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F1 – Menace sérieuse et alternative pour Ferrari

14 mai 2009 | 1 commentaire
Catégorie : Actualités, Analyses

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 » Nous ne bluffons pas « , indique Piero Lardi Ferrari, fils d’Enzo qui dans une interview au Guardian et confirme que la menace du retrait de Ferrari pour 2010 n’est plus une réaction d’intimidation ou une réaction émotionnelle. Demain à Londres, Max Mosley, Bernie Ecclestone et les responsables de la FOTA entreront en discussion afin de trouver une solution.

Toutefois pour obtenir plus, Ferrari devra convertir ses paroles en acte. Piero Lardi Ferrari rappelle 1985, ou Enzo Ferrari avait envisagé une participation aux 500 Miles d’Indianapolis.  » Il n’a pas bluffé, il était aussi sérieux que nous maintenant « .

Alors quelle alternative ? Les 24H du Mans ? L’Indy Car ? Ou l’A1GP ?

Concernant l’épreuve de la Sarthe, le règlement est plus favorable au Diesel, excluant tout projet de participation à la victoire de Ferrari. L’IndyCar parait plus probable et dispose de tous les ingrédients pour perturber l’ordre de la FIA. La série américaine n’a pas le droit depuis 1992 d’utiliser un circuit utilisé par la F1, une décision de la FIA à l’époque pour éviter tout conflit avec le championnat américain. Enfin les règles de l’IndyCar sont plus stable et ne sont pas établies par la FIA.

Enfin le A1GP, car Ferrari est le fournisseur de voiture de ce championnat. Ecclestone a eu des intérêts pour son rachat (pour en savoir plus) et le concept de Nation n’est pas fermer surtout si d’autres acteurs arrivent dans la discipline, qui n’est pas réglementé par la FIA et qui utilise aussi des circuits hors F1.

 » La passion de mon père se cache toujours dans l’entreprise. Mais nous voulons des règles cohérente et stable  » L’héritier Ferrari n’exclu pas un champion parrallèle dès 2010.

F1 – Ecclestone en arbitre du duel Ferrari vs FIA

13 mai 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : Actualités

Bernie Ecclestone espère pouvoir négocier un accord de paix entre Ferrari et la FIA après la menace de l’équipe italienne hier.

L’argentier de la F1 a indiqué à la presse anglaise qu’il vise à jouer le rôle d’arbitre afin de trouver un compromis entre les deux parties :  » J’espère que le bon sens prévaudra parce que la dernière chose que nous voulons avoir, c’est de perdre un autre constructeur ou une équipe de Formule 1. » avant d’insister : « La Formule 1 est Ferrari et Ferrari et la Formule 1, cela ne va pas changer. »

Tout repose maintenant sur Max Mosley qui face à cette menace de boycott n’a pas fléchi. La pression monte car il ne reste que 16 jours avant l’échéance de l’inscription pour le championnat 2010.

Edito F1 – Les rhumatismes du modèle F1

11 mai 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : View

Vingt huit ans, bientôt trente ans, c’est l’âge de la raison. C’est aussi l’âge de la consolidation des acquis crées après la guerre FIA vs FOCA de Balestre et Ecclestone au début des années 80. Un modèle unique au monde qui visait à répartir économiquement l’argent gagné par l’organisateur. A l’époque même le football ne le faisait pas encore. Un mélange subtil entre dirigisme et libéralisme, qui cherchait à concilier protection du patrimoine et initiative privée. Il a bien sur évolué, parfois éclaté sous l’effet de diverse pression. Mais il n’a pas fondamentalement changé depuis 28 ans. Les patrons de la F1 l’on tant aimé…

A la poubelle alors ? Pas assez performant alors on jette ce modèle au lieu de le faire évoluer ? Ecclestone l’utilise comme moyen de pression économique, Mosley comme un moyen politique, ce système est actuellement en panne d’inspiration.

En panne de croissance, affaiblie par le nombre d’équipe en place, déboussolé par le discrédit du publique, affolé par la délocalisation des constructeurs, écœuré par les performances de ses concurrents dans le sport, la F1 ressemble àun grand bazar. Pourtant pas sur que le modèle soit mort, même si certain espère le contraire. Il manque juste le courage de le réformer ce qui veut dire de renoncer à ses acquis injustifiable, mais pas forcément en inventer un de rechange ou de copier ceux des autres. Il est temps de changer d’air non ? Mosley a eu la tête de Ron Dennis qu’il jugeait comploteur, mais Bernie Ecclestone ? L’hôpital se moque t’il pas de la charité ? La politique ne fait pas tout, surtout dans le sport ou cela n’a jamais fait bon ménage. Mais si avec ses menaces de boycott du championnat 2010 la FOTA s’y met aussi…rien n’avancera alors que c’est le moment de le faire. Mais Ecclestone le souhaite t’il vraiment ?

F1 [es] – Le champion du monde sera désigné à la victoire en 2010 !

5 mai 2009 | 2 commentaires
Catégorie : Actualités, Analyses

(TOMORROWNEWSF1 – BARCELONE) Le système de désignation du champion du monde proposé par Bernie Ecclestone en début d’année, sur la base des médailles, et approuvée dans un premier temps par la FIA, va entrer en vigueur en 2010. La Fédération Internationale de l’Automobile a finalement tranchée en faveur de la proposition de l’argentier de la F1, au détriment de la FOTA. Cette dernière avait surtout obtenu en début d’année un report de cette décision.

En Mars, la FIA avait annoncée qu’elle consulterait les équipes avant d’approuver le nouveau système pour 2010, mais le fait que le nouveau règlement sportif ait été adoptée par le Conseil Mondial la semaine dernière confirme le changement de désignation du champion du monde.
L’article 6 indique clairement que le titre mondiale pilote sera désigné à partir du nombre de victoire en course.

Jusqu’à présent nous avions surtout entendu un statu quo et l’affaire des budgets plafonds et surtout le mensonge de Lewis Hamilton, mais ce système autrement plus importante sera aussi changé en 2010.

Rappelons que la FIA a aussi interdit les ravitaillements en course en 2010 et que les pilotes qui réaliseront la Q3 l’année prochaine auront une quantité de carburant maximum dans le réservoir afin de réaliser toute la course le lendemain.

Par Thierry P (es.tomorrownewsf1.com) adaptation Marc Limacher

F1 – Ferrari en délicatesse politique

1 mai 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : Analyses

Luca di Montezemolo
Autrefois allié de la FIA, la Scuderia Ferrari est entré dans une guerre froide avec Max Mosley, pour le bien de la FOTA ? Non son propre intérêt.

Conflit d’intérêt entre Ferrari et la FOTA, Luca Di Montezemolo, président des deux entités est en porte à faux. Dans un très cours communiqué de presse, Ferrari a commentée les décisions de la FIA pour 2010 (voir ce billet) par un « sans commentaires » aussi clair qu’expressif. La situation est glaciale, mais surtout difficile à gérer pour Maranello.

Retour en 2005, souvenez vous, Ferrari a été la première équipe (avec Williams d’ailleurs) a signé les Accords Concordes, valables jusqu’en 2012. Garantissant une forte rentrée d’argent tout les ans et une protection relative. Hors ses accords sont établit entre Bernie Ecclestone, les équipes et la FIA !
Sur le fond, la Scuderia se retrouve coincée entre des revenus FOM de 120 millions d’euros et un budget plafond de 45 millions d’euros. Car l’équipe est la seule à avoir des revenus commerciaux très élevés, du fait de sa structure spécifique. Acte de trahison surtout de Mosley envers Ferrari comme en témoigne les nombreuses lettres entre les deux hommes la veille de l’annonce.

En signant les Accord Concordes le 19 Janvier 2005, Ferrari c’est imposée un droit de véto, quelle pense utiliser pour se protéger. Ce qui ferait exploser la FOTA en mille morceaux. Car l’équipe italienne ne participe pas aux contre-propositions, campant sur ses positions et sa situation politique critique.

Ferrari perdra tous ses avantages avec les nouvelles règles et il ne faut pas confondre la FOTA et les intérêts de Ferrari. Finalement il semble bien que le coup de poker de 2005 se retourne contre l’équipe italienne.

F1 – Budget plafond : victoire de la FOTA ?

30 avril 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : Analyses

La réflexion de Yohann hier soir m’a interpelé. Un de mes meilleurs commentateurs m’indique qu’il avait lu chez un confrère bloggeur, car nous sommes tous frère dans la blogosphère, il disait le contraire de moi. En faite c’est l’histoire du verre à moitié plein et à moitié vide.

Hier, Max Mosley a indiqué que le projet de budget plafond avait bon espoir d’avancer et qu’il allait être légèrement augmenté. Hors d’après ce que l’on entendu ailleurs, la FOTA n’a même pas répondu à la lettre de Max Mosley, alors c’est quoi ce rififi ?

Mosley souhaite 26 voitures minimums, donc il y aura trois équipes de plus au championnat et ses équipes seront un parfait relais de la politique de la FIA. N’oublions pas que Force India est en difficulté économique, que Toro Rosso a un avenir floue depuis son rachat par Red Bull et que Williams, comme Ferrari bénéficie des largesses de Bernie Ecclestone ce qui complexe l’affrontement.

Victoire de la FOTA ? Simplement non car Mosley a simplement utilisé la vielle technique de négociation qui fait débuté les négociations avec un prix ridicule dans l’attente d’une contre proposition qui logiquement sera plus élevé. Mais le but est simple : réduire drastiquement les coûts en F1. La FIA souhaite juste être la maitresse du calendrier et dictée l’actualité à une FOTA qui ne fait que subir pour le moment depuis le début de saison.

Je pense que la complexité des débats débute maintenant et que la lutte d’influence sera de plus en plus forte.

Match nul, la balle au centre donc.

F1 [note] – une grille 2010 pleine d’illusion ?

10 avril 2009 | 1 commentaire
Catégorie : Non classé

Qu’elles seront les équipes qui compléteront le plateau de l’année 2010 ? Max Mosley et Bernie Ecclestone indiquent que trois nouvelles équipes vont parvenir à obtenir le sésame pour participer au championnat du monde de Formule 1 l’année prochaine. Mais reste à savoir qui seront les élus.

Le cas d’USGPE (ex USF1) est clair, selon certains observateurs anglo-saxons le projet est solide. Prodrive sera probablement de retour aussi, car le projet F1 est devenue une priorité à très court terme. Une équipe de GP2 aussi (Campos ? ou ART ?) mais il ne faut pas oublier le projet de A1GP qui semble lui aussi très sérieux.

Paul Stoddart et même Eddie Jordan étudient un projet de retour et Graig Pollock reste en embuscade, comme souvent. Bref beaucoup de candidat présumés et finalement peu d’élus. Une bonne affaire pour le projet de moteur standard Cosworth de Mosley et une bonne nouvelle pour la F1, car la grille sera composée de 30 voitures, ce qui signifie plus de spectacle avec des pré-qualifications.

Ou alors cela ne restera qu’un mirage contre la FOTA dans le match d’influence que subit la Formule 1 depuis 6 mois.

FIA – la méthode Mosley

25 mars 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : Analyses

La FIA qui fait marche arrière sur la Super Licence et sur le principe « Ecclestone « de désignation du champion du monde. Attitude bizarre qui ne l’est pas temps. C’est la nouvelle méthode Mosley.

Le président de la FIA lance des idées, des mesures chocs, souvent avec un effet de surprise ou de mise en scène. Cela suscite des réactions et des débats, parfois passionnés, souvent passionnels. Depuis 6 mois les exemples ne manquent pas. Des droits TV à la super licence en passant par le moteur standards, le KERS et le budget plafond.

Le débat est lancé, en générale sur les bases posées par Max Mosley. Les réactions suivent dans la presse ou par les acteurs de la F1. Ensuite une consultation est posé pour établir un débat et définir les positions de chacun des parties sur des points de convergences possible. Cette nouvelle manière d’opérer présente une nouveauté qui n’est pas pour déplaire au réformiste. Car elle est plus dynamique, mais qu’illusoire dans les faits. Fini les règlements ficelés sans la moindre marge de négociation. Sur nombre de sujet, Max Mosley lance un produit semi-fini, qui peut encore bouger. Cela donne une souplesse pour intégrer des réactions qui pouvaient ne pas avoir été anticipés.

Certain disent que cette manière de faire permet la transparence. Car on sait où il veut aller, il donne les éléments, et si parfois il donne l’impression de sortir un lapin du chapeau, il n’impose pas sa lubie si son idée ne passe pas. On peut toujours en discuter, à condition de le faire loyalement. Même si l’idée autocratique du président de la FIA embrasse la destinée de la F1 dans son ensemble.

Le style s’ajoute aussi à une proximité annoncée envers les fans et le public. En voulant se rapproché de la masse, Mosley se transforme en représentant du peuple par procuration.

Ce style peut dérouter. L’impression de désordre, de polémique de cacophonie et d’improvisation existe. Cette fin de mandant de Max Mosley en fait un animateur, un moteur de débat. La F1 est assez conservatrice et n’aime pas être perturbé dans ses représentations. Mais ce processus chahute celui qui l’a mis en place et redonne de la vigueur à l’opposition (FOTA-GPDA) et fait douter l’allier de toujours (Bernie Ecclestone). Un jeu dangereux pour un homme qui n’a plus rien à perdre de toute manière.

Edito – La révolution internet prévue pour la F1

9 février 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : View

 » La Formule 1 devrait mieux exploiter la puissance de L’internet « , a exprimé Max Mosley aujourd’hui. Analyse judicieux, du président de la FIA et un état de fait, l’information circule dans le réseau de manière accentué depuis 4 ans environs.

Je m’en étais épanché sur le blog Presse Citron hier soir, indiquant à Eric Dupin que la F1, comme le monde du High Tech, était devenu une formidable niche à information. Tous les jours quelque chose se passe. De bon ou moins bon, mais la Formule 1 est devenue sur Internet un média à elle toute seule, avec des relais plus ou moins puissants. Sauf que l’idée d’internet n’est pas partagée par Bernie Ecclestone qui depuis le début des années 2000 a une défiance envers ce nouveau venu qui ne lui rapporte rien. « Bernie est sceptique sur l’internet, il n’y a pas de doute sur ce sujet. Mais son potentiel est énorme », indique un président Mosley soudain défenseur de l’internet.

Quoi faire sur Internet ? La F1 est en retard par rapport au Football anglais et même et surtout aux Sport US. Des accords avec Youtube ont été conclus pour diffuser des matches ou plutôt des résumés (valorisant) de matchs. La présence sur les réseaux virtuels est négligeable actuellement en F1. Bref il y a des niches.

Mais il est intéressant de constater que Max Mosley a fait le constat suivant :  » Sur Internet les journalistes ne font pas la loi, et il est souvent observer que le site officiel de la F1 ne fait pas la pluie et le beau temps sur Internet en matière d’information non plus. »

Une révolution Internet que souhaite prendre la F1 après avoir manqué le premier virage et même le deuxième.

Max Mosley – l’art de la petite phrase

5 février 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : Analyses

L’art de déstabiliser son adversaire en politique est de savoir utilisé des petites phrase qui une fois sortie de leur contexte peuvent provoquer une rumeur et freiner l’adversaire visé directement ou indirectement. Max Mosley en fait la démonstration lors d’un déjeuné avec des journalistes à Londres ce mercredi.

Le président de la FIA a raconté que  » si j’étais Hamilton, je serais heureux d’être avec McLaren et aussi de pouvoir passer à l’avenir chez Ferrari ». Même si il y a eu des précisions sur cette petite phrase, celle ci n’est pas anodine, loin de là.

Max Mosley en plein duel avec la FOTA répond à Ron Dennis, un de ses ennemies intimes depuis de longues années. Le président de McLaren Group est le nouveau porte parole de la FOTA et n’hésite pas à dézinguer les propositions de la FIA dès que l’occasion de se présente.

Décidément Max Mosley a sortie toute l’artillerie politicienne et communicante pour arriver à ses fins contre la FOTA.

FIA, entre morale et intérêts cachées

11 décembre 2008 | 1 commentaire
Catégorie : Analyses

L’heure est grave, la Formule 1 est au pied du mur, bref c’est la crise absolue qui entoure le petit monde des paddocks. Toutefois, la Fédération Internationale de l’ Automobile, sous la présidence de Max Mosley, aborde sa fin de règne de manière nouvelle. Plus politique et axée autour de deux thèmes, où la FIA compte bien faire entendre sa voix : le règlement sportif et les Accords Concordes.

Mettant discrètement le doute sur son retrait futur de la présidence de la FIA, Max Mosley repoussant sa décision en Juin 2009, « ultérieurement« , l’offensive est de mise pour obtenir ou reprendre une influence perdue, selon l’ex avocat anglais, à cause du full business initier par son ex (?) ami Bernie Ecclestone depuis plusieurs années. Imitant en cela nos hommes politiques dans leurs manœuvres, Max Mosley a bien compris que l’émergence de la FOTA mettrait à mal son processus idéologique. La guerre médiatique débute donc.

Le coté sportif :

L’épisode le plus connu reste l’affaire du moteur standard, que personne ne comprend réellement. Ce projet est dans la logique de Mosley depuis 2006 et l’ouverture à Prodrive. La FIA souhaite se présenter comme la représentante des équipes indépendantes en Formule 1. L’avortement de l’équipe de David Richards par Ron Dennis (McLaren demandant des garantis financières intenables) à permis à la FIA de mettre en suspend la vente de châssis client. Retour de médaille donc. Toutefois l’affaire du moteur standard, n’est pas une fin en soi, mais une alternative présentée comme telle. En effet, Mosley indique qu’il suffit de 4 équipes pour que le projet soit rentable. Rien n’indiquant l’obligation auprès de Ferrari ou même Renault. D’ailleurs l’épisode Renault est intéressant et révèle de l’intox. Le constructeur Français est le maillon faible de la FOTA, car ayant été un appui farouche à la FIA depuis ses 4 dernières années et ayant même participé à l’appel d’offre du bloc standard. Sachant qu’une rumeur sert toujours les intérêts de quelqu’un. A vous de juger.

Dans le même état d’esprit, la FIA annonce déjà 5 équipes intéressées par le Cosworth standard, dont une équipe d’un constructeur. Hors après une enquête, Max Mosley compte sur une base de 12 équipes. Tout son discours étant et tournant autour de l’idée de 24 monoplaces en piste. Signifiant que deux équipes futures sont à soustraire du plan, malgré leur virtualité. L’autre acteur connu est Williams. En fin de contrat avec Toyota en 2009, l’équipe de Grove est aussi le concepteur de la F2, (initier par la FIA contre le GP2 de Bernie Ecclestone), et dernière opposante à la vente de châssis client, renforçant ses liens avec la FIA. Un moteur standard low cost, serait un avantage économique pour Williams, mais pas sportif (départ de Rosberg ?). Le cas RBR/STR est associé. L’italienne étant sous contrat avec Ferrari en 2009, alors que RBR n’a pas renouvelé son accord avec Renault, ou du moins je ne l’ai pas lu. La FIA joue aussi sur le calendrier, car Dietrich Matershitz se retirera de la présidence de Red Bull fin 2009. La boisson énergisante est d’ailleurs actuellement l’objet de toutes les convoitises des deux camps afin d’obtenir ses faveurs. Enfin reste Honda, qui est l’équipe constructeur annoncée par la FIA, car elle appartient encore au nippon jusqu’à nouvel ordre, avant de devenir indépendante. Honda fournissant châssis et moteur pour 2009, mais rien au-delà. Confirmant aussi que David Richard, est bien le favori pour la reprise de Honda Racing, car très proche de la FIA.

Le coté économique :

Un des secteurs ou la FIA ne doit pas se diriger, ni donner son avis, est l’aspect commerciale de la Formule 1. Hors depuis près d’une année, Max Mosley communique beaucoup autour du sujet. L’enjeu : les Accords Concordes.

La FIA ayant obtenu l’année dernière qu’un nombre de 12 équipes soient garantis au maximum (au lieu de 10 auparavant). Première étape politique de son programme de reprise en main totale sur la Formule 1. Le discours de Max Mosley est très anti CSV, le fond d’investissement, actionnaire de la Formule 1, et articulé autour d’une moralité économique. Un discours premier sur une sagesse économique qui n’a toutefois pas fonctionné. Depuis le discours se durcit. Vendredi denier, en pleine tempête médiatique autour de Honda, Max Mosley avance ses pions de manière discrète : 40 millions d’euros par équipes, comme droit FOM. Sur une base de 12 équipes, cela donne 480 millions d’euros par an. Mosley reprend en cela une idée de Bernie Ecclestone, prouvant que les violons sont en accords, mais pas pour les mêmes raisons :

En effet, si Bernie Ecclestone souhaite garantir des revenus au CVC, pour qu’il rembourse sa dette abyssale, car aucun repreneur en cas de crise ne sera disponible au prix demandé, Max Mosley, souhaite asphyxier le fonds anglais pour qu’il quitte le capital de la Formule 1 et imposé un autre fonds, mais souverains, arabe et ami du pouvoir.

La FIA joue sur les deux tableaux : discute avec la FOTA pour le coté sportif et avec Bernie et la FOTA ,encore une fois, pour l’aspect commerciale. Forçant la main, cherchant la faille dans l’association des constructeurs qui l’agace et quelle sait d’argile en ces temps de crise. D’ailleurs Max Mosley n’a-t-il pas clairement annoncé qu’un autre constructeur allait quitter la Formule 1 d’ici le début de l’année ? Nouvelle démonstration politique et médiatique…

L’équilibre financier de la F1 en danger

1 novembre 2008 | 3 commentaires
Catégorie : Business News F1

Bel article de David Benard sur son blog que je vous conseil de lire et surtout de participer en commentaire :

A la veille de la finale de la saison au Brésil, la F1 est plongée dans une vraie inquiétude liée à la crise financière. La FIA (comprenez Max Mosley) ne badine pas avec le risque de récession qui pourrait bientôt frapper la discipline reine du sport automobile et tente donc par tous les moyens de réduire les coûts, au risque de carrément dénaturer la discipline. Jugez plutôt…

Lire la suite de l’Equilibre financier de la F1 en danger.


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