Peugeot Sport : la stratégie de partir
Mauvaise nouvelle pour le sport automobile français. En marge des annonces sur l’emploi du Président Nicolas Sarkozy, (un lien ?) le groupe PSA annonce le retrait pour raison budgétaire de son programme endurance. Après avoir investi dans un programme hybride diesel sur la 908, le constructeur abandonne donc la compétition. Par la petite porte.
Un programme ayant un coût d’environ 75 millions d’euros (dont Total qui en finançait 20 millions d’euros), mais les résultats de la marque au lion ont été décevant (une seule victoire depuis 2007), alors que la 908 a été la plus véloce sur la piste mancelle. Reste une question : faut-t’il se retirer ou continuer à voilure réduite ?
PSA a toujours été partisan du retrait. Jusqu’à présent cela lui a réussi. Son retour à la fin des années 90 en WRC, a été un succès, tout comme le programme 908 (même si celui-ci peut être un peu mesuré avec une maigre victoire face à Audi). Mais, le projet endurance met surtout en lumière la difficulté d’un plan sportif. Beaucoup d’investissements, mais une rentabilité au couperet. PSA préfère le retrait, plutôt que d’engager une seule 908 officielle et une autre privée par exemple, le temps de voir venir.
Le parallèle avec Renault Sport est intéressant. L’unité moteur F1 du constructeur français est active depuis 1987, date du programme V10 à Viry-Châtillon. Même sous la forme Mecachrome et Supertec entre 1998 et 2000, rien n’a été stoppée. Le constructeur au losange a arrêté son investissement dans son équipe fin 2009, pour devenir un motoriste à succès, fort de deux titres des constructeurs avec Red Bull Racing et Sébastian Vettel en 2010 et 2011. La preuve qu’il faut rester, même en réduisant les ambitions.
Honda est revenue dans les années 2000, mais très loin de son succès des années 80/90, malgré des investissements massifs pour retrouver son lustre. Idem pour BMW, qui a fait illusion durant une certaine période face à Mercedes-Benz il y a 10 ans. La marque munichoise a dépensée beaucoup d’argents dans l’aventure. Pour finalement rien en retour.
Peugeot a fait de la Formule 1 entre 1994 et 2000, avant de céder son programme à un obscur consortium asiatique, Asiatech, qui liquidera l’actif en 2002. Un beau gâchis à chaque fois donc.




« Cette année, nous avons privilégiés la fiabilité. Mais finalement ont ne gagne pas » lance Olivier Quesnel, patron de Peugeot Sport au micro de France Télévision. Il est en larme. Les yeux rouges d’émotions comme l’image de 24H d’une tension extrême, ou une Audi s’impose seulement 15 secondes devant une Peugeot.
Dans sa stratégie de conquête du sport automobile, Lotus Cars pousse ses pions. Après avoir signé un contrat de sponsoring/partenariat avec Genii Capital via le Renault F1 Team, le constructeur anglais entend gérer sa propre équipe d’IndyCar en 2012 et pourrait s’associer avec ART en LMP2.




Communiqué de Genii Capital, confirmant nos informations d’hier sur 
