Edito : Apple et F1 : Les défis des grandes marques après leur fondateur
Dans la vie des affaires, comme dans la vie tout court, il faut savoir se remettre en question de temps en temps. C’est ce qu’ont fait les dirigeants d’Apple il y a un peu plus de 10 ans lorsque les gestionnaires ont rappelés Steve Jobs qu’ils avaient remerciés en 1985. La faillite menaçait et le boss a été rappelé aux manettes. Présentée comme une marque qui innovait, Apple c’était fait tout simplement rattraper et dépasser par le PC et Microsoft. Le magicien a donc remis en cause le système, innovant à tour de bras, exploitant de nouveaux horizons (iTune, iPod et iPhone sont des exemples de diversification de la marque). Résultat : un retour en fanfare à l’échelle planétaire. Mais un retour qui incarne un homme et son entreprise et donc sa marque.
Bernie Ecclestone devrait méditer ce cas d’école, lorsqu’il a avoué en fin de semaine dernière qu’il ne voulait pas démissionner du fait de son âge et encore moins a cause de son divorce prononcé. La Formule 1 ne vie que pour un homme qui la connait par cœur, mais qui n’innove plus depuis 10 ans. Le virage d’internet a été très mal négocié et si le site Formula1.com cumule 7.1 millions de visites en Février (pour 3,2 millions de visiteurs uniques), le site est classique et sans âme. Trouver les nouveaux déboucher comme Apple l’a fait serait salvateur, tant pour le chiffre d’affaire, que pour la valeur de l’entreprise (donc bon pour le CVC).
La création d’un réseau social sur le mode de Mypsace ou Facebook serait un succès, tout comme l’accélération des contenus téléphoniques 3G ou encore offrir aux webmasters du monde entier les outils pour créer des applications made in Formule 1 (jeux, etc…)
Ecclestone ne souhaite pas démissionné mais le souvenir, il y a 10 ans, de son intervention cardiaque avait mis la F1 dans un désarroi profond. Plusieurs semaines durant, aucun commandant à la barre de la société et un virage en bourse passablement manqué, faute d’intérimaire compétant voir de successeur.
Apple souffre actuellement de son créateur qui est malade. Au point de chercher une femme, asiatique et portée sur Internet pour lui succéder. Alors quoi pour l’après Bernie Ecclestone ? Un Américain(e), de 40/45 ans ayant une passion pour l’Internet et les médias ?

Les semaines passant, le cas de Honda en devient plus qu’inquiétant : ridicule. Il semble bien que l’équipe ait été rachetée par…de l’argent Honda. Un feuilleton sans fin, le « plus belle la vie » de la F1 avec des rebondissements chaque jours. Mais comme « plus belle la vie » a un concurrent sur TF1 « Secondes chances », le cas de Kawazaki en Moto GP est équivalent.
Douce
» La Formule 1 devrait mieux exploiter la puissance de L’internet « , a exprimé Max Mosley aujourd’hui. Analyse judicieux, du président de la FIA et un état de fait, l’information circule dans le réseau de manière accentué depuis 4 ans environs.
La situation de Honda rappelle celle de Prost GP il y a plusieurs années. Sa situation moteur, surtout avec Mercedes interroge. En effet, aucun accord n’a été signé et selon l’histoire rien ne se fera et voici une leçon qui nous le rappel:
» Je n’aime pas la démocratie, regarder ce que cela donne en Formule1, cela ne donne rien de bon » une vielle boutade de Bernie Ecclestone datant de dix ans. Pourtant la dictature est terminée et bien terminée… pour revenir.