Le contraste de Bahreïn
Hier, 18 Janvier, contraste à Bahreïn. La police a tiré des balles de caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui tenaient à protester contre l’interdiction de manifester pour les Chiites, décrété par le royaume. Aucun rapport immédiat sur des blessés ou des arrestations selon l’AFP.
Dans le même moment, le président de l’assemblée général du Bahreïn, Nassir Abdulaziz Al-Nasser annonce qu’il est encouragé par l’annonce du royaume de mettre en œuvre des réformes visant à renforcer la réconciliation, l’unité et la stabilité du pays. Contraste donc.
Quelque temps plus tard, Sa Majesté le Roi Hamad et Son Altesse Royale le Prince, Premier ministre Khalifa bin Salman Al Khalifa, ont souligné d’une même voix hier encore : le besoin urgent d’orienter la région loin des conflits et des tensions. Estimant que le Bahreïn était la clé de la stabilité régionale, à la lumière de sa participation active dans la communauté internationale.
En Novembre 2011, le Secrétaire général des Nations Unis, Ban Ki-moon, avait appelé le gouvernement du royaume à mettre en œuvre les recommandations de la Commission d’enquête indépendante, qui avait conclu que les forces gouvernementales avaient utilisées une force excessive lors de manifestations civiles en Février et Mars de l’année dernière. Hier, le Général Mattis, des forces armées américaines dans le Golfe a souligné l’initiative de paix de Bahreïn. Encore un contraste.
Le royaume de Bahreïn souhaite établir la stabilité politique dans cette région du golfe, en appliquant une répression encore massive auprès de manifestations, largement étouffée dans le sang depuis environ une année. Une manière de voir les choses donc. Mais, quel contraste entre une politique étrangère et une politique intérieure.

Le ridicule d’une situation. Cette nuit, le royaume de Bahreïn a finalement décidée de ne pas valider son Grand Prix dans le calendrier 2011. Après une semaine assez tendue, la journée du jeudi 9 juin restera un modèle du genre.


Il semblerait que la possibilité de retarder le GP d’Inde cette année soit une hypothèse de la FIA pour réintroduire le Grand Prix de Bahreïn dans le calendrier 2011.