GP Bakou 2017 – Paddock Confidences

Le secret de Lance Stroll
Paddy Lowe a avoué que le jeune pilote canadien a procédé à une séance d’essais privée sur le circuit d’Austin avec une Williams de 2014, la semaine dernière. Un test d’environ 3 jours, probablement financé par Lawrence Stroll et qui a permis à son fils de mieux comprendre l’aspect d’une Formule 1 et l’exploitation complète de la monoplace.

Ricciardo et Red Bull
Christian Horner a indiqué que Daniel Ricciardo n’avait pas de clauses spécifique dans son contrat, comme pouvait l’avoir Sébastian Vettel (qui était champion du monde au moment du renouvellement de son contrat avec l’équipe autrichienne). Ce qui signifie que l’Australien a plus de moyen de quitter Red Bull Racing. A  suivre…

Le retour des petites équipes ? 
Jean Todt souhaite permettre l’introduction de deux équipes nouvelles en Formule 1 à l’horizon 2019. Le rêve serait d’avoir un constructeur, mais depuis 2002 et Toyota la Formule 1 ne séduit pas vraiment les constructeurs automobiles pour construire une équipe de toute pièce. Concernant une équipe privée, la caution de 18 millions d’euros demandée et destinée a vaincre les hommes d’affaires qui n’ont aucun plans de développement. Une équation difficile donc.

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Note du Mardi – La période d’influence sur les transferts de Bernie Ecclestone

Note du mardiRoss Brawn a indiqué que la nouvelle direction de la Formule 1, dont il est une tête de pont, ne fera plus d’ingérence dans le marché des transferts, comme l’avait fait auparavant Bernie Ecclestone, afin de favoriser le développement de son empire.

Ecclestone n’a jamais vraiment oublié qu’il a eu trois casquettes durant sa vie dans le paddock. D’abord conseiller de Jochen Rindt à la fin des années 60, puis patron de l’équipe Brabham de 1971 à 1987 et enfin patron unique de tout l’aspect commerciale de la Formule 1 depuis 1987.  Sa première carrière, il l’a fait évoluer en devenant un conseiller occulte, influençant le marché des transferts.

Lorsqu’en 1987, le pacte entre Nelson Piquet, Alain Prost, Nigel Mansell et Ayrton Senna a été conclu, le marché des transferts pilotes a été verrouillé au bon vouloir des quatre stars. Le pacte indiquait qu’aucun n’accepterait un contrat de moins de 5 millions de dollars par année. Cela a été le début d’une inflation des salaires sans précédent.  Pour contrer ce pouvoir naissant, Bernie Ecclestone a rapidement pensé à l’après. Un après qui a débuté en 1991.

Préparer l’après

Spa-Francorchamps, 1991. Un lieu et une date entrée dans la légende. En coulisse le lundi qui a suivit la course, Michael Schumacher a été pris dans le tourbillon Ecclestone. L’anglais, a favorisé à la fois Jordan Grand Prix, qu’il considérait intéressante pour l’avenir et Benetton qu’il estimait un contre pouvoir important au duo Williams – McLaren qui dominait la Formule 1 à l’époque. Avec une facilité déconcertante, Michael Schumacher a signé son contrat avec Benetton Formula et termina la saison 1991.  Cinq années plus tard, soufflant à l’oreille de son puissant agent Willy Weber, Michael Schumacher a été renforcer la Scuderia Ferrari en 1996 pour écrire une histoire immortelle.

L’après Piquet, Prost, Mansell et Senna a été la préoccupation majeure d’Ecclestone pour assurer le succès commerciale de son entreprise. La disparition de Senna a provoqué le retour de Mansell chez Williams en 1994. Un retour pour assurer ses arrières et tourner définitivement la page. Lorsqu’Alain Prost a souhaité revenir en Formule 1 pour la saison 1996, deux options étaient face à lui : Ferrari et McLaren. Ecclestone ayant favorisé Schumacher auprès de la Scuderia a fait en sorte de refroidir Ron Dennis et McLaren en remémorant aux dirigeants de Mercedes-Benz le passage catastrophique de Mansell dans l’usine de Woking en 1995. L’heure était plutôt d’investir sur un jeune pilote.

En 1995, Ecclestone est à une table avec un jeune homme récent vainqueur des 500 miles d’Indianapolis dans un restaurant proche d’Imola. A la fin du dîner Ecclestone lâche : « je venais souvent dîner ici avec Ayrton. » Le message a été reçu. Jacques Villeneuve venait d’entrer en Formule 1 par la grande porte.

Ce sera la dernière véritable incursion d’Ecclestone sur le marché des transferts. L’époque le dictait. Il fallait remplacer les mégas stars qui ont médiatisé la Formule 1. Inspirant une tendance qui se traduira par l’émergence dans les années 2000 de pilotes ayant 20 ans, pour favoriser l’après Schumacher. Par la suite, Ecclestone sera un conseiller donnant son avis aux responsables des équipes et médiatisant le marché des transferts, plus qu’il ne l’inspirait.

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Note du Mardi – La continuité est une clé de la réussite

Note du mardiNe jamais s’arrêter est maintenir son niveau est devenu l’un des aspects les plus important de la Formule 1 moderne.  D’autant plus que les changements de réglementations modifient profondément la discipline.

Il y a toujours eu deux écoles en Formule 1 : La première étant celle de la continuité et la seconde étant celle décidant d’abandonner une saison au profit d’une autre plus prometteuse en terme d’innovation. Ferrari a débuté son programme 2017 en Novembre 2015, sacrifiant la saison 2016. Un point que n’a pas manqué de souligner Toto Wolff et Niki Lauda d’ailleurs. Ces derniers ayant oublié qu’ils avaient fait la même chose pour la saison 2013, pour concentrer les efforts sur la saison 2014.

La préhistoire Lotus

Par le passée Colin Chapman avait gravée dans l’ADN de la Formule 1 cette idée de rupture  dès les années 70. Au départ chaque arme de Lotus était pensée comme celle de la domination et était systématiquement radicale par rapport au modèle précédent. Toutefois entre 1976 et 1978 l’évolution d’une espèce et le principe de sacrifice d’une saison a été mis en œuvre. Après une saison 1975 trop compliqué, Chapman a rapidement abandonné la saison 1976 au profit de la saison 1977 et 1978 avec l’introduction de l’effet de sol sur les Lotus 78 et 79.

Par la suite les concepts initiés par John Barnard chez McLaren et Patrick Head chez Williams ont dominé les années 80 et 90 (eux même dans l’aspiration des réalisations de Gordon Murray et Mauro Forghieri), avant qu’Adrian Newey chez McLaren ne relance le principe lors de la période 2003/2004/2005 avec le concept MP4-18/19/20.

Honda le contre exemple

Si dans les châssis le deux courants de pensée font partie de l’ADN, côté moteur la continuité est devenue une valeur essentielle et unique.

Lorsque Jean-Luc Lagardère au nom de Matra Sport décida durant l’hiver 1974 d’arrêter la compétition, le directeur technique moteur, George Martin lui a demandé de maintenir une veille moteur. Selon le créateur du V12 français, il serait plus simple de relancer la conception d’un châssis qu’un moteur. Cette idée est restée dans les esprits de Renault qui n’a jamais vraiment arrêter sa cellule moteur entre 1987 et 1988, dans le même esprit. Idem lors du deuxième retrait fin 1997. Viry Chatillon est resté en semi activité derrière Mecachrome et Supertec jusqu’au retour de la marque au losange en 2001. Depuis lors, Renault n’a jamais arrêté la Formule 1, préférant par moment devenir fournisseur moteur. Une continuité qui lui a permis d’investir dans le moteur hybride. L’opposée de Honda.

Lorsque Honda a décidé de son premier retrait fin 1992, la structure Mugen Honda a permis de développer un moteur V10 compétitif jusqu’à la fin des années 90. Un aspect de l’histoire oublie toutefois qu’à Suzuka tournait régulièrement des monoplaces nommées RC 100, 101 et 101B entre 1993 et 1994. Ces monoplaces étaient propulsées par le V12 RA122E et étaient mis aux spécifications de chaque championnat jusqu’au changement de réglementation moteur de 1995. Lors de l’annonce du retour de Honda en 2000, la stratégie des années 80/90 était déjà dépassée et le constructeur japonais a attendu 2004 pour avoir un moteur compétitif. Changeant plusieurs fois de concept.

La même chose arrive aujourd’hui. Après son retrait en décembre 2008, Honda n’a pas gardé une cellule de veille et pensait que la nouvelle réglementation allait lui permettre de retrouver de la compétitivité. Cela vire plutôt au cauchemar tant l’écart entre les constructeurs (Ferrari, Mercedes et Renault) est devenu important. Pire, Honda est à son troisième concept d’unité moteur F1 en 2017 en trois saisons. Sans succès.

En 1992, Honda avait voulu son V12 RA122 comme l’aboutissement ultime de son savoir faire. Mais il ne sera pas à la hauteur des ambitions. La même aventure pour Yamaha en 1996, avec son moteur OX11A, ultra compact et léger (100 kg). Ce sera un échec. Mais l’idée sera reprise par Mercedes-Benz 18 mois plus tard, mais avec plus de succès. Notons que la dernière rupture technique moteur date des années 80 avec le moteur Turbo.

Si côté châssis l’évolution est devenue culturel, côté moteur la continuité est devenu un élément essentiel de compétitivité. L’aventure Honda depuis 2015 est analysée par chacun comme un échec et un investissement abyssal (900 millions d’euros en trois saisons), pour quelques points. Réduisant à néant l’implication future de constructeur automobile, même émergeant en Formule 1.

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GP Canada 2017 – Paddock Confidences

GP du Canada jusqu’en 2029
Une prolongation de douze années a été signé. C’est en réalité une prolongation de 5 années du précédent contrat qui était de 7 ans. Un total de 65 millions d’euros seront investis dans les infrastructures. Dont 35 millions pour la construction de nouveaux stands, centre médias, routes et chambres VIP. Début des travaux en 2018 pour 2019.

Le casque de Senna
Lewis Hamilton a reçu de la part de la Fondation Senna, un casque d’Ayrton Senna pour célébrer la 65ème Pôle position du triple champion du monde Anglais. Toutefois, le casque en question est une copie modèle 1987. Une copie toutefois officielle que recevra chez lui Hamilton à Monaco prochainement. En réalité, les casques originaux ont une valeur telle qu’il est désormais compliqué de les assurer et ils sont précieusement stocké par la Fondation au Brésil.

Les rumeurs de transfert
Daniel Riccardo a indiqué qu’il n’ira pas chez Ferrari en 2018. Vettel a précisé qu’il n’était pas encore temps de parler prolongation avec Ferrari. Relançant l’idée du pré-contrat avec Mercedes pour la saison prochaine. Carlos Sainz hésite pas prolonger l’aventure avec Toro Rosso pour 2018 et Toto Wolff lance la rumeur d’un Nico Rosberg chez Ferrari à la place de Kimi Raikkonen.

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Note du Mardi : Le sponsoring est toujours une question de visibilité

Note du mardiSoudainement le moteur arrêta d’hurler dans la monoplace orange de Fernando Alonso à 21 tours de l’arrivée des 500 miles d’Indianapolis. Le double champion du monde espagnol était installé depuis un moment dans le top 10, visant la victoire. En vain. Critiqué, l’opération de communication a été une réussite sur le plan médiatique. Surtout elle a démontrée que le sponsoring est surtout une affaire de visibilité.

« Du point de vue commercial, il est important d’offrir aux partenaires la publicité que nous leur avons promis. » a indiqué Zack Brown dans les rues de Monaco pour justifier la participation de Fernando Alonso au 500 Miles et le retour de Jenson Button en Formule 1, pour la course la plus médiatisé du calendrier. Une opération qui a rapportée environ 100 millions d’euros de retombée médiatique pour un investissement de seulement 4 millions d’euros.

La phrase de Brown indique surtout que, contrairement aux discours de bonnes intentions, le sponsoring reste une affaire de visibilité. Surtout lorsque l’on affiche le logo sur la voiture. Pendant une décennie, les directeurs marketing ont indiqué que l’époque ou l’on plaçait un logo sur une voiture uniquement pour de la visibilité est révolu. Expliquant que désormais le monde était complexe et la marque partenaire exigeante. McLaren montre simplement que 75% d’un contrat de sponsoring est de la visibilité et que le reste est un emballage marketing, qui n’est pas le plus important. Visibilité avant tout.

Toute la clé du sponsoring réside ici : Être visible. Le plus possible, même lorsque l’on ne gagne pas. En cela l’opération McLaren/Alonso/Button est une réussite. En comparaison de l’opération Renault/Star Wars à Monaco qui a été…anonyme ou presque. 12 ans plus tard tout le monde se souvient de la promotion Red Bull/Star Wars durant la course. Pour célébrer les 40 ans du premier film de la saga de Lucas Film, cela aurait mérité mieux.

Les équipes deviennent des médias
Le projet McLaren résulte de l’évolution ultime des équipes entrevue depuis quelques années. Les équipes produisent du contenu pour les médias. Des contenus vidéos, annonces, photos etc… la prise d’espace est massive. Relayé par les réseaux sociaux, l’impact devient plus important encore que la simple présence à la télévision. Le petit écran appui le propos, mais ne permet pas de raconter une histoire pour séduire les sponsors. Elle l’expose, simplement.

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GP Monaco 2017 – Paddock Confidences

Hamilton à vie chez Mercedes
L’inquiétude est visible dans le management de Mercedes AMG F1. Ne souhaitant pas subir le même scénario que la saison dernière avec Nico Rosberg, Toto Wolff souhaite proposer à Lewis Hamilton la possibilité de rester dans l’équipe au-delà de l’année 2018. Une anticipation destinée à justifier les possibles autres pistes.

Raikkonen et Mercedes
Si les noms de Vettel et Alonso sont régulièrement commenté par Niki Lauda et Toto Wolff. Un pilote reste discret, mais semble peu à l’aise chez Ferrari : Kimi Raikkonen. Le champion du monde finlandais et son entourage sont discret, mais il est entendu que Raikkonen est disponible pour la saison 2018.

Vettel et Ferrari
Sergio Marchionne souhaiterait proposer un contrat « à vie », mais la réalité est qu’un nouveau contrat de trois saisons (2018/2019 et 2020) d’une valeur de 100 millions d’euros serait sur la table et prêt à être annoncé pour le GP d’Italie en Septembre.

Perez et Renault
Sergio Perez cherche à trouver un lien avec un top team. Mais une offre provenant d’un constructeur le séduirait. Renault Sport F1 souhaite rééditer le duo de Force India 2016 (avec Nico Hulkenberg) en proposant un volant à Sergio Perez pour 2018. Le sponsoring du mexicain est aussi en ligne de mire, mais un salaire important serait aussi sur la table.

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La Note du Mardi – Red Bull et son désir moteur

Note du mardiLa pression monte concernant l’avenir au-delà de la saison 2020. Le temps des moteurs hybrides, considéré à ce jour comme les plus coûteux de l’histoire de la Formule 1, semble compter. Honda peine à produire un ensemble performant, Renault semble avoir une génération de retard et Red Bull menace ouvertement de quitter la Formule 1 à l’issue des Accord Concordes actuels (2020), si une solution plus simple n’est pas trouvée.

Dr Helmut Marko indique clairement au journal El Confidential que l’idée serait d’avoir un moteur bi-turbo, de 1000 cv avec un KERS (récupérateur d’énergie) standard pour tous et une batterie standard. Un ensemble ayant un coût de 15/20 millions d’euros maximum pour l’ensemble. Surtout, cette idée devant permettre à des sociétés indépendantes comme Illien, Cosworth, voir même McLaren et Red Bull de produire leur unité moteur.

Le moteur actuel né d’une époque quasiment révolue

Lorsqu’à la fin des années 2000, l’idée d’un moteur efficient se fait jour. L’idée est rapidement pointée du doigt comme étant coûteuse pour les équipes indépendantes.  Initialement prévue pour un coût de développement de 40/50 millions d’euros, ce programme moteur va rapidement atteindre dans sa configuration d’aujourd’hui 150/200 millions d’euros. Faisant ainsi exploser les coûts de location envers les équipes indépendantes et surtout favoriser les constructeurs moteurs au détriment du sportif.

Presque une dizaine d’année après son idée, ce programme moteur est désormais obsolète. Nos voitures consomment moins de carburant, mais c’est surtout nos comportements qui ont changé. Devenant plus efficient. En parallèle les voitures sportives ont réduit leur cylindrée, mais la puissance augmente, sans artifice hybride pour la majorité.

L’idée de Red Bull n’est pas mauvaise, elle permet de contrôler les coûts. Tout le monde sait faire un moteur, le problème majeur provient de l’unité hybride et de son utilisation en même temps que le moteur à combustion. Honda et Renault ont longtemps dissocié les deux, Mercedes à associer les deux. Ferrari commence à faire la même chose que la marque à l’étoile cette saison. Mais cela a eu un coût important.

L’idée de Red Bull derrière l’idée

Sur le fond Red Bull a raison de mettre la pression. Il aura fallut la pression ultime de Bernie Ecclestone pour que l’équipe autrichienne puisse bénéficier d’un moteur Renault (rebrandé Tag Heuer depuis 2016), alors que Mercedes et Ferrari ne souhaitaient pas les fournir. Une situation qui a marquée les dirigeants autrichiens, qui aspire depuis de longues années à construire un moteur, afin d’offrir un nouvel élan à son implication en Formule 1.

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Note du Mardi – Le modèle Sauber – Longbow

Note du mardiDepuis le départ des constructeurs il y a une dizaine d’année environ. Les modèles économiques ont été nombreux. L’arrivée de Longbow Finance SA dans le capital de Sauber F1 Team va inspirer une nouvelle voie.

Longbow Finance est présent avec Sauber pour une durée de dix années. L’objectif est de garantir un budget d’environ 40 millions d’euros par année pour permettre à Sauber F1 Team d’assurer l’avenir. Cela faisait plusieurs saisons que Monicha Kalterborn visait un partenaire capable de fournir un tel investissement à moyen terme.

Trois axes vont permettre à Longbow d’assurer le budget. Dans un premier temps la commercialisation de la soufflerie d’Hinwill doit être améliorée. Le chiffre d’affaire de la prestation de cette soufflerie est estimé entre 8 et 12 millions d’euros par année actuellement. Audi est son principal client. L’ambition sera donc de viser 20 millions par année.

L’autre axe était d’avoir un partenaire constructeur permettant à Sauber d’être plus qu’un simple client. Il est indiqué que Honda apporterait 20 millions d’euros dans le budget Sauber pour 2018, avec possibilité d’obtenir 40 millions d’euros, si Sauber F1 Team entre dans le Top 5 du championnat constructeur. Un désir d’avenir. Pour séduire Honda, Sauber a présenté  un projet de Joint Venture industriel, qui permettra à l’usine de devenir le pôle technique le plus performant de Suisse et s’inspirer de ce qu’ont réalisé Williams et McLaren en matière d’ingénierie commerciale.

Le dernier axe sera d’entrée en bourse d’ici 5 ans environ. Sur le modèle Williams.

Le modèle Williams

Lorsque Adam Parr est arrivé chez Williams en 2006, sa mission était de faire entrer l’équipe de Sir Frank Williams dans une autre ère et inventer un nouveau modèle pour une équipe indépendante. Parr a investi dans la technologie de récupération d’énergie en 2007, puis a signé un accord technique avec la FIA pour l’élaboration de la première génération de Formule 2. Enfin une antenne au Qatar a été mise en place en 2010 afin d’établir un échange technique. Après un bref passage d’investisseur Islandais, Toto Wolff solidifiera le capital avant que Williams n’entre en Bourse en 2011. Assurant son avenir à long terme.

L’héritage du partenariat Russe

Le projet Sauber-Longbow entrevoie son dessin en Juillet 2013. A l’époque Sauber avait entamé des négociations avec des investisseurs russes. Le Fonds international de coopération et d’investissement (ICIF), le Fonds d’Etat pour le Développement de la Fédération du Nord-Ouest de la Russie et l’Institut national des technologies de l’aviation (NIAT) devait être les partenaires de l’équipe Suisse. Les détails de l’accord ont jamais été divulgués, estimé entre 160 millions d’euros et 470 millions d’euros.  Pour des motifs géopolitiques en 2014, l’accord a été rompu, mais les bases étaient là.

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GP Espagne 2017 – Paddock Confidences

L’avenir de Fernando Alonso 

Beaucoup de spéculations concernant l’avenir de Fernando Alonso en Formule 1. Son contrat McLaren expire à la fin de la saison. Maurizio Arrivabene ne souhaite pas un retour du double champion du monde ibérique chez Ferrari en remplacement de Kimi Raikkonen. Tandis que Cyril Abbiteboul estime même que Alonso ira en retraite. Pire, une piste farfelue indique même que Flavio Briatore pourrait devenir le team manager de Force India, repris par Bernie Ecclestone, avec Fernando Alonso comme pilote. L’autre piste, plus discrète est un possible contact avec Williams pour remplacer Felipe Massa.

Modification structurelle chez Williams

L’arrivée de Paddy Lowe chez Williams s’illustre par un changement assez profond de la méthode de management. Felipe Massa a avoué que l’équipe est devenue très différente de ce qu’elle a été depuis 2014. Il est estimé que les interactions entre les services a été amélioré, ainsi que la communication interne. Les améliorations seront donc sensible pour 2017, mais la saison 2018 marquera la première réelle saison du projet Lowe-Williams.

McLaren – Honda – Mercedes-Benz

Mansour Ojjeh a été vue en grande discussion avec Niki Lauda dans le paddock de Barcelone. Confirmant les rumeurs d’un rapprochement entre l’usine de Woking et la marque allemande. McLaren cherche à améliorer pour la saison 2018 le moteur Honda. Mario Illien a été consulté pour créer un lien entre les deux structures, tandis que Ojjeh négocierait un accord avec Mercedes-Benz concernant la partie MGU-K et du MGU-H.

 

 

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Note du Mardi : La courte période du merchandising F1

Note du mardiIl y a eu une période courte ou un modèle économique alternatif avait été pensé. Une période de 7 années, à la charnière d’une évolution profonde de la communication et qui explique l’échec de cette idée : Transformer une équipe de F1 en marque.

1998, Eddie Jordan annonce qu’il a vendu 49% de son équipe à la banque d’investissement Warburg Pincus pour 45 millions de dollars. . Le patron de Jordan Grand Prix avait vendu son nom avec dans l’idée de construire une marque à l’horizon des années 2000, afin de présenter une alternative économique à son sponsor tabac, Benson & Hedge. Deux marques ont été lancées : Eddie Jordan et EJ. Cette dernière avait présentée dès 2000, une boisson énergétique (EJ-10), dont les couleurs évoquaient l’équipe de Formule 1. En 2003, un spin-off de la boisson à base de Vodka a été lancé, sans véritable conviction. Depuis 2002, Eddie Jordan avait changé son fusil d’épaule et abandonné l’idée de créer un grand ensemble autour de son nom.

Inspiré par Julian Jakobi

C’est en 1995 qu’est venu l’idée du modèle économique basée sur les produits dérivés. A l’époque, Michael Schumacher, avec sa gamme engendrait 10 millions de dollars, tandis que les produits Ayrton Senna avaient franchi les 100 millions de chiffre d’affaire. Julian Jakobi, l’homme qui inspira le mouvement, avait proposé le lancement d’une équipe au nom du triple champion du monde brésilien, afin de maximiser l’impact médiatique et les revenus de la Fondation. La famille Senna a refusé poliment le projet. Mais l’idée est restée.

Lorsqu’Alain Prost imagine son équipe en 1996, il pense que son nom à de la valeur. Julian Jakobi, alors son conseiller estime que c’est le cas. Depuis 1982, le quadruple champion du monde avait déposé son nom dans une société en Suisse (Star Racing SA). Devenir le Lacoste de la F1 était une ambition secrète et qui devait permettre de financer à hauteur de 20 millions de dollars par année son équipe.

A l’Automne 1999, Alain Prost annonce discrètement l’entée dans le capital à hauteur de 10% de LV Capital, une filiale du géant LVMH. LV Capital avait acquit 10% de la société Prost Développement qui avait l’objectif de développer la marque Prost Grand Prix (entre autre). Une saison plus tard, le projet sera stoppé, après l’échec des négociations avec Crédit Suisse. L’établissement helvétique ne souhaitait pas investir dans un projet de développement d’une marque (sur le déclin), mais préféra investir dans la pierre avec Sauber.

Cette idée de construire une marque et d’en tirer les bénéfices avait été à la base du projet de Craig Pollock autour de Jacques Villeneuve (un projet encore une fois inspiré par Julian Jakobi). Nous étions en 1997 et c’était avant le projet BAR. Enfin, le Prince Malik, avec le concours de l’équipe Arrows, lança la marque T-Minus avec dans l’idée de créer une marque vendant une boisson énergisante, vélo, moto et même une Lamborghini en série limitée. Un fiasco.

 

Sur le principe le projet était intéressant et largement inspiré par Julian Jakobi. Malheureusement à la fin des années 90, la communication évolua. L’ère du logo et du slogan ne suffisait plus. Il fallait un supplément d’âme. Une équipe de Formule 1 entre 1995 et 2002 reposait surtout sur ses résultats en piste comme seul slogan. Jordan GP en a bien profité entre 1998 et 2002, Prost GP en a souffert, malgré une campagne médiatique incroyable ne 1997 et 1998.

Michael Schumacher a été le dernier pilote a proposé des produits à son nom, capable de générer 100 millions d’euros de chiffre d’affaire par année. Après sa période victorieuse de Benetton, le supplément d’âme a été son passage chez Ferrari. Tout simplement.

Entre 2010 et 2014, certaines équipes ont tenté de relancer l’idée. Tony Fernandes avait lancé la boisson EQ8, Lotus F1 Team, la marque Lotus Classic. Red Bull utilise les produits dérivés comme un prolongement de son image qui dépasse aujourd’hui le simple fait d’être une boisson énergisante. A la manière de ce qu’à réaliser Ferrari et McLaren dans les années 2000. Toutefois, avec l’extension des réseaux sociaux et le storytelling devenu la norme, l’idée pourrait bien revenir à la charge.

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