Edito : KERS, argent et la peur du transfert technologique
Le KERS, arme anti-écolo pour certain penseur de la Formule 1 est l’objet d’une curieuse bataille interne auprès de la FOTA. Une bataille qui porte un nom bien connu : la propriété intellectuelle. Mais pas que.
Si le principe d’un retour du système de récupération d’énergie pour 2011 est acquit, rien n’est encore gravé dans la pierre entre la FOTA et surtout la FIA. Certaines équipes (Ferrari et Renault en tête) poussent pour un retour du système, mais Mercedes freine des quatre fers contre ce retour, pour une raison qu’explique Eric Bouiller : « Il a fallu beaucoup de temps, Mercedes n’a jamais entamé de nouvelles discussions sur le KERS. Leur problème, c’est que leur système ne peut pas se diffuser librement. » En effet, Ferrari et Renault vont utiliser le système 2009, améliorer pour 2011, mais qui n’est pas de leur conception. C’est un produit Magneti Marelli. Donc un produit sous traitant, ce qui n’est pas le cas de Mercedes qui a développé en interne son système.
Mercedes espère un retour du KERS pour 2013, en paralalèlle au nouveau petit moteur turbo. Mais la marque allemande précise qu’elle ne sera pas capable de diffuser pour 1 millions d’euros environ, son KERS à ses clients.
La divergence est là, d’un coté Ferrari et Renault qui s’annonce prêt a fournir leur client avec un KERS pour 800.000 euros, mais n’en sont pas les propriétaires. De l’autre Mercedes qui est propriétaire de son système mais ne peut pas honorer le contrat au niveau du prix et hésite, avec l’arrivée prochaine du groupe VW à l’horizon 2013, à diffuser son KERS de peur qu’une copie soit faite par son rivale.
Souvenir de l’affaire BMW - Supertec - Renault
1998, Williams teste le nouveau moteur V10 de BMW. A l’époque les ingénieurs de Renault-Supertec était furieux. Deux ans plus tard, les caractéristiques du bloc étaient similaire au Renault RS09 champion du monde 1997, est inspirateur du Supertec de l’époque. Tension entre les ingénieurs allemands et français durant toute la saison 2000, surtout qu’en 2001, le constructeur munichois présentait un blog totalement différent à 90° et très puissant (830cv à l’époque).
Mercedes ne souhaite pas reproduire l’histoire avec son système KERS. Imaginez une équipe équipée en 2011 et 2012 d’un système de récupération d’énergie du constructeur allemand et qu’en 2013, cette même équipe signe avec le groupe VW. Un transfert de technologie est possible.
La bataille du KERS sous des arguments financiers a bien une inspiration stratégique cachée.

This is the final straight. In a few days it will be possible to file his candidacy to become the 13th team in Formula 1 in 2011. But there are not many people.
30%, this is the TV audience of the Grand Prix of Bahrain by Bloomberg. In Germany the TV audience has increased by 100%, with the return of Michael Schumacher. But the first race disappointed. Too much waiting.
The example of a progressive media death. Stefan GP, after publishing on its website a statement very aggressive against the FIA, FOTA and USF1 has any change February 28, to the point … really change everything.
The legacy was too heavy. USF1 is dead (or not), Campos Meta 1 attempts to survive. Virgin demonstrates the technical limitations of designing a car in CFD. His teams wanted by Max Mosley, are now shame to Formula 1.
C’est une question de période, les années 80-90 ont été riches en pilotes français, puis cela a été le tour des Brésiliens, puis maintenant des Allemands, les effets Prost, Senna et Schumacher. Jaime Alguersuari fait partie de cette mouvance, provoquée par Fernando Alonso. Si Jaime avait été née en France il n’aurait pas été plus loin que la F3 et végéterait dans une formule quelconque, à seulement 19 ans sa carrière serait déjà réduite à néant. Mais il est espagnol, soutenu par Red Bull et par son pétrolier national et se lancera d’ici la fin de semaine
Faire ou ne rien faire, telle est la question. Confronté à ce problème récurent depuis des années maintenant l’équipe Red Bull a choisi la première, après avoir laissé croire qu’il allait se pencher sur la seconde. On a vu le résultat. Rumeur envers Bourdais, une cacophonie médiatique, des règlements de compte et un Bourdais qui lance ce qui restera la phrase la plus célèbre de l’année au journaliste de TF1 insistant : « Arrêtez de me faire chier avec ça. » Que Jean Louis Moncet s’offusque sur LCI hier soir, ne suffit pas, la question était déplacée et l’acharnement de la première chaine de France sur cette affaire poussive. Mais que voulez vous, nous sommes en France, pays attaché à son folklore, avec des excès, des infos pas vraiment vérifier pour faire du buzz, bref un dialogue de sourd plutôt que l’analyse. Souvenir de F1 à la Une et du reportage « très sérieux » sur Sébastien Loeb…laisse songeur.
Le principe est simple : une déclaration dérape, une tierce personne visée par cette déclaration s’indigne et ensuite un de deux protagonistes s’excuse publiquement. Entre temps ? Cela fait vendre du papier et surtout fait parler par la provocation. La méthode Ecclestone depuis le début de l’année.
Il y a quelques mois j’avais montré du doigt la FOTA en la comparant à un syndicat communiste disant NON à chaque nouvelle réforme. Avec le temps, l’association des constructeurs est simplement devenue un parti politique avec divers courants.
Elle est inconnue, équipée d’un moteur standard, destinée à ne pas dépasser 45 millions d’euros de budget. C’est la nouvelle Formule 1 de la FIA pour 2010. Constructeurs contre indépendants, un affrontement qui depuis 1950 a toujours existé en Formule 1. L’idée était louable : limité la perte d’autres constructeurs depuis le départ précipité de Honda en décembre dernier. Historiquement cette situation a déjà eu lieu. C’était en 1961. La Fédération à l’époque avait eu une réaction technique au départ des constructeurs. La création de la formule 1500 cm3 qui a permis la création de Lotus, Brabham, Honda et plus tard de McLaren, Williams etc… La Fédération avait crée une nouvelle ère pour palier les constructeurs. La naissance des fameux garagistes comme le disait ironiquement Enzo Ferrari.
La nomination (provisoire ?) d’USF1, Campos Meta 1 et Manor F1 Team sur la liste du championnat 2010 soulève une question. Comment économiquement ses équipes vont survivre en étant indépendante dans le système actuel ? C’est pour anticiper cela que la FIA souhaite le budget plafond, mais avec un budget plafond de 100 millions de dollars, rien ne changera du fait des salaires des pilotes.
” La richesse n’est pas une question de savoir, mais d’argent “, pourrait dire un trader malheureux d’avoir perdu son travail après la faillite à l’automne dernier de la banque Lehmann Brother et du système économique spéculatif. Une donnée qui angoisse Bernie Ecclestone, car l’affaire du budget plafond va considérablement réduire la valeur de son entreprise, indirectement.
Un curieux paradoxe que le monde de la Formule 1. La saga de ses dernières semaines contre un budget plafond avec en point d’orgue la tragi comédie de Ferrari renforce ce paradoxe. Quelle solution pour la Formule 1 dans les faits. Cette discipline, lorsqu’elle était illimité dans ses budgets à perdues quelques équipes
Va-t-on vers une F1 plus raisonnable ? Les patrons de la F1 qui gouvernent la destinée d’équipe savent que non. L’argent qui est arrivé dans les années 80 par camion ne repartira pas ailleurs, il restera en F1, pour toujours voir le plus longtemps possible. Le compromis annoncé par Max Mosley est une mascarade de mot et surtout de comptabilité. Finalement rien ne changera rassurez vous, les plus riche le resteront, et les pauvres resteront en fond de grille. L’arbre qui cache la forêt et l’opacité reprendra son chemin que ce début de siècle lui avait fait détourner sur l’autel de la transparence suite à des affaires malheureuses, (ENRON est la plus célèbre). Mais rien ne changera pour les budgets, les équipes auront toujours 250/300 millions à terme.
La rencontre entre la FOTA, la FIA et Bernie Ecclesonte vendredi dernier à Londres c’est transformée en guerre froide entre Ferrari et la FIA. Une injonction sera délibérée au tribunal de Paris demain. Son issue sera
Vingt huit ans, bientôt trente ans, c’est l’âge de la raison. C’est aussi l’âge de la consolidation des acquis crées après la guerre FIA vs FOCA