Archives de l'auteur : Limacher Marc

GP de France et médias atones

L’information va tellement vite en Formule 1, les sites traduisant tellement d’information anglaise, que le sujet du GP de France est oublier dans notre pays. Complètement.

Donington et ses incertitudes, Melbourne et ses difficultés financière et surtout la saga du GP du Canada sur le circuit Gilles Villeneuve, qui alimente un véritable roman depuis plusieurs semaines. Mais aucun relais pour le Grand Prix de France. Masi j’aimerais rappeler que nous n’avons plus de Grand Prix en 2009, et ce n’est pas une pétition (réaction typiquement française ça) qui va faire changer les choses, surtout que celle ci est très mal organisée et prouve qu’un magazine, qui n’a pas pris le virage de l’internet, est encore au moyen age de l’information. La pétition en ligne sur le fichier edvige a été plus efficace.

La réunion entre Alain Prost et les riverains, proche de la maison de Mickey, ne c’est pas bien passé. Colère et le quadruple champion du monde est repartie sur la pointe des pieds. Silence de Magny Cours (contacté par FanaticF1.com mais qui n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet). Des mails et commentaires anonymes sur Flins, suite à un billet que j’ai écris hier, dénonçant le modèle économique du projet. Et les autres projets réduits au silence.

Manque de communication ou d’intérêt des médias ? Les deux en faite. Lorsqu’un site comme FanaticF1.com annonce une information, les autres, par jalousie ne reprennent pas. Isolant le site source. Soit, nous nous en fichons, nous sommes en relations avec des responsables de ses projets futurs du GP de France. Mais cela en deviens ridicule. Franchement qui s’intéresse au problème financier du GP d’Angleterre en France ? C’est bien de le savoir, mais pas d’en faire un roman. Bref.

Ce qui le plus troublant dans notre histoire du GP de France, c’est de voir en parallèle le GP du Canada qui est fortement alimenté en information depuis quelques jours. On parle même d’une intervention de l’état et une décision demain. Bref la presse fait son travail de média. Une belle leçon.

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Bourdais, Rubens et Nelson en 2009…

Fernando Alonso n’étant pas vraiment en danger pour 2009, seul trois pilotes actuel sont sur un siège éjectable. Sébastien Bourdais, Rubens Barrichello et Nelson Piquet Jr. Voici les dernières rumeurs.

Sébastien Bourdais : Des observateurs estiment, avec optimisme, que le fait que Toro Rosso recule l’annonce de la prolongation de Bourdais, jour après jour, est une bonne chose. Peut être, mais nous pouvons réfléchir sur la stratégie de Red Bull envers le pilote tricolore. En effet, la boisson énergisante autrichienne est plus prête à sortir son chéquier si un top pilote souhaite un volant que de proposer une rallonge de contrat au français. De plus des rumeurs laissent entendre que Toro Rosso souhaite que le pilote soit moins payer en 2009, s’il veut garder son volant. La patte d’Helmut Marko.

Rubens Barrichello : Alors que Honda joue au chat et à la souris avec Fernando Alonso, Rubens Barrichello ne souhaite pas arrêter sa carrière. Pire, de l’autre coté du channel, ont estime qu’il pourrait bien continuer sa vie avec Honda ! Mais au prix d’une forte réduction de salaire pour 2009. Enfin, ne parlons pas du rapprochement entre Renault et le pilote.

Nelson Piquet Jr : Fortement critiqué cette année, le pilote brésilien est lui aussi susceptible de prolonger son aventure avec Renault en 2009. Ses dernières performances avec la R28 et son adaptation laissent des perspectives. De plus le pilote a encore une année sous contrat management avec Briatore, ce qui n’est pas négligeable pour une prolongation (sinon il y aura dédommagement financier pour non respect de contrat).

Enfin, mes confrères de F1Fanatic.co.uk ont fait un sondage et 43% des fans anglais estiment que Bourdais devrait conserver son volant en F1 l’année prochaine. Et 52% pour une prolongation du bail de Nelson Piquet Jr en 2009.

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Honda prépare une RA109B

Dans un entretient discret, Ross Brawn confirme les efforts de Honda Racing pour 2009. Estimant que le constructeur est en avance dans tous les domaines, au point d’inquiéter même.

Quatre souffleries, un programme KERS terminé, l’équipe Honda sera aussi présente à toutes les séances de travail cet hiver. Du jamais vu pour une équipe. Un coup de force pour Honda qui inquiète même Ferrari dans sa manière de vivre le règlement 2009.

 » Nous avons un plan de marche plein pour cet hiver nous allons tester de nombreux éléments nouveaux «  indique Ross Brawn. Mais une autre indication qui fait peur à ses concurrents et qui précise l’état d’avancement du programme 2009 du constructeur :

 » Comme toute les équipe nous avons allons utiliser une voiture laboratoire et faire courir la nouvelle voiture. Cela est normal et logique. Mais nous concernant, personne ne veux d’ici Janvier divulgué nos secret. Mais il y aura une version B de la voiture 2009 jutes avant le début de saison. »

Signifiant que Honda construit bien deux voitures pour 2009 ? Cela en a tout l’air. Ou alors l’équipe investit dans une monoplace laboratoire plus proche du règlement 2009 qu’une simple adaptation d’un châssis 2008.

En tout cas, l’information est importante, mais incomplète : Qui roulera cet hiver ? Wurz est toujours là, mais les cas Button et Barrichello voir Alonso et Senna doivent être réglés d’ici 15 jours, afin de ne pas prendre de retard dans la préparation. Mais la partie technique a déjà beaucoup plus d’avance que prévus.

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Quel Formule 1 après la crise ?

Quel monde après la crise ? Titrait lundi soir l’émission d’Yves Calvi, Mots Croisés sur France 2. Car après avoir subit la crise financière, nous souffrons de la crise économique, avant de subir la prochaine crise sociale qui en découlera. Qu’on se rassure je ne fais pas de politique mais de la Formule 1, et en creusant nous parlons bien de cela. Les discours sont politiques, « plan-plan », des meurettes, bref il ne se passe rien en Formule 1 depuis 10 ans. Il est même affligeant de voir comment les acteurs de se sport perçoivent les enjeux auxquelles ils font face aujourd’hui.

A peu de chose près, les réactions sont les mêmes en F1 que dans le monde politique depuis bientôt 10 ans : non pas de réforme, ou plutôt dire qu’il est impossible d’en faire. On voit aussi le mur qui se dresse devant nous, avec une dette qui grimpe, des emplois détruit par une idéologie stupide de rentabilité à 15% et la création d’une génération d’entreprise bâtis sur du rien, de l’illusion. Enfin un système globale qui est en crise tout les 5 ans car non régulé.

En Formule 1 c’est la même chose. Le 1 Mai 1994 a bousculé les consciences, mais a provoqué des dérives massives, sur le droit de la sécurité. Mais qu’on se le dise, la communication en F1 de Mosley, Dennis, Briatore etc… Sont les mêmes que ces politiques que nous voyons à longueur de journée mentir la main sur le cœur. Le problème se résume en un seul mot : dérive.

En dix ans, la Formule 1 est passé d’un sport à un business, mais les règlements changeant ont aussi provoqués une inflation du personnel pour assurer le rythme du changement pour rester compétitif. En 1998, une équipe comme McLaren disposait de 360 personnes. 1200 travaillent à Woking aujourd’hui. Pour quel résultat en piste ? Le même en faite. L’essence de la Formule 1 est la vitesse, mais c’est cette vitesse que la FIA combat depuis 10 ans et qui provoque cette surenchère et cette course à l’armement. Hors tout le monde sait que la dernière course à l’armement a provoquée la chute d’un empire (toujours de la politique mais d’histoire cette fois ci).

La mondialisation, diable absolu, a probablement, provoqué cela, mais la F1 n’a pas 10 ans ou 5 ans devant elle pour réagir, elle n’a justement que trois années pour démontrée son intérêt, car le nerf de la guerre reste le plus important dans ce sport : l’argent. A l’heure ou les cours de bourse joue au yoyo, que les entreprises, même les plus solides, doutes de l’avenir, le modèle économique de la F1 vacille sur son socle de référence du sport mécanique.

A (très) long terme, le problème écologique

Ce n’est pas qu’il y a un manque d’intérêt de la Formule 1 médiatiquement parlant. L’effet Hamilton a permis de préservé les amateurs qui avaient peut être songé à délaisser la F1 suite au départ à la retraite de Schumacher. Bernie Ecclestone, souffle de voir son bébé bien se porter et ne pas subir le syndrome Senna. En effet, l’argentier de la F1, devant le manque de charisme de Michael Schumacher (et bien oui désolé pour les fans), a recherché des alternatives en faisant revenir Mansell, songer à un retour de Prost, faire venir Villeneuve (si si aussi). Hamilton catalyse tout sur lui et ce n’est pas plus mal pour l’image du sport. Hors, non le problème restera la technologie utilisée en F1. Le moteur brulant du carburant fossile n’est plus. KERS, le récupérateur d’énergie, est une bonne avancée, mais trop timide. Mais nous pouvons nous poser la question de savoir si d’ici encore 10 ans la F1 sera toujours propulser par un moteur a combustion.

Ajouter malgré tout, que les couts écologiques, d’un moteur essence, et surtout le lobbying pétrolier et le statu quo est plus que probable à l’horizon 2018. Regardez les projets jusqu’en 2013 de la FIA et le moteur à piston est toujours à l’ordre du jour. Sauf que la civilisation sera à contre temps et cherchera à économiser son énergie d’ici là. La F1 sera donc à contre courant des préoccupations majeures. Nous continuerons à regarder la F1 à la télévision mais à se demander finalement si bruler du carburant est toujours la solution, même avec un système hybride. Alors que les constructeurs nous rabâchent dans leur communiqué que la F1 est un laboratoire d’avenir.

D’ici 2018, nous roulerons en voiture électriques, hybride, ou semi hybride. Nos vélos aurons un moteur électrique (un solex moderne), on louera les voitures dans les grandes villes, elles seront électriques. Alors une F1 qui fait du bruit autour d’un circuit, même en brulant du bio carburant sera en décalage. Même si nous pouvons faire semblant et la FIA aussi, de ne pas le constaté, la F1 va mourir de son intérêt et le fabuleux destin de Bernie Ecclestone et son empire, s’écroulera come un château de carte. Personne n’y verra d’intérêt.

La F1 actuellement est condamné à terme, même si ce n’est pas pour demain, l’augmentation ces dernières années de son cout ne fait que souligner une tendance que n’a aucune raison de s’atténuer. Miser sur l’avenir d’un moteur à combustion n’a plus de sens que continuer à croire a la presse papier, tôt ou tard, la réalité frappera aux portes de ceux qui se voilent la face.

Dans une perspective à long terme, le moteur à combustion n’est qu’un outil de transition. L’électrique ? Pourquoi pas après tout, cela permettrait de réduire le poid des batteries et pourquoi pas revenir aux F1 des années 70, larges, avec une technologie libre, dans ce domaine, afin d’avoir des avancés rapides et majeurs. Il est temps que la FIA songe à sortir de son confort éternelle.

La bourse nous permet de rapidement voir que le mur est proche, un Tamborello financier pour prendre une image forte (et croyez moi que pour moi l’image est encore dure 14 ans après). KERS ne doit pas être le projet futur, et la FIA doit se résoudre à penser l’avenir, et non jouer au pompier pyromane. Idem pour la FOTA qui ressemble de plus en plus à un parti politique d’opposition qu’a un outil d’avancé majeur. Toujours ce vent qui souffle sur notre nuque, la grippe nous guette.

Mais qu’on soit clair, l’avenir est loin encore, mais 10 ans cela passe vite et la F1, qui se vante, doit revenir à ses réalités économiques. Mais son avenir immédiat est la réduction des couts, contre ces outils, ses lobbyings, sa communication et l’espoir (mince) de trouver une solution valable.

Le problème des couts à court terme

Depuis 10 ans, la F1 a été à l’image du monde de l’entreprise. Alors qu’un constructeur comme Airbus investissait 12 milliards d’euros dans son projet A380, Boeing rachetait pour la même somme ses actions pour maintenir son cours de bourse. En Formule la même chose c’est produite. Alors que McLaren et Ferrai ont investis dans leurs outils afin de le rendre plus productif et actif. Jordan et Prost GP par exemple ont poursuivit une croissance inutile et mal maitriser qui a provoqué leur perte. Idem, alors que Ferrari et McLaren ont réinvestit leur ouverture de capital, Jordan (encore lui) n’en a rien fait. Une course à l’armement c’est opérée. Mais auparavant les équipes ont grandit trop vite sans savoir pourquoi au début des années 2000. Le contre coup est subit aujourd’hui.

Pourquoi par exemple Renault a fait monter son effectif de 360 personnes à 600 à Enstone entre 2002 et 2007, alors qu’aucun investissement n’avait été effectué ? Pas même une deuxième soufflerie et il n’y avait pas le simulateur encore à l’époque. Il y a sur-effectif dans les équipes. Autre exemple : en 2001, Williams c’était 400 personnes avec deux souffleries et une usine toute neuve. Maintenant c’est 600. Pourquoi ? L’émergence des sous chefs et autre poste prôné par les gourous du management Anglo-Saxon, font ressembler les équipes de F1 à des administrations. D’ailleurs les affaires d’espionnages entre McLaren et Ferrari et Renault ont démontrées le manque de réactivité et surtout le manque d’encadrement dans les équipes. Trop gros au point d’être inutile.

Longtemps les équipes ont blâmées la FIA et ses règlements. Mercedes, récemment, a rappelé que le passage du V10 au V8 égalait un surcout de 25 millions d’euros. Il est vrai que la FIA à force de changement de règlement n’abaisse pas les couts.

Mais la FIA s’attaque à ce projet sur des mesurettes et des effets d’annonce, digne de la politique moderne. Un plafond du budget ? Un plafond du budget moteur ? Un moteur standard ? Bref un grand n’importe quoi pour obtenir finalement des choses qui ne vont satisfaire que la FIA. Alors qu’elle fait croire qu’elle agit dans l’intérêt des fans. L’affaire de la télémétrie est une vaste fumisterie. La Fédération souhaite l’interdire car elle n’apporte rien aux fans de F1. D’accord, mais alors pourquoi avoir autorisé la télémétrie à distance n 2002 ? Et aussi pourquoi supprimé un outil analytique au pilote ? Ce n’est pas eu qui travail sous nos yeux ? Ridicule. Comme si on supprimait l’ordinateur à un journaliste, car cela n’apporte rien au lecteur qui lis le journal papier qu’il achète au quotidien. Soyons donc sérieux.

Que ce soit la FOTA ou la FIA, l’indépendance et l’intérêt général n’est pas de mise. En attendant la mort clinique, la Formule 1 est pour l’instant sous perfusion. Elle en devient même une exception culturelle, un comble. A force de querelle politique, ce n’est pas le manque de dépassement sur la piste qui va faire partir les fans, mais bien ces histoires de coulisses, que nous médias (car oui je suis un média) relayons, car il y a aussi une responsabilité de prise de conscience. La Formule 1 est pour une large part, le socle des constructeurs, vivant pour l’essentiel de commande à crédit. Difficile de parler d’indépendance, probablement que l’intention est là, mais la perfusion est de mise.

Le compte a rebours

La F1 n’a plus de temps pour se réinventer, se diversifier, devenir moderne. Donc cesser d’être ce quelle est. Alors oui on nous dit qu’elle a résisté à la crise de 73, 87 etc.… mais rien n’a changé, malgré ces crises. Juste une prise de conscience (toujours ce mot) sur le coup, mais qui n’abouti à jamais rien.

En 1979, Bernie Ecclestone, déjà, avait dénoncé les budgets énormes de Lotus et Ferrari et leurs personnels de plus en plus importants. (120 personnes à l’époque). En 30 ans le monde à changer, il y a plus d’argent, mais si d’argent il y a, il faut toutefois crée un intérêt. Et là, les marques se posent des questions. En 2004, Siemens avait bluffé McLaren en faisant un audit privé sur la F1, et contre argumentant les chiffres de Bernie Ecclestone. L’affaire a rapidement été étouffée, mais les faits sont là. Les chiffres sont trafiqués et l’opacité de l’empire Ecclestone est toujours de mise. Malgré les mises en garde de l’Europe.

La F1 n’est plus un sport, c’est un business, mais comme tout business, elle doit avoir un sens. Hors depuis 10 ans, la F1 a été à l’image de ses sociétés web 2.0 : elle n’a pas d’intérêt et de business plan. Juste l’audience et l’image que Bernie Ecclestone lui a donnée. Mais en creusant, il n’y a pas vraiment d’intérêt en F1. Cela ne reste qu’un oasis entretenu par nous tous les médias encore une fois.

Alors quoi ?

Pas de nostalgie, mais un retour au fondamentaux de la Formule 1 est important. L’avenir nous dira que ce sport deviendra un sport de niche, riche, mais plus vraiment un sport de mass média. La concurrence sera trop forte dans le domaine du sport éco. Le Football d’une part, mais aussi d’autres sports collectifs vont émerger dans le futur et donc prendre une part du sponsoring qu’a besoin la F1. Idem d’ailleurs pour les droits TV, pas à l’abri d’une baisse massive devant l’offre.

Donc il faut réduire, mais aussi préparer l’avenir et donc laisser libre cours aux constructeurs sur la technologie future électrique. C’est le seul moyen de réduire les couts. Permettre aux équipes d’être libre d’utiliser les technologies disponibles. Revenir aussi à des projets de vente de châssis, pour une simple et unique raison : Offrir une porte de secours aux constructeurs. Dans les années 60 et 70, des constructeurs comme Lotus, Brabham et McLaren ont vendus des châssis à des clients. C’était une manière de gagner de l’argent. Williams est bien né il y a 40 ans en F1 via un châssis Brabham. Cela permettra de créer des équipes de 75 personnes voir 100 personnes autour d’un projet et surtout, en cas de retrait des constructeurs, comme propriétaire, de permettre d’avoir des alternatives économiques.

La F1 doit juste devenir enfin moderne, et vivre avec son temps et pas en fonction de ce qui l’a fait vivre. Elle doit être celle qui trace la route, et non utiliser les autoroutes construites par d’autre. Ecclestone doit aussi revenir à des réalités et stopper sa folie financière. L’histoire est importante et il faut entretenir le mythe de la F1. Mais ne pas entretenir l’illusion.

Note : article inspiré d’un billet de RealWriteWeb France (que je vous recommande)

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La face cachée du moteur standard

Hier, dans son communiqué réponse à la Scuderia Ferrari, la FIA a indiqué qu’elle avait reçue des candidatures pour son programme de moteur standard. Hors, même si elle souligne bien que l’équipe italienne n’a pas bien compris le projet (ben voyons), les informations tendent clairement vers l’uniformisation du bloc propulseur.

Dans sa lettre d’avant réunion FOTA, la FIA avait clairement indiquée les piste d’avenir des moteurs 2010 :

1. Un moteur homologué par un seul fournisseur après un appel d’offres, auprès des constructeurs actuellement en course afin de construire un moteur identique (mais pas la boîte de vitesses), sous réserve de contrôles rigoureux.

2. Un consortium d’équipes obtenant un moteur dérivé de la règle existante. Chaque constructeur pouvant fabriquer son moteur sous des règles strictes et de contrôles rigoureux pour éviter tout gain de performance illicite.

3. Une proposition de la FOTA, pour la fourniture du système KERS pour 5 Millions d’Euros par équipe et par saison avec 30 000 kilomètres garantie.

Hors, sachant que aucun constructeur actuellement en Formule 1 n’a porté sa candidature, cela exprime l’élimination du 2ème point. Le troisième ne concerne pas directement l’aspect moteur. Donc reste le premier point.

Alors qui sont ces « constructeurs » qui ont déjà soumis leurs propositions ? Le site motorpsortTotal.com indique que ni Audi ni Porsche ne sont intéressés. Hyundai ? FORD ? GM ? PSA ? Soyons sérieux, la crise touche gravement le secteur automobile et ces constructeurs n’ont jamais vu la F1 comme une alternative sérieuse à leurs stratégie de marque. Qui alors ?

Deux solutions : Zytec et Cosworth. Le premier a perdu la fourniture de la F3000 fin 2004 et du A1GP cette année. Tandis que la célèbre marque Cosworth n’est plus présente en F1 que depuis fin 2006 et dispose d’un savoir faire et des structures. De plus, Max Mosley ne serait pas contre consolider des emplois en Angleterre, car il semble que Cosworth soit en difficulté financière. Loin de l’aspect purement économique de l’initiative. Le programme est politique et destiné à sauver une partie de la technologie anglaise dans ce domaine.

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Du coté de VW

Au moment ou Toyota accuse la chute de ses profits, que Honda annonce une baisse de ses objectifs, idem pour Renault et PSA voir FIAT. Le seul constructeur qui se porte bien reste : VW.

Une exception dans le marasme boursier actuel, indique lesEchos.fr. Le titre Volkswagen s’est envolé de 146,62% ce lundi à la Bourse de Francfort… contre +0,91% pour le Dax. La raison de cet engouement surprenant est à trouver dans les déclarations de Porsche, l’actionnaire majoritaire de Volkswagen, qui veut désormais prendre 75% du capital dès l’année prochaine. Initialement, il était seulement prévu qu’il monte au-delà de 50%, sans plus de précisions.

Porsche a annoncé dimanche dernier qu’il détenait 42,6% du capital du premier constructeur automobile européen, ainsi que des options sur 31,5% supplémentaires. Deux jours avant, la famille Porsche avait annoncé, à grand renfort de trompettes, son étonnante réconciliation. Les deux cousins propriétaires du constructeur automobile de luxe, Wolfgang Porsche et Ferdinand Piëch, sont désormais d’accord sur les modalités du rapprochement des constructeurs. Dans la matinée, le Land de Basse-Saxe a déclaré que la région détenait toujours 20,2% du capital de Volkswagen.

D’aucun pense que cette prise de contrôle offrira à Porsche les moyens de revenir à la compétition, en fonction des règlements techniques futurs.

Update 15h06 : Rupert Stadler, DG de Audi précise qu’il n’est pas question que sa marque fasse de la F1  :  » Il n’est question que AUDI arrive en F1. Un investissement de 500 millions d’euros par an n’est pas nécessaire pour se faire connaitre, c’est simplement trop cher. »

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Renault F1 – Bruno Michel directeur général ?

Les rumeurs indiquent que Flavio Briatore souhaite restructurer Renault F1 Team dans son mode de gestion. Le futur directeur général de l’équipe français pourrait être Bruno Michel.

Le bras droit de Flavio Briatore depuis dix ans avait assuré la gestion de l’équipe Ligier dans les années 90 avant le rachat de l’équipe par Flavio Briatore. L’histoire retiendra aussi que Michel avait négocié avec Alain Prost pour être copropriétaire du team français Prost GP, avant que le quadruple champion du monde refuse l’offre (1) et que Michel s’en ira gérer les affaires de Flavio Briatore (Supertec, puis le Renault Racing Development).

Dernièrement Michel a été le maitre d’œuvre du GP2 et dispose de 20% du club des Queens Park Rangers, dont il était le directeur.

Briatore souhaite prendre du recul et se concentrer sur la stratégie et le marketing du team Renault, tandis que Bruno Michel dirigera le quotidien de l’équipe à Enstone et Viry.

(1) source Prost Grand Prix, histoires secrètes de Renaud de Laborderie aux éditions Solar

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Ferrari répond à la FIA sur le moteur standard

Toyota qui menace de partir (pour démentir ensuite une partie de la rumeur, c’est-à-dire son départ et non les 24h du Mans et son programme), la FIA qui justifie son appel d’offre et sa logique. Soit mais qu’en pense Ferrari ?

Après l’annonce de la FIA du moteur standard, Ron Dennis a ironisé :  » Imaginez que Ferrari gagne le titre de champion du monde 2010 avec un moteur powered by Mercedes-Benz ? Cela n’a pas de sens ! « . Ce Lundi, la Scuderia a répondu de manière encore plus cinglante à la FIA :

 » Le Conseil d’administration de Ferrari, tout en confirmant son plein engagement pour une substantielle et nécessaire réduction des coûts, a toutefois exprimé sa forte préoccupation en ce qui concerne les projets d’égalisation ou de standardisation des moteurs, qui priveraient la Formule 1 de sa propre raison d’être, basée sur la compétition et le développement technologique.  » La bombe est lancée ; Ferrari pourrait arrêter la F1 et mettre directement en péril la raison d’être de la discipline. « C’est comme cela que Ferrari explique sa présence ininterrompue depuis la première édition du Championnat du monde de F1 en 1950, poursuit le communiqué de l’écurie transalpine. Si ces éléments ne sont plus d’actualité, le Conseil d’administration s’est réservé le droit d’évaluer, en concertation avec ses partenaires, l’opportunité de maintenir sa présence dans la discipline. « 

La Scuderia lance un message clair à la FIA. Oui à une réduction de courts, non au moteur standard sinon le retrait de la marque la plus prestigieuse de l’épreuve serait effective.

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Alonso entre Renault et Honda pour 2009

Alors que tout le monde pense que Fernando Alonso signera logiquement chez Renault pour 2009, Honda, discrètement précise que le double champion du monde fait toujours partie de ses plans pour 2009.

 » Pour le moment nous ne dirons rien. Nous voulons annoncer les deux pilotes en même temps et pour le moment nous ne sommes pas en mesure de le faire. Nous sommes dans l’attente d’un oui ou d’un non de la part d’une certaine personne.  » A indiqué Nick Fry sur ITV, qui confirme que la personne attendue est bien le pilote Renault.

L’équipe anglo-japonaise est donc suspendue à la réponse de Fernando Alonso, qui la semaine dernière a indiqué qu’il était sûr à 99% de savoir où il allait l’année prochaine.

De son coté, Flavio Briatore a précisé qu’il était  » très probable » que Fernando Alonso prolonge avec Renault en 2009. La décision sera prise après le GP du Brésil ce week end. Il semblerait que l’annonce est prévue pour le 10 Novembre, car le team français souhaite annoncée ses deux pilotes en même temps.

Comme Honda, qui a déjà confirmé la signature de Jenson Button (confirmation de Fry lors d’une conférence de presse Honda au GP du Japon). Mais qui attend la décision ultime pour l’annonce groupée.

99% Renault et 1% Honda ou 99% Honda et 1 % Renault ? L’affaire ne semble pas si claire que cela autour du pilote espagnol, dont même la presse ibérique semble perdue dans les réflexions de son pilote fétiche.

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Salaire F1 : la fin d'une époque

La fin d’une époque. Celle ou un pilote pouvait demander toujours plus d’argent à son team jusqu’à disposer de salaire plus important que Michael Schumacher lui-même. Mais la crise est, surtout la peur de certain pilote de ne plus avoir de volant, enchaine une tendance : la réduction de salaire.

Mark Webber, c’est vu refuser son augmentation, demandée par son agent Flavio Briatore. L’australien signera pour le même salaire que le précédent contrat. Avec même une dévaluation à la conversion Euros/Dollars.

De son coté, Kimi Raikkonen a accepté une réduction importante de son salaire en 2010. Tandis que Rubens Barrichello, ne se propose à Honda que pour 6 millions d’euros en 2009, deux fois moins qu’en 2008. Reculant le forcing de Bruno Senna.

Enfin Fernando Alonso demande 35 millions de dollars pour 2009 envers Renault F1, mais tout indique que ce sera moins. Le montage financier se développera autour d’un salaire de base et d’une prime de titre de champion du monde pour atteindre cette somme.

Toutefois Fernando Alonso assure une tendance dure, la baisse des salaires pour 2009 et pour 2010. Reculant ainsi l’arrivée de jeune pilote, qui avait pour eux, un salaire moindre. La fin des salaires à plus de 40 millions de dollars par an est bel est bien derrière nous.

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