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Google, Yahoo et E Bay, le trio qui ne sera jamais en F1

C’est le serpent de mer de la Formule 1 depuis le début du nouveau siècle. Google, Yahoo et E bay sont régulièrement annoncés comme sponsors ou comme espoir de sponsoring. Mais en vain. Tout simplement parce que ces marques n’ont pas besoin de la F1 pour exister.

En 2000, la Prost AP03 était sponsorisé sur ses pontons par Yahoo ! A l’époque, le petit monde de la F1 était très intéressé par la manœuvre. Enclenchant un véritable flot de démarche de marque Internet. Chello, fournisseur d’accès Internet sponsorise Arrows et AOL discute avec Mclaren Mercredes.
Prost avec Yahoo ! Avait négocier un contrat de 5 ans avec l’annuaire majeur de l’Internet à cette époque là. Contrat réduit à 3 ans, 20 millions de dollars en 2000, 40 millions de dollars en 2001 et 40 millions de dollars sous forme de participation dans l’équipe Prost en 2002, à une année ou Yahoo ! Ne signera qu’un chèque de 2 millions de dollars, prétextant que les audiences sont fausses, ce qui a toujours été vrai.
A l’époque le chiffre d’affaire de la marque californienne était de 1 milliard de dollars.

En 2005, Red Bull Racing annonce qu’il aimerait signé avec Google voir E Bay. L’équipe ayant une image jeune et dynamique, elle était censé séduire ces nouvelles marques mondiales. En vain, l’idée de Red Bull sur Google est assez floue, mais l’on sait que le projet avec E Bay était de mettre en avant la marque Skype, voir PayPal.
Puis arrive Honda cette année, ou l’on annonce que le constructeur a signé un accord de sponsoring avec Google, via la plate forme Google Earth. Hors cet accord n’est pas classique, il est simple. Comme WV qui souhaite crée un GPS avec Google Earth, Honda a payé Google pour avoir la fameuse carte sur sa carrosserie.

En faite Google, Yahoo et E Bay ne seront jamais sponsor en F1, car leur image est faite maintenant et nous arrivons à un niveau ou c’est plutôt la F1 qui a besoins de ses marques pour vivres voir se rajeunir. Avec 450 millions de visiteurs par jour pour Yahoo, 150 millions d’inscrit chez E Bay et 200 millions de fan de Skype, enfin 300 millions de requête jour sur Google, ses marques n’ont pas besoin de plus pour se faire connaître, ou d’avoir une image

En faite ses marques là n’ont pas l’ambition de devenir sponsor, elles ont l’ambition de devenir Média.
Renault durant toute l’année 2006 a vendu des produits sur E Bay dans l’espoir que la marque devienne sponsor de l’équipe, en vain.
Malgré tout des accords futurs avec ses marques sont possible, comme le club de Chelsea qui diffusera gratuitement des vidéos sur Youtube.

A moins que Google via Adense ou E Bay, signe un accord pour proposé a des marques de devenir sponsors d’une F1, comme cela commence a être le cas pour la publicité télé aux USA.

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Myearthdream.com, le principe

Depuis Dimanche, tout le monde se pose la question de savoir comme fonctionne le principe de la voiture verte de HondaF1. Le site Myearthdream.com indique la raison :

D’après le site, le principe est complètement différent de ce que l’on a connu jusqu’à présent. En effet le principe est simple : vous cliquez sur Pledge et vous choisissez l’emplacement où vous voulez être et où vous voulez voir l’effet de votre action sur le globe de la voiture dans le site. Ensuite vous remplirez une mini inscription avec votre nom ou le nom de votre entreprise par exemple, le pays où vous êtes, l’action que vous souhaitez réaliser, comme par exemple recycler vos papiers, baisser votre thermostat de 1°C ou prendre le bus ou le train et enfin le dons en £ que vous souhaitez faire.

En faite l’idée est de voir petit a petit les biens fait de votre action sur le site myearthdream.com sur la Honda RA107. C’est-à-dire que le design de la terre évoluera sur Internet en fonction de nos actions respectives que nous nous engageons à faire pour le bien être de la terre.

Tous les dons, iront directement à une fondation crée pour le principe et qui seront redistribués à des associations écologiques pour faire une action sur le terrain.

Reste que coté argent, les sponsors annoncés comme Gatorade, Fila, Universal Music et d’autre ont signés des chèques de 3 millions d’euros minimums pour devenir des sponsors de l’équipe. Mais il n’aparaiteront pas sur la voiture, mais sur les combinaisons vraisemblablement.

D’après les estimations, les sponsors du team rapportent 32 millions d’euros en 2007.
Les partenaires techniques : 3,5 millions d’euros et enfin les fournisseurs pour 4,2 millions de d’euros environ, ce qui établis les revenus hors Honda à 39.7 millions de d’euros.
En 2006 ces revenus étaient de 87 millions d’euros…

Sachant que le team a annoncé que son budget 2007 était de 280 millions d’euros, et que les revenus TV de Honda cette année seront de 47 millions de dollars (€35,8m). Faite le calcul…

Nota : hier soir j’ai moi-même fait un don sur le site myearthdream.com, faible contribution de ma part.

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Ross Brawn, une vraie option pour Mclaren ?

Lundi, le quotidien Espagnol AS, annonce que l’équipe Mclaren Mercedes aurait fait une proposition auprès de Ross Brawn, ex directeur technique de Ferrari, une proposition comme directeur technique et non comme directeur d’équipe, alors le nouveau challenge de l’ingénieur le plus titré de l’histoire sera-t-il de passé dans une autre équipe ?

2,5 millions d’euros, voici ce que Mclaren aurait proposé à l’ingénieur Anglais, pour uniquement avoir une option pour 2008. Mais l’on peut imaginé que le salaire de Brawn chez Mclaren sera d’environ 8 millions d’euros par an.
En effet lorsque Ross Brawn quitta Benetton pour Ferrari, son salaire se multiplia par quatre, passant de 400.000$ à $1,6m de salaire par an. Ensuite, les titres de champion du monde aidant et les contrats indexés sur celui du septuple champion du monde, le salaire de l’ingénieur Anglais monta jusqu’à 6 millions de dollars pour la période 2004-2006.

Une rumeur en fin d’année dernière annonçait que Ferrari lui aurait proposé 10 millions de dollars par an durant trois ans. Une proposition qu’il aurait vraisemblablement refusée pour faire une année sabbatique.

En faite la rumeur d’un rapprochement Brawn/Mclaren n’est si stupide que cela, car Ross Brawn avait toujours déclaré qu’il « ne finirait pas nécessairement sa carrière chez Ferrari » en 2001. De plus l’année dernière Ron Dennis, président de l’équipe Mclaren, avait proposé 3 millions d’euros pour Pat Symonds, qui restera finalement chez Renault pendant 2 ans au moins. Alors l’option Ross Brawn reste une piste sérieuse, car l’équipe de Woking a besoin d’un vrai directeur technique en remplacement d’Adrian Newey, parti chez Red Bull Racing. En faite les flèches d’argents ont besoins d’un organisateur plus que d’un gourou.

Alors après avoir parlé de lui chez Honda, Toyota et d’un possible retour chez Ferrari, il n’est pas impossible de revoir en 2008 Ross Brawn chez Mclaren Mercedes. A moins que, comme Adrian Newey, il est une envie de revenir dans une plus petite structure, voir de revenir a ses premiers amours. Chez Williams par exemple…

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Mclaren, une vision opposée de la révolution

Depuis plusieurs jours, vous pouvez lire que Ron Dennis va céder sa place à Ross Brawn ou qu’encore Mercedes va racheter les parts de l’anglais et prendre le contrôle de l’équipe. Hors plusieurs signes montrent que rien de tous ses scénarios ne pourrait se produire.

Mi 2006, une réunion du conseil d’administration de Daimler Chrysler a un nouvel ordre du jour : la F1. En effet le rachat de Sauber par BMW est un succès et Dieter Zetsche, fraîchement arrivé à la place de Jürgen Schrempp qui était en place depuis 10 ans, à la tête du groupe industriel allemand modifie toute les données.
Le groupe Daimler Chrysler évolue. Dans un premier temps les participations dans AIRBUS seront réduites d’ici 2008, la gamme SMART réduite à sa plus simple expression, MAYBACH entre la vie et la mort et surtout le 15 Février 2007 l’annonce d’un possible divorce avec Chrysler, racheté en 1998 pour 92 milliards d’euros. Mais ce que l’on ne dit pas, c’est que le projet F1 est aussi dans le collimateur de Dieter Zetsche.

En 2000, Daimler Chrysler achète 40% de Mclaren Group, dans l’espoir d’un projet industriel d’ampleur. En effet le groupe allemand voulait crée une rivale de Ferrari sur la route et sur la piste. La Mercedes SLK allait dans se sens. Mais la Mclaren à 150.000 euros prévue pour 2008, ne verra pourtant, d’après des sources internes à Mercedes, jamais le jour. De plus Zetche trouve que les 200 millions de dollars investit en F1 ne rapporte que trop peux de victoire et que l’entente avec Ron Dennis sur certain sujet devient impossible.
En effet, Mclaren est une équipe indépendante financièrement, et Mercedes ne fait que compléter le budget en payant les pilotes et fournissant les moteurs. En faite Norbert Haug n’a pas de pouvoir chez Mclaren, et Mercedes n’est qu’un partenaire « passif », comme l’était TAG Group à l’époque. Ce que la firme à l’étoile ne souhaite plus. L’exemple BMW avec Williams.

Ensuite on entend parler des fameux 30% acquit récemment par Mumtalakat Holding Company, une entreprise des Emirats Arabe Unis. Hors malgré ce que certain site affirme, ce rachat n’est pas une menace pour le couple Dennis/ Ojjeh mais une consolidation. En effet l’opération financière de ce rachat a été estimée à 500 millions de dollars, et Mumtalakat Holding a comme partenaire technique de longue date, un certain TAG Group, société de Mansour Ojjeh.

Ce qui signifie que, en l’état où se trouvent les choses, Ron Dennis ne partira jamais de Mclaren, mais pourrait racheter les parts de Mercedes qui, elle, pourrait allez faire comme BMW, racheté Prodrive pour en faire son équipe.

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Pourquoi Renault a quittée le GPMA ?

La politique de la Formule 1 a été mouvementée en fin de semaine avec une annonce surprise de la part de Renault. En effet le constructeur Français quitte le GPMA, l’association des constructeurs.

Pourtant des signes étaient a remarqués dans les Interview récente d’Alain Dassas. En effet le président de Renault F1 a estimé que l’accord qu’il avait signé avec Bernie Ecclestone sur la rétribution des équipes était plus que convenable.

Renault a été un membre fondateur du GPMA avec Mercedes et Ferrari. L’origine était simple : l’argent de la F1 était mal distribué car les équipes ne touchaient que 23% des revenus de la SLEC, alors que c’était elles qui faisaient le spectacle en piste.
Après de longues séances de tête à tête, et réunions sans fin, Ferrari signe avec Bernie Ecclestone un accord lui permettant d’obtenir une prime de 120 millions d’euros répartie sur 5 années. Williams six mois après obtiendra moitié moins. Puis Toyota, suite au premier accord avec Bernie Ecclestone, claque la porte durant l’été 2006.

En faite Renault quitte le GPMA simplement parce qu’elle a gagnée son bras de fer avec Bernie Ecclestone. Le constructeur Français voulait dans un premier temps une augmentation de 100% de la rétribution des équipes et deuxièmement que Ferrari ne bénéfice plus de sa prime. Prime que Ferrari dispose depuis 1981 et négociée par Enzo Ferrari lui-même et accordée à regret par Ecclestone à l’époque.

Au final Renault est parti du GPMA car 50% des revenus vont être accordés cette année et 60% l’année prochaine. Et que la prime de Ferrari sera réduire de 50%, c’est-à-dire que Ferrari touchera non pas 24 millions d’euros quelque soit son résultat en piste à la fin de l’année, mais 12 millions d’euros, soit moins que la prime accordée en 1997.

Reste que comme le remarque plusieurs observateurs de la F1, que le GMPA, maintenant composé seulement de BMW, Honda et Mercedes-Benz, n’a plus le même poids politique et Renault aurait peut être mieux fait d’attendre que le mouvement s’essouffle de lui-même. Mais en faite au fil du temps ont s’aperçoit que les motivations des constructeurs étaient très différentes. Ferrari, Renault, Toyota souhaitait une meilleure répartition des richesses de la F1. Honda, BMW et Mercedes veulent un règlement technique meilleurs en plus.

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Les faiblesses marketing de Honda F1

Honda présentera dans dix jours les nouvelles couleurs de sa voiture, mais de plus en plus d’observateurs de la F1 sont septiques sur le concept de voiture « verte » annoncé ici et là. Pour beaucoup c’est une fausse bonne idée destinée à masquer le manque d’efficacité du service marketing de l’équipe.

Quand l’équipe BAR est née en 1999, Graig Pollock avait signé un prodigieux contrat de cinq années avec Teleglobe de 15 millions de dollars par an. Ce contrat a été dénoncé en 2001 et l’équipe dû repartir à l’assaut de nouvelles sources de revenues.
En 2002, David Richards prend les commandes de l’équipe, sa surprise fût grande de voir que le service marketing de l’équipe était réduit à 2 personnes. C’est alors qu’il décida d’étoffé ce secteur à 8 personnes puis à 17 en 2004.
2004 est aussi l’année où l’équipe a changée d’image, sous l’impulsion de Hugh Chambers, son directeur marketing. Le concept « Pure Racing » est né.

Ce concept était destiné à apporter des valeurs à l’équipe et donc une image destinée à séduire des sponsors encore inconnus de la F1. Pourtant force est de constaté que ce fut un échec cuisant.
En 2003, l’équipe signe avec DoMoCo, (I-Mode), un partenariat, mais lorsque qu’il fallut négocier pour que I-Mode soit un partenaire secondaire de l’équipe, la marque c’est retrouvé sur les Renault dés 2004. LG qui avait signé une lettre d’intention avec l’équipe pour 2006. A finalement décidé de sponsoriser la F1 à la télévision anglaise pour la même somme. RBS est démarché, en concurrence avec Mclaren et Williams, c’est Williams qui l’emporte. Vodafone, Alice, ING ont choisie d’autres équipes pour 2007. Emirate, Sony Ericsson, Samsung ont choisi d’investir dans le Football et le Tennis. Enfin la banque HSBC ancien sponsor de Jaguar a choisi d’investir dans le Golf.

Beaucoup de déception en 4 ans pour l’équipe marketing, qui devait remplacer son sponsor tabac pour 2007 le plus vite et le plus tôt possible. Actuellement on parle d’un sponsoring de 25 millions de dollars avec BP, mais Honda a signé avec Enseo et un accord avec le pétrolier Turc Petrol Ofici pour le GP de Turquie n’aura donc débouché sur rien de concret.
Ray Ban a prolongé grâce au maintient de Button dans l’équipe, Seiko a trouvé en Barrichello un ambassadeur pour le Brésil. Bref l’équipe annonce 280 millions d’euros de budget pour 2007, et l’on sait maintenant que Honda va y contribuer à hauteur de 175 millions et qu’elle recevra 35 millions d’euros de droit TV. Reste donc 80 millions d’euros a trouvés pour l’équipe.

Un sponsoring inspiré de Mclaren en 2006 est maintenant la piste la plus plausible pour l’équipe Honda.

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L’influence des Banques en F1

Hier Santander avec Silverstone, l’année dernière ING, présent sur 14 GP dans l’année, l’influence commerciale des banques est énormes depuis 10 ans en F1.

En 1997, l’équipe Stewart, nouvelle arrivée en F1, innove en sponsoring avec la présence de HSBC pour 7 millions d’euros pendant 5 ans. La première banque anglaise du monde est officiellement présente dans le sponsoring. En 2000, l’équipe Stewart devient Jaguar et le sponsoring de HSBC explose à 25 millions d’euros par an jusqu’en 2004.

L’influence des banques, après lecture précise des équipes, est énorme. Jordan a vendu 40% de son capital à une filiale d’une banque Suisse en 1998 pour 60 millions de dollars, Arrows a vendu 45% a une autre banque allemande en 1999 pour le même prix, et enfin Bernie Ecclestone a vendu 50% du capital de la SLEC pour 1 milliard d’euros à des banques Européennes et Américaine.

En 2001, Le Crédit Suisse hésite entre Prost et Sauber. Alain Prost proposait un sponsoring principal et un investissement sur le long terme avec le développement de produits dérivés. Mais le Crédit Suisse a finalement investit 17 millions d’euros par an et pris 63% du capital de l’équipe Sauber. En 2005, RBS, une des premières banques britanniques, devient sponsor de Williams pour 3 ans et 30 millions de dollars par an.

Mais en 2007, Le Crédit Suisse est toujours là, RBS aussi, ING et Santander arrivent massivement avec des budgets de 50 et 18 millions d’euros par an pour les équipes Renault et Mclaren Mercedes. Mais l’arrivé de ces sponsors ne font pas beaucoup plaisir au service du Paddock Club. Car hormis le fait que Santander déboursera 10 millions d’euros pour être le sponsor de Silverstone et que ING investira 50 millions d’euros sur 14 circuits dont deux comme sponsors officiels, les banques ne sont pas grandes communicatrices sur le terrain. Une rumeur annonce que hormis pour Silverstone, où Santander réservera 40 places VIP, le reste de l’année la banque Espagnole n’invitera que 10 VIP sur l’année, soit pour All Sport, propriétaire du Paddock Club un chiffre d’affaire de 65.000$ HT. Dix fois moins que lors de la grande époque des sponsors tabacs.

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Le positionnement marketing de la F1

Un article dans le dernier Auto Hebdo décrit assez précisément l’investissement d’un pilote et de son entourage pour allez jusqu’en Formule 1. Pourtant les études de marchés sur le sport ne font pas de la F1 un sport de riche. Contradiction.

Dans le sport mondial, les sponsors n’ont pas vraiment de choix pour se faire une image et se faire connaitre. Golf, NFL, NBA et NASCAR aux USA, Tennis, Football et Formule 1 en Europe.
Pourtant tous ne sont pas égalitaires au niveau de l’image.

En Europe, le sport le plus populaire est le Football, qui réunit 1 milliards de personnes pour une finale de coupe du monde. Ce sport ne coûte qu’une centaine d’euros d’investissement par an, si vous voulez jouer en club.
Pour les études marketing, le Foot entre dans une catégorie socio professionnel : Basse/Moyenne. Ce qui signifie que le pouvoir d’achat des personnes visées est la classe moyenne. Donc la masse.

Le Golf a toujours été considéré comme le sport le plus élitiste de la planète. Popularisé par Tiger Woods depuis 7 ans, la petite balle blanche reste dans l’esprit des gens, un sport de patron.
L’investissement de 2000 euros environ tout compris à l’année est quand même important. Pour les études de marketing, le Golf entre dans la catégorie Haute/Haute. Ce qui veut dire qu’un sponsor qui investit dans ce sport touchera les cadres et patron d’entreprise à fort pouvoir d’achat, d’où le sponsoring des marques de luxe dans les tournois et dans le sponsoring personnel des golfeurs et golfeuses.

A contrario, la catégorie de la F1 est Moyenne/Haute, ce qui est assez ambiguë dans le monde où nous vivons car entre l’employé et le cadre, il n’y a plus vraiment de catégorie intermédiaire reconnue. En faite la Formule 1 a toujours été bizarrement placée dans les études marketing. Pas comme le NASCAR qui a toujours été voué à être un sport populaire, la F1 est un sport à part entière. Mi populaire, mi élitiste. Pour schématisé, la F1 est un sport élitiste, car peu de personne peuvent piloté une F1, ce qui fait l’admiration des masses et qui attire les marques dites « populaire » pour justement séduire cette même masse et se faire une bonne image auprès d’elle. Un positionnement astucieux.

Pourtant l’investissement pour allez jusqu’en F1 est de 2 millions d’euros environ, ce qui fait de la course automobile le sport le plus chère du monde. Une saison en Karting coûtera à votre bambin la modique somme de 10.000 euros environ. L’illusion de la F1 en ferra un sport toujours à part entière dans le monde du sport business.

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La ruée vers l’Est de la F1

La signature d’Abu Dhabi, l’officialisation de L’Inde dans quelques temps, après la Corée du Sud et le prolongement de Barhain, font penser que la F1 a décidée de réalisé ce que Bernie Ecclestone avait prédit en 1997 : « une délocalisation de la F1 de l’Europe ».

Au départ cette délocalisation était destinée à être la réponse aux lois anti publicités pour le Tabac, mais ce que l’on constate, via l’OMS, est que les Emirats Arabes Unis et l’Inde voir même Singapour ont signés la charte anti tabac en 2005/2006.
La Corée du sud a autorisée la publicité pour le tabac depuis 1988 et n’a pas terminée de signé la charte, tout comme la Chine, qui est le plus gros consommateur mondial de cigarette.

L’interrogation reste malgré tout, ces projets dans le Golfe. Après Barhein, le forcing du Quatar et de Dubaï et maintenant un circuit d’Abu Dhabi, qui a signé un contrat de 7 ans avec Bernie Ecclestone à partir de 2009. Cet émirat contrôle 10% de la réserve mondiale de pétrole du monde, mais l’argent du pétrole ne sert que les émirs et la défense du pays. Dubaï qui est dans le même émirat ne bénéficie pas de la manne du pétrole, car chaque émirat est indépendant et doit trouver l’argent pour assurer son développement. Dubaï par exemple avait contracté un emprunt de 50 ans auprès des grandes banques US et européenne dans les années 70 et bénéficie depuis 2002 de l’argent du pétrole, mais du pétrole iranien.

En faite la fuite vers l’Est soulève le problème de la corruption. En Chine le problème est récurent et commence à donner des sueurs à Bernie Ecclestone. Et l’influence financière de l’Iran dans la région du Golfe et du moyen orient en général n’est pas une chose qui le rassurera. Pourtant il a signé l’accord avec Abu Dhabi. En échange la F1 gagnera 20 millions d’euros tous les ans de franchise d’organisation, comme avec Bahrain.

A terme, 20 GP seront disputés et seul celui d’Espagne, Monza, Spa, l’Allemagne, Angleterre, la France et Monaco resteront en Europe, les autres seront réparti dans le monde, ce qui fait 13 circuits. Mais une chose ne doit jamais être oublié, c’est que c’est le fan le plus important dans le monde est Européen et qu’un GP à Singapour ou Corée le fera lever à 5h du matin un dimanche et que les télévisions du continent déboursent des dizaines de millions d’euros pour diffusés ces grands prix, et que si c’est pour avoir 1 million de téléspectateurs le matin, ceci n’est guère intéressant et perdra l’intérêt du sport.

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La révolution du sponsor secondaire

Tout évolue en Formule 1, surtout le sponsoring. Les équipes ont compris qu’un sponsor principal malgré les immenses sommes déboursés ne pouvait plus avoir toute la carrosserie comme dans les années 80. C’est alors que l’on a inventé le terme de Sponsor Secondaire.

Il n’y a pas de date précise sur l’arrivé du premier sponsor secondaire, qui n’était pas un pétrolier, mais l’on peut dire que Williams a été le premier en 1980 à définir ce nouveau type de sponsoring. En effet Saudia était le sponsor principal de l’équipe, mais TAG était aussi présent sur la FW07 de Alan Jones. Mais curieusement Williams n’a pas été copié.
Les grosses équipes de l’époque avaient un gros sponsor, un partenaire pétrolier et des petits sponsors ici et là.

Mais depuis 10 ans, le retour des sponsors secondaires revient. Ferrari et Mclaren ont été les premiers à le faire avec Aspey pour les rouges et Computer Associate pour les gris. Mais à l’époque les sommes étaient raisonnables, entre 6 millions de dollars et 12 millions de dollars. D’autres équipes suivront le mouvement en 1998.
Mais depuis 2000 le rythme s’accélère. L’équipe Prost GP avait un contrat avec Gauloise de 20 millions de dollars et avait signé un contrat secondaire de la même somme avec Yahoo ! Idem pour Arrows qui signa avec Orange pour 12 millions de dollars avec le rang de sponsor principal, alors que Eurobet a signé pour la même somme et n’était que le secondaire.

En 2002, Ferrari conclu avec Vodafone et plus rien ne sera comme avant. En effet le géant des télécoms voulait devenir sponsor principal d’une équipe. Mais la Scuderia a réussi à signée un contrat record de 150 millions de dollars pour 3 ans en temps que sponsor secondaire sur les F2002 avec une large présence. La somme passera à 80 millions en 2005 et 2006 tout les ans.
A la même époque, Allianz pour Williams donnait 20 millions de dollars, CA et Siemens pour Mclaren cumulaient 36 millions de dollars, tandis que d’autres avaient des sponsors secondaires de 15 millions de dollars environ par an.

Mais la F1 cette année est devenue un sport très riche. Alice et Martini chez Ferrari ont signés pour 35 millions de dollars. La banque Santander 50 millions de dollars pour Mclaren, Telefonica avant son retrait avait signé pour 40 millions, Williams négocie avec un sponsor pour la même somme en plus de AT&T son sponsor principal. Etc…
Tandis que Marlboro signe pour 175 millions en 2007 pour Ferrari, Vodafone 80 millions par an, ING pour 60 et AT&T pour 50 millions de dollars annuel.

Bref le sponsoring secondaire offre la même somme que le principal dix ans auparavant, pour moins de visibilité mais des prestations équivalentes. Une innovation de plus a rajoutée pour la Formule 1, et qui tend à prouver que l’innovation depuis 10 ans est plus marketing que technologique malheureusement.

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