Selon Magneti Marelli, le règlement autour du système de récupération d’énergie, KERS, est mal écrite. Le règlement indique que les équipes ne doivent pas payer plus de 1 millions d’euros leurs systèmes, plus un supplément de 4 millions d’euros pour la recherche et développement. Une indication qui n’est pas très clair, car elle permettrait des dérivés financières selon l’équipementier italien.
Lors du dernier numéro de la newsletter TWF1 de Décembre, je racontais l’histoire du KERS sous le titre « le prochain Jugement de Salomon ». Voici l’article :
Au chapitre de la vague écologique qui passe sur la Formule 1, le futur moteur 2013 offrira bien des affaires à l’avenir. Son coût financier, bien que mesuré, sera, comme nombreux règlements techniques de la Formule 1, absolument pas figé dans le marbre. Pourquoi ? L’exemple du KERS pour 2011 arrive à un degré indigence que l’argument reste pauvre face aux chiffres.
Ferrari, qui a préféré utiliser son propre système sur la base du programme Magneti Marelli, a annoncé que le développement de son système de récupération d’énergie représentait un investissement de 6 millions d’euros pour 2011. Dans le détail : 3,75 millions d’euros de développement et 2.25 millions d’euros à la charge des équipes (Ferrari, Sauber et Toro Rosso, donc 750.000 euros l’équipe par an). La réalité d’un chiffre (700.000 euros pour les équipes) contre la mauvaise foi (un gros investissement pour un procédé écologique sur le papier).
Pire, côté Mercedes-Benz l’investissement du KERS ce chiffre à 13 millions d’euros ! Plus précisément 3.75 millions d’euros de développement et le solde à la charge des équipes Mercedes GP, Force India et McLaren ! Une dérive classique.
Mais la FIA a réagi récemment en imposant le compromis suivant : chaque équipe a le droit de participer au développement du système KERS proposé par le fabricant à hauteur maximale de 2 millions d’euros et le coût d’exploitation ne doit pas dépasser 9 millions d’euros. Soit un curieux total de 15 millions d’euros. Ce qui signifie que McLaren, Force India et Mercedes GP disposeront d’un système plus évolué que Ferrari, STR et Sauber.
Dans sa politique de compromis, la FIA favorise toujours celui qui a déjà dépensé le plus pour maintenir en semblant d’unité dans l’écosystème F1. Une véritable bombe à retardement qui fera des dégâts, tant la Formule 1 est entrée dans une ère de réduction de coûts, mélangé à de l’écologie novatrice et maitrisées. L’affaire du KERS démontre que l’on est loin du compte encore.
Le jugement de Salomon à la mode Formule 1…