Le complexe projet Caterham-Forza Rossa de Colin Kolles
La fonction de consultant dans le programme de reprise de Caterham F1 Team, via la holding Caterham Sports Ltd convient assez bien à Colin Kolles. Mais le paddock reste perplexe sur l’identité des mystérieux investisseurs derrière la reprise de l’équipe Anglos-Malaisienne.
Au point qu’à Silverstone les noms de Dany Bahar et même Mansour Ijaz ont circulé sans que Kolles y répondent sérieusement. Le roumain ne souhaite simplement pas reproduire l’histoire qu’il avait entrevue chez Midland et surtout dans Hispania Racing Team. Le mystère autour de l’identité des investisseurs a ainsi provoqué une association d’idées auprès des observateurs par facilité d’esprit. La reprise de Caterham F1 Team est réalisée par les mêmes hommes derrière le projet Forza Rossa. La Formule 1 n’aime pas le vide.
Aujourd’hui, lundi, la Fédération Internationale de l’Automobile tiendra une nouvelle réunion afin de d’offrir (ou non) le feu vert au projet Forza Rossa.
Forza Rossa restant un projet propre, le seul lien entre les deux projets reste donc Colin Kolles. Mais en réalité l’ensemble serait un peu plus complexe. Il semblerait que l’usine de Leafield servent pour les deux équipes (Caterham et Forza Rossa) et que les monoplaces soient quasiment identiques, s’inspirant en cela du projet Haas-Ferrari (pour 2016).
Sachant que Colin Kolles est un proche de Bernie Ecclestone et que ce dernier souhaite une Formule 1 plus compétitive avec 8 équipes à moyen terme. La solution du roumain serait similaire à ce que Flavio Briatore avait réalisé il y a 20 ans avec l’opération Benetton-Ligier. Un programme intermédiaire.
Le 25 Juin prochain à Munich en marge de la conférence de la FIA, le Conseil Mondial dessinera les contours définitifs de la Formule 1 pour les prochaines années. Si il n’y a rien de spécifique à attendre de révolutionnaire, il semblerait qu’un plan étape par étape sera finalement adopté jusqu’en 2017, avec quelques pistes sont déjà entendues.
Le 25 Juin une décision sera prise concernant les mesures de réductions des coûts. Le Strategic Group F1 (composé de Ferrari, Mercedes, Red Bull, McLaren, Williams et Lotus) n’arrive pas à s’entendre avec les autres équipes. Le temps passe et la situation sera donc la suivante : Si il n’y a rien, le Conseil Mondial de la FIA prendra seul sa décision. Ce qui signifie qu’à l’horizon 2016 c’est les règles décidées ce 25 juin qui seront appliquées. Charge aux équipes qui ne voulaient pas entendre parler de réduction des coûts de choisir entre se plier à la règle ou rester chez elle. L’ultime coup de poker de Jean Todt dans une guerre des nerfs ou il avait perdu quelques batailles.

