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Twitter et le ralenti en Formule 1

Twitter est l’outil de communication qui a révolutionné l’information de la Formule 1 depuis trois ans, environ. L’oiseau bleu est une bénédiction pour les fans, les journalistes en raffolent et les équipes l’utilisent comme un outil de communication, reste qu’il est presque impossible d’imaginer une Formule 1 sans Twitter. Toutefois, il est nécessaire que la discipline soit active et non plus passive.

Un événement marquera une évolution pour l’avenir. Spa-Francorchamps 2012, un tweetpic de Lewis Hamilton de sa feuille de télémétrie par rapport à Jenson Button secoue le paddock et les médias. Depuis cette tempête, dès le Grand Prix suivant, en Italie, Martin Whitmarsh, le patron de McLaren, posait la question d’ajouter une clause « Twitter » dans les futurs contrats des pilotes de Formule 1. Il semblerait que ce soit désormais le cas.

Certaines équipes commencent à réfléchir à comment monétiser leurs implications sur Twitter et aussi sur Facebook. Côté média par contre, les télévisions n’utilisent pas encore les réseaux sociaux comme élément du futur. En 2012, le deuxième écran est entrain de révolutionner les consommations de la télévision. Les personnes consomment l’image par le commentaire. Mais, l’avantage de Twitter doit être aussi utilisé pour être réactif et augmenter la visibilité de la Formule 1.

En Décembre, ESPN avait annoncé son intention d’intégrer les ralentis vidéo dans ses tweets, via un accord avec Twitter. Dans les faits, en échange de 30 secondes de vidéo, il faudra voir 5 à 8 secondes de publicités. L’idée fait son chemin et la Formule 1 pourrait bien s’en inspiré.

En effet, le ralenti lors d’un Grand Prix casse le rythme du déroulement de la course. Avec les publicités, l’essentiel est perdu et le plaisir de regarder une course ne tient alors que sur l’intensité des commentaires. Pourquoi ne pas mettre se ralenti sur Twitter ? En plus, avec un peu de publicité avant le ralenti, cela permettrait aux partenaires de la Formule 1 (UBS, Rolex etc…) d’être plus visibles, qu’aujourd’hui auprès des spectateurs.

Le modèle économique et la monétisation existe donc bel et bien. Les nouveaux partenaires de la Formule 1 déboursent 30 millions d’euros par année, pour utiliser l’image de la discipline. Sans que la majorité des fans ne s’en aperçoivent vraiment. Le retour sur investissement pourrait être limité donc. Faire un ralenti officiel des Grand Prix sur Twitter, permettrait de présenter un réel retour sur investissement et de permettre enfin à la Formule 1 d’entrer dans cette ère sociale.

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L’évolution du sponsoring de sens

Le sponsoring évolue progressivement depuis plusieurs mois. En 2011, McLaren avait renouvelé son contrat avec l’opérateur de téléphone mobile, Vodafone, en échange d’une part de sponsoring et un investissement de 30 millions d’euros dans les médias. Cet accord était une nouvelle étape, qui se confirme de plus en plus aujourd’hui.

En Novembre 2012, l’équipe Lotus F1 Team a annoncé un accord de sponsoring avec la boisson énergisante Burn. Un partenariat qui dépasse la simple apparition d’un logo sur une monoplace et mélange les mondes du sport et de l’entertainment. Quelques semaines plus tard, la chanteuse Beyoncé et Pepsi ont annoncé un accord de 4 ans d’une valeur de 38 millions d’euros environ.  Dépassant la simple apparition dans une publicité.

Cette somme pour la star américaine comprend le cachet de la chanteuse, un fonds pour prendre en charge les coûts des contenus et l’achat des espaces publicitaires pour diffuser dans les médias de la publicité. Mais surtout il existe un engagement de la boisson pour financer tous les projets créatifs de la chanteuse (concert unique, séance photo, clip etc…) L’évolution vient ici. La marque absorbe plus l’image en cobranding qu’auparavant. Elle accroit sa notoriété auprès des consommateurs en agissant comme une sorte de mécène plutôt que de simplement payer pour utiliser l’image de l’autre ou la capter, comme auparavant.

Le marketing du sens n’a plus lieu d’être entre partenaire. Il sert surtout à mettre en place une image de marque, afin d’ensuite développer l’offre commerciale, autour de ce sens. Ceci correspond à la construction d’une image. Auparavant, le sponsor principal donnait la tendance. Désormais les équipes prennent les choses en main. Epousant ce que BAR avait expérimenté en 2004 avec son programme Pure Racing (basé sur de nouvelles valeurs), qui avait donné bien plus tard le projet Earth Dream.

Si le sponsoring évolue, la tendance nouvelle est que les équipes construisent elles même leur image, sans le concours d’un sponsor principal. Une fois cette construction mis en place, les réunions pour un accord de sponsoring abordent la question suivante : « Comment pouvons nous créer ensemble quelque chose qui est vraiment unique ? »

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La mutualisation du sponsoring comme solution à la crise

Avant Noël, Bernie Ecclestone avait eu une réflexion intéressante sur l’avenir de la Formule 1, s’inspirant de la NFL (National Football League américaine). Une idée intéressante qui relance une doctrine vieille de deux ans maintenant, mais qui reste de plus en plus d’actualité aujourd’hui.

La NFL est une ligue puissante qui centralise tout l’aspect commerciale de son sport. Les équipes n’ont pas de sponsors maillots et encore moins de panneaux publicitaires dans les stades, comme dans le football européen. Au contraire, les 32 équipes du championnat se répartissent les gains de la ligue en fonction de leur réussite et de la réussite de la ligue en question. Par exemple, la NFL répartie de manière équitable ses droits TV (qui se chiffre en milliards de dollars). Imaginons ceci pour la Formule 1 et revenons quelque peu en arrière.

La Formule 1 génère 1,2 milliards d’euros de chiffre d’affaire annuels. Pour schématiser : Les droits TV dans le monde cumulent 300 millions d’euros, les droits circuits 450 millions et le sponsoring/partenariat représente environ 270 millions environ.  Si les équipes devaient se répartir les 270 millions à part égale (sur la base de 10 équipes touchant l’argent, comme pour les primes des Accords Concordes), elles gagneraient 27 millions d’euros. En 2012, la moyenne du sponsoring des 12 équipes était de 56 millions d’euros. Donc ceci n’a pas d’avantage aujourd’hui. Toutefois, le budget moyen des équipes de Formule 1 en 2012 était de 118 millions d’euros. Aujourd’hui le sponsoring représente 47% du budget d’une équipe. Mais à l’avenir ?

Plusieurs équipes ont beaucoup de mal à trouver des partenaires. En 2013, quatorze pilotes garantiront, par leur présence, un budget pour leurs équipes. Un record. En parallèle les deux futurs partenaires de la Formule 1, annoncés en Novembre par Bernie Ecclestone devront ajouter un total de 40 à 60 millions d’euros au 270 d’aujourd’hui. L’affaire commence à devenir intéressante.

D’autant que les nouveaux Accords Concordes 2013-2020, vont permettre aux équipes de gagner beaucoup plus d’argent qu’aujourd’hui. Une équipe comme Red Bull Racing, en cas de titre en 2013 pourrait gagner environ 120 millions d’euros de primes. Alors qu’en 2012, son gain était de 75 millions d’euros. En général, les primes redistribuées vont augmenter de 25% par rapport à aujourd’hui.

Calculons ensemble : Une équipe comme Lotus F1 Team, par exemple, avec un budget de 135 millions d’euros (dont 75 millions de sponsoring), aujourd’hui, avec la nouvelle méthode de calcul touchera 35 millions d’euros de sponsoring mutualisé et 70 millions d’euros de primes, soit un total de 105 millions d’euros. Sachant que les coûts vont baisser de 20% d’ici 2017, selon toute vraisemblance, les budgets baisseront aussi sur les mêmes valeurs, donc le principe commence à devenir rentable et intéressant.

En réalité, Bernie Ecclestone prend à son compte la doctrine Briatore, datant de 2010. Ce dernier avait indiqué à l’époque que les primes de la Formule 1 devaient couvrir 75 à 85% des budgets des équipes et que le sponsoring serait un bonus, afin de combler le reste sans difficulté. Il est en effet plus facile de trouver 15 à 25 millions que le double aujourd’hui.

Certaines idées ne meurent jamais, mais nous allons, si la crise évolue dans le même sens qu’aujourd’hui, tendre vers une mutualisation des ressources de sponsoring. Souvenons nous de l’idée de Bernie Ecclestone d’établir un fond de 50 millions d’euros, en prenant aux équipes les plus riches en sponsor, pour redistribuer au plus faibles du circuit, afin de garder l’équilibre. C’était un premier pas. Avec la mutualisation, une équipe deviendra alors un simple logo, au profit de la Formule 1 qui deviendra plus forte que jamais. La naissance d’un nouvel ordre mondial dans le paddock en quelque sorte.

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Note du Mardi – Le vieux modèle économique toujours rentable de la télévision

Vendredi 29 juillet 2012, la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Londres a été retransmise avec un léger différé par la chaine NBC, pourtant en déboursant 1,8 milliard de dollars pour obtenir les droits des JO 2012, son modèle économique est ancien, mais toujours efficace.

Durant la période des jeux, l’agence Bloomberg estime que la chaine de télévision américaine engendrera 1,2 milliards de dollars de gain publicitaire. Un poids certain dans l’argumentaire des dirigeants de la chaine qui expliquent que cette diffusion de la cérémonie des JO de 2012 est d’ordre économique : NBC a pour objectif de maximiser ses recettes commerciales, ce qui signifie la maximisation du nombre de téléspectateurs devant son poste, afin de récupérer des centaines de millions de dollars pour ensuite les investir dans des droits de diffusions, ces millions paient les stades, la sécurité et la cérémonie. Un cercle connu.

La Formule 1 à beaucoup de mal à s’ouvrir aux nouveaux médias. Aucun accord avec Youtube n’a été conclu à ce jour. Seules les équipes jouent l’évolution en se transformant en de mini agence de presse pour le plus grand bonheur des fans. Un travail qui semble satisfaire la F1 de Bernie Ecclestone. Les équipes font le spectacle sur la piste et entretiennent le buzz dans les nouveaux médias. Pendant ce temps l’argent coule par les droits de télévision, principal vecteur de diffusion avec son rituel direct. Les accords de diffusion sur téléphone mobile n’ont jamais abouti et ne parlons pas d’internet, resté au stade de l’annonce médiatique.

Ce que nous apprends NBC c’est qu’elle tente, ainsi que les autres médias diffuseurs de sports, de préserver l’ancien modèle d’affaire dans une nouvelle réalité. Le cercle de l’argent du sport tourne toujours de la même manière et il n’y a pas de place à l’expérimentation. Ce qui explique pourquoi la télévision restera un média de diffusion puissant à l’avenir.

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Note du Mardi – La diversification des médias F1

Contraint de diversifier leurs contenus, afin d’assurer leurs leadership, les médias F1 utilisent le numérique pour gagner la course de l’audience. Au détriment réellement de l’information.

Le marché médiatique autour de la Formule 1 en France se résume à quelques sites internet d’informations (les plus intéressants se comptent sur les doigts de la main) et quelques magazines (eux aussi compter sur les doigts de la main). En Angleterre, Autosport domine les débats, tandis qu’en Espagne se sont les deux quotidiens sportifs qui monopolisent l’actualité. Idem en Italie, enfin en Allemagne quelques sites dérivés de machine média proposent des informations en masse. La France est une sorte d’exception dans le paysage ou sur le net, les marques ne dominent pas vraiment les débats.

Toutefois ses marques médiatiques ont été obligées de revoir leur stratégie sur internet. Première règle : différencier les contenus, selon les supports. Le risque classique étant de cannibaliser le support papier en injectant une actualité sur le site toute les dix minutes. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Le papier abrite désormais ce que l’on appelle de l’information froide : à savoir des analyses, des actualités anglées, voir plus élitiste.

L’internet se concentre de plus en plus sur l’actualité chaude, brèves, vidéos et diaporama photos. L’information n’a plus de valeur, elle s’enchaine pour être partagée sur les réseaux sociaux. D’ailleurs il faut remarquer que le contenu des marques médiatiques est désormais axé  sur le partage 2.0 de l’internet. Le lecteur est un ambassadeur de la marque sur Facebook ou Twitter au détriment de l’intérêt et l’utilité de l’information.

Le marché anglais de l’information est diversifié, disposant d’une base : Autosport et de périphérie tout aussi intéressante avec des journalistes indépendants, des médias internet et aussi des quotidiens papiers numérisant leurs informations. Hormis, les journalistes anglais qui favorisent encore l’actualité froide, le reste est une suite de brève chaude, sans développement, ni explication. Autosport est un hybride. Un cas unique dans le paysage de l’information Formule 1. C’est pourquoi il est aussi une référence.

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Note du Mardi – Le storytelling des équipes évolue en agence de communication

L’évolution a été progressive et cette année la tendance est clairement identifiée. Désormais les équipes contrôlent leur communication et l’agenda médiatique. De Lotus à McLaren le storytelling de la Formule 1 est à son comble.

Mai 2012, l’équipe Lotus F1 Team annonce deux deals très intéressants. Le premier avec le groupe Linkin Park et le second avec le jeu en ligne Angry Bird. Ces deux annonces ont permis à l’équipe d’Enstone de faire parler d’elle durant une semaine. Le tout avant, pendant et un peu après le GP de Monaco. L’ensemble était une expérience risquée, mais bénéfique en terme d’image. Désormais, Lotus F1 Team est une équipe fun et Rock and Roll, le tout avec l’ajout de l’image de Kimi Raikkonen, champion du monde atypique par excellence.

Dans l’aspiration de ces annonces, lors du GP d’Angleterre, Lotus a annoncé un accord de promotion avec le dernier Batman, The Dark Knight Rise (sortie fin Juillet). Ce type d’annonce n’est pas nouvelle en Formule 1, mais cela confirme le dynamisme de l’ensemble, d’autant que le logo de Batman était visible sur les pontons de l’E20. Red Bull Racing en 2005 avait été plus loin pour StarWars à l’époque, mais cela rajoute à la ligne de conduite du storytelling de l’équipe d’Enstone.

L’autre équipe très active depuis quelque temps dans ce domaine est McLaren. Durant un total d’une semaine l’idée d’un Grand Prix à Londres sur la base d’une animation de l’équipe anglaise, avec le concours de Banco Santander a permis d’offrir un sujet aux médias F1. Dernièrement, l’usine de Woking a lancé une web série d’animation, nommée Tooned (voir ici le lien youtube) en marge du GP d’Angleterre.

Un bon storytelling est une histoire qui entre dans une conversation. L’exemple de McLaren et l’animation du GP de Londres est le symbole du succès. D’une vision d’artiste en 3D, Bernie Ecclestone a indiqué qu’il souhaitait investir 55 millions de dollars dans le projet, le maire de Londres a précisé son intérêt et finalement après plusieurs jours de spéculations, le projet est mort née. Mais pouvait-il réellement être réalisable ? La réponse est probablement non, mais le coup marketing est grandiose.

Red Bull Racing avec ses 25. 000 visages au profit de Wings of Life lors du GP d’Angleterre, Sauber avec son accord avec Chelsea F, les équipes sont au centre de l’information, se transformant en agence de presse d’un nouveau genre. Contrôlant ainsi leur image, leur communication, augmentant leur puissance marketing et bénéficiant de l’effet internet pour faire exploser leurs expositions.

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Note du Mardi – le futur effet du deuxième écran

La télévision est morte, vive la télévision. Aux Etats-Unis, 52% du temps qu’un utilisateur passe sur mobile ou sur tablette se déroule pendant que cet utilisateur regarde la télévision. En France c’est 75% des internautes qui utilisent « au moins occasionnellement » un deuxième écran lorsqu’ils sont devant leur télévision. Un impact pour la manière de consommer la Formule 1 et plus largement le sport à l’avenir.

Près de 60% des utilisateurs de ce deuxième écran s’en sert pour commenter, lire ou chercher des informations en rapport avec le programme devant lequel ils sont assis, selon une étude du cabinet Nielsen. Désormais le téléspectateur ne se pose plus dans son fauteuil pour consommer du temps de cerveau disponible, il consomme ce qu’il veut. Pire, alors qu’il consomme toujours des programmes de télévision en masse (3h47 chaque jours selon Médiamétrie), cette consommation change autour du « quand et où l’on veut et on consomme sciemment. »

Souvenir du début du second tour de la Présidentiel 2012 entre François Hollande et Nicolas Sarkozy par exemple. Twitter et Facebook étaient des supports d’expression, mais lorsqu’on regardait le détail sur le réseau social Facebook, il y avait beaucoup de « envoyé par mobile. » Idem pour les SMS.  Idem pour l’Euro 2012 actuellement. Un comportement intéressant.

Toutefois, au-delà des réseaux sociaux, c’est l’effet Youtube qui sera intéressant à observer. En effet, le service vidéo de Google étudie la possibilité d’une offre premium. Ce qui permet de penser à une nouvelle manière de voir les courses sur ce deuxième écran. Imaginons qu’un crash en course se réalise. La réalisation le met souvent au ralenti à la télévision, toutefois, les incidents hors du direct perturbent l’histoire de la course à la télévision,  mais il ne sera intéressant de voir ce même incident, via ce deuxième écran justement, augmentant l’interactivité de la participation à un Grand Prix de Formule 1.

De plus, une offre premium permettra de générer des revenus nouveaux pour la Formule 1, avec un potentiel nouveau pour le moyen terme.

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Note du Mardi – Le prochain média mobile

Progressivement la tendance se confirme. Le téléphone mobile (type smartphone) offre une nouvelle manière de regarder la Formule 1. Déjà certain site, comme celui de Lotus F1 Team, sont au format HTML 5, qui permet une adaptabilité plus facile entre le contenu et le contenant.

Une étude américaine indique que plus de 2/3 de notre temps sur les téléphones mobiles est maintenant utilisé pour des activités de non-communication avec une dépense moyenne de 94 minutes par jour via les applications mobiles. A comparer aux seulement 72 minutes de consommation web quotidien. Le mobile est en passe de dépasser la télévision pour devenir le point dominant de départ de notre consommation médiatique.

Une étude intéressante car l’Europe et le monde entrera dans la même logique. Regardez le nombre de personne autour de vous qui utilise Facebook via le mobile. Idem pour la vidéo, environ 30% de l’audience de Youtube provient déjà du mobile.

Certaines prédictions indiquent que d’ici 2015, 50% de notre consommation médiatique sera générée par les tablettes et les téléphones mobiles. Une évolution que la Formule 1 devra bien rendre compte. En effet, la diffusion par la télévision comme aujourd’hui arrivera à un niveau d’obsolescence visible. D’ailleurs l’audience dans certains pays comme l’Allemagne stagne, malgré le spectacle unique que propose les pilotes en piste durant cette saison 2012.

Nous sommes qu’au début de cette évolution, mais certains signes de trompent pas. Youtube a changé la manière de consommer la vidéo. Le format court est devenu la norme, révolutionnant la manière de filmer et de monter un programme. La question sera de savoir si le direct aura toujours un intérêt, alors que le mobile sera le premier terminal de lecture pour un GP ? Probablement que non.

Le défi de la Formule 1 sera de concilier les sponsors, dont le prix de l’espace dépend de l’audience total et la segmentarisation de l’offre vidéo, qui sera à la fois plus complexe statistiquement a géré, mais qui permettra d’ouvrir de nouvelles perspectives pour ses mêmes sponsors. Le mobile n’est qu’au début d’une révolution technologique que la Formule 1 devra épouser.

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Note du Mardi – Le Cross Marketing Social

Mutualiser des forces afin d’augmenter l’impact commerciale d’une niche. C’est le principe du Cross marketing. La Formule 1 expérimente le principe depuis ce début d’année avec  Caterham  et l’équipe de Premiere League QPR, Sauber – le club de football de Chelsea. Jusqu’à maintenant ses nouveaux accords concernaient des interactions entre sport. Toutefois, l’équipe Lotus F1 Team lance un nouveau principe : le cross marketing social.

A l’occasion du Grand Prix de Monaco 2012, l’équipe basée à Enstone a lancée deux partenariats d’un nouveau genre. Le premier avec le jeu Andry Birds et le second avec le groupe pop rock Linkin Park. Ses deux partenariats s’orientent principalement sur un objectif : l’image de marque sur la base des réseaux sociaux.

Le jeu finlandais Angry Birds est devenu « Official Angry Partner » via un marquage spécial sur les monoplace E20. De plus, une version spéciale du jeu en ligne sera disponible exclusivement sur la page Facebook de l’équipe Lotus F1 Team durant une période limité.  Notons que sur Facebook, 20 millions de personnes sont fans de ce jeu assez addictif et déjà partenaire de Kimi Raikkonen.

L’autre partenariat est musical, avec le lancement du jeu « Linkin Park GP » via une application IPad gratuite (mais il faut acheter le titre Burn it down pour 0.99 euros sur ITunes). Le joueur est invité à piloter une monoplace E20 et d’interagir dans un environnement à 360 degrés afin de créer un remix du dernier titre de l’album du groupe pop rock californien « Burn it Down ».

Avec ces deux partenariats, l’équipe d’Enstone se place sur un créneau équivalent à ce qu’a été l’équipe Jordan en son temps. Une équipe Rock n Roll, jeune et moderne. Amorçant ainsi le changement d’orientation marketing du team depuis l’annonce de Kimi Raikkonen en Décembre dernier.

Le principe de Cross Marketing Social est une innovation qui devrait rapidement trouver des déboucher via les réseaux sociaux et les applications qui envahissent nos quotidiens et nos modes de consommation.

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Note du Mardi – la grosse concurrence du marketing premium

<p style= »text-align: center; »><a href= »http://www.tomorrownewsf1.com/wp-content/uploads/2011/02/Note-du-Mardi-2.jpg »><img class= »size-full wp-image-18832 aligncenter » title= »Note du Mardi-2″ src= »http://www.tomorrownewsf1.com/wp-content/uploads/2011/02/Note-du-Mardi-2.jpg » alt= » » width= »514″ height= »77″ /></a></p>
Contraste en matière de sponsoring entre la Formule 1 et le Football. En dix ans, l’écart se réduit de manière importante entre le monde des circuits et le monde du ballon rond. Ce dernier est en pleine évolution marketing, se dirigeant vers le premium, au dépend du populaire.

Le Real Madrid va prochainement signer un contrat avec Fly Emirate d’une valeur de 25 millions d’euros annuels.  Manchester United, via son double accord entre AON et DHL cumule 33,5 millions d’euros de sponsoring principal, Barcelone, via la Qatar Fondation, l’équivalent de 30 millions d’euros. Voici le top 3 des plus rentables. Mais Chelsea par exemple, via Samsung touche 18 millions d’euros par année. Pour information en France, l’OL tourne autour de 8 millions d’euros, l’OM idem et le PSG vise 12 millions d’euros pour l’an prochain.

En 2012, en faisant abstraction de Marlboro et Red Bull, l’opérateur Vodafone est le plus gros des sponsors principaux avec 40 millions d’euros par an, devant Petronas pour une somme équivalente. Hormis Banco Santander (50 millions d’euros pour être sponsor secondaire et négociant une forte baisse pour le prochain contrat), le constructeur Infiniti sponsorise Red Bull Racing à hauteur de 20 millions d’euros. Avant son retrait, Lotus Group déboursait 30 millions d’euros par année pour être le principal sponsor de l’équipe d’Enstone.

Les deux univers se rapprochent donc en termes de tarif de sponsoring principal. Pourtant, en 2002, c’était loin d’être le cas. Les manufacturiers de tabacs déboursaient entre 30 et 75 millions d’euros par année. Alors que dans le même temps, Manchester United avait Vodafone sur son maillot pour 12 millions d’euros par année et le Real Madrid, la société Siemens pour le même prix.

Certaines équipes de Formule 1 négocient aujourd’hui des tarifs de sponsoring principaux entre 15 et 20 millions d’euros maximum. Voir moins pour certain team. La tendance va donc en direction du football ? Pas tout à fait. Car, de la même manière que la Formule 1, le monde du football commence à tourner autour d’un cylindre et a dû mal à trouver des marques pour soutenir le maillot. Fly Emirate est sponsor d’Arsenal, du Milan AC et du PSG. Il n’est donc pas un inconnu du milieu. Le Bayern Munich privilégie les liens allemands depuis toujours via son sponsor principal -Siemens auparavant, Deutsh Telekom aujourd’hui). Le Real Madrid, comme Manchester United, qui sont des clubs commerciaux et des marques mondiales reconnues, ont du mal à démarcher des partenaires nouveaux et surtout durables.

Cela signifie surtout que les marques du football évoluent dans la même direction que les marques de Formule 1. Le premium, pour pouvoir faire facturer plus cher ses espaces et ses partenariats avec moins de partenaires qu’avant.

Il est intéressant de voir que le Real Madrid entre son équipementier et son sponsor va toucher près de 75 millions d’euros par année environ. Une équipe comme McLaren touche de son sponsor principal (Vodafone) et de son pétrolier partenaire (Mobil), l’équivalent de 55 millions d’euros, tandis que Ferrari, entre Banco Santander et Shell touche 75 millions d’euros. Des revenus très proches donc. Après le Golf, voici que certaine marque du ballon rond vont entrer dans le monde du marketing premium. Une concurrence massive pour la Formule 1. La concurrence de trop peut-être.

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