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Edito Hebdo : l'an zéro pour la Formule 1

Il y a une heure la Scuderia Ferrari a lanceé officiellement la saison 2009 en présentant sa nouvelle monoplace (F60). Première vision du design 2009 aussi, pis l’an zéro pour la Formule 1.

Une remise en question frontale du modèle économique de la Formule 1 mais aussi du sport business. Le football par exemple se remet en question comme l’a fait la Formule 1, autour d’un axe précis : les salaires et l’argent autour des joueurs. Le monde du ballon rond vivait aussi dans une bulle depuis plusieurs années. Le souvenir du transfert de Zinedine Zidane de la Juventus de Turrin au Real Madrid pour 75 millions d’euros avait marqué les esprits, mais depuis les cinq dernières années, les salaires ont explosés. La valeur transfert est redevenue normal, mais les joueurs demandent toujours plus. Un Carlos Teves, (Manchester United) gagne autant qu’un Zidane à l’époque et un Zlatan Ibrahimovich (Inter Milan) a été le premier joueur a cumulé 12 millions d’euros de salaire par an. Record absolu.

La Formule 1 aussi a eu cette dérive, d’un Schumacher à 30 millions de dollars (7 titres de champion) nous sommes passé en 2008 à un Raikkonen à 90 millions de dollars (1 titre). Des pilotes sont payés des fortunes sur la raison de diverses politiques de concurrence, mais le mal est fait et la crise provoque une crise de conscience.

Alors que faire, réduire la voilure ? Les salaires ? Un cap salarial. Je ne pense pas que le cap soit une bonne décision. Elle avait déjà été tentée au milieu des années 90 pour exploser par la suite et provoqué la dérive actuelle. Le souvenir d’un Ayrton Senna gagnant 16 millions de dollars avait irrité Bernie Ecclestone en 1993 et, bien aidé par Flavio Briatore craignant de voir son poulain Schumacher partir chez McLaren, avait imposé un accord moral de limitation de salaire à 6 millions de dollars. C’est-à-dire qu’un pilote était considéré comme bien payé à partir de cette base. Toutefois, cela a provoqué un Schumacher à 25 millions de dollars en 1996 et une explosion financière progressive.

L’an zéro aussi niveau budget des équipes, même si seulement, d’après la première étude réalisé par mes soins, 10% de réduction est à prévoir en 2009 par rapport au budget de 2008.

L’an zéro aussi pour la France qui devra tout reconstruire et ne plus avoir peur (ou honte) de la Formule 1.

Enfin l’an zéro pour l’espoir que la Formule 1 ne devienne plus un sport politique comme ses dernières années. Car certes évoluer dans le sport business n’a rien de choquant, mais tendre vers un sport politique devient lassant et dangereux à terme. Retourner au sport, fondamentaux intemporels de la course. Revenir aux bases de la Formule 1 tout en s’adaptant à son temps. Une bonne idée, mais évitons encor une fois la politique.

L’an zéro de l’espoir donc, après tout c’est encore la période des vœux.

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Edito Hebdo : France et F1, une nostalgie sans avenir

Ce 14 Février 1997 semble à des années lumières de nos mémoires. Ce jour béni pour nos couleurs : Alain Prost de mariait avec Peugeot pour lancer officiellement Prost GP. Il y a 10 ans, ou une équipe 100% française, deux moteurs tricolores, Olivier Panis et Jean Alesi représentaient nos couleurs et enfin un GP de France à Magny Cours à la pointe de la modernité sécuritaire. Qu’il est loin ce temps là.

5 Janvier 2009, une bombe H c’est abattue sur la Formule 1 française. Plus d’équipe sur le territoire, un pilote menacé après seulement une année d’activité, un Grand Prix oublié. Vite ouvrons les yeux, ce n’est qu’un mauvais rêve. Juste qu’un mauvais rêve. Et pourtant non.

Pas de nostalgie aucune, mais des regrets. Des injustices aussi. Trop de questions : Pourquoi avoir laissé mourir Prost GP en 2002 ? Pourquoi alors que Nelson Piquet Jr à droit à une deuxième chance, Bourdais sera renvoyé (peut être) ? Pourquoi n’est t’on pas capable d’organiser un GP de France sans que des centaines de riverains ne manifestent ? Pourquoi est ce juste ci dur la F1 en France ?

Parler avec n’importe qui, on vous dira que la F1 ne sert à rien, que cela pollue etc… Bel exemple de contre communication à la Française. Sauf qu’une équipe de F1 c’est 500 emplois direct de haut niveau, ça pollue pas plus que des stades de foot (si si je vous jure) et que c’est un sport, donc par définition un loisir qui ne sert à rien. Je passe ma colère pour rester objectif.

J’ai relu avec plaisir une interview de François Guiter, l’ex responsable marketing de ELF, dans les années 60-80. La nostalgie m’a guetté, savoir que c’est grâce à ELF que nous avons eu une bonne image de la F1 en France, capable d’influencer une équipe Anglaise afin d’imposer un pilote français. Que c’est Matra qui a investit au début de l’aventure, que Renault a révolutionné avec son V6 turbo, que Michelin a imposé des standards, que nos pilotes étaient les plus forts, que notre filière était la plus ingénieuse. Le génie français, mythique dans toute sa splendeur relaté sur 4 pages dans cet Auto Hebdo daté de 2007.

Que faire ? Rien, Bernie Ecclestone souhaite exporter la F1 pour des raisons de rentabilité financière. La F1 doit être exotique donc. La France provoquait trop l’argentier depuis 10 ans avec Magny-Cours et nous, nous n’avons pas eu droit à un sauvetage comme SPA Francorchamps. Juste des tribunes au Paul Ricard, comme pour provoquer.

Et puis la faute à qui ? La FFSSA ? Soyons franc, si elle n’avait pas repris le bébé, Sébastien Bourdais n’aurait même pas pu réaliser un Grand Prix de F1 en France. Hommage leur soit rendu.

L’avenir ? Fermons les yeux et rêvons. Un GP en France repris par Bernie Ecclestone sur le circuit du Paul Ricard, Un pilote français jeune avec de vraies chances d’inscrire son nom au palmarès. Une équipe de F1 sur notre sol, en se basant sur l’achat de monoplace cliente comme Force India (Le retour de Prost GP ou l’arrivée de ART GP), un autre sponsor que Total, sur le modèle de Red Bull

Le bleu France me manque.

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Qui et comment soutenir Bourdais ?

Il suffit d’un rien pour enclencher une dynamique. Y croire dans un premier temps et d’obtenir un soutient officiel d’une autre part. Ce type de soutient que doit disposer Sébastien Bourdais pour rester en Formule 1 en 2009.

Toro Rosso ne demande rien à Sato et Bourdais mais influence une tendance qui peut être traduite par : celui qui me fournira de l’argent pour avoir ce volant 2009, sera celui qui a le plus envie et dévoilera son état d’esprit envers l’équipe. Désolé pour les fans du pilote tricolore (dont je suis d’ailleurs), mais STR applique un vieux principe de management. Déloyale car ne récompensant pas le mérite et le talent, mais c’est leur choix.

Takuma Sato n’a pas tardé à réagir, pensant pouvoir trouver un sponsor s’il le faut. Alors que la Japon est entré en récession la semaine dernière, hormis une dédit de Honda (car Sato est toujours sous contrat Honda jusqu’en 2009), imaginé une entreprise nippone investir pour une année autour du nom Sato, malgré ce qu’il représente, est difficile.

Pour le Cas Bourdais, c’est pire. Lisant les déclarations de Nicolas Todt (qui doit gérer les plaintes d’un Massa encore sous le choque malgré ses dires), on ne sent pas l’envie. Juste une plainte. Cela sent donc le sapin, et mettra en doute les capacités d’agent du fils de Jean Todt à l’avenir.

Deux pistes de soutiens

Alors qui pour soutenir Bourdais ? Plusieurs pistes existent, comme je l’ai annoncé il suffit d’une dynamique, d’un déclic pour que tout s’enchaine.

Première piste, Le mécénat. Je ne fais pas d’appel aux dons auprès de chacun de vous, mais je pense plus à certains milliardaires de notre pays. Arnaud Lagardère d’une part, et surtout François Pinault, du groupe PPR, qui a versé 1 millions d’euros à Laure Manaudou, par pur mécénat durant deux ans. Cette même sommes permettrait de crée une dynamique auprès de sponsors jusque là frileux.

Deuxième piste, le sponsoring. Le classique, parmi les classiques, mais les temps changes. Les marques ne souhaitent plus associer leurs noms à un pilote uniquement sur un échange de sticker. Elle souhaite un investissement plus important au tour de valeur. Evian par exemple, qui a une image positive, sportive et élégante. Positif pour la marque car Bourdais est un pilote de F1, sportifs avec une bonne image. Pourquoi aussi pensé à Yves Saint Laurent ou Puma (propriété du groupe PPR), pour des costumes haut de gamme ou des chaussures de sports. Orange aussi qui s’offre à moindre coût la Formule 1, quelle lorgnera de toute manière pour ses mobiles TV. Parlons aussi de Red Bul France, qui pourrait soutenir le pilote, comme d’autre filiale ont soutenues Doornbos, Karthikeyan etc…

Bourdais a une image de bon père de famille, intelligent, honnête, avec des valeurs recherchées dans notre monde. Evoluant dans une discipline haut de gamme, à la pointe de la recherche et développement, incarnant une idée du risque, du glamour, du courage. Dans une machine propulsée par Ferrari, le symbole du luxe sportif automobile. Investir dans Sébastien Bourdais, c’est investir dans un sport qui change, et évolue dans le bon sens de l’effort écologique avec le programme KERS (récupération d’énergie).

Le sponsoring sur pilote permet de profité d’une audience éduquer, à même de doper une campagne de promotion classique, et ce pour un investissement raisonnable.

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