Archives de la catégorie : Communication

Else on Tomorrow

cropped-logotomorrownewsf1.jpgDeux hommes traversent une plaine, la tête basse, sans un regard pour leur environnement. Arrivé au bord d’un lac, un des deux hommes s’arrête net et se contente soudain de regarder. L’autre lui demande : « pourquoi t’arrêtes- tu, nous avons encore de la route à faire. » L’autre figé devant la beauté du paysage lui répond simplement : « je prend le temps de comprendre ce qui m’entoure. »

Cette histoire indienne ne raconte pas la suite, mais symbolise mon état d’esprit depuis quelques temps. Après 11 ans d’activité bloggeur pro j’arrêterais après Abu Dhabi 2016. Depuis quelques temps je suis au bord de cette rivière au milieu de cette plaine et je regarde le paysage qui m’entoure. La Formule 1, elle continue d’avancer et s’éloigne jusqu’à ce que je la perde de vue.

Ce blog est une partie de ma vie. Une réussite aussi. Il a été entre 2009 et 2011 le blog le plus consulté en France et le deuxième plus consulté en Europe. Le plus influent en 2008. Il a eu une version espagnole (merci Thierry), anglaise (merci Robyn et Dimitri), un projet allemand (merci Diane), décliné en vidéo avec TomorrowLine (merci Fabien). Il a surtout annoncé beaucoup d’exclusivités  (Hamilton chez Red Bull qui a été expliqué par Horner en 2014, l’arrivée de Raikkonen chez Lotus, Grosjean chez Lotus aussi, Raikkonen chez McLaren en 2009, qui a été expliqué par Whitmarsh en 2013 etc), expliqués tellement de phénomènes (l’entrée en Bourse de Williams, les investissements de Genii/Lotus, les manœuvres de Bernie Ecclestone et la FIA, écrit un roman  Concorda, tenter de faire avancer les événements (le doublement des points, imaginer une F1 du futur)…  tellement de mots partagés.

Avec mon ami Norbert Billaud nous avons innovés dans la façon de rédiger une information. Nous avons été les premiers à montrer les sources originales étrangères. Nous avons été les premiers à utiliser Twitter (et son avatar Frazr plus stable) en 2007, nous avons crées Newziggf1.com en septembre 2007, puis deux mois plus tard j’ai crée F1Feeds sur Facebook (que j’ai cédé depuis). Nous avons été aussi les premiers à avoir diffusé des vidéos Youtube, alors que nous étions dénoncés à la gendarmerie et même auprès de la FOM à l’époque…

Une drôle d’époque. J’ai été critiqué, cela a été loin, entre Main Courante et me menacer au téléphone moi et ma famille. Les piratages informatiques, la jalousie, l’envie…l’internet F1 en France entre 2006 et 2011, c’était le Far West ! Tous les coups étaient permis, j’en ai donné aussi pas mal. C’était la loi de l’époque. Une autre époque.

Après un premier départ en 2012 (suite à un échec sur une levée de fond pour développer fortement TomorrowNewsF1), je suis revenu quelques mois plus tard. J’avais un programme en trois phases et j’arrive à la fin de la troisième. Pour vous dire, mon retour était l’amorce de cette fin. En terminer avec une discipline ou je ne peux plus rien apporter. Plus rien vous dire. Je n’ai tout simplement plus le carburant (source exclusive), la passion (je deviens un simple spectateur) et l’énergie (emploi du temps) pour continuer à vous écrire.

Twitter, voir poster sur Facebook je continuerais probablement à le faire. Pour le plaisir. Le BusinessBookGP ? j’avais prévu dès le départ qu’il dure jusqu’en 2020…

Le monde change. Je représente une époque unique qui n’existe plus. Pendant toute une période j’ai anticipé ce monde, mais il me rattrape. J’ai besoin de me réinventer, d’avoir de l’avance sur un monde pour me sentir épanouie. Cette Formule 1 là, ne me le permet plus.

Je change donc de monde.

TomorrowNewsF1 se figera et l’expérience qu’il a produit servira dans d’autres projets après Abu Dhabi 2016. Finalement c’était une belle aventure non ?

depart

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Note du Mardi – L’impact de la VR sur la F1

Note du mardiSelon le cabinet Deloitte Global la réalité virtuelle (VR) l’année 2016 représentera un marché d’un milliard de dollars. Dans le détail, 700 millions pour la vente de matériel et le solde de vente de contenu. 2,5 millions de casques VR ont été vendus et 10 millions de jeu. Reste la question concernant la Formule 1. Quel sera l’impact de cette technologie sur la discipline ?

Dans une interview pour Sportune, l’ex patron de la communication et marketing de Lotus F1 Team, Stephane Samson a indiqué : « Cette technologie devient de plus en plus mobile et facile d’utilisation. Une caméra 360° dans un garage pendant le week-end, par exemple, visualisée par des lunettes VR, peut devenir spectaculaire. De même, que de voir une photo de Button sur un vélo est sympa, de pouvoir assister à 10 minutes de son entraînement en full 360° prendrait une autre dimension. »

L’ambition est de plonger dans le sport, surtout en dehors des circuits. Stephane Samson travaille actuellement avec des sponsors et la Fédération Internationale de l’Automobile pour proposer un produit unique qui pourrait être visible en Formule E dans un avenir prochain.

Virtuellement Réelle

Pour beaucoup la VR est encore abstrait. Toutes les sociétés de technologies ont un projet dans cette direction. Aux Etats-Unis les diffuseurs d’événements de sports ont investit des dizaines de millions de dollars dans cette technologie. Plusieurs pistes sont expérimentées, ayant toute en commun d’intégrer le fan au centre de l’expérience sportive. Mais la VR pourrait, à terme, finir par conduire à des modifications des sports eux-mêmes.

En effet, ce sera la prochaine étape de l’interaction entre le sport et les fans. Après les réseaux sociaux permettant ayant développé la culture du commentaire et de la remarque, avec la VR vos avatars pourraient habiter des tribunes virtuels sur chaque circuit…tout en restant dans son salon, par exemple.

De cette façon, la VR permettra de nous rapprocher du sport de la même façon que l’on jouera à un jeu vidéo, voir une interaction avec une émission de télévision. Mais cela ne changera pas la réalité. Ce qui explique peut être pourquoi la Réalité Virtuelle ne réinventera pas le sport, mais le changera vers une nouvelle direction.

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Note du Mardi – L’héritage de Stéphane Samson à la F1

Note du mardiLe retour de Renault en Formule 1 cette saison n’empêche nullement un comparatif marketing avec le projet Lotus version 2011-2015, inspiré par Stéphane Samson.

Lorsque Lotus Group devient sponsor de l’équipe Renault F1 Team une nouvelle ère s’annonce à Enstone. En coulisse, l’ancien journaliste Stéphane Samson prend en charge la communication du nouvel ensemble. Le retour de la marque Lotus s’accompagne par un changement progressif de positionnement. Place au premium.

Le problème de convertir le marketing en argent

La saison 2011 a été sous le signe de la sainte trinité du marketing : un nouveau logo, de nouvelles valeurs et une nouvelle histoire. Si le premier et le second ont été parfaitement orchestrés durant cette saison (avec la création du magazine premium B2B à l’époque disponible dans les hôtels et auprès d’une compagnie de jet privé partenaire), le manque de sponsors promis par le département marketing  relève de l’échec pour la saison 2011, qui comptera essentiellement sur les sponsors apportés par Bruno Senna. De plus, l’histoire racontée n’était que celle des résultats en course et des perspectives de développements de la Lotus Renault R31. En coulisse à Enstone, la fusion de la communication et du marketing allait ainsi permettre d’écrire la nouvelle histoire qui manquait alors à l’équipe.

Fusion du marketing et de la communication

A partir de la saison 2012 et jusqu’en 2014, l’image de Lotus F1 Team devient sympathique, irrévérencieuse, fraîche. L’objectif était de se détourner des + de 35 ans, déjà captifs de la F1, pour aller chasser sur les terres d’une autre démographie, les 18-25 et les femmes. L’arrivée de Kimi Raikkonen et la communication moderne autour de Romain Grosjean (via Total) y sont pour beaucoup. L’humour se plaçant au centre de la nouvelle stratégie, s’adaptant aux réseaux sociaux. Lotus avait une histoire à raconter autre que ses résultats en piste. Bien que déjà l’ombre des problèmes économiques viendront perturber une fois par an, la belle histoire.

En parallèle une nouvelle stratégie marketing s’installa à Enstone. Si le propriétaire luxembourgeois misait beaucoup sur son Business Exchange pour séduire des partenaires, le département marketing d’Enstone relevait de l’agence créative. A ce moment précis, deux nouveaux métiers ont vu le jour : la créativité stratégique (les hommes et femmes qui composaient le service marketing et communication de Lotus) et la créativité médiatique.

Créativité stratégique et créativité médiatique

Coca Cola, séduit par l’image de Lotus deviendra partenaire de l’équipe pendant deux saisons et utilisa la créativité médiatique de l’écurie pour construire sa stratégie de marque. Idem pour le groupe Unilever. Démarché dans un premier temps par Jackie Stewart, via le Business Exchange, c’est le département communication et marketing dirigée par Stéphane Samson qui proposera sa stratégie novatrice. Une stratégie qui est intéressant de relevée, car elle a été dupliquée par le géant anglo-saxon dans la majorité de ses accords de sponsoring (voir celui avec le Bayern Munich conclu il y a quelques mois).

L’un des grands exemples de stratégie médiatique a été d’associer la musique avec la Formule 1. Une stratégie en trois temps. Dans un premier temps, la signature avec le groupe Linkin Park via une application sur tablette et smartphone a été suivie par la signature d’un accord de distribution avec la maison de disque Columbia (ayant beaucoup d’artistes rock – le rock est l’incarnation marketing du premium). Enfin, la promotion de Daft Punk à Monaco a été l’aboutissement de cette stratégie mélangeant marketing et communication pour Lotus. Une stratégie reprise en 2015 par l’équipe avec Pharrell Williams au GP de Monaco. La musique s’ajoutant la promotion de blockbuster hollywoodien (The Dark Knight Rises en tête en 2012), les occasions de faire parler de Lotus ont été nombreuses.

Quel aurait été la suite de la stratégie ? Probablement un programme de sponsoring indépendant en utilisant les produits dérivés comme composante. Lotus avait proposé des vêtements et il est fort probable qu’il y avait des ambitions dans ce domaine aussi. Enfin, il est intéressant de remarquer que la Formule 1 s’inspire de plus en plus de ce qui a été réalisé chez Lotus entre 2011 et 2014. Heineken a une stratégie de marque similaire à celle d’Unilever et Coca Cola avec Lotus. Preuve si il est en était qu’il n’y a pas que les nouveautés techniques qui sont copiées dans le paddock. Les bonnes idées pour faire la promotion de la discipline aussi, à ce jeu, Lotus à l’époque n’en manquait pas.

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Le syndrome Danica Patrick de la F1

danica-patrick2008, Danica Patrick remporte la course japonaise du championnat IndyCar. L’emballement médiatique est important. Honda propose quasiment dans la foulée de réaliser un essai Formule 1. Deux années plus tard, la pilote américaine est régulièrement citée pour être titulaire derrière l’obscure USF1. Puis l’an dernier, le nom de la pilote NASCAR a été également cité comme une possibilité par Haas F1 Team. Dans aucun cas, Patrick n’a piloté une Formule 1. Mais ces citations et rumeurs lui ont permis d’augmenter sa valeur commerciale pour sa propre carrière. Un coup de communication gagnant-gagnant.

Récemment, la direction de Force India a indiqué que son accord avorté avec Aston Martin pouvait être signé pour 2017. Tout les quinze jours le sujet et employé transformant cette non signature en un coup de communication récurent. Bénéfique pour les deux parties. Force India fait parler d’elle, tandis qu’Aston Martin est associé à la Formule 1 sans débourser d’argent pendant une année au moins.

Dans un passé récent cette approche marketing a fonctionnée pour Lotus F1 Team. A la fois pour Honeywell en 2012 et Quantum Motorsport en 2013. Dans les deux cas il n’y a eu aucunes signatures, mais cela a permis de gagner du temps et de faire parler. En Juillet 2013, Sauber exposait son accord avec trois organismes russes pour une valeur de 300 ou 400 millions d’euros à l’époque. Rien n’a été signé depuis, mais pendant une année le sujet a été régulièrement remis sur le tapis.

Le prochain exemple sera Alfa Roméo. La marque milanaise sera pendant de long mois l’objet d’article et de déclarations. Comme le retour de Volkswagen – Audi depuis près de deux décennies maintenant. Malgré les démentis et excuses, le sujet revient régulièrement.

On appel cela du co-branding médiatique. Une marque un peu moins connue tente de s’associer à une autre ayant déjà une image.  Le concept est inspiré de la presse people. Lorsqu’une vedette est en couple avec une autre, cela crée le buzz, avant, pendant et après. C’est bénéfique pour les deux parties et leur carrière, surtout lorsque cette dernière est au point mort. Car dans notre monde hyper médiatisé, rien de pire que de ne pas faire parler de soi.

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Renault investira 1 milliard dans son équipe Renault Sport F1

La RS16, nouvelle arme du team Renault en F1 est à l'aube de grandes ambitions pour le constructeur français. - @DR

La présentation de la future stratégie de Renault en Formule 1 annonce également un investissement massif de la part groupe. On parle d’un milliard d’euros pendant dix ans. Du jamais vu pour la marque française.

Noire avec une pointe de jaune, la nouvelle RS16 présente des couleurs sobres et destinées à montrer la volonté premium du constructeur dans son engagement. Le choix du nom Renault Sport est fait pour mettre en avant une gamme de véhicules sportifs autour de la marque au losange. Dessinant une stratégie de production de modèle avec deux axes futurs : un volet luxe et un volet sportif.

Un investissement d’un milliard sur dix ans en F1

Pour accentuer cette stratégie premium, le groupe Renault-Nissan a ajouté dans la corbeille le constructeur japonais de voiture haut de gamme, Infiniti Cars. Ce dernier injectera de l’argent dans le budget de l’équipe et participera à son développement technique.

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Le monde selon Genii Capital

Depuis quelques semaines, le co-fondateur de Genii Capital, Gérard Lopez alimente les médias ibériques en délivrant sa parole et son exposant son partout.

Lorsque le magazine Eleconomista lui demande quel a été le retour de l’investissement dans l’équipe Lotus F1 et pourquoi avoir vendu. Voici la réponse

Il [Le retour sur investissement] était important parce que toutes les affaires dans le secteur de l’énergie sont nés grâce à la Formule 1. Et je l’ai vendu,  car il vint un temps où, si vous ne pouvez pas changer le monde dans lequel vous vous déplacez en équipe, vous devez changer l’équipe.

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Pastor Maldonado, le pilote sans valeur

Les jeux sont faits pour Renault. Dans une lettre diffusée sur Twitter, Pastor Maldonado indique qu’il ne sera pas pilote de Formule 1 en 2016.

Cette annonce révèle qu’en réalité le marketing monté autour du pilote depuis 2011 était une illusion. Maldonado était simplement un pilote payant disposant d’un budget de 40 millions d’euros par année et qui ne devait sa présence que par ce soutien.

Il faut noter que PDVSA touchait un dédit de 10 millions d’euros de la part de Williams en 2014 et 2015, suite à la rupture de son contrat. Lançant alors une nouvelle ère (voir cet article du 15 Octobre 2013). Auparavant les pilotes avaient une valeur grâce à leur talent et leur statut de futures stars. Aujourd’hui le pilote n’est presque plus rien et sa valeur dépends de ce qu’il représente. A savoir son sponsor. Pastor Maldonado est le premier pilote d’une nouvelle génération, ayant de valeur sur le marché qu’en fonction de l’apport de PDVSA et le dédit qu’il faut payer pour obtenir le duo.

Mais si le sponsor ne débourse pas l’argent prévu…le pilote n’est rien. Même si il a remporté une course dans sa carrière.

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Note du Mardi : Les possibles clauses du contrat Hamilton/Mercedes AMG F1

Note du mardiSelon des sources biens informées, Lewis Hamilton aurait déjà signé le renouvellement de son contrat jusqu’en 2018, posant la question suivante : Pourquoi ce dernier n’est pas annoncé ? La réponse est simplement que l’information semble incomplète et que la vision journalistique autour de Lewis Hamilton est trop simple. Nous ne sommes plus dans l’ancien monde.

Signer un accord avant l’accord 

Il est naturellement possible que le double champion du monde ait signé un précontrat résumant les grandes lignes de l’accord pour sécuriser les dirigeants de Daimler. Cette signature n’indique en rien que le contrat est signé, mais qu’il sera signé que durant la saison 2015. Cette pratique avait déjà été entrevue avec Kimi Raikkonen il y a une décennie maintenant, lorsque le pilote avait signé avec Renault un accord pour 2007, alors qu’il avait un accord similaire avec Ferrari pour la même année. En même temps.

Signer un précontrat signifie une négociation exclusive. Ce qui expliquerait pourquoi les rumeurs Ferrari ont rapidement été jetées aux oubliettes et que le pilote n’a qu’un seul et unique interlocuteur pour son avenir : Mercedes AMG F1.

Un salaire élevé, mais sous contrôle

L’autre vecteur pourrait concerner non pas le salaire, mais les revenus totaux du pilote. Il est entendu que Lewis Hamilton touchera ce qui est désormais la nouvelle norme : Un fixe et des primes de résultats gonflant de manière importante le salaire. La première offre du constructeur allemand était de 20 millions d’euros de salaire et d’une prime de 1 million d’euros par victoire. Notons que Sebastian Vettel chez Ferrari touche un salaire fixe bien plus bas que les chiffres annoncées dans la presse. Pourtant la combinaison victoire+titre du quadruple champion du monde allemand lui permettra de toucher 45 millions d’euros par année.  Dans le cas de Lewis Hamilton le chiffre de 70 millions d’euros par année est toujours d’actualité, mais pourrait être plus subtile que cela.

Le modèle R&B qui dépasse le modèle vieux de 30 ans maintenant

Le pilote négociant désormais seul, Hamilton pourra s’inspirer de ses amis du milieu du R&B qui ont révolutionné l’approche du marché de la musique en se transformant en investisseurs. Jay Z par exemple est un chanteur, investisseur, homme sandwich, agent de joueurs de NBA/NFL et producteur. Il a une fortune de plus de 300 millions d’euros. De la même manière que Jay Z a investi le marché du sport management avec Roc Nation Sport, Lewis Hamilton va investir le marché de la musique prochainement. Il n’est pas impossible que ses investissements soient aussi interdépendants  d’un univers qui dépasse le cadre du sport. Il sera prochainement acteur également.

L’approche avatar Michael Jordan n’existe plus désormais. Lorsqu’il avait signé avec la société de Simon Fuller en 2012, Hamilton espérait une approche plus révolutionnaire. On lui avait alors proposé d’être une copie de Tiger Woods avec une approche à la David Beckham. Ce n’était pas ce qu’il souhaitait. Comme Will I am ou Jay Z, Hamilton veut être un ambassadeur engagé pour des marques, probablement créer sa marque de vêtement ou signer avec Nike ou Under Armor un contrat que seul les rappeurs sont capable d’obtenir. Car aujourd’hui, seul un MVP en NBA peu espérer un contrat équipementier à plus de 10 millions de dollars, alors que les rappeurs peuvent obtenir 20 millions, via clips, apparition etc… un autre monde. Même la superstar du ballon rond, Cristiano Ronaldo s’inspire du modèle R&B pour son business désormais.

Les désirs d’avenirs

Un monde dont pourrait justement profiter Mercedes-Benz. Conscient de l’impact jeune et dynamique de son champion du monde. Les détails du contrat peuvent comporter les notions suivantes :

  • Un pourcentage dans le capital en 2018 de Mercedes AMG F1 en échange des primes du pilote.
  • Une rétrocommission des revenues de Lewis Hamilton pour sa carrière annexe en échange d’un important salaire.
  • Un contrôle de l’image de Lewis Hamilton à la manière de Red Bull avec Vettel au début de sa carrière. En somme, c’est le constructeur allemand et son armé qui géreront la carrière économique du pilote.
  • Une participation aux investissements futurs de Lewis Hamilton. Si ce dernier lance sa marque de vêtement, l’équipe deviendra partenaire par exemple.

Nous dépassons ainsi le cadre du pilote participant aux développements des voitures de routes (comme chez Ferrari), du pilote qui souhaite sa monoplace championne du monde ou encore du pilote qui veut signer des sponsors. En réalité le futur contrat entre Lewis Hamilton et Mercedes AMG F1 sera probablement une révolution, un nouveau modèle économique pour l’équipe et son avenir.

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Note du Mardi – Un moteur premium égale du sponsoring

Note du mardi« De mon point de vue, les changements dans les règles de moteurs ont certainement atténué la pression dans les négociations avec les entreprises qui regardent la Formule 1 comme un sport et pourraient être découragés par les questions environnementales. » La phrase est de Claire Williams et explique la bonne santé marketing de l’équipe Williams depuis quelques mois. En réalité ceci est une actualisation d’une doctrine vieille d’une décennie.

Il y a près de 10 ans la mutation marketing

Durant la saison 2006, Williams était propulsé par l’étonnant V8 Cosworth, alors considéré comme le plus puissant en début de saison. Pourtant l’équipe de Grove signa pour la saison suivante avec Toyota. Un changement essentiellement marketing. A l’époque les sponsors de l’équipe anglaise étaient BRS, Budweiser, Castrol, FedEx, Allianz, Oris, Accenture, Petrobras, Reuters etc… Des partenariats signés pour associer leur noms à celui de BMW, auparavant motoriste de Williams. La logique était la suivante : Les sponsors s’affichent aux côtés de motoristes/constructeurs prestigieux.

L’opération a été judicieuse pour Williams qui avait en 2007 signé pour plus de 40 millions de dollars de sponsoring et durant tout le long de son contrat avec Toyota. La signature avec Renault en 2012-2013 avait la même idéologie marketing (PDVSA ne voulait plus continuer à investir autant après la décevante campagne 2011 avec le moteur Cosworth). Puis arrive la signature avec Mercedes-Benz en 2014.

Le marketing c’est aussi de la communication

Le marketing a de cela d’utile qu’il permet de créer un écran de fumée face à la réalité grâce à la communication. Les nouveaux sponsors Williams n’ont pas signé pour des raisons environnementales mais uniquement pour s’associer à la marque Mercedes-Benz aux côtés d’une équipe à l’image historique (renforcé par le partenariat avec Martini). En effet, la plupart était déjà là (chez Lotus et ailleurs) avant 2014. Rexona est arrivé en 2012 et était chez Lotus en 2014 avant de venir renforcer les finances de Williams en 2015. Ce que recherchait le groupe Unilever dans l’opération ? Une exposition importante dans une équipe du top 3. Lotus ne pouvait plus garantir cette position sportive, place à Williams.

L’identité du constructeur comptera dans le futur pour le sponsoring

L’évolution est toutefois intéressante à souligner. Auparavant l’identité du constructeur n’avait pas d’importance tant que ce dernier était un vrai fabricant d’automobile et avait une image de marque mondiale (si possible). Toutefois il est notable de signaler que le marketing F1 va s’enfermer dans un proche avenir vers un marketing premium. Mercedes-Benz et Ferrari étant des marques prestigieuses elles attireront toujours des sponsors. Renault et Honda ne peuvent faire valoir que leur histoire sportive au détriment de l’image de marque de leur voiture vendue à des millions d’exemplaires. Avec un bémol. Lorsqu’Alain Prost avait signé en 2001 avec Ferrari une fourniture moteur, il espérait que l’effet d’annonce lui ferait gagner la moitié du travail. Sauf que le résultat en piste est aussi une composante essentielle. Si Marussia avec le moteur Ferrari n’avait pas obtenu 2 points à Monaco, elle aurait eu la même destinée que Caterham en fin d’année 2014. C’est une certitude.

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Note du Mardi – Red Bull, de la F1 à la politique F1

Note du mardiLa situation est menaçante, les arguments sont implacables, l’évolution inéluctable : Red Bull Racing n’est plus une équipe de Formule 1, mais une équipe politique faisant de la course.

Lors de la construction d’une équipe de Formule 1, il y a deux cycles de développements à respecter :  Un premier de 5 ans et le second de 3 ans. Ce second cycle est celui permettant à l’équipe de dominer son sujet sportif, d’augmenter ses revenus et surtout d’augmenter son poids politique autour des Accords Concordes.

Le syndrome de la domination et l’annonce du déclin

Red Bull Racing, comme McLaren, Williams et Ferrari par le passé, a fait la même chose et souffre aussi du même syndrome. En pleine domination à la fin des années 80, l’équipe de Ron Dennis avait profité du renouvellement des Accords Concordes pour obtenir une prime et amorça son long déclin sportif. Confronté à des changements de réglementation et une recherche d’un moteur aussi performant que Honda. Williams a profité aussi de sa position en 1997 pour obtenir des avantages et ensuite décliné. Elle avait pointée du doigt la réglementation technique de 1998 (perdant son avantage aérodynamique), comme cause de sa méforme. Enfin Ferrari à deux reprises a subit ce problème. La première fois après 1987 et la seconde fois depuis 2008 et jusqu’à encore récemment (avec les affaires du droits de véto de 2010, les menaces de quitter la discipline jusqu’en 2012). L’ironie de l’histoire est de lire Mauricio Arrivebene dire « Notre objectif est d’attaquer Mercedes sur la piste plutôt qu’en coulisse.  »  La mémoire est courte, surtout lorsqu’un nouveau cycle débute. Une nouvelle histoire s’écrit ainsi.

Etre et avoir été une équipe de Formule 1

Depuis le début de la nouvelle réglementation, Red Bull est insatisfait. Problème de moteur avec un moteur Renault moins puissant (depuis 10 ans le moteur Renault est moins puissant que ses adversaires italiens et allemands), des réglementations techniques qui ont changé durant sa domination et qui ne changent pas pour Mercedes. En somme, l’évolution de la Formule 1 n’est plus aérodynamique comme elle l’a longtemps été, mais mécanique. Une composante que ne maîtrise pas l’équipe autrichienne, dépendante de son partenaire français et ne pouvant plus compenser comme auparavant.

De part les réactions de Christian Horner sur le moteur Renault après le GP d’Australie, la menace du retrait d’Helmut Marko et les arguments politico-technique d’Adrian Newey cachent en réalité une équipe qui n’a plus d’intérêt sportif, mais uniquement la sauvegarde de l’image Red Bull. Quand les mots prennent plus d’importance que les actes, ce n’est jamais un signe de bonne santé, mais une démarche d’illusion pour masquer ce que l’on ne souhaite pas voir. Pour le cas de RBR, il serait temps de relancer un nouveau cycle de développement pour ne plus subir et désigner les autres comme source de ses malheurs.

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