Alors que la fin de saison 2011 approchait, quelques équipes lance une demande auprès de la Fédération Internationale de l’Automobile pour un nouveau système de suspension. Le scénario est toujours le même. Une équipe à un nouveau concept, sur la base du règlement FIA et demande à Charlie Whiting et son équipe d’évaluer si l’interprétation de l’équipe est bonne. Si le système correspond dans l’esprit à la règle, il est accepté et une lettre écrite avec le logo FIA confirme cette validation. A partir de là l’équipe peut s’appuyer sur la plus stricte confidentialité et protéger son innovation. Sinon, si la réponse est négative, toutes les équipes sont au courant, ainsi que les médias, si l’idée est rejetée.
Lotus, lors des essais des jeunes pilotes sur le circuit de Yas Marina à Abu Dabi a fait courir une R31 expérimental dotée de son système de correcteur d’assiette. A ce moment précis, le concept a été validé par la FIA. Mais, deux événements ont bouleversé le calendrier :
Le premier est que deux autres équipes (Ferrari et Mercedes selon toute vraisemblance) ont commencé à avoir un certain intérêt pour le concept. Enfin, après une étude de la FIA, il est apparu que les pièces sur la R31 d’Abu Dhabi n’avait rien d’expérimentale, mais le résultat d’une étude attentive d’un correcteur d’assiette. La FIA a donc décidée d’analyser plus en avant le concept. Il est apparu que l’équipe travaillait dessus depuis fin 2010.
Le deuxième effet a été médiatique. Le dessinateur italien, Giorgio Piola publie dans la Gazzetta dello Sport les dessins du système. Rompant ainsi le secret permis par le feu vert initial de la FIA quelques semaines auparavant. Dans la foulée, Stefan Domenicali en conférence de presse, indique que Ferrari travaille aussi sur un concept équivalent pour maintenir l’assiette mais que la FIA devait donner son feux vert. L’objectif du concept était clair : améliorer les performances aérodynamiques.
Ainsi, la FIA a jugé que puisque le système agissait sur des composants de suspension et un mouvement inhabituel des étriers de frein, afin de modifier et d’améliorer l’aérodynamique de la voiture, l’article 3,15 du règlement technique est violé.
« Toute partie ayant une influence sur les performances aérodynamique doit être fixé rigidement à la voiture et doit rester immobile par rapport au châssis de la voiture. »
De plus, la FIA revendique l’article 10.2.1 et 10.2.3 sur les suspensions et la mobilité des éléments, qui interdit un ajustement du système de suspension lorsque la voiture est en mouvement.
Reste un détail toutefois. La FIA laisse les commissaires techniques des GP le libre arbitre sur cette affaire. Elle a donné son avis, mais les équipes peuvent parfaitement arrivée à Melbourne avec ce système, étant donné qu’il a été autorisé une première fois par la Fédération dans sa première lecture. Une sorte de bombe à retardement désamorcée une première fois, mais avec un second détonateur…