Archives de l'auteur : Limacher Marc

FOTA – le club des 10

Plonger dans mes archives j’ai retrouvé une situation qui est similaire à celle que nous connaissons aujourd’hui. En 2003. Minardi, et Jordan avaient des problèmes financiers, et tout à été fait pour que ces deux teams survivent. Alors qu’il existait un plan B : 2 teams prêts à faire tourner 3 voitures pour garantir 20 voitures sur la grille.

A la grande époque des Accords Concordes, seul 10 équipes pouvaient prétendre obtenir les droits FOM. Hors depuis 2007, un mémorandum gère la F1, dans ce document il est inscrit que 12 équipes touchent les droit au lieu de 10. Hors a t’ont eu 12 équipes en Formule 1 depuis 2 ans ? Non.

Lorsque Super Aguri est née, les patrons de la F1 n’ont rien rajoutés, une 11ème équipe permettait de faire la concurrence à l’(ex)équipe Jordan, ce qui n’était pas plus mal après tout. Hors lorsque le projet Prodrive a été annoncée par la FIA pour 2008, les choses se sont gâtés. Après sa tournée d’été 2006, Prodrive trouve un accord avec McLaren Mercedes. Ron Dennis satisfait de pouvoir remplacer le projet Dirvix est ouvert à David Richards. Mais avec le temps, les garantis demandés par McLaren à Prodrive étaient intenables. Richards n’avait qu’un budget de 90 millions de dollars, alors que McLaren souhaitait 150. L’impasse qui provoquera l’annulation du programme Prodrive durant l’hiver 2007/2008.

Mais avec la chute de Honda début Décembre, les choses s’accélèrent. D’un coté Bernie Ecclestone acculé par ses contrats circuits a besoin d’avoir 20 voitures sur la piste, et de l’autre les constructeurs de la FOTA qui ne souhaite pas aidé l’ex équipe Honda (hormis Mercedes mais de manière fantôme pour le moment). Donc l’idée de la troisième voiture est relancée comme alternative, comme en 2003.

Enfin, le projet USF1 pourrait être favorisé par la FOTA qui préférera voir l’ex équipe Honda mourir. En effet, l’USF1 fabriquera ses monoplaces (prétendument) et sera équipé du moteur Cosworth standard, flattant la FIA au passage en vertu des accords de non agression sur ce sujet entre la FOTA et la FIA. Enfin, surtout, elle sera la 10ème équipe du plateau au détriment donc de Honda. Avec dans l’idée de ne répartir l’argent qu’à 10 et non 12, car à 12 cela signifie qu’il y aura moins d’argent dans les caisses. Une stratégie qui porte ses fruits.

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Super Licence : Pourquoi les pilotes payeront

Les tensions sur la super licence (1) sont très fortes entre le GPDA (L’association des pilotes) et la FIA. Dernier pique en date, Max Mosley qui demande au pilote d’annoncer leurs gains annuels, de manière transparente. Manœuvre faisant penser que finalement les pilotes payeront sans coup férir cette super licence, même augmentée, pour plusieurs raisons.

Au-delà du salaire que TomorrowNewsF1 vous annonce tout les ans, les pilotes touchent deux autres revenus : Les primes aux points ou aux résultats, allant de 30.000 dollars/point à 12 millions d’euros le titre par exemple ou encore 1 millions d’euros la victoire etc… Et surtout les revenus sponsorings et c’est sur ce point que Max Mosley souhaite la fin de l’omerta.

En effet, il y a les pilotes qui déclarent toucher des revenus annexes, c’est le cas de Alonso, voir de Hamilton, ou par le passé de Schumacher. Mais il existe surtout une économie parallèle de contrat non déclaré. Non déclaré mais rémunérateur pour le pilote qui ne déclare toutefois pas ses revenus comme du marketing et donc comme une prestation. Le cas Panis en 1998, avec Breitling, a été le premier dévoilé à l’époque. Mais tous les pilotes pratiquent cette orientation marketing masquée, que tout le monde dans le paddock connait mais que personne ne raconte.

Max Mosley dénonce donc ses accords secrets en demandant ouvertement les gains des pilotes. Une pression forte sur des pilotes qui se retrouvent coincés dans une situation qu’ils ont provoqués. Ne pas payer signifierait un acte de rébellion mais aussi le fait de garder secret ses gains annexes mystérieux. Payer signifierait alors que Mosley a raison sur ce type de processus marketing. Dans tout les cas le GPDA payera donc cette super licence à l’avenir.

(1) La Super Licence est payée par les pilotes touchant un salaire. Seul les pilotes « à budget » ont leur Super Licence payée par l’équipe.

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Magazine Business F1 : SportPro et The Paddock

A la fin des années 90, alors le monde s’ouvrait à l’Internet, Bernie Ecclestone se lance dans l’édition. Récit d’une diversification. Mais la chute de parution de BusinessF1 après moult attaque judiciaire et un désintérêt croissant de la part de Bernie Ecclestone pour sa filiale édition a offert un petit frère il y a une année : SportPro.

SportPro est l’équivalent de BusinessF1 dont il s’inspire largement. Edité par Tom Rubython, le magazine s’intéresse plus largement au business sportif. Mais une place importante est laissée à la Formule 1. Rubython étant un spécialiste de la discipline reine de prime abord.

Toutefois, et même si BusinessF1 ne renait pas des ses cendres, un nouveau magazine sur le business de la Formule 1 est née l’année dernière : The Paddock à repris le flambeau de Business F1.

Sans oublier le fameux Formula Money, qui n’est pas un magazine mais un livre.

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Ecclestone et Honda

L’annonce dimanche matin par la voix de Jean Louis Moncet que Bernie Ecclestone étudierait sérieusement l’avenir de l’équipe Honda, au point d’investir pour reprendre le team de Brackley soulèvant des questions. Pourquoi un homme qui a dénigré le peu d’utilité de l’équipe Honda la sauverait t’elle du naufrage ? La réponse est simple et relève de l’interprétation facile.

Lorsqu’une équipe est en perdition, Ecclestone annonce toujours étudié une possible solution de reprise. C’était déjà le cas en 2008 pour Super Aguri, mais également pour Arrows et Prost avant elle. En vain évidement.

Mais un épisode rappel l’affaire Honda. L’histoire avec Minardi en 2003. A l’époque l’équipe italienne, dirigée par un patron australien bruyant, Paul Stoddart, avait besoin d’argent. Ecclestone ne pouvant qu’avancer l’argent de la FOM dans un premier temps, ne souhaitait pas perdre une nouvelle équipe après Prost et Arrows. Certes un fonds entre les équipes a été crée pour Jordan et Minardi(4,5M€ chacune), mais pour cette dernière le mal était trop profond. Lors du GP du Canada 2003, Ecclestone investi dans l’écurie Minardi, a annoncé Paul Stoddart, patron de l’équipe italienne, dans un communiqué. Un chèque de 5,5 millions d’euros. Mais déjà à l’époque ses motivations d’investir dans Minardi avaient posés problèmes

Hors après sa vente à Red Bull en 2005, Stoddart dévoile le fin mot de l’affaire. Ecclestone n’a rien donné en argent à l’équipe italienne ! L’argentier de la Formule 1 a juste signé une garantie de découvert bancaire à Minardi et un rôle de consultant dans l’équipe. Ainsi qu’une mission secrète de trouvé un investisseur pour remplacer Stoddart et touché ainsi une commission sur la vente estimée à 10 millions de dollars.

Immiscer au rôle de médiateur, Bernie Ecclestone recommence cette vieille stratégie auprès de Honda. Assurant, comme à l’époque de Minardi, une crédibilité auprès des investisseurs potentiels. En effet, Ecclestone serait en discussion avec plusieurs milliardaires ayant investis en Angleterre ces derniers mois. Une opération séduction pour, non pas sauver Honda, mais pour sauver l’image de la F1 et son attractivité auprès d’investisseurs, trop souvent parties dans le Football anglais en quête de rentabilité et de respectabilité.

L’autre scénario est aussi simple, à la manière de ce qu’il a réalisé avec les Queens Park Rangers. Investissant 5 millions d’euros avec quatre associés (Bruno Michel, Flavio Briatore et Alejandro Agag), pour vendre 20% à Lakshmi Mittal pour 70 millions d’euros !

Ce conflit d’intérêt autour de la reprise de l’équipe Honda n’est pas anodin et cache un réel intérêt d’Ecclestone. Reste à savoir si il est le même que pour l’épisode Minardi ou le même que son équipe de Foot QPR.

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TomorrowNewsF1 en version espagnole !

Dans les prochaines semaines, TomorrowNewsF1 va lancer une version espagnole. Une première étape vers le réseau souhaité depuis le début de l’année par son éditeur.

Au-delà d’une simple traduction, la version espagnole sera une édition propre, géré par un homme, Thierry P , qui certes traduira les articles du blog français en espagnol, mais établira sa propre ligne éditoriale. Une nouveauté majeure et un pas en avant remarquablement dynamique pour le blog TomorrowNewsF1.

Estimant qu’un marché en péninsule ibérique est prometteur, ce projet a pu voir le jour assez rapidement et sera en ligne d’ici quelques semaines. Plus tard, d’autres projets d’éditions étrangères seront crées, mais le projet espagnol est le premier d’une longue lignée.

Sur les 3.000 visiteurs uniques par jour que cumul TomorrowNewsF1.com, 10% sont des lecteurs hispaniques, installés en Amérique latine et en Espagne. Par ailleurs, l’Espagne est devenue le deuxième marché de la F1 après celui de l’Allemagne, grâce à Fernando Alonso. Plus largement, il s’agit pour TomorrowNewsF1 de se développer à l’international.

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Asie et Moyen-Orient, le potentiel d'avenir de la F1 ?

L’Asie et le Moyen-Orient sont t’ils l’avenir de la Formule 1 ? cette question a été étudiée par Mohamed Sheta, pour l’Auto Arabia Magazine, dans le cadre du Sport Business Summits à Munich. Pour l’expert,  » L’avenir du sport automobile est le Moyen-Orient et l’Asie. »

Tandis que se profil le projet Indien pour 2011, Sheta note que le fait que Abu Dhabi soit le dernier GP de l’année 2009 représente une plu value d’image importante :“le véritable potentiel du Moyen-Orient sera représenté lors de la dernière course à Abu Dhabi”. Il est vrai que l’aspect sportif est important dans ses pays, mais la couverture médiatique est ridicule. ” Il est vrai que ce n’est pas une question de sport mais de médias. Nos princes investissent dans des circuits et des GP qui ne sont pas vu chez eux la plus part du temps.”

Mais ce n’est pas le seul obstacle :

Il y a un problème d’identification sérieuse des projets arabes surtout. Le projet Indien bénéfice de Force India et que pilotes ayant déjà fait de la Formule 1. Les Pays du Moyen-Orient n’ont pas eu cette joie. De plus les tribunes du GP de Bahreïn étaient souvent vide, impossible de forger une image avec cela, malgré de formidables résultats financiers. Abu Dhabi, pour Sheta permettra de comblé ce déficit d’image.

Mais pour Bernie Ecclestone la vision est différente. IL considère le Moyen-Orient et l’Asie comme un tiroir caisse important. Bahreïn débourse 20 millions d’euros par an pour l’organisation de son GP. Abu Dhabi 30, La Chine 30 aussi, etc… Alors que la manche Européenne la plus rentable était le GP d’Allemagne avec 22 millions d’euros (en faite le cumul du circuit d’ Hockenheim et du Nurburgring. Mais la faillite de ses promoteurs redéfini l’ensemble de la stratégie d’Ecclestone.

Les 7 Grand Prix dans cette région inscrit au calendrier 2009 rapporteront à Bernie Ecclestone la modique somme de 150 millions d’euros.

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Edito – La révolution internet prévue pour la F1

 » La Formule 1 devrait mieux exploiter la puissance de L’internet « , a exprimé Max Mosley aujourd’hui. Analyse judicieux, du président de la FIA et un état de fait, l’information circule dans le réseau de manière accentué depuis 4 ans environs.

Je m’en étais épanché sur le blog Presse Citron hier soir, indiquant à Eric Dupin que la F1, comme le monde du High Tech, était devenu une formidable niche à information. Tous les jours quelque chose se passe. De bon ou moins bon, mais la Formule 1 est devenue sur Internet un média à elle toute seule, avec des relais plus ou moins puissants. Sauf que l’idée d’internet n’est pas partagée par Bernie Ecclestone qui depuis le début des années 2000 a une défiance envers ce nouveau venu qui ne lui rapporte rien. « Bernie est sceptique sur l’internet, il n’y a pas de doute sur ce sujet. Mais son potentiel est énorme », indique un président Mosley soudain défenseur de l’internet.

Quoi faire sur Internet ? La F1 est en retard par rapport au Football anglais et même et surtout aux Sport US. Des accords avec Youtube ont été conclus pour diffuser des matches ou plutôt des résumés (valorisant) de matchs. La présence sur les réseaux virtuels est négligeable actuellement en F1. Bref il y a des niches.

Mais il est intéressant de constater que Max Mosley a fait le constat suivant :  » Sur Internet les journalistes ne font pas la loi, et il est souvent observer que le site officiel de la F1 ne fait pas la pluie et le beau temps sur Internet en matière d’information non plus. »

Une révolution Internet que souhaite prendre la F1 après avoir manqué le premier virage et même le deuxième.

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USF1, c'est parti…pour un faux départ ?

Max Mosley l’a confirmé, l’équipe américaine USF1 est belle est bien réelle. Mais encore passablement virtuelle aux yeux de certain. Dans un entretien dans le Charlotte Observer, Ken Andersen, le promoteur du projet, a raconté que « 95% de ce qui a été fait est vrai ».

Le projet s’activant autour du « Made in America », le personnel, la technologie, les pilotes, bref tout sera américain.  » Peu de gens ici savent qu’il y a de très talentueuses personne américaine en F1. De toute manière 90% de la technologie qui existe en F1 vient des Etats-Unis de toute façon. » Balayant d’un revers de main sa stratégie de présence sur le sol US de son équipe.

Tout en refusant de donner plus de détails, Anderson a suggéré que, au moment de la confirmation de son équipe pour 2010, il devra confirmer l’identité d’au moins un pilote. Que d’aucun pense qu’il sera le jeune Marco Andretti ou même Danica Patrick.

Car il faut séduire des partenaires, et seul un nom ou une femme pilote pourra permettre de sortir le projet de sa virtualité. Trop de zones d’ombres et de rumeurs tournent autour du personnage et de cette équipe. Aucun sponsor titre n’a été défini, le projet s’appuie sur des lieux communs à l’image de Prodrive en 2006-2008.

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RB5, une vieille idée d'aileron arrière

La Red Bull RB5 présentée il y a quelques minutes, la nouveauté la plus importante, au-delà du nez très sur élevé, reste son aileron arrière. Une idée d’Adrian Newey, mais une vieille idée en faite. Récit.

Retour en 1993/1994, lors de la conception de la Williams FW16, Adrian Newey souhaite trouver une alternative à la suppression des suspensions actives. L’idée de concentré ses efforts sur l’arrière de la machine est forte. Deux projets sont à l’étude :

Le premier est un projet inspiré d’un programme Ligier de 1982, banni par la suite, mais adapté et remis au goût du jour depuis. Le système est un prolongement de l’aileron arrière vers le diffuseur. L’idée de l’équipe Française était de prolongé l’aileron arrière de 60cm, idée qui sera proscrite par les commissaires de Monaco en 1982.

Le deuxième projet restera cette ensemble Suspension arrière abaissé pour faciliter l’écoulement de l’air au maximum, aileron arrière en forme de dièdre et un train arrière complexe devant procurer encore plus d’effet de sol en ont fait à l’époque une révolution. Révolution capricieuse aussi, car la voiture était très instable et inconstante, malgré une rapidité certaines.

Pour la RB5, il semble que News, sous l’oeil d’un Geoff Willis réaliste, soit revenu à sa première idée d’aileron arrière avec un prolongement sur le diffuseur, agissant comme un prolongement du diffuseur.

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Champion de l’actu F1 #3

Pour vous faire patienter les dimanches de non course, je vous propose un jeu de citation de la semaine. Une citation annoncée dans la semaine par un acteur de la Formule 1 ou de la course automobile, le vainqueur sera le champion de l’actuF1.

Un championnat sera organisé et le décompte des points est simple, les commentaires (avec adresse mail valide) seront l’outil de limite. Le plus rapide à répondre marque 10pts, le deuxième 6 pts, le troisième 4 pts. La réponse sera donnée à 20h le dimanche. Pas d’indice.

Qui a dit : « Si j’impressionne Williams alors je peu espérer avoir une place dans l’équipe »

1/ Jenson Button

2/ Jacques Laffite

3/ Nico Hulkenberg

4/ Bruno Senna

5/ Obi one Kenobi

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Le classement (08/02):

1/ AlexK : 14 pts

2/ Nagita : 10pts

3/ Mysticondor : 8 pts

4/ Mikl : 6pts

5/ Yohann : 3pts

6/ Benji : 1pts

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