Archives de la catégorie : Business News F1

L’actualité Business de la Formule 1

Hilton invente un nouveau sponsoring

Le parrainage de Hilton envers McLaren est le symbole d’une nouvelle génération de sponsoring à milles lieux du cliché établit et encore trainé par certaines équipes dans le paddock.

L’année dernière le parrainage de Hilton auprès de McLaren, a rapporté 15,9 millions de dollars à la chaine d’hôtel en 2008, alors que l’investissement annuel n’est que de 3 millions. Un bon placement qui a même permis, à Hilton de doubler ses recettes chaque année et même de tripler les revenus de 2007 en 2008. Le secret de Hilton ? Le Business to Business.

En effet, l’entreprise profite du paddock pour nouer des relations et négocier avec d’autres sponsors soit 260 partenariats entre 2005 et 2008. Comme avec Phillips et Diageo (Johnny Walker). De plus Hilton met à disposition auprès de la FOTA et de la FIA ses zones d’accueils pour négocier l’avenir de la F1. Enfin elle invite son propre réseau de propriétaire d’hôtel aux Grand Prix. Soit un total de 220 clients par an. Un business qui a rapporté à Hilton 9,2 millions de dollars.

Ajoutez, 5,5 millions de dollars venant des 20.000 membres du système de fidélisation de l’entreprise. Cela a permis à des sociétés qui ne sont pas directement présente en Formule 1 d’investir. Comme Fenwik qui a dépensé 2 millions d’euros en 2008 en promettant 50% de réduction sur un séjour loisir. Enfin la société Hilton a bénéficié de  1,2 millions d’euros de présence dans les médias via son logo ou encore de son marketing sur bâtiment (comme en 2007 avec le portrait de Alonso projeter sur un hôtel de nuit a été largement relayer dans les médias).

Hilton a établit une nouvelle norme pour le sponsoring d’un faible coût mais avec un maximum de rentabilité. Une bonne base étant donné le ralentissement économique et permettant de profité de l’image de la F1 sans faire de la publicité à coté.

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Comment faire des profits en vendant vos dettes

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Alors que la FOTA et la FIA protestent sur le front d’un jeu indigne des instances dirigeantes d’un sport mondial, un fait discret apparait en arrière garde de l’info. Comme souvent une information financière des plus importante.

Rappelons les faits. En 2006 le fond d’investissement anglais CVC achète les droits commerciaux de la Formule 1, à dette. Un prêt de 2,7 milliards de dollars a été souscrit auprès de deux banques : RBS et Lehmann Brothers. Hors en Octobre dernier, cette dernière accuse le coup de la faillite et rend le dispositif caduque car les créances tombent. 260 millions de dollars par ans jusqu’en 2014, que doit souscrire le fond CVC pour rembourser sa dette. Au début de cette crise, le CVC indique qu’il reprendra les parts de la banque américaine et que des discussions ont débutés et qu’un résultat sera prononcé d’ici Avril ou Mai 2009.

On en était là il y a encore quelque semaine mais rien ne se passe comme prévu dans le monde de la finance. Les banques, acculés par des pertes abyssales, pressent le remboursement et ont trouvés une astuce : vendre ses pertes et en faire des profits ! Une innovation inventée en Novembre dernier par les financiers de Fannie Mae qui, au lieu de se couvrir la tête de honte, ont découvert se moyen cupide de faire de l’argent sur de la dette.

2.4 milliards de dollars ont été cédés à un autre fond d’investissement qui c’est aussitôt empresser de vendre pour 1,4 milliards sa dette à un autre établissement financier sur le même principe.

Ce qui signifie ? Que les banques ont fait du profit sur une dette qu’elles ont vendus à un établissement (avec plus value de 400 millions de dollars précisions le) qui lui-même a vendu sa dette 1,4 milliards de dollars, assumant 1 milliards de perte sur l’argument que la dette sera moins importante à payer et que les équipes pourrons accéder à ces demandes d’augmentation partielle des revenus. Mais cette société mystère se remboursera de 160 millions de dollars par an jusqu’en 2019. Sans toutefois être propriétaire de la F1.

Comme si l’on achetait un verre d’eau mais sans l’eau dedans.

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Les défis économiques de la F1

“La Formule Un n’est pas à l’abri de ce qui se passe ailleurs dans l’économie”, lance Bob Mitchell, chef des sports, basé à Londres, du cabinet Harbottle & Lewis. “Ce sport a été une vache à lait, mais maintenant, les coûts doivent être réduits.”

Selon les chiffres compilés par Formula Money et le cabinet Deloitte, le cumul des dépenses des équipes de F1 ont été de 3,9 milliards de dollars en 2009. Mais cette tendance sera à la baisse très rapidement : “Tout le monde va chercher à réduire les coûts, avec en première ligne une baisse de la main-d’œuvre” , explique Mitchell.

Pour les équipes face à un manque de fonds, la chasse s’organise sur de nouveaux terrains. Kevin Alavy, responsable de l’analyse du consultants Future Sports & Entertainment, déclare que la Formule 1 est dans une période de transition qui se produit tout les 10 ans en moyenne. Dans les années 80, dit-il, ce sport c’est reposé fortement sur les compagnies de tabac. Mais lorsque les normes européennes sur l’interdiction du tabac sont tombées à partir des années 90, les entreprises de télécommunications et les entreprises de technologies ont été favorisées. Puis ensuite les entreprises du secteur financier s au début des années 2000. “Le défi est de trouver de nouveaux secteurs”, explique Alavy.

Quelle sera la prochaine poule aux œufs d’or de la F1 ? Les analystes prévoient que les sociétés de produits de consommation et les compagnies aériennes, en particulier du Moyen-Orient, seront les prochaines sources de revenus. Surtout que les coûts de sponsoring vont baisser de 30% ou plus a court terme, les sociétés telles que Coca-Cola et Nestlé pourrait voir la F1 comme un moyen abordable de toucher les consommateurs grâce à un sport cumulant 600 millions de téléspectateurs, composé pour la majorité d’européen et des clients des marchés émergeants.

“Si le ticket d’entrer dans le prix de Formule Un continue de baisser, cela va créer des opportunités séduisantes pour des marques de bien de consommation” , explique Alavy.

Toutefois, même si de nouveaux sponsors sont à bord, la Formule 1 devra relever le défi de la faiblaisse de l’économie et revoir son système pour les circuits. Car la fréquentation baissera de 15 à 20%, selon les analystes, cette année.

C’est la triangulaire financière que la F1 devra accorder, entre l’augmentation des taxes, la réduction du sponsoring et la baisse de fréquentation. La F1 est un sport certes riche par nature, mais personne dans le ralentissement économique qui nous entoure n’est à l’abri.

Source : BusinessWeek

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Business F1, L’effet Papillon (Semaine 12)

En 2009, le pétrolier britannique Shell (Ferrari), va investir quelque 31 à 32 milliards de dollars en 2009 tant dans la construction de forage que dans le raffinage. Les actionnaires toucheront 10 milliards de dollars de dividendes.

Le principal constructeur chinois, Chery Automobile, a repoussé son projet de coentreprise avec l’italien Fiat en raison de la précarité du marché, annonce son président.

Pour pallier les effets de la crise, le numéro un mondial de l’automobile Toyota, limitera à 1.400 ses nouvelles recrues diplômés de l’enseignement supérieur sur l’année fiscale 2009/2010 qui débute au 1er avril, contre près du double pour l’exercice dernier.

Le constructeur automobile Renault va relocaliser la chaîne de production d’un de ses modèles en France, qui avait été implantée en Slovénie. Ce rapatriement devrait représenter “l’équivalent de 400 emplois” sur le site de Flins, selon le secrétaire d’Etat à l’Industrie Luc Chatel.

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La F1, un sport d’assisté

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Assisté la F1 financièrement ? Peut être en effet. C’est du moins le désir de la FOTA. Plus loin que le mémorandum de 2007 les équipes ont besoins de l’argent de Bernie Ecclestone pour survivre, plus qu’avant.

Une belle évolution de 12,5% pour les accords de 1997 à 25% dans la révision de 1998 et enfin 50% depuis 2007, les négociations des répartitions des droits FOA/FOM gérés par des Accords Concordes, ont été menés bon train. Aujourd’hui les teams se répartissent à dix, 650 millions de dollars de quoi faire vivre.

Hors la FOTA demande toujours plus. Lors de la pseudo fronde de Genève en début Mars, l’organisation souhaitait une augmentation substantielle des droits, passant ainsi de 50% à 60%. Prétextant que la crise était passée par là et qu’ils souhaitaient honorer leurs contrats 2012, mais qu’il fallait y mettre du siens. Une sorte de chômage partiel des constructeurs garantis sur un temps par Bernie Ecclestone. Un projet qui ne choque pas outre mesure les constructeurs mais qui choque Ecclestone « Est-ce que je vous demande une part de votre bénéfice annuel moi ? » avait t’il rétorqué en 2002 au patron de Daimler d’alors.

Dénoncer ses subventions est mal venu par les temps qui courent. Ecclestone l’a compris mais a pourtant décidé de geler d’une année l’apport inscrit dans le mémorandum, prenant en otage une FOTA qui en demande toujours plus. Cela crée une relation ambigüe entre les deux parties. Entre discours des uns et l’acte de l’autre. Ce que nous savons c’est que Ecclestone distribuera la même somme en 2009 qu’en 2008, soit un manque à gagner de plusieurs dizaines de millions de dollars pour les équipes tant que leurs signatures ne sera pas au bas d’un Accord Concordes avenir. Mais pour le moment avec la réduction des coûts il n’y a pas péril en la demeure et le moment est bien choisi pour l’argentier.

Pour le reste, à savoir la réduction des coûts, le travail sera très lourd et important. Utopique même car malgré un changement de réglementions en 2009, les voitures vont plus vite encore que celle de l’année dernière. Un échec pour la FIA qu’il faudra assumer en temps venu et que la FOTA semble se donner un malin plaisir à ridiculiser. Ne parlons pas des « copies » proscrites en 2007, qui sont devenue plus courante qu’un changement de pneu depuis 18 mois.

Il y a bien cette innovation de répartir les droits TV à égaliter. A la manière des sports US. Mais là encore le deal prévoit 12 équipes et non plus 10, comme avant et maintenant. Un manque à gagner de quelque millions de dollars qui ne sera pas du goût de tout le monde et qui se transformera en manœuvre politique et économique proche de la stratégie de l’échec pour les nouveaux venus. Le prix de la répartition restera un facteur important et déterminant.

Quand au prochain Accord Concorde, la fin des plans décennaux et quinquennaux est à prévoir. L’idée consiste à réduire de trois ans et mettre sur pied un système puissant ou les constructeurs sont parties prenante à tous les niveaux. Le fond de soutient aux petites équipes un temps soumis, d’après un projet 2003 d’aide similaire, aura fait long feu. Question de conjoncture. Telle qu’elle est envisagée, la perfusion a été conçue pour durer. Au point de devenir une addiction

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Rumeur de fusion entre FIAT et PSA

L’hypothèse d’un mariage de Fiat avec PSA avait déjà été évoquée ces derniers mois par la presse italienne. Les deux groupes sont déjà alliés et produisent ensemble des monospaces et utilitaires légers dans le nord de la France, mais la rumeur a secouée les places financières.

Le quotidien Il Sole 24 Ore avait affirmé dans son édition d’aujourd’hui qu’”un plan de fusion avec PSA Peugeot Citroën aurait déjà été ébauché avec l’assistance de Mediobanca et d’un consultant en stratégie et (Sergio) Marchionne”, le patron de Fiat, “serait en train d’évaluer si et quand il pourrait le présenter au conseil d’administration”. EN cette fin d’après midi, le groupe italien a assurée qu’il n’allait pas soumettre d’opération de fusion avec un concurrent à ses administrateurs.

Selon Il Sole, l’hypothèse la plus probable serait une fusion des activités automobiles de Fiat avec celles de PSA. Dans ce cas, le groupe italien, qui contrôle 100% de sa division automobile, détiendrait entre 41 et 45% de la nouvelle entité. Le quotidien avance également que ce plan de fusion baptisé “Eiffel” dans les milieux financiers français prévoit que Sergio Marchionne prenne les commandes de la nouvelle entité dont le siège sera à Paris.

Contacté par l’AFP, un porte-parole de PSA a déclaré que le groupe “ne commente pas les rumeurs de marché sur des rapprochements entre constructeurs”, ajoutant que la priorité de la direction est de gérer la crise.

De son coté, FIAT ne parle pas de fusion mais reconnait examiner “dans le cadre de l’évolution normale de la gestion, toute opportunité d’accords de diverses formes afin d’obtenir des synergies productives et accéder à de nouveaux marchés”.

FIAT possède 85% du capital de Ferrari.

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Business F1, L’effet Papillon (Semaine 11)

Le groupe pétrolier français Total (Renault), champion des profits l’an dernier, va supprimer 306 emplois dans sa branche pétrochimie. Dans la raffinerie, 249 postes seraient concernés. Le site de Gonfreville est particulièrement touché.

RTL Group (diffuseur des GP en Allemagne) a vu son bénéfice net pratiquement divisé par trois pour 2008 à 194 millions d’euros. La cause a ses activités télévisuelles britanniques. Toutefois, le groupe a augmenté son chiffre d’affaire de 1,2% à 5,774 milliards d’euros.

Le fabricant taïwanais ACER (Ferrari) vise en 2009 la première place dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique et mise sur les mini-Pc pour résister à la crise .Actuellement 3ème au niveau mondial avec une part de marché de 17% le constructeur affiche un chiffre d’affaire stable pour 2008 soit 679 millions d’euros. Le groupe table sur des chiffres de 818 millions en 2009 et 1 milliards en 2010. Un lancement dans les Smartphones est aussi attendu en masse pour soutenir cette prévision.

Swatch Group (Certina via BMW) a souffert en 2008 d’une seconde partie d’exercice plus délicate mais prévoit déjà un rebond pour le second semestre de l’année en cours. Le bénéfice net a reculé de 17,4% à 838 millions de francs suisses. Swatch avait déjà dévoilé à la fin janvier un chiffre d’affaires brut en petite hausse à 5.966 millions de francs (3,8 milliards d’euros).

Toyota prévoit de lancer en 22011 une voiture hybride dont le prix devrait être sous la barre des 16.000 euros. Le premier constructeur mondial réagit donc à l’engouement de ses voitures au Japon (surtout de Honda avec son Insight).

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Toyota dépense plus pour gagner moins

Tous les ans, TomorrowNewsF1.com publie les budgets estimés des teams de F1. Pour la première fois BusinessNewsF1.com vous propose le rapport Résultats/dépenses des teams calculé sur la période 2006-2008.

Cette analyse relative des chiffres aux trois années, révèle que Toyota et Force India (ex Midland) ont des ratios proches de Zéro. En dépit d’une différence de budget énorme entre les deux équipes. Sur cette période nous estimons que Toyota a injecté 1.193 milliards d’euros dans son équipe, tandis que Force India par exemple n’en a dépensé que 254 millions d’euros sur la même période. Toyota a récolté 104 pts depuis trois saisons et Force India 1 seul. Ceci conduit à un ratio moyen de 0.09 pour l’équipe nippone et 0.004 pour Force India.

A l’autre bout de l’échelle, on trouve Ferrari qui a remporté les deux derniers championnats. L’équipe a dépensé 890 millions d’euros depuis 2006 pour 577pts inscrits. Ce qui donne un ratio de 0.65.

McLaren est très mal placé dans ce classement car ayant été pénalisé en 2007.

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Etat Français – 100M€ pour le Foot et rien pour la F1…

Le gouvernement français va investir 100 millions d’euros pour moderniser les stades de Football afin d’être en conformité technique pour sa présentation à l’Euro 2016. Une compétition économiquement importante selon le gouvernement.

« Nous avons libéré 100 millions d’euros pour les stades, ce qui montre la volonté du gouvernement à soutenir cette candidature » a déclaré Bernard Laporte, « Je suis ici pour montrer que l’Etat soutient le projet. Nous devons accueillir ces grands événements en France pour que notre pays rayonne dans le monde entier. »

Une belle déclaration d’intention, qui démontre toutefois les préférences de notre gouvernance. Car ce projet de candidature remonte à Décembre 2008 environ. Alors que la GP de France de Formule 1 n’est plus au calendrier depuis Octobre 2008.

Un Rappel du moins important : sur quatre jours que compte l’organisation d’un Grand Prix, les recettes sont de 100 millions d’euros.

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