Archives de la catégorie : Marketing

Une indication sur le deal Martini-Williams

Depuis la présentation de la Williams FW36 la rumeur indiquait que la marque de boisson italienne, Martini allait être sponsor de l’équipe anglaise à partir de 2014. Dès cet instant les spéculations sont importantes sur la puissance financière de la marque.

Depuis 1992, Martini appartient au groupe Bacardi-Martini Limited. Ce groupe a un chiffre d’affaire d’environ 5 milliards de dollars par année. Soit deux fois moins que le groupe Diageo (Johnnie Walker). Sachant que le deal sponsoring McLaren-Johnnie Walker était de 20/25 millions d’euros par année, cela laisse entrevoir une approche entre 10 et 15 millions d’euros pour Martini envers Williams.

Autre donnée importante : Les dépenses publicitaires du groupe Bacardi-Martini aux Etats-Unis. Le marché américain est réputé pour être le plus important, représentant souvent entre 30 et 50% des dépenses marketing. En 2012 l’investissement publicitaire du groupe italo-cubain était de 43,1 millions de dollars (31 millions d’euros). Par comparaison, Diageo investit 130 millions de dollars (95 millions d’euros) environ par an en budget publicitaire aux USA.

Enfin, souvenez-vous en 2006. Williams avait signé avec la société AT&T. Les médias estimaient que le deal était de trois ans et 50 millions de dollars par année. Finalement l’accord était de 5 ans d’une valeur totale de 50 millions de dollars et le statut de sponsor principal. Confirmant qu’il semble peu probable que Martini débourse 30 millions d’euros par année chez Williams.

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Note du Mardi : Le projet sponsoring en trois temps de Sauber

Depuis 2011, l’équipe Sauber innove dans son approche de sponsoring. Avec plus ou moins de réussite jusqu’à présent. Le programme Club One devant permettre à des partenaires de profiter du standing de la Formule 1 sans s’afficher ouvertement comme un partenaire officiel a été une première pierre. L’approche des partenaires russes depuis le printemps 2013 est des plus intéressantes.

Auparavant le système était simple. Une équipe démarchait un agent ou une agence pour trouver des sponsors. Aujourd’hui, les agences sont devenu trop gourmandes en commission (désormais 30% selon certaines) et les sponsors de moins en moins enthousiaste à débourser 30 ou 40 millions d’euros par année pour s’afficher sur une monoplace. Sauber F1 Team a fait le choix d’une autre démarche relativement originale. Un système en trois temps.

Dans un premier temps l’équipe noue un accord en 2012, avec le club anglais de Chelsea, propriété de l’oligarque russe proche de Vladimir Poutine, Roman Abramovitch. Un accord essentiellement marketing, mais aussi d’influence. Ensuite courant 2013, Sauber signe des accords de partenariat avec des organismes publics et proche de l’état russe. Investment Cooperation International Fund, The State Fund of Development of North-West Russian Federation et National Institute of Aviation Technologies ont signé un accord officiel en Juillet 2013. Mais sans apport d’argent.

Enfin, la troisième phase étant que ces organismes devront  séduire des sociétés russes proches de leur secteur respectif : société aéronautique, d’énergie ou développement électronique, afin de garantir un fond de 45 millions d’euros par année durant trois saisons.

Le principe du fond spécifique avait été lancé par Flavio Briatore en 2007 pour faire venir Fernando Alonso chez Renault en 2008 autour de trois sponsors ibériques ou hispaniques. Sauber mix son expérience avec le pétrolier d’état Petronas et son projet russe. Il est entendu que le pétrolier Rosneft serait ouvert à un sponsoring important avec Sauber. Toutefois le point noir étant le retard à l’allumage du projet.

En effet, la signature avec les trois organismes russes a été officialisée mais Moscou a mis trois mois à valider l’accord, retardant ainsi toute les démarches pour Après les JO de Sotchi, considéré comme de haute valeur pour l’Etat Russe. Les premières annonces du partenariat Russo-Sauber sont attendues pour Mai ou Juin 2014.

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Red Bull souhaite plus d’Infiniti

La technique est usée jusqu’à la corde depuis 2009. Red Bull Racing met la pression sur Renault Sport à propos de son moteur, afin d’obtenir plus. Mais, cette fois-ci l’idée n’est plus vraiment de quitter le constructeur français qui est sous contrat jusqu’en 2016, mais de trouver le moyen d’honorer le contrat.

Septembre 2011, Red Bull Racing signe un contrat de 5 ans avec Renault Sport, jusqu’en 2016. L’accord indique que les deux parties devront créer une joint-venture technique autour des moteurs et du récupérateur d’énergie cinétique (KERS). Courant 2013, la marque française fait une proposition à la FIA, afin que des tiers puissent développer leur version du moteur V6 Turbo. L’idée première était d’impliquer plus les équipes dans le développement du moteur turbo, qui dépassait les budgets. Mais surtout de permettre à Red Bull Technology d’optimiser son accord avec la marque nippone Infiniti qui se limitait au KERS. En 2013, Christian Horner souhaitait que son moteur soit un moteur V8 Infiniti et non Renault. Une première pierre. La FIA a rejetée l’idée.

Les critiques de Dietrich Materchitz, le grand patron de Red Bull,  sur le moteur Renault cache surtout le manque de solutions des quadruples champions du monde. En coulisse les discussions avec Infiniti Motor s’activent. Le retour de Honda chez McLaren s’accompagne par un investissement massif de plus de 500 millions d’euros sur 5 ans. L’accord RBR/Infiniti de 4 ans (valable jusqu’en 2016) d’une valeur de 108 millions d’euros est devenu trop juste.  L’idée est de prolonger l’accord et d’augmenter l’investissement du constructeur nippon dans Red Bull Racing afin qu’il rebaptise les blocs moteurs Renault Sport et qu’il soit un important sponsor du team autrichien à partir de 2015.

Un juste retour des choses. Infiniti  a augmenté son impact médiatique entre 2011 et 2013, passant de 250 millions d’euros à 1,2 milliard. Un record qui mérite un effort. Dans le contrat, la marque nippone a promis un sponsor complémentaire à Red Bull Racing, soit un apport compris entre 10 et 15 millions d’euros par année. Si ce n’est pas le cas, c’est Infiniti qui payera la différence promise. La promesse était de trouver ce complément dès le début de saison 2014.

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Williams, Petrobras et Martini

L’équipe Williams F1 annoncera dans les prochaines semaines plusieurs deals avec des sponsors. La marque italienne de boisson Martini a été la première d’entre elle. L’accord sera dévoilé dans deux semaines et l’apport est compris entre 10 et 15 millions d’euros annuels durant trois saisons. En début de semaine c’est le pétrolier brésilien Petrobras qui était annoncé par F1Today.nl, également pour un accord de trois ans autour de 10 millions d’euros annuels. Enfin Banco do Brasil, soutien Felipe Nasr, ne sera pas un sponsor majeur.
Notons que la présence de Martini ne sera pas aussi importante qu’annoncé. Williams souhaite garder ses couleurs blanches et bleu classique comme identité de marque. La présence de la marque italienne serait visible sur l’aileron et les dérives de l’aileron arrière, selon toute vraisemblance. C’est une bonne opération pour Williams F1 Team. Car le départ du pétrolier vénézuélien PDVSA chez Lotus c’est accompagné d’un accord financier compris entre 10 et 15 millions d’euros. Ce qui signifie que pour 2014, le budget sponsoring du team de Grove sera plus important que celui de 2013.
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The Williams F1 team announced in the coming weeks several deals with sponsors. The Italian brand of drink Martini was the first of them . The agreement will be announced in two weeks and the contribution is between 10 and 15 million annually over three seasons. Earlier this week it was the Brazilian oil Petrobras was announced by F1Today.nl, also for a three-year agreement around 10 million euros annually . Finally Banco do Brasil, Felipe Nasr support will not be a major sponsor.
Note that the presence of Martini will not be as important advertised. Williams wants to keep its classic white and blue colors as brand identity. The presence of the Italian brand is visible on the wing and drift the rear wing . This is a good deal for Williams F1 Team. Since the start of the Venezuelan PDVSA oil at Lotus is accompanied by a financial agreement between 10 and 15 million. This means that for 2014, the sponsoring team Grove budget will be greater than 2013.
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Le sponsoring de sens (2)

Depuis plusieurs mois, le principe de sponsoring de sens évolue au point de devenir une véritable alternative dans le choix des sportifs et équipes à l’avenir. A terme il faudra avoir un ou deux partenaires proposant ce type d’accord afin d’améliorer l’image d’ensemble et augmenter sa visibilité.

C’est le cas du running Back des Seattle Seahawks, vainqueur du dernier SuperBowl, Marshawn Lynch qui a paraphé un accord avec la marque de bonbons Skittles mardi dernier, en utilisant le principe du sponsoring de sens. L’accord stipule qu’en plus d’une série limité « Seattle Mix » qui sera vendue exclusivement dans les magasins du stade de Seattle ou lors des événements spéciaux. La marque de bondons a acceptée de reverser 10.000 dollars à la fondation de Lynch: Fam First Fondation, contre chaque touch down du joueur durant la rencontre du SuperBowl. L’accord a été prolongé pour la saison entière. Sachant que Lynch a réalisé 44 touch down en trois saisons, l’accord est intéressant pour les deux parties.

Imaginons ce même principe pour un pilote ou une équipe de Formule 1. Beaucoup de pilotes disposent d’une association ou d’une fondation à leur nom. Toutefois les équipes n’ont pas encore ce type de structure (Hormis Red Bull) et s’associent avec des causes extérieures depuis quelques temps. Le monde du Football est très actif autour du principe des fondations. Manchester United, Real Madrid, Chelsea et le FC Barcelone disposent d’ensemble très performant et redistribuant de l’argent via des partenaires motivés et surtout cela donne plus de valeur. Le FC Barcelone a signé son contrat avec l’Emirat du Qatar pour son sponsoring maillot via sa fondation par exemple. L’idée pourrait simplement être creusée.

La plupart des teams proposent des produits dérivés, relativement hors de prix et pourraient profiter de l’occasion pour annoncer qu’une partie des bénéfices peuvent aller dans une fondation crée pour l’occasion. L’occasion aussi de garder un pilote historique de l’équipe comme ambassadeur et d’avoir une équipe marketing à disposition, performante, afin de viser plus de sponsors. Le concept de sponsoring de sens prend de plus en plus d’ampleur dans les négociations.

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Ce que nous apprend le SuperBowl pour la valorisation de la marque F1

Il y a une dizaine de jour, dans la nuit du dimanche au lundi 3 février 2014, le SuperBowl  a cristallisé l’attention de centaines de millions de personnes dans le monde. La victoire d’un sport essentiellement télévisuel, à l’image de la Formule 1, mais qui a su évoluer et s’adapter au modèle d’aujourd’hui.

Imaginez que 35% des téléspectateurs américains regardant le SuperBowl sont des femmes est une mesure de choix pour les annonceurs. Depuis plusieurs années, la part de marché du public féminin augmente et donne de plus en plus de valeur à l’événement, ainsi que l’influence des seconds écrans (Smartphone et tablette). Au total nous parlons de plus de 300 millions de personnes devant leurs écrans pour cette rencontre de football américain.

Reste que l’événement dans son ensemble est relativement bien pensé afin de toucher toute les cibles. Les hommes, les femmes et les enfants en même temps. Quasiment unique dans le milieu du sport mondial. Tout est réuni : l’homme va être content de voir le match et les actions de jeu. Les femmes aiment la mi-temps avec le mini concert, ainsi que les publicités, tandis que les enfants raffolent des publicités et partagent sur Twitter et Facebook leur sentiments sur la rencontre. C’est une caricature simpliste, mais c’est le tableau d’ensemble.

Il est toutefois dommage que la Formule 1 ne surfe pas sur le même créneau. La discipline est essentiellement télévisuelle avec 450 millions de téléspectateurs cumulés durant la saison dernière, mais la baisse est importante depuis 2010. Pourtant tout est aussi réuni. Il y a l’action des courses, les concerts et Twitter/Facebook pour le second écran. Pourtant hormis la course, rien d’autre n’est réellement visible.

Chaque année il y a un concert en marge des GP de Singapour et Abu Dhabi, mais pas d’images. Pourtant ce sont des superstars du moment qui sont sur scène (Rhianna, Justin Bieber, Dépêche Mode l’an dernier par exemple). Imaginons que Canal + diffuse ce concert en deuxième partie de soirée ou même sur D17 par exemple. Ce serait intéressant, surtout avec le logo Formula One en haut de l’écran. Une manière de diversifier l’image et la marque. L’autre détail dont la discipline devrait songer reste la publicité des sponsors principaux de la discipline. Récemment LG, malgré un investissement annuel de 15 millions d’euros, a annoncé que son départ comme partenaire de la Formule 1 était principalement dû à un manque de visibilité. En effet, hormis lors des courses l’image d’UBS, Rolex et Fly Emirate n’est absolument pas visible. L’idée est donc de s’inspirer des publicités du SuperBowl et de leurs nouveaux modes de diffusion.

En effet, le SuperBowl est suivi par 370 millions de vision en 2013 sur internet et les annonceurs ont compris que diffuser leur publicité de l’événement sous forme de Teaser ou directement sur Youtube, Dailymotion, Vimeo,  avait un avantage important. Les marques qui diffusent leur publicité en ligne avant la rencontre augmentent de 200 % en moyenne leur audience et donc leur impact médiatique. L’avantage est donc  de donner de la valeur à la discipline et aux sponsors. Ainsi les sponsors majeurs de la Formule 1 pourraient penser à des publicités avant le début de la saison ou durant la saison, afin d’améliorer leur visibilité et miser sur internet et les réseaux sociaux comme vecteur de valeur.

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Le sponsor investisseur

Les difficultés des équipes à trouver des sponsors engagent des démarches de partenariat entre une entreprise et un team assez extrême.

Il est entendu que les propriétaires de YotaPhone ont pris une participation dans Lotus F1 Team, en échange d’une apparition sur les dérives de l’aileron avant des futures machines de l’usine d’Enstone. La pratique n’est toutefois pas nouvelle, même si elle n’est pas très répandue dans le milieu. C’est même arrivé une seule fois dans l’histoire.

Retour en 2005. BMW prend le contrôle de l’équipe Sauber contre 50 millions de dollars. A l’époque le team suisse est détenu à hauteur de 63% par le Crédit Suisse et 37% par Peter Sauber. Afin que le constructeur allemand devienne le propriétaire majeur (80%) de l’équipe la banque a proposée un deal novateur : Un sponsoring gratuit en échange d’une rétrocession de ses parts sur une période de trois ans. Ainsi Crédit Suisse était visible en 2006, 2007 et 2008 sur les monoplaces (espace d’une valeur de 32 millions de dollars total), tandis que ses parts dans le capital de Sauber réduisaient au profit de BMW. Réellement l’achat de l’équipe Sauber n’a coûté qu’une dizaine de millions de dollars.

A la différence du deal entre Genii Capital et Renault Sport conclu en 2011, rétrocédant les 25% du capital détenu par la société française dans le capital de l’équipe d’Enstone en trois temps et un total de 20 millions d’euros environ en cash. Nous avons affaire à de l’achat d’espace sur le long terme en échange de 10% du capital. Sachant que cet emplacement sur les dérives de l’aileron avant coûte  2,5 millions d’euros par an, l’accord est donc d’une durée de trois à cinq ans environ.

Après la commission sur un deal important (voir Caterham/AirAsia), après l’investisseur entrant dans le capital d’une équipe mais offrant un sponsoring séparé (Red Bull, Force India, Mercedes), nous avons ici un sponsor qui est directement un investisseur et qui obtient de la visibilité en échange de son investissement dans le capital. Une évolution nouvelle qui pourrait être une solution afin de séduire les sponsors des pays émergents, souvent la propriété d’homme d’affaires.

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Vendre des droits sponsorings à un tiers

Alors que le Football met sur la table le sujet des entreprises tiers qui investissent dans les joueurs. Il y a quelques temps la Formule 1 a eu une affaire mettant en cause Anthony Hamilton pour une histoire de sponsoring, fonctionnant d’une manière assez similaire que les tiers dans le Football. La question étant de savoir si ce processus est une bonne solution ?

A partir du moment où l’arrêt Bosman a été mis en place en 1995 dans les transferts du football, immédiatement des entreprises n’ayant qu’un simple intérêt commercial et non sportif, sont entrés dans le jeu de l’économie football. Surtout pour acheter des joueurs sud-américains. Le principe est simple : Une société A achète à un club A les droits commerciaux d’un joueur pour 1,5 millions d’euros. La société A vends ensuite le joueur à un club B pour 3 millions d’euros, sans que le club A ne touche quoi que ce soit dans le transfert.

L’affaire devient plus complexe lorsqu’il y a un club qui dispose de 50% des droits commerciaux d’un joueur, comme cela a été récemment le cas dans l’affaire du transfert du joueur brésilien Neymar – FC Santos et du FC Barcelone. Mais ceci est une autre histoire.

En décembre 2013, le père de Lewis Hamilton et agent sportif, Anthony Hamilton a été pris dans le tourbillon judiciaire qu’il avait engagé autour des droits du pilote écossais Paul di Resta. Durant l’instruction nous avons appris qu’Hamilton, via la société Belir Associate, basée dans les îles Verges, avait acquit les droits auprès de Force India d’un sponsoring exclusif d’une boisson énergisante pour 1 million d’euros, pour les revendre ensuite à une société indienne d’Energy Drink, Go Fast pour 2 millions d’euros. Sauf que l’accord n’a jamais eu lieu.

En somme, Hamilton a acquis pour 1 million d’euros le droit de sponsoring exclusif de Boisson énergisante auprès de Force India, pour revendre ces droits 2 millions d’euros une boisson (comme son contrat le stipulait) afin de devenir sponsor de l’équipe indienne et Hamilton d’empocher 1 million de marge.

Ce n’est pas temps l’affaire qui est intéressante mais son contenu. En 2009, Virgin souhaitait acheter l’intégralité de les espaces sponsors de Brawn GP pour 30 millions afin d’en vendre pour 60 millions chaque année et faire une jolie marge. Ross Brawn avait refusé, préférant vendre son équipe à Mercedes-Benz quelques mois plus tard. Toutefois, ce sponsoring « parent » est visible aussi chez Ferrari avec Marlboro, mais ici nous traitons de manière différente. L’affaire Hamilton-Di Resta révèle que les équipes peuvent vendre à des sociétés tiers des droits en fonction d’un secteur de marché pour un sponsor secondaire (banque, boisson énergisante etc…) pour quelques millions seulement.

Imaginons que cette pratique soit courante à l’avenir. Une société marketing approche une équipe et lui propose de lui racheter pour une certaine somme les droits commerciaux encadrés d’un secteur en particulier. Cette société va ensuite faire les démarches pour vendre ses droits acquis auprès d’une marque deux fois plus chère. La solution idéale pour des petites équipes qui pourrons arrondir leurs budgets, mais symptomatique d’un système à la dérive…

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La guerre des trois pour un gros sponsor

Il est entendu qu’une guerre secrète opposant l’équipe McLaren à l’équipe Lotus prend pour environnement la séduction d’un sponsor important, assurant à l’une ou l’autre entité un avenir certain. Ce n’est pas la première fois que cela arrive. Retour en 2005.

Il y a neuf ans, la loi imposait que les équipes abandonnent leurs sponsor tabac au profit d’une nouvelle génération d’annonceur, alors appeler des vœux de la Fédération et de Bernie Ecclestone. McLaren était à la pointe de cette recherche durant la période 2005/2006. Devant remplacer son partenaire tabac allemand (West) et ses 50 millions de dollars par un nouvel annonceur, l’équipe de Woking avait imaginé un accord avec Johnnie Walker/West durant l’année 2005, avant de concentrer ses efforts vers la séduction d’un sponsor principal capable d’offrir autant que le tabac. Intel était la cible.

Durant de long mois, BAR/Honda et McLaren ont fait la cour à la société électronique américaine, qui était alors sponsor de Toyota à hauteur de 5 millions de dollars. BAR/Honda avec son image plus jeune et ses résultats durant la saison 2004 était à la pointe dans cette bataille et un redoutable concurrent pour McLaren. Pourtant cette dernière disposait d’un préaccord en Septembre 2005 d’une durée de trois ans avec la société Intel afin de devenir sponsor principal en échange de 120 millions de dollars. C’était moins que les 180 initialement demandé par Woking, car BAR/Honda avait proposé une offre de trois ans contre 40 millions de dollars annuels. McLaren c’est vu résoudre à s’aligner sur l’offre. Pourtant l’accord n’a pas été signé fin septembre et ni McLaren (qui a signé avec Vodafone ensuite), ni BAR (qui a obtenu plus de Honda) n’a obtenu le sponsoring qui est allé chez BMW Sauber pour trois ans et 30 millions de dollars. La troisième équipe, qui agissait secrètement a obtenu l’accord qui était promis à McLaren.

L’affaire du sponsor asiatique (japonais ou chinois) est un préquel de cette histoire datant de 2005. McLaren demande à ce sponsor un investissement de l’ordre de 45 millions d’euros, tandis que Lotus propose 23 millions d’euros annuels, pour une place aussi importante. La différence est que McLaren n’est pas dans la position de 2005 pour obtenir un accord aussi important (l’équipe à terminée 5ème du précédent championnat, sans victoires et ne peux s’appuyer que son l’arrivée de Honda et son histoire pour obtenir les faveurs). Tandis que Lotus est dans la même position que BAR Honda en 2004/2005, comme une équipe ascendante, héritière d’une usine titrée par le passée et donc moins chère. L’histoire nous dira si un troisième intervenant raflera la mise.

Récemment Blackberry était convoitée par Lotus et Red Bull avant que Mercedes ne rafle la mise. En 2001, Crédit Suisse hésitait entre Ferrari et Prost avant de signer avec Sauber. Vodafone hésitait clairement à devenir sponsor secondaire chez McLaren ou le principal chez Jordan avant de signer chez Ferrari comme secondaire/principal. La banque hollandaise ING était convoitée par Spyker/Midland et la FOM avant de signer chez Renault. Enfin Petronas n’était t’il pas un pétrolier convoité par Sauber pour une prolongation et Tony Fernandes/ Lotus, avant de signer à la surprise général avec Mercedes AMG F1 ?

La moralité de l’histoire d’une guerre entre deux équipes pour un sponsor important et qu’il faut regarder si un troisième n’est pas dans l’ombre pour obtenir la mise finale.

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Quand le Qatar s’inspire de la Formule 1

Lorsque l’annonce d’un partenariat entre le Paris Saint Germain et la Qatar Tourism Autority d’une hauteur de plus de 500 millions d’euros sur 4 ans, beaucoup d’acteurs du ballon rond c’étaient émus de cet accord permettant de contourner les restrictions imposés par l’UEFA sur les budgets des clubs européens.

150 millions d’euros en 2012/2013, puis 200 millions pour la saison actuelle, l’accord est spectaculaire et dépasse les valeurs du marché. Toutefois un représentant de l’organisme du tourisme du Qatar ne parle pas de sponsoring, mais d’un partenariat innovant, un deal à part et jamais vu dans le football. Pour cause, il s’inspire directement de la Formule 1.

En effet, lorsque les constructeurs sont arrivés en masse en Formule 1 à partir de l’an 2000, leurs investissements étaient incluent dans les budgets des équipes. Environ 120 à 150 millions de dollars par année ont été ainsi investi par année, alors qu’auparavant cet investissement n’était pas compris dans les comptes des teams. C’était le cas de BMW avec l’équipe Williams. Un cas unique de cette période.

Le constructeur allemand souhaitait certes être dans le capital de l’équipe anglaise, mais a finalement conclu un accord innovant en deux temps. Dans un premier temps en 2000, le constructeur a investi l’intégralité des espaces de la Williams, comme pour une avance. A la manière de ce que réalise Phillip Morris depuis 2007 avec la Scuderia Ferrari. Puis, BMW a décidé à partir de 2001 de changer sa stratégie et d’imposer un partenariat innovant: Equivalent à ce que représente aujourd’hui le projet QTA avec le PSG. Ce partenariat permet à l’équipe d’avoir d’importante liquidité et surtout d’inclure l’investissement du constructeur allemand dans son budget, comme si ce dernier était le propriétaire. Une concession nouvelle et qui a permis au budget de passer en 1999 de 120 millions de dollars à 280 en 2003 par exemple. BMW avait le droit de prendre l’image de Williams en totale exclusivité pour sa promotion et imposait le choix d’un pilote allemand ou d’un top pilote dans le line-up de l’équipe. Un concept qui avait été repris en 2003 par Honda avec BAR. Avant que BMW et Honda prennent le contrôle d’une équipe afin d’élargir la promotion de leurs marques.

Pour QTA l’affaire est totalement similaire à l’investissement de BMW avec Williams. C’est une affaire d’association/promotion. L’organisme touristique quatarii est indépendante dans sa structure à la société d’investissement du pays, mais utilise le ressort commun de la promotion du Qatar comme support. Williams était indépendant de BMW et pourtant elle était tournée vers la promotion du constructeur allemand entre 2001 et 2005 en échange de son investissement de l’époque. En réalité QTA est comme un constructeur automobile et le PSG est une équipe de course. Un partenariat qui a réussi à contourner les contrôles et qui va lancer une nouvelle mode dans le football et dans le sport à termes : « Faire la promotion des Etats. »

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