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Ferrari communique mal contre Alonso

Le président de Ferrari, Luca Di Montzemolo, à demandé que les médias ne parlent plus d’une possible arrivée de Fernando Alonso dans son équipe, parce que Ferrai dispose d’une paire de pilote très solide et rapide.  » Je ne veux pas manquer de respect envers Alonso, ni d’aucun autre, mais nous avons déjà une paire de pilote. Nous l’avons confirmée et cela restera comme telle l’année prochaine. Ces histoires n’existent pas, et j’espère qu’on en parlera plus.  » Affirme l’italien au journal italien la Repubblica.

En effet, Ferrari a confirmé Felipe Massa et Kimi Raikkonen : « nous avons confirmé nos deux pilotes, ainsi que Luca Badoer et Marc Géné. On ne change pas une équipe qui gagne. Et nous avons gagné. » Ajoute Montezemolo.

La déclaration solennelle du patron de la Scuderia arrive à pic. La rumeur d’un échange Alonso et Raikkonen a été très forte hier encore. Mais dans sa déclaration, seule l’année 2009 est confirmé, point de trace de l’année 2010. Ensuite, les rumeurs autours de Fernando Alonso, n’ont que rarement été reliées. Cela ne reste que des informations localisées dans la péninsules ibérique, donc il est étonnant de définir l’agacement de Ferrari.

Enfin, tout en racontant que son équipe est solide, il reconnait que 2008 a été une année ou l’équipe et les pilotes ont fait beaucoup d’erreur. Perdant le titre pilote.

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GP de France et médias atones

L’information va tellement vite en Formule 1, les sites traduisant tellement d’information anglaise, que le sujet du GP de France est oublier dans notre pays. Complètement.

Donington et ses incertitudes, Melbourne et ses difficultés financière et surtout la saga du GP du Canada sur le circuit Gilles Villeneuve, qui alimente un véritable roman depuis plusieurs semaines. Mais aucun relais pour le Grand Prix de France. Masi j’aimerais rappeler que nous n’avons plus de Grand Prix en 2009, et ce n’est pas une pétition (réaction typiquement française ça) qui va faire changer les choses, surtout que celle ci est très mal organisée et prouve qu’un magazine, qui n’a pas pris le virage de l’internet, est encore au moyen age de l’information. La pétition en ligne sur le fichier edvige a été plus efficace.

La réunion entre Alain Prost et les riverains, proche de la maison de Mickey, ne c’est pas bien passé. Colère et le quadruple champion du monde est repartie sur la pointe des pieds. Silence de Magny Cours (contacté par FanaticF1.com mais qui n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet). Des mails et commentaires anonymes sur Flins, suite à un billet que j’ai écris hier, dénonçant le modèle économique du projet. Et les autres projets réduits au silence.

Manque de communication ou d’intérêt des médias ? Les deux en faite. Lorsqu’un site comme FanaticF1.com annonce une information, les autres, par jalousie ne reprennent pas. Isolant le site source. Soit, nous nous en fichons, nous sommes en relations avec des responsables de ses projets futurs du GP de France. Mais cela en deviens ridicule. Franchement qui s’intéresse au problème financier du GP d’Angleterre en France ? C’est bien de le savoir, mais pas d’en faire un roman. Bref.

Ce qui le plus troublant dans notre histoire du GP de France, c’est de voir en parallèle le GP du Canada qui est fortement alimenté en information depuis quelques jours. On parle même d’une intervention de l’état et une décision demain. Bref la presse fait son travail de média. Une belle leçon.

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Quel Formule 1 après la crise ?

Quel monde après la crise ? Titrait lundi soir l’émission d’Yves Calvi, Mots Croisés sur France 2. Car après avoir subit la crise financière, nous souffrons de la crise économique, avant de subir la prochaine crise sociale qui en découlera. Qu’on se rassure je ne fais pas de politique mais de la Formule 1, et en creusant nous parlons bien de cela. Les discours sont politiques, « plan-plan », des meurettes, bref il ne se passe rien en Formule 1 depuis 10 ans. Il est même affligeant de voir comment les acteurs de se sport perçoivent les enjeux auxquelles ils font face aujourd’hui.

A peu de chose près, les réactions sont les mêmes en F1 que dans le monde politique depuis bientôt 10 ans : non pas de réforme, ou plutôt dire qu’il est impossible d’en faire. On voit aussi le mur qui se dresse devant nous, avec une dette qui grimpe, des emplois détruit par une idéologie stupide de rentabilité à 15% et la création d’une génération d’entreprise bâtis sur du rien, de l’illusion. Enfin un système globale qui est en crise tout les 5 ans car non régulé.

En Formule 1 c’est la même chose. Le 1 Mai 1994 a bousculé les consciences, mais a provoqué des dérives massives, sur le droit de la sécurité. Mais qu’on se le dise, la communication en F1 de Mosley, Dennis, Briatore etc… Sont les mêmes que ces politiques que nous voyons à longueur de journée mentir la main sur le cœur. Le problème se résume en un seul mot : dérive.

En dix ans, la Formule 1 est passé d’un sport à un business, mais les règlements changeant ont aussi provoqués une inflation du personnel pour assurer le rythme du changement pour rester compétitif. En 1998, une équipe comme McLaren disposait de 360 personnes. 1200 travaillent à Woking aujourd’hui. Pour quel résultat en piste ? Le même en faite. L’essence de la Formule 1 est la vitesse, mais c’est cette vitesse que la FIA combat depuis 10 ans et qui provoque cette surenchère et cette course à l’armement. Hors tout le monde sait que la dernière course à l’armement a provoquée la chute d’un empire (toujours de la politique mais d’histoire cette fois ci).

La mondialisation, diable absolu, a probablement, provoqué cela, mais la F1 n’a pas 10 ans ou 5 ans devant elle pour réagir, elle n’a justement que trois années pour démontrée son intérêt, car le nerf de la guerre reste le plus important dans ce sport : l’argent. A l’heure ou les cours de bourse joue au yoyo, que les entreprises, même les plus solides, doutes de l’avenir, le modèle économique de la F1 vacille sur son socle de référence du sport mécanique.

A (très) long terme, le problème écologique

Ce n’est pas qu’il y a un manque d’intérêt de la Formule 1 médiatiquement parlant. L’effet Hamilton a permis de préservé les amateurs qui avaient peut être songé à délaisser la F1 suite au départ à la retraite de Schumacher. Bernie Ecclestone, souffle de voir son bébé bien se porter et ne pas subir le syndrome Senna. En effet, l’argentier de la F1, devant le manque de charisme de Michael Schumacher (et bien oui désolé pour les fans), a recherché des alternatives en faisant revenir Mansell, songer à un retour de Prost, faire venir Villeneuve (si si aussi). Hamilton catalyse tout sur lui et ce n’est pas plus mal pour l’image du sport. Hors, non le problème restera la technologie utilisée en F1. Le moteur brulant du carburant fossile n’est plus. KERS, le récupérateur d’énergie, est une bonne avancée, mais trop timide. Mais nous pouvons nous poser la question de savoir si d’ici encore 10 ans la F1 sera toujours propulser par un moteur a combustion.

Ajouter malgré tout, que les couts écologiques, d’un moteur essence, et surtout le lobbying pétrolier et le statu quo est plus que probable à l’horizon 2018. Regardez les projets jusqu’en 2013 de la FIA et le moteur à piston est toujours à l’ordre du jour. Sauf que la civilisation sera à contre temps et cherchera à économiser son énergie d’ici là. La F1 sera donc à contre courant des préoccupations majeures. Nous continuerons à regarder la F1 à la télévision mais à se demander finalement si bruler du carburant est toujours la solution, même avec un système hybride. Alors que les constructeurs nous rabâchent dans leur communiqué que la F1 est un laboratoire d’avenir.

D’ici 2018, nous roulerons en voiture électriques, hybride, ou semi hybride. Nos vélos aurons un moteur électrique (un solex moderne), on louera les voitures dans les grandes villes, elles seront électriques. Alors une F1 qui fait du bruit autour d’un circuit, même en brulant du bio carburant sera en décalage. Même si nous pouvons faire semblant et la FIA aussi, de ne pas le constaté, la F1 va mourir de son intérêt et le fabuleux destin de Bernie Ecclestone et son empire, s’écroulera come un château de carte. Personne n’y verra d’intérêt.

La F1 actuellement est condamné à terme, même si ce n’est pas pour demain, l’augmentation ces dernières années de son cout ne fait que souligner une tendance que n’a aucune raison de s’atténuer. Miser sur l’avenir d’un moteur à combustion n’a plus de sens que continuer à croire a la presse papier, tôt ou tard, la réalité frappera aux portes de ceux qui se voilent la face.

Dans une perspective à long terme, le moteur à combustion n’est qu’un outil de transition. L’électrique ? Pourquoi pas après tout, cela permettrait de réduire le poid des batteries et pourquoi pas revenir aux F1 des années 70, larges, avec une technologie libre, dans ce domaine, afin d’avoir des avancés rapides et majeurs. Il est temps que la FIA songe à sortir de son confort éternelle.

La bourse nous permet de rapidement voir que le mur est proche, un Tamborello financier pour prendre une image forte (et croyez moi que pour moi l’image est encore dure 14 ans après). KERS ne doit pas être le projet futur, et la FIA doit se résoudre à penser l’avenir, et non jouer au pompier pyromane. Idem pour la FOTA qui ressemble de plus en plus à un parti politique d’opposition qu’a un outil d’avancé majeur. Toujours ce vent qui souffle sur notre nuque, la grippe nous guette.

Mais qu’on soit clair, l’avenir est loin encore, mais 10 ans cela passe vite et la F1, qui se vante, doit revenir à ses réalités économiques. Mais son avenir immédiat est la réduction des couts, contre ces outils, ses lobbyings, sa communication et l’espoir (mince) de trouver une solution valable.

Le problème des couts à court terme

Depuis 10 ans, la F1 a été à l’image du monde de l’entreprise. Alors qu’un constructeur comme Airbus investissait 12 milliards d’euros dans son projet A380, Boeing rachetait pour la même somme ses actions pour maintenir son cours de bourse. En Formule la même chose c’est produite. Alors que McLaren et Ferrai ont investis dans leurs outils afin de le rendre plus productif et actif. Jordan et Prost GP par exemple ont poursuivit une croissance inutile et mal maitriser qui a provoqué leur perte. Idem, alors que Ferrari et McLaren ont réinvestit leur ouverture de capital, Jordan (encore lui) n’en a rien fait. Une course à l’armement c’est opérée. Mais auparavant les équipes ont grandit trop vite sans savoir pourquoi au début des années 2000. Le contre coup est subit aujourd’hui.

Pourquoi par exemple Renault a fait monter son effectif de 360 personnes à 600 à Enstone entre 2002 et 2007, alors qu’aucun investissement n’avait été effectué ? Pas même une deuxième soufflerie et il n’y avait pas le simulateur encore à l’époque. Il y a sur-effectif dans les équipes. Autre exemple : en 2001, Williams c’était 400 personnes avec deux souffleries et une usine toute neuve. Maintenant c’est 600. Pourquoi ? L’émergence des sous chefs et autre poste prôné par les gourous du management Anglo-Saxon, font ressembler les équipes de F1 à des administrations. D’ailleurs les affaires d’espionnages entre McLaren et Ferrari et Renault ont démontrées le manque de réactivité et surtout le manque d’encadrement dans les équipes. Trop gros au point d’être inutile.

Longtemps les équipes ont blâmées la FIA et ses règlements. Mercedes, récemment, a rappelé que le passage du V10 au V8 égalait un surcout de 25 millions d’euros. Il est vrai que la FIA à force de changement de règlement n’abaisse pas les couts.

Mais la FIA s’attaque à ce projet sur des mesurettes et des effets d’annonce, digne de la politique moderne. Un plafond du budget ? Un plafond du budget moteur ? Un moteur standard ? Bref un grand n’importe quoi pour obtenir finalement des choses qui ne vont satisfaire que la FIA. Alors qu’elle fait croire qu’elle agit dans l’intérêt des fans. L’affaire de la télémétrie est une vaste fumisterie. La Fédération souhaite l’interdire car elle n’apporte rien aux fans de F1. D’accord, mais alors pourquoi avoir autorisé la télémétrie à distance n 2002 ? Et aussi pourquoi supprimé un outil analytique au pilote ? Ce n’est pas eu qui travail sous nos yeux ? Ridicule. Comme si on supprimait l’ordinateur à un journaliste, car cela n’apporte rien au lecteur qui lis le journal papier qu’il achète au quotidien. Soyons donc sérieux.

Que ce soit la FOTA ou la FIA, l’indépendance et l’intérêt général n’est pas de mise. En attendant la mort clinique, la Formule 1 est pour l’instant sous perfusion. Elle en devient même une exception culturelle, un comble. A force de querelle politique, ce n’est pas le manque de dépassement sur la piste qui va faire partir les fans, mais bien ces histoires de coulisses, que nous médias (car oui je suis un média) relayons, car il y a aussi une responsabilité de prise de conscience. La Formule 1 est pour une large part, le socle des constructeurs, vivant pour l’essentiel de commande à crédit. Difficile de parler d’indépendance, probablement que l’intention est là, mais la perfusion est de mise.

Le compte a rebours

La F1 n’a plus de temps pour se réinventer, se diversifier, devenir moderne. Donc cesser d’être ce quelle est. Alors oui on nous dit qu’elle a résisté à la crise de 73, 87 etc.… mais rien n’a changé, malgré ces crises. Juste une prise de conscience (toujours ce mot) sur le coup, mais qui n’abouti à jamais rien.

En 1979, Bernie Ecclestone, déjà, avait dénoncé les budgets énormes de Lotus et Ferrari et leurs personnels de plus en plus importants. (120 personnes à l’époque). En 30 ans le monde à changer, il y a plus d’argent, mais si d’argent il y a, il faut toutefois crée un intérêt. Et là, les marques se posent des questions. En 2004, Siemens avait bluffé McLaren en faisant un audit privé sur la F1, et contre argumentant les chiffres de Bernie Ecclestone. L’affaire a rapidement été étouffée, mais les faits sont là. Les chiffres sont trafiqués et l’opacité de l’empire Ecclestone est toujours de mise. Malgré les mises en garde de l’Europe.

La F1 n’est plus un sport, c’est un business, mais comme tout business, elle doit avoir un sens. Hors depuis 10 ans, la F1 a été à l’image de ses sociétés web 2.0 : elle n’a pas d’intérêt et de business plan. Juste l’audience et l’image que Bernie Ecclestone lui a donnée. Mais en creusant, il n’y a pas vraiment d’intérêt en F1. Cela ne reste qu’un oasis entretenu par nous tous les médias encore une fois.

Alors quoi ?

Pas de nostalgie, mais un retour au fondamentaux de la Formule 1 est important. L’avenir nous dira que ce sport deviendra un sport de niche, riche, mais plus vraiment un sport de mass média. La concurrence sera trop forte dans le domaine du sport éco. Le Football d’une part, mais aussi d’autres sports collectifs vont émerger dans le futur et donc prendre une part du sponsoring qu’a besoin la F1. Idem d’ailleurs pour les droits TV, pas à l’abri d’une baisse massive devant l’offre.

Donc il faut réduire, mais aussi préparer l’avenir et donc laisser libre cours aux constructeurs sur la technologie future électrique. C’est le seul moyen de réduire les couts. Permettre aux équipes d’être libre d’utiliser les technologies disponibles. Revenir aussi à des projets de vente de châssis, pour une simple et unique raison : Offrir une porte de secours aux constructeurs. Dans les années 60 et 70, des constructeurs comme Lotus, Brabham et McLaren ont vendus des châssis à des clients. C’était une manière de gagner de l’argent. Williams est bien né il y a 40 ans en F1 via un châssis Brabham. Cela permettra de créer des équipes de 75 personnes voir 100 personnes autour d’un projet et surtout, en cas de retrait des constructeurs, comme propriétaire, de permettre d’avoir des alternatives économiques.

La F1 doit juste devenir enfin moderne, et vivre avec son temps et pas en fonction de ce qui l’a fait vivre. Elle doit être celle qui trace la route, et non utiliser les autoroutes construites par d’autre. Ecclestone doit aussi revenir à des réalités et stopper sa folie financière. L’histoire est importante et il faut entretenir le mythe de la F1. Mais ne pas entretenir l’illusion.

Note : article inspiré d’un billet de RealWriteWeb France (que je vous recommande)

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La face cachée du moteur standard

Hier, dans son communiqué réponse à la Scuderia Ferrari, la FIA a indiqué qu’elle avait reçue des candidatures pour son programme de moteur standard. Hors, même si elle souligne bien que l’équipe italienne n’a pas bien compris le projet (ben voyons), les informations tendent clairement vers l’uniformisation du bloc propulseur.

Dans sa lettre d’avant réunion FOTA, la FIA avait clairement indiquée les piste d’avenir des moteurs 2010 :

1. Un moteur homologué par un seul fournisseur après un appel d’offres, auprès des constructeurs actuellement en course afin de construire un moteur identique (mais pas la boîte de vitesses), sous réserve de contrôles rigoureux.

2. Un consortium d’équipes obtenant un moteur dérivé de la règle existante. Chaque constructeur pouvant fabriquer son moteur sous des règles strictes et de contrôles rigoureux pour éviter tout gain de performance illicite.

3. Une proposition de la FOTA, pour la fourniture du système KERS pour 5 Millions d’Euros par équipe et par saison avec 30 000 kilomètres garantie.

Hors, sachant que aucun constructeur actuellement en Formule 1 n’a porté sa candidature, cela exprime l’élimination du 2ème point. Le troisième ne concerne pas directement l’aspect moteur. Donc reste le premier point.

Alors qui sont ces « constructeurs » qui ont déjà soumis leurs propositions ? Le site motorpsortTotal.com indique que ni Audi ni Porsche ne sont intéressés. Hyundai ? FORD ? GM ? PSA ? Soyons sérieux, la crise touche gravement le secteur automobile et ces constructeurs n’ont jamais vu la F1 comme une alternative sérieuse à leurs stratégie de marque. Qui alors ?

Deux solutions : Zytec et Cosworth. Le premier a perdu la fourniture de la F3000 fin 2004 et du A1GP cette année. Tandis que la célèbre marque Cosworth n’est plus présente en F1 que depuis fin 2006 et dispose d’un savoir faire et des structures. De plus, Max Mosley ne serait pas contre consolider des emplois en Angleterre, car il semble que Cosworth soit en difficulté financière. Loin de l’aspect purement économique de l’initiative. Le programme est politique et destiné à sauver une partie de la technologie anglaise dans ce domaine.

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Alonso entre Renault et Honda pour 2009

Alors que tout le monde pense que Fernando Alonso signera logiquement chez Renault pour 2009, Honda, discrètement précise que le double champion du monde fait toujours partie de ses plans pour 2009.

 » Pour le moment nous ne dirons rien. Nous voulons annoncer les deux pilotes en même temps et pour le moment nous ne sommes pas en mesure de le faire. Nous sommes dans l’attente d’un oui ou d’un non de la part d’une certaine personne.  » A indiqué Nick Fry sur ITV, qui confirme que la personne attendue est bien le pilote Renault.

L’équipe anglo-japonaise est donc suspendue à la réponse de Fernando Alonso, qui la semaine dernière a indiqué qu’il était sûr à 99% de savoir où il allait l’année prochaine.

De son coté, Flavio Briatore a précisé qu’il était  » très probable » que Fernando Alonso prolonge avec Renault en 2009. La décision sera prise après le GP du Brésil ce week end. Il semblerait que l’annonce est prévue pour le 10 Novembre, car le team français souhaite annoncée ses deux pilotes en même temps.

Comme Honda, qui a déjà confirmé la signature de Jenson Button (confirmation de Fry lors d’une conférence de presse Honda au GP du Japon). Mais qui attend la décision ultime pour l’annonce groupée.

99% Renault et 1% Honda ou 99% Honda et 1 % Renault ? L’affaire ne semble pas si claire que cela autour du pilote espagnol, dont même la presse ibérique semble perdue dans les réflexions de son pilote fétiche.

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Salaire F1 : la fin d'une époque

La fin d’une époque. Celle ou un pilote pouvait demander toujours plus d’argent à son team jusqu’à disposer de salaire plus important que Michael Schumacher lui-même. Mais la crise est, surtout la peur de certain pilote de ne plus avoir de volant, enchaine une tendance : la réduction de salaire.

Mark Webber, c’est vu refuser son augmentation, demandée par son agent Flavio Briatore. L’australien signera pour le même salaire que le précédent contrat. Avec même une dévaluation à la conversion Euros/Dollars.

De son coté, Kimi Raikkonen a accepté une réduction importante de son salaire en 2010. Tandis que Rubens Barrichello, ne se propose à Honda que pour 6 millions d’euros en 2009, deux fois moins qu’en 2008. Reculant le forcing de Bruno Senna.

Enfin Fernando Alonso demande 35 millions de dollars pour 2009 envers Renault F1, mais tout indique que ce sera moins. Le montage financier se développera autour d’un salaire de base et d’une prime de titre de champion du monde pour atteindre cette somme.

Toutefois Fernando Alonso assure une tendance dure, la baisse des salaires pour 2009 et pour 2010. Reculant ainsi l’arrivée de jeune pilote, qui avait pour eux, un salaire moindre. La fin des salaires à plus de 40 millions de dollars par an est bel est bien derrière nous.

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Toyota, objectif Le Mans en 2011 ?

Toyota avait menacé de quitter la Formule 1 si, d’avenir, la Formule 1 adoptait le moteur standard. Mais il est de constater qu’une réflexion sur la relation entre le devenir de la discipline reine et Toyota est dans l’air du temps à Tokyo.

Souvenez-vous, en début d’année 2008, la direction générale du constructeur a exigé de son équipe de F1 des résultats. « Nous avons un délai de grâce de deux ans », concédait à l’époque Tadashi Yamashima. Deux ans de répit, c’est-à-dire que, si le team, basé à Cologne, ne remporte pas de course d’ici la fin 2009, elle quittera la F1.

La saison 2008, avec une 5ème place finale au championnat constructeur, a offert visiblement une année de plus au contrat initial, comme semble l’indiquer Auto Motor und Sport. Mais le spectre de la Sarthe hante toujours le constructeur, qui n’a jamais rempoté l’épreuve, malgré des investissements importants.

« Nous voudrions à nouveau aller aux Mans. La décision finale dépendra de l’évaluation du budget Le Mans. Dans les conditions économiques actuelles, il est peu probable que nous puissions faire de la F1 et un programme d’endurance en même temps. » Indique Yamashina. En effet le contexte économique est critique pour Toyota, qui a vu chuter ses bénéfices de 43% , après la chute du marché américain.

En 1998 et 1999, Toyota avait investi 40 millions d’euros pour sa fameuse GT-One. Audi et Peugeot ont un budget de 80 millions d’euros annuel. Une somme, mais beaucoup moins que les centaines de millions de la F1.

Alors la menace de partir du cercle des teams de Formule 1 à l’horizon 2010 est compréhensible. Mais sachant que Timo Glock a un contrat jusqu’en 2010, avec option en 2011 et que Jarno Trulli disposera de sa dernière année contractuelle en 2009, les références ne manques pas d’interroger sur les intentions du constructeur nippon en Formule 1.

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Williams F1 et le sponsoring

Demain ne meurt jamais, maxime connue de tous les fans de James Bond, qui s’applique de plus en plus à l’équipe Williams F1. Annoncée en quasi faillite, ou gravement en difficulté avec la situation de son sponsor et partenaire financier RBS, Dominic Reilly, directeur commerciale Williams, indique que l’équipe a des solutions.

Contrairement aux équipes Red Bull et Force India, Williams F1 n’est pas tenu par un milliardaire qui appose ses marques sur sa monoplace. Elle doit séduire des annonceurs. Tache peu évidente en ces temps de crise économique ou la vision et la confiance des entrepreneurs du monde entiers est morose.

Récemment Philips et l’équipe anglaise ont conclus un accord qui est le fruit d’une longue coopération datant du début des années 2000. La notoriété de la Formule 1 a fini par convaincre les néerlandais d’investir plus dans l’équipe de Grove.

Une démarche de plus en plus difficile, en effet, car la concurrence est plus importante qu’il y a encore 5 ans.  » Nous évoluons dans un marché très concurrentiel. Nous sommes non seulement en concurrence avec d’autres teams de F1, mais aussi contre les clubs de football et les médias avec leurs offres publicitaires. C’est très dur. «  Précise Reilly.

 » Rarement le premier contact apporte une signature « . Cela a été le cas de Samsung, démarché par Williams courant 2005 et qui, finalement, a signé un accord de sponsoring avec le club de Football de Chelsea.

L’image de marque est très importante pour un sponsor et l’équipe Williams, en joue. A la manière de Ferrari qui se pose comme étant historique et prestigieuse, l’équipe Williams annonce une tradition et une histoire. L’avenir ? Petrobras quittera l’équipe et sera vraisemblablement remplacé par BP ou un autre pétrolier émergeant, le cas Baugur est plus difficile car il concerne une enveloppe de 40 millions d’euros pour 2009, qui ne sera pas honorée. Mais des discussions avec Air Asia, pour une extension de son sponsoring pour une année, à la manière de Emirate en 2006 avec McLaren, est en alternative.

Le cas Lenovo, sera aussi au centre de l’avenir de l’équipe Williams, car avec une enveloppe de 40 millions de dollars annuel, l’équipe ne pourra pas se permettre de laisser partir un sponsor que Renault et BMW Sauber souhaite séduire.

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Budget STR 2009, un mensonge anti Bourdais

Selon le magazine Auto Hebdo, l’équipe Toro Rosso serait en grave difficulté financière et ne pourrait pas prolonger Sébastien Bourdais et lui payé son salaire de l’année prochaine. Hors le découpage de son budget pour 2009 démontre le contraire.

L’hebdomadaire indique le Red Bull Racing ne souhaite pas augmenter son budget envers l’équipe italienne pour 2009. Cette enveloppe est chiffrée en 2008 à 50 millions d’euros sur un budget global (STR et RBR de 200 millions d’euros annuel).

Cette somme sert surtout à payer le moteur Ferrari, 32 millions d’euros en 2008, et les frais d’établissements de l’équipe. Hors l’année prochaine le moteur italienne sera 2 millions d’euros plus couteux. Pire, le système KERS sera facturé 5 millions d’euros supplémentaires. Soit une addition de 39 millions d’euros en 2009.

Hors le deuxième volet des revenus de l’équipe Toro Rosso, les droits FOM, vont augmentés en 2009. Si l’équipe reste 6ème au classement après le GP du Brésil, elle empochera 35 millions d’euros, treize de plus que l’année dernière. Sachant que déjà 8 millions d’euros ont été offert en dédommagement en 2008 à l’équipe Force India.

Si les comptes sont bons, l’équipe STR en 2008 avait un budget déduit de 77 millions d’euros (avec le dédit à Force India). Avec la soustraction du moteur Ferrari il reste donc 45 millions d’euros pour la saison.

En 2009, l’équipe aura donc un budget de 95 millions d’euros (50 millions de Red Bull + 35 millions de droit FOM + 10 millions de partenariats). Avec la soustraction du moteur Ferrari il reste 56 millions d’euros. Donc plus.

Le salaire de Sébastien Bourdais en 2008 est estimé à 1,5 millions d’euros. Hors c’est le même salaire que touchera Vettel chez RBR, sauf que le jeune allemand est un vainqueur de Grand Prix. L’équipe italienne chercherait à faire baisser le salaire du français par tous les moyens.

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Update 21h57 : Si nous calculons la fourniture moteur 2009 sur la base des accords entre la FOTA et la FIA, le groupe propulseur Ferrari sera facturé 10 millions d’euros. Auquel il faudra ajouter 5 millions pour KERS, et aucune indication sur la fourniture de la boite de vitesse. Mais le résultat offre environ 75 millions d’euros pour les frais de fonctionements. (Merci Scalaire pour la remarque).

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Mesures FIA – un plafond budget moteur ?

Mystic dit:

21 octobre 2008 à 10:15

ET si on limitait le budget ? Imposer un plafond maximal et réaliste mais sous contrôle ?

La proposition était pertinente et la réponse viendra de Mario Theissen et Ron Dennis, qui ont avoués que le projet est débattu depuis plusieurs semaines dans les réunions FOTA. Il est clair que si l’idée d’un moteur standard est extrême, car imaginons que les constructeurs doivent faire leurs promotions autour d’un moteur construit par un autre… L’idée d’un plafond de budget moteur, initié par Tony Punnell, pourrait revenir sur le devant de la scène comme alternative. Mais encore une fois, les budgets des constructeurs étant secrets, personne ne pourra prouver si la dépense limite sera effective.

« A propos du sujet d’un plafond budgétaire, je pense que la question est contrôlable. Mais les monnaies ne le sont pas. Mais je pense que cette approche est raisonnable. «  Indique Mario Theissen. Raisonnable, mais peut être pas pour la FIA, qui devra se procurer les comptes des équipes et des constructeurs. A moins de faire une totale confiance auprès des patrons, la Fédération devra plus vraisemblablement commander un cabinet d’audit (1) et d’expert comptable pour débusquer le moindre souci de ligne comptable. Car le projet se heurte sur ce sujet précis : Depuis la crise économique le débat sur la comptabilité des entreprises est au centre de divergence. Par exemple notre système (en France) est différent de celui utilisé au Etats-Unis et en Europe même (2). Bref un méli mélo indépendant de la Formule 1, qui sera résolu, ou peut être pas, mais qui freine ce type de mesure. Ron Dennis précisant que le système comptable utilisé par toutes les équipes est le système américain.

(1) Un consultant en audit d’un grand cabinet facture 2500 euros la journée.

(2) Voir l’article de La tribune sur le sujet

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