex directeur sportif de McLaren, Dave Ryan devenir renforcer l’effectif. Dernièrement c’est un ex Lotus F1, Thomas Mayer qui viendra renforcer l’organigramme en qualité de Directeur Général de Manor.  Même un programmeur de chez Amazon, Alfonso Ferrandez, a été débauché dernièrement.

Le plan 2020

L’objectif est de franchir une place au championnat constructeur chaque saison et de viser d’ici la fin de le début de la décennie prochaine la 5ème place du championnat du monde. 2016 est la première pierre de l’édifice. Sa 10ème place au championnat (pour le moment) servant de base.

Toutefois ce plan de développement est autrement plus réaliste que de précédent déjà entrevue par le passé. Il n’est aujourd’hui pas possible, en partant de zéro, de remporter un titre de champion du monde en cinq saisons. Benetton (sur la base de Toleman), a mis plus de 10 ans pour y parvenir. Brawn (héritage de BAR et Honda née de toute pièce en 1999) a également mis 10 ans, mais au prix d’investissements considérable.

Aujourd’hui crédité d’un budget, selon le BusinessBookGP (voir édition française and english version) de 79.8 millions d’euros, il lui faudra croitre de 50% d’ici 2020 pour pouvoir au minimum ambitionner de réaliser ses résultats sportifs.

Sachant qu’un facteur sera important : l’avenir de McLaren avec Honda, les futures performances de Renault, de Sauber et Haas. Un avenir âprement disputé. Mais, si Manor arrive à atteindre ses objectifs, sa croissance pourrait servir d’exemple pour l’avenir.

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GP Singapour 2016 – Paddock Confidences

Bernie et Jochen Rindt

A chaque fois qu’il en a l’occasion, Ecclestone parle du pilote autrichien, champion du monde 1970 à titre posthume, sous la forme d’anecdote en privé. Cette fois, alors qu’il a déclaré au média qu’Alain Prost était, selon lui, le meilleur pilote de tout les temps en F1, Bernie Ecclestone a glissé pour dire que Jochen Rindt était son pilote préféré. Un souvenir toujours présent…

Liberty et son offre F1

Si Liberty Group a repris 15% de la Formule 1 pour 1 milliard d’euros, le solde relève d’un plan plus complexe. En effet, les discussions en coulisse relève que la société américaine offrira des parts aux équipes. L’idée derrière est bonne, utile aussi pour garantir un prêt bancaire et lucrative en cas d’introduction en Bourse dans un avenir proche. Notons que Liberty Group a déjà indiqué que pour la signature des prochains Accords Concordes de 2021, les primes accordées aux constructeurs seront abandonnés.

Perez et la communication

Le pilote mexicain avait invité des journalistes pour une annonce importante durant le Week-End, mais cette annonce n’est jamais venue. Reporté. En coulisse, la prolongation du pilote en 2017 chez Force India est déjà acté. Par défaut, car il semblerait que c’était une autre annonce, finalement avorté cette semaine, que souhaitait divulguer Perez…

L’apport de Bob Bell chez Manor

Stefan Fitzpatrick, le discret propriétaire de l’équipe a indiqué que le passage de Bob Bell, comme consultant dans l’équipe anglaise, a permis de signer avec Mercedes-Benz, donc d’avoir Pascal Werhlein et d’obtenir le concours du duo Pat Fry et Nikolas Tombazis à la direction technique.

Les coulisses de la décision de Button 

« Le samedi du GP de Belgique je suis allez voir Ron (Dennis) et je lui ai dit : « vous savez quoi Ron ? Je pense qu’il est temps que je me retire de ce sport. » Jenson Button explique que la discussion entre les deux hommes a durée 40 min et prendre une année de repos et voir si il est possible de revenir en 2018 était la solution idéale. Le meilleure contrat qu’il ait pu obtenir après 17 ans de Formule 1. En cela, Button s’inspire de son idole, Alain Prost qui en 1992 avait fait une année loin du cirque de la F1, pour revenir en 1993 et terminer définitivement sa carrière de pilote sur un 4ème titre mondial.

 

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GP Hongrie 2016 – Paddock Confidences

World Copyright: Steve Etherington/LAT Photographicref: Digital Image SNE25457
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Bottas et Massa dans le viseur de Renault ?
Après le refus de Carlos Sainz et l’hésitation de Sergio Perez (le mexicain attend l’évaluation de ses sponsors). La direction de Renault aurait un plan pour arracher les deux pilotes actuellement chez Williams pour 2017. Ambitieux.

Stroll et Williams
L’après Felipe Massa est déjà dans les esprits chez Williams. Lance Stroll a indiqué que son père était prêt à investir environ 30 millions d’euros par année dans l’équipe au cas ou il devenait titulaire. Une proposition séduisante qui fait partie d’un des nombreux scénarios à Grove.

L’ombre de la Formule E
Suite à la signature des promoteurs du circuit Gilles Villeneuve à Montréal pour l’organisation d’une course de Formule E, quelques jours après le week-end de Formule 1, Bernie Ecclestone a menacé d’annuler le contrat de Montréal.

Magnussen en réserve ? 
Le pilote danois s’est largement répandue sur le traitement médiatique dont il fait l’objet chez Renault Sport F1. Magnussen estime qu’il a encore une chance d’être en 2017 dans l’équipe française, mais discute avec d’autres teams. Une idée serait de garder le danois comme 3ème pilote en 2017.

Rosberg et son salaire
Si en Allemagne le salaire est évalué à 45 millions d’euros environ sur deux saisons, la réalité est bien différente. Pour la saison 2017, Nico Rosberg touchera 18 millions d’euros de salaire.

Mercedes et les contrats d’Hamilton et Rosberg
Toto Wolff et Niki Lauda ne sont pas réellement satisfait que leur pilote terminent leur contrat en 2018. Il est entendu que des clauses ont été inscrite pour obtenir une sortie en 2017. Par prudence…

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L’orage au dessus de Grove

Williams FW38Malgré son retour aux avant postes en 2014, Williams marque progressivement le pas dans le paddock. Au point que Felipe Massa ne considère désormais plus le team anglais comme un top team.  Orage au dessus de l’usine de Grove.

3ème du championnat des constructeurs en 2014, 3ème en 2015 et actuellement 4ème sur le papier la performance de l’écurie Williams est plus que satisfaisante. Toutefois, la régression devient une menace. 320 pts inscrits en 2014, seulement 257 pts l’an dernier et actuellement 92 pts. Dans le détail, à la même époque (après 10 GP), l’équipe avait empochée 151 pts en 2015 et 121 pts en 2014. La comparaison est inévitable et marqueur d’un déclin certain.

Si la saison 2014 avait débutée timidement, Williams l’avait fortement terminé et la saison 2015 avait mieux débutée qu’elle n’avait finie. 2016 est le reflet de la fin de saison dernière.

Deux questions se posent alors : La première concernant le bureau d’étude et de l’autre les pilotes. Claires Williams, habile dans sa communication lors du GP d’Angleterre, a bien indiquée qu’une étude de la situation serait faite. Alors que les médias se focalisent sur l’aspect pilote, l’aspect technique est subitement analysé en profondeur.

La FW36 était une machine simple, misant sur la puissance du moteur Mercedes en fin de saison pour faire la différence. La FW37 souffrait de plusieurs problèmes d’appuis et d’agilité en virage lent. Un problème gommé par la FW38, qui est considéré par l’équipe de Pat Symonds comme plus complète. Toutefois les performances sont en deçà. Le partenariat avec Mercedes-Benz, inscrit sur le long terme (jusqu’en 2020 dit-on), souffre d’un problème politico-sportif majeur, indépendant de la volonté de Williams.

Depuis 2014, le constructeur allemand ajuste la puissance de ses moteurs en fonction de son intérêt sportif. En 2014, l’ambition était de rebouté la Scuderia Ferrari hors du podium constructeur,  en 2015, c’était Red Bull qui était visé. Toutefois pour 2016, l’équipe italienne et l’autrichienne ont des armes un peu plus performante. Laissant penser que la deuxième partie de saison 2016 de Williams ressemblera probablement à celle de 2014. Avec un ajustement de puissance du moteur Mercedes.

Côté pilote, l’après Felipe Massa est déjà acté. Le pilote brésilien ne donne plus satisfaction, estimant qu’il avait fait ce pourquoi on attendait de lui. Un remplaçant est déjà dans le viseur de Claire Williams. Mais les candidats sont de moins en moins nombreux. L’usine de Grove hésite fortement entre deux profils : celui d’un champion du monde (Button) ou celui d’un pilote jeune et garantissant un budget important (Nasr ou Perez).  Il existerait aussi une volonté d’évaluation pour Pascal Werlheim dans l’idée d’obtenir de Mercedes-Benz un ajustement de sa politique moteur et sportive, pour une autre alternative.

Car, le cas de Valtteri Bottas est aussi à l’étude. Initialement le projet Williams devait évoluer autour du pilote finlandais. Mais la saison 2015 et la plaie d’un possible transfert chez Ferrari a laissée une blessure plus profonde que prévue. La perte de confiance et des performances en demi teinte du pilote posent de nouvelles questions pour Williams, concernant Bottas. 2017 devient flou et une prolongation sera une valeur par défaut.

Entre l’aspect technique de son partenariat avec Mercedes et son futur duo de pilote, Williams estime ses chances futures d’atteindre ses objectifs. A défaut de devenir champion du monde des constructeurs, l’ambition est d’augmenter les revenus de l’équipe, passant de 150 millions en 2014 à 250 millions à horizon 2018/2019.

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Jeu d’échec autour du contrat de Nico Rosberg

Echiquier, echecNico Rosberg a mandaté Gerhard Berger pour renégocier son contrat avec Mercedes AMG F1. Si les deux parties sont d’accords sur le principe de prolonger l’aventure, plusieurs points bloqueraient.

Reproduisant la méthode qui a fait son succès par le passé : négocier un renouvellement lorsqu’on est en position de force par rapport à l’équipe. Sa situation en tête du championnat du monde, Nico Rosberg voulait l’utiliser pour prolonger rapidement son contrat avec Mercedes. Inspiré par la saison 2014 conclue dans la première quinzaine de juillet, le pilote allemand a décidé de confier la mission délicate de la prolongation à Gerhard Berger. Ami et compatriote du Niki Lauda et Toto Wolff.

Toutefois les tractations sont délicates et chaque avancée s’accompagne d’un recul. Mercedes AMG F1 a compris la méthode de son pilote, pour prolonger son contrat.

Dès le début des discussions, Toto Wolff a accepté de prolongé d’une seule saison (2018) le contrat actuel du pilote (expirant en 2017), avec un salaire proche de 20 millions d’euros. En réponse, Berger a demandé 85 millions d’euros et un contrat de trois saisons (25 millions d’euros la première saison, puis 30 millions d’euros si le pilote est champion du monde en 2017). Afin de mettre la pression, le consultant autrichien est entré en discussion avec McLaren, afin de proposer les services de Rosberg pour remplacer Jenson Button. Ron Dennis semble intéressé et amusé par la situation. Mais cela n’a pas été plus loin.

Mercedes a proposé un nouveau contrat de deux saisons fermes. Berger a répliqué avec une option d’exclusivité à long terme, liant le pilote avec l’équipe sur une plus longue période.  Sur le principe l’autrichien propose un compromis intelligent. L’idée, inspiré par Red Bull, est de garder la rémunération prévue sur le contrat actuelle, puis obtenir 25 millions d’euros en année deux (soit 2018). Mais en même temps inclure une clause engageant les deux parties jusqu’en 2020 au moins. Cette clause de fidélité (nommons là ainsi) précise que Rosberg privilégiera toujours l’offre Mercedes après 2018 et jusqu’à la fin de l’option.

L’offre permet à Mercedes d’avoir un pilote en option pour 2019 et Rosberg une garantie d’un volant dans l’équipe la plus compétitive du plateau. Sur le principe le pilote allemand prolonge de deux années, mais reste lié à la marque à l’étoile pendant 4 ans. Un compromis satisfaisant.

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