Archives du tag : Note du Mardi

Note du Mardi : Le système Newey

Note du mardiLe Grand Prix de Barcelone permettra de découvrir la nouvelle évolution de la Red Bull RB13. La communication de l’équipe autrichienne depuis quelques temps précise qu’Adrian Newey travaille « jour et nuit » sur ce projet destiné à rattraper le ratage du début de saison. Alors que cette monoplace était annoncée comme celle du retour à la domination. Ce détail résulte d’un état d’esprit.

Le principal problème de la RB13 résulte dans une longue période de gestation et la corrélation entre la soufflerie, les datas CFD et la piste. Les données ne correspondent pas. Le design de la monoplace est basée sur l’idéologie de la trainée aérodynamique moindre et d’un dessin épuré. Le diagnostique est tombée dès le premier Grand Prix de la saison : la montée en température des pneus.

L’innovation pour améliorer le process

Le diagnostique posé, une première modification sera apportée. A ce stade, l’innovation est inscrite dans l’ADN de Red Bull avec Adrian Newey. Par le passée, d’autres équipes après avoir tenté un concept innovant n’ayant pas de résultats, ont immédiatement repris le schéma conservateur lors de la monoplace suivante. Adrian Newey impose une autre façon de pensée chez Red Bull.

En 2015, la RB11 n’était pas une monoplace efficace, pourtant son design a permis à sa remplaçante de remporter, l’an dernier, deux courses. L’innovation est au centre du bureau d’étude de Milton Keynes et si il y a un échec, ce n’est pas le concept en lui-même qui est remis en cause, mais le processus l’ayant élaboré qui est ajusté ou changé. Cette méthode permettant de renforcer le domaine d’exploitation et l’élaboration de nouveaux systèmes dans l’équipe. Afin d’être plus performant à l’avenir.

Publié dans Management, Note du Mardi | Tagué , , | Commentaires fermés sur Note du Mardi : Le système Newey

Note du Mardi – La Formule 1 est le sport numéro 2 derrière le Football

La rigueur Plantiniène va empêcher les pétrodollars et roubles de dépenser des millions à leur gré, annuler les dettes d’un coup de signatures et signer des accords de sponsoring douteux. Le modèle économique du Football va donc évoluer vers l’établissement de véritables sociétés, qui devront faire des bénéfices. Le ballon rond étant un vecteur d’investissements, mais aussi d’image pour certain. Avais-je écris le 11 Octobre 2011 dans une Note du Mardi, indiquant également que les restrictions sur le marché du sponsoring (Ethiad Airway pour Manchester City et plus tard avec QNB pour le PSG)  allait avoir un impact dans le monde du ballon rond et devenir une opportunité en Formule 1 ou le sponsoring est libre.

Une phrase est à retenir. Celle de Nasser Al-Khelaifi en ce début de saison : «  Nous voulons respecter les règles de l’UEFA (…) Mais si de nouveaux investisseurs ne peuvent investir dans le football, ils vont investir dans Formula 1. » L’impact de l’amende de 60 millions d’euros infligée au PSG pour non respect des règles du Fair-play financier de l’UEFA fait son effet sous la forme d’une menace.

La situation du système imposé par Michel Platini favorise les grosses équipes, ayant déjà investit au détriment de celle qui font la même chose avec 5 ou 10 ans de retard. Les amendes de l’UEFA sont alors perçus comme une injustice et relance le débat d’un Football à deux vitesses.

La menace de la Formule 1 pour un esprit comme celui de Nasser Al-Khelaifi est intéressant et démontre la place nouvelle que la discipline reine du sport automobile désormais. Derrière le Football. En alternative.

La semaine dernière, Tony Fernandes faisait le bilan de son investissement dans son équipe de Formule 1 et son investissement dans les Queens Park Rangers. Le football étant une passion première, elle est favorisée par l’homme d’affaire malaisien au détriment d’une Formule 1 qui ne lui donnait aucune chance de plaisir/investissement.  Sauf que rien ne va plus pour Fernandes et QPR.

La semaine dernière Shaun Harvey, le patron de Premiere League anglaise a fait une allusion sur la possibilité que dans le cas d’une relégation après une première saison de promotion, l’équipe des QPR devront payer une amende proportionnelle à leurs promotions durant la saison 2. Cela pourrait s’élever à 60 millions d’euros dans le pire des cas. Une annonce qui a provoqué la gène des dirigeants de QPR, mais démontre que même la Premier League sera plus rigide envers les propriétaires.

Le Football débute son ère de moralité et la liberté d’investir est entravée avec le temps. L’équité laisse place à un pragmatisme qui dérégularisera le marché qui tente paradoxalement d’être régularisé par ses mesures. Le fair-play financier est destiné dans l’esprit à récompenser les clubs respectant la mesure. Mais occultant beaucoup de choses (dettes du club, son passé etc…).

Il y a quelques temps, la Formule 1 a aussi eu son mouvement de régulation financière (RRA) qui a été progressivement abandonné. L’avenir nous dira qui a raison. Le monde du Football et ses règles ou la F1 et sa liberté d’investir.

Ce qu’il faut retenir est que désormais, dans l’esprit de riches investisseurs (pays dans ce cas là), le Football reste l’investissement numéro 1 dans le sport. La Formule 1 est désormais une alternative.

Publié dans Entrepreneurs, Note du Mardi | Tagué , , , , | Commentaires fermés sur Note du Mardi – La Formule 1 est le sport numéro 2 derrière le Football

Note du Mardi – Le vieux modèle économique toujours rentable de la télévision

Vendredi 29 juillet 2012, la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Londres a été retransmise avec un léger différé par la chaine NBC, pourtant en déboursant 1,8 milliard de dollars pour obtenir les droits des JO 2012, son modèle économique est ancien, mais toujours efficace.

Durant la période des jeux, l’agence Bloomberg estime que la chaine de télévision américaine engendrera 1,2 milliards de dollars de gain publicitaire. Un poids certain dans l’argumentaire des dirigeants de la chaine qui expliquent que cette diffusion de la cérémonie des JO de 2012 est d’ordre économique : NBC a pour objectif de maximiser ses recettes commerciales, ce qui signifie la maximisation du nombre de téléspectateurs devant son poste, afin de récupérer des centaines de millions de dollars pour ensuite les investir dans des droits de diffusions, ces millions paient les stades, la sécurité et la cérémonie. Un cercle connu.

La Formule 1 à beaucoup de mal à s’ouvrir aux nouveaux médias. Aucun accord avec Youtube n’a été conclu à ce jour. Seules les équipes jouent l’évolution en se transformant en de mini agence de presse pour le plus grand bonheur des fans. Un travail qui semble satisfaire la F1 de Bernie Ecclestone. Les équipes font le spectacle sur la piste et entretiennent le buzz dans les nouveaux médias. Pendant ce temps l’argent coule par les droits de télévision, principal vecteur de diffusion avec son rituel direct. Les accords de diffusion sur téléphone mobile n’ont jamais abouti et ne parlons pas d’internet, resté au stade de l’annonce médiatique.

Ce que nous apprends NBC c’est qu’elle tente, ainsi que les autres médias diffuseurs de sports, de préserver l’ancien modèle d’affaire dans une nouvelle réalité. Le cercle de l’argent du sport tourne toujours de la même manière et il n’y a pas de place à l’expérimentation. Ce qui explique pourquoi la télévision restera un média de diffusion puissant à l’avenir.

Publié dans Note du Mardi | Tagué , | Commentaires fermés sur Note du Mardi – Le vieux modèle économique toujours rentable de la télévision

Note du Mardi – Le storytelling des équipes évolue en agence de communication

L’évolution a été progressive et cette année la tendance est clairement identifiée. Désormais les équipes contrôlent leur communication et l’agenda médiatique. De Lotus à McLaren le storytelling de la Formule 1 est à son comble.

Mai 2012, l’équipe Lotus F1 Team annonce deux deals très intéressants. Le premier avec le groupe Linkin Park et le second avec le jeu en ligne Angry Bird. Ces deux annonces ont permis à l’équipe d’Enstone de faire parler d’elle durant une semaine. Le tout avant, pendant et un peu après le GP de Monaco. L’ensemble était une expérience risquée, mais bénéfique en terme d’image. Désormais, Lotus F1 Team est une équipe fun et Rock and Roll, le tout avec l’ajout de l’image de Kimi Raikkonen, champion du monde atypique par excellence.

Dans l’aspiration de ces annonces, lors du GP d’Angleterre, Lotus a annoncé un accord de promotion avec le dernier Batman, The Dark Knight Rise (sortie fin Juillet). Ce type d’annonce n’est pas nouvelle en Formule 1, mais cela confirme le dynamisme de l’ensemble, d’autant que le logo de Batman était visible sur les pontons de l’E20. Red Bull Racing en 2005 avait été plus loin pour StarWars à l’époque, mais cela rajoute à la ligne de conduite du storytelling de l’équipe d’Enstone.

L’autre équipe très active depuis quelque temps dans ce domaine est McLaren. Durant un total d’une semaine l’idée d’un Grand Prix à Londres sur la base d’une animation de l’équipe anglaise, avec le concours de Banco Santander a permis d’offrir un sujet aux médias F1. Dernièrement, l’usine de Woking a lancé une web série d’animation, nommée Tooned (voir ici le lien youtube) en marge du GP d’Angleterre.

Un bon storytelling est une histoire qui entre dans une conversation. L’exemple de McLaren et l’animation du GP de Londres est le symbole du succès. D’une vision d’artiste en 3D, Bernie Ecclestone a indiqué qu’il souhaitait investir 55 millions de dollars dans le projet, le maire de Londres a précisé son intérêt et finalement après plusieurs jours de spéculations, le projet est mort née. Mais pouvait-il réellement être réalisable ? La réponse est probablement non, mais le coup marketing est grandiose.

Red Bull Racing avec ses 25. 000 visages au profit de Wings of Life lors du GP d’Angleterre, Sauber avec son accord avec Chelsea F, les équipes sont au centre de l’information, se transformant en agence de presse d’un nouveau genre. Contrôlant ainsi leur image, leur communication, augmentant leur puissance marketing et bénéficiant de l’effet internet pour faire exploser leurs expositions.

Publié dans Note du Mardi | Tagué | Commentaires fermés sur Note du Mardi – Le storytelling des équipes évolue en agence de communication

Note du Mardi – Le prochain média mobile

Progressivement la tendance se confirme. Le téléphone mobile (type smartphone) offre une nouvelle manière de regarder la Formule 1. Déjà certain site, comme celui de Lotus F1 Team, sont au format HTML 5, qui permet une adaptabilité plus facile entre le contenu et le contenant.

Une étude américaine indique que plus de 2/3 de notre temps sur les téléphones mobiles est maintenant utilisé pour des activités de non-communication avec une dépense moyenne de 94 minutes par jour via les applications mobiles. A comparer aux seulement 72 minutes de consommation web quotidien. Le mobile est en passe de dépasser la télévision pour devenir le point dominant de départ de notre consommation médiatique.

Une étude intéressante car l’Europe et le monde entrera dans la même logique. Regardez le nombre de personne autour de vous qui utilise Facebook via le mobile. Idem pour la vidéo, environ 30% de l’audience de Youtube provient déjà du mobile.

Certaines prédictions indiquent que d’ici 2015, 50% de notre consommation médiatique sera générée par les tablettes et les téléphones mobiles. Une évolution que la Formule 1 devra bien rendre compte. En effet, la diffusion par la télévision comme aujourd’hui arrivera à un niveau d’obsolescence visible. D’ailleurs l’audience dans certains pays comme l’Allemagne stagne, malgré le spectacle unique que propose les pilotes en piste durant cette saison 2012.

Nous sommes qu’au début de cette évolution, mais certains signes de trompent pas. Youtube a changé la manière de consommer la vidéo. Le format court est devenu la norme, révolutionnant la manière de filmer et de monter un programme. La question sera de savoir si le direct aura toujours un intérêt, alors que le mobile sera le premier terminal de lecture pour un GP ? Probablement que non.

Le défi de la Formule 1 sera de concilier les sponsors, dont le prix de l’espace dépend de l’audience total et la segmentarisation de l’offre vidéo, qui sera à la fois plus complexe statistiquement a géré, mais qui permettra d’ouvrir de nouvelles perspectives pour ses mêmes sponsors. Le mobile n’est qu’au début d’une révolution technologique que la Formule 1 devra épouser.

Publié dans Note du Mardi | Tagué , | 3 commentaires

Note du Mardi – Le Cross Marketing Social

Mutualiser des forces afin d’augmenter l’impact commerciale d’une niche. C’est le principe du Cross marketing. La Formule 1 expérimente le principe depuis ce début d’année avec  Caterham  et l’équipe de Premiere League QPR, Sauber – le club de football de Chelsea. Jusqu’à maintenant ses nouveaux accords concernaient des interactions entre sport. Toutefois, l’équipe Lotus F1 Team lance un nouveau principe : le cross marketing social.

A l’occasion du Grand Prix de Monaco 2012, l’équipe basée à Enstone a lancée deux partenariats d’un nouveau genre. Le premier avec le jeu Andry Birds et le second avec le groupe pop rock Linkin Park. Ses deux partenariats s’orientent principalement sur un objectif : l’image de marque sur la base des réseaux sociaux.

Le jeu finlandais Angry Birds est devenu « Official Angry Partner » via un marquage spécial sur les monoplace E20. De plus, une version spéciale du jeu en ligne sera disponible exclusivement sur la page Facebook de l’équipe Lotus F1 Team durant une période limité.  Notons que sur Facebook, 20 millions de personnes sont fans de ce jeu assez addictif et déjà partenaire de Kimi Raikkonen.

L’autre partenariat est musical, avec le lancement du jeu « Linkin Park GP » via une application IPad gratuite (mais il faut acheter le titre Burn it down pour 0.99 euros sur ITunes). Le joueur est invité à piloter une monoplace E20 et d’interagir dans un environnement à 360 degrés afin de créer un remix du dernier titre de l’album du groupe pop rock californien « Burn it Down ».

Avec ces deux partenariats, l’équipe d’Enstone se place sur un créneau équivalent à ce qu’a été l’équipe Jordan en son temps. Une équipe Rock n Roll, jeune et moderne. Amorçant ainsi le changement d’orientation marketing du team depuis l’annonce de Kimi Raikkonen en Décembre dernier.

Le principe de Cross Marketing Social est une innovation qui devrait rapidement trouver des déboucher via les réseaux sociaux et les applications qui envahissent nos quotidiens et nos modes de consommation.

Abonnez vous sur la page de la Note du Mardi en cliquant ici

Publié dans Note du Mardi | Tagué | 1 commentaire

Note du Mardi – la grosse concurrence du marketing premium

<p style= »text-align: center; »><a href= »http://www.tomorrownewsf1.com/wp-content/uploads/2011/02/Note-du-Mardi-2.jpg »><img class= »size-full wp-image-18832 aligncenter » title= »Note du Mardi-2″ src= »http://www.tomorrownewsf1.com/wp-content/uploads/2011/02/Note-du-Mardi-2.jpg » alt= » » width= »514″ height= »77″ /></a></p>
Contraste en matière de sponsoring entre la Formule 1 et le Football. En dix ans, l’écart se réduit de manière importante entre le monde des circuits et le monde du ballon rond. Ce dernier est en pleine évolution marketing, se dirigeant vers le premium, au dépend du populaire.

Le Real Madrid va prochainement signer un contrat avec Fly Emirate d’une valeur de 25 millions d’euros annuels.  Manchester United, via son double accord entre AON et DHL cumule 33,5 millions d’euros de sponsoring principal, Barcelone, via la Qatar Fondation, l’équivalent de 30 millions d’euros. Voici le top 3 des plus rentables. Mais Chelsea par exemple, via Samsung touche 18 millions d’euros par année. Pour information en France, l’OL tourne autour de 8 millions d’euros, l’OM idem et le PSG vise 12 millions d’euros pour l’an prochain.

En 2012, en faisant abstraction de Marlboro et Red Bull, l’opérateur Vodafone est le plus gros des sponsors principaux avec 40 millions d’euros par an, devant Petronas pour une somme équivalente. Hormis Banco Santander (50 millions d’euros pour être sponsor secondaire et négociant une forte baisse pour le prochain contrat), le constructeur Infiniti sponsorise Red Bull Racing à hauteur de 20 millions d’euros. Avant son retrait, Lotus Group déboursait 30 millions d’euros par année pour être le principal sponsor de l’équipe d’Enstone.

Les deux univers se rapprochent donc en termes de tarif de sponsoring principal. Pourtant, en 2002, c’était loin d’être le cas. Les manufacturiers de tabacs déboursaient entre 30 et 75 millions d’euros par année. Alors que dans le même temps, Manchester United avait Vodafone sur son maillot pour 12 millions d’euros par année et le Real Madrid, la société Siemens pour le même prix.

Certaines équipes de Formule 1 négocient aujourd’hui des tarifs de sponsoring principaux entre 15 et 20 millions d’euros maximum. Voir moins pour certain team. La tendance va donc en direction du football ? Pas tout à fait. Car, de la même manière que la Formule 1, le monde du football commence à tourner autour d’un cylindre et a dû mal à trouver des marques pour soutenir le maillot. Fly Emirate est sponsor d’Arsenal, du Milan AC et du PSG. Il n’est donc pas un inconnu du milieu. Le Bayern Munich privilégie les liens allemands depuis toujours via son sponsor principal -Siemens auparavant, Deutsh Telekom aujourd’hui). Le Real Madrid, comme Manchester United, qui sont des clubs commerciaux et des marques mondiales reconnues, ont du mal à démarcher des partenaires nouveaux et surtout durables.

Cela signifie surtout que les marques du football évoluent dans la même direction que les marques de Formule 1. Le premium, pour pouvoir faire facturer plus cher ses espaces et ses partenariats avec moins de partenaires qu’avant.

Il est intéressant de voir que le Real Madrid entre son équipementier et son sponsor va toucher près de 75 millions d’euros par année environ. Une équipe comme McLaren touche de son sponsor principal (Vodafone) et de son pétrolier partenaire (Mobil), l’équivalent de 55 millions d’euros, tandis que Ferrari, entre Banco Santander et Shell touche 75 millions d’euros. Des revenus très proches donc. Après le Golf, voici que certaine marque du ballon rond vont entrer dans le monde du marketing premium. Une concurrence massive pour la Formule 1. La concurrence de trop peut-être.

<strong><a href= »http://www.facebook.com/pages/Tomorrownewsf1-Note-du-Mardi/166836053391928″>Abonnez vous sur la page de la Note du Mardi en cliquant ici</a></strong>

Publié dans Note du Mardi | Tagué , | Commentaires fermés sur Note du Mardi – la grosse concurrence du marketing premium

Note du Mardi – l’univers, prochaine étape marketing de la F1

En pleine évolution comme plate-forme marketing, la Formule 1 passe progressivement de concepts encore assez « amateur » à un système plus élaboré. L’objectif est d’établir le logo F1 et ses équipes environnantes comme des marques de luxe.

Co-branding, personal branding et masstige, sont les dénominations marketing les plus abouties aujourd’hui. Les plus efficaces aussi. Ce n’est pas une nouveauté majeure, mais c’est un retour aux sources. Le principe du co-branding a déjà été connu des fans de Formule 1. La Renault Clio Williams est le plus exemple. Tout comme les Ducati et MV Agusta badgés Senna pour exemple. L’autre principe du personal branding est appliqué depuis le triple champion du monde brésilien, Ayrton Senna et magnifié par Michael Schumacher. De plus, chaque équipe aujourd’hui propose sa propre gamme de produits dérivés. McLaren avec la Mercedes SLS est basé sur le même principe.

Toutefois, avec l’émergence des constructeurs durant une décennie, ses principes marketing ont été quelque peu oubliés. Avant de revenir en grâce depuis 2009. Dernier exemple en date, la série limité de la Renault Clio RS Red Bull Racing, afin de célébrer le double titre de champion du monde de l’équipe autrichienne, partenaire du constructeur français. Autre démarche, Sébastian Vettel qui a une série limité du SUV Infiniti FX50, présenté au dernier salon de l’automobile de Francfort. Hublot, enfin avec ses montres F1 depuis 2010 est un autre exemple.

Si le co-branding est une notion connue, ainsi que le personal branding, le principe du Masstige est assez nouveau. Le terme a été inauguré par le styliste Karl Lagarfeld pour la société H&M en 2004. L’alliance entre un produit de consommation de masse et une marque de prestige. En gros, c’est une extension de la marque vers le bas.

Un exemple intéressant est Ferrari avec l’Abarth 500 Tributo Ferrari. Certes une série limitée, mais un exemple de masstrige. C’est d’ailleurs le seul connu d’une marque de Formule 1 aujourd’hui.

La Formule 1 évolue progressivement vers des produits hauts de gamme. Ferrari est l’exemple de prestige par excellence. McLaren s’inspire de la marque italienne. Lotus également. Caterham tend vers l’héritage Lotus des années 90. Nous sommes encore dans la construction de marque. Seul Mercedes-Benz peut rivaliser avec Ferrari en termes de prestige, d’autant que le label AMG  été ajouté cette année.

Pour l’instant, la discipline est utilisé comme une plate-forme marketing publicitaire et doit passer ensuite à l’étape suivante de l’évolution du co-branding, personal branding voir masstrige : le partage de l’univers.

Publié dans Note du Mardi | Tagué | Commentaires fermés sur Note du Mardi – l’univers, prochaine étape marketing de la F1

La Note du Mardi 2010 – Médias, Management & Business Models

La Note du Mardi est un bulletin d’information couvrant l’intersection des médias, du management et des business models d’avenir de la Formule 1.

Depuis 2009, tout les quinze jours, la Note du Mardi devient un outil de réflexion pour mieux comprendre les nouveaux enjeux de la discipline reine du sport automobile. Tomorrownewsf1.com vous propose la synthèse des Notes de l’année 2010 dans un ouvrage.

Cet ouvrage est disponible sur lulu.com :

  • Editeur : Tomorrownewsf1.com
  • Auteur : Marc Limacher
  • Langue : Française
  • Prix de l’ouvrage : 9.95€ ou 5.00€ en PDF

Pour commander cet ouvrage : cliquez ici pour consultez la fiche de cet article.

Publié dans Blog Note | Tagué | Commentaires fermés sur La Note du Mardi 2010 – Médias, Management & Business Models

F1 – Vers une équipe sans usine…

Note du Mardi tirée de la newsletter TWF1 N°5 du 6 Juillet 2010 :

note-du-mardi

Depuis l’ouverture l’an dernier à de nouvelles équipes, les modèles économiques et techniques sont renouvellés. Pour le meilleur et aussi le pire. De plus en plus d’équipe adoptent la stratégie d’internalisation du savoir faire. Principe fondateur de valeur pour un team de F1. Se multiplient donc des stratégies internes fortes pour construire un maximum d’éléments d’une Formule 1 en interne. Officiellement pour des questions de qualité, officieusement pour augmenter la valeur financière d’une équipe.

Mais avec la réduction des coûts, est ce que cette tendance est encore valable ? Lotus Racing pense que oui, mais Hispania Racing Team étudie un principe simple : une équipe sans réelle usine.

Fini les grands ensembles de 20 à 40.000m2, place à des structures à la fois beaucoup plus petite et surtout beaucoup moins couteuses. Imaginons une équipe de Formule 1 dont la stratégie industrielle est de ne pas avoir d’usine ! Seul un local (comme la plupart des équipes d’IRL disposent) pour loger les camions et quelques ateliers de montages des monoplaces. Le reste serait construit via un réseau de fournisseur externe. Avec une fourniture moteur Cosworth, une boite de vitesse X Trac, la marche est déjà lancée. La règle serait donc de ne rien abriter dans le local !

Les objectifs de ce nouveau modèle technique sont simples :

  • – Ne plus avoir une grosse citadelle comme espace de travail mais l’espace industrielle tout entier.
  • – Se concentrer sur le marketing et l’innovation pour séduire des sponsors
  • – Diminuer drastiquement les coûts de personnel
  • – Jouer la carte de l’innovation

L’idée est donc de jouer à fond la carte de la pollinisation tout en diminuant drastiquement les coûts de fonctionnement.

Le principe est nouveau ? Évidemment que non. Une certaine équipe Jordan, lors de la construction de son usine en 1995 à Silverstone,  avait été comparée « à une usine de préparation de F3000. » Elle évoluera progressivement pour devenir une usine standard de la F1. Les prochaines usines d’équipes de Formule 1 ne feront probablement que 5.000m2 environ. Mais ce principe ne peut s’appliquer que si l’équipe est jeune et débutante. Mais comporte aussi des risques de dépendre des autres.

Lire les prochaines Note du Mardi  dans le nouveau numéro de la Newsletter TWF1 en vous abonnant ici pour 20€/an  ou 3€ par mois

Publié dans Note du Mardi | Tagué , | Commentaires fermés sur F1 – Vers une équipe sans usine…