Archives de la catégorie : Note du Mardi

Note du Mardi : La classe moyenne sponsoring a disparue

Il était un temps ou une monoplace pouvait afficher une marque de cigarettes, une de bière, une société électronique ou de télécom, un pétrolier et des produits d’entretiens sur la même voiture. L’ensemble était valorisé par le fait que l’image était associée à une marque de prestige, que représentait le constructeur automobile propriétaire du team. Ainsi une marque de classe moyenne pouvait capter une image haut de gamme de cette manière. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Après l’interdiction des marques de tabacs, la Formule 1 c’est tourné vers les produits de consommations et de classe moyenne pour trouver des alternatives économiques. Certes les banques, sociétés télécoms et compagnies aériennes ont pris le mouvement en marche, mais que reste-t-il aujourd’hui de cette stratégie reposant sur la présence des constructeurs ? Des ruines.

Ainsi les nouveaux propriétaires d’équipes ont imaginé plusieurs concepts afin de séduire des sponsors. Mais, depuis 2010, ces belles initiatives ne permettent pas de rendre indépendante économiquement les équipes de leur propriétaire. En moyenne chaque propriétaire déboursera dans ses équipes en 2014 environ 72 millions d’euros pour combler le manque à gagner sponsoring, en faisant la promotion de leur société essentiellement d’une dimension régionale. En parallèle (hormis les pétroliers) les 37 marques de consommation de masse présentent cette année selon le BusinessBookGP 2014 (sortie le 25 Avril) représentaient une moyenne de 7.9 millions d’euros dans les budgets (contre 19 millions d’euros en 2002 pour la même quantité de sponsor).

Genii Capital et Tony Fernandes avant, souhaitaient valoriser l’image de la marque Lotus afin d’obtenir des sponsors de haut niveau. Cette solution est remise en cause aujourd’hui car l’image repose sur un lien qui n’existe pas entre l’histoire (Team Lotus) et le constructeur (Lotus Cars). Eddie Jordan avait été la première victime de l’image de perception avec son équipe.

Après de nombreuses tentatives alternatives, les bases ont été repensées. Ferrari, Mercedes, McLaren, Caterham et Marussia jouent la carte du constructeur automobile de voitures de sport pour séduire les sponsors. Red Bull construit une société qui sera aussi populaire de Coca Cola à terme. Force India et Lotus tentent de faire évoluer leur image en nouant des accords avec des sociétés à la fois de haute consommations et haut de gamme. Williams utilise l’image de son sponsor principal (Martini) pour séduire d’autres partenaires et construire une nouvelle image mélangeant la tradition et le modernité. Enfin, Sauber tente de transformer son équipe (à la manière de Lotus entre 2010 et 2012) en plate-forme d’affaire russe.

Après avoir été des « garagistes », puis des entreprises high tech, puis filiale de grands constructeurs, les teams sont désormais dans un modèle en mouvement perpétuel. Après avoir exploré le futur, elles sont revenus dans un passé post tabac sécurisant pour tout le monde. Reste que le sponsoring de classe moyenne et consommation de masse n’est plus l’avenir. Plus à l’état basique du moins.

Publié dans Marketing, Note du Mardi | Tagué | Commentaires fermés sur Note du Mardi : La classe moyenne sponsoring a disparue

Note du Mardi : Craig Pollock et l’évolution du métier de l’agent

Il est intéressant d’entrevoir l’évolution de Craig Pollock dans le rôle d’agent de pilote de course entre le moment ou il était en charge de Jacques Villeneuve, il y a 20 ans et la signature en Janvier dernier de Charles Pic.

1995, Craig Pollock et Julian Jacobi posent les premières pierres de la société Stellar Management. Cette société devait représenter Jacques Villeneuve dans le grand cirque de la Formule 1. Une entreprise classique à l’époque tirant entre 15 et 20% de commission sur le salaire du champion du monde 1997. Pollock s’occupant des relations avec les équipes et les sponsors, ainsi que l’orientation de carrière. Tandis que Jabobi négociait avec les patrons d’équipes le contrat du pilote québécois et la gestion des produits dérivés.

Ce concept existant depuis les années 70 en Formule 1 a perduré jusqu’à la fin le de la première décennie des années 2000. Les salaires étant de plus en plus importants, le marché était rentable. L’incarnation de ce modèle restera Willy Weber, Steve Robertson et Flavio Briatore. Un modèle toutefois qui périclite.

Craig Pollock a lancé une société au Luxembourg il y a quelques mois, The Pollock Formula (TPF), très discrètement. La signature de Charles Pic est l’incarnation d’une nouvelle orientation des agents à l’avenir. Suivant la signature du pilote français, c’est un accord avec la société de marketing sportif V&V (pour Kim Vatanen et Atte Varsta), se présentant sous l’aspect complémentaire suivant : The Formula Pollock se spécialisant dans la collecte de fonds et attirer les investisseurs ou sponsors, tandis que V&V s’occupe de la gestion des pilotes.

C’est une réponse au monde de la course automobile d’aujourd’hui, victime de la crise du sponsoring. Un virage intéressant pour les agents, qu’ont aussi épousé Nicolas Todt (Pastor Maldonado et Felipe Massa) et Steve Robertson (Felipe Nasr). L’agent ne propose et ne valorise plus son client/pilote comme avant, il doit créer de la valeur autour d’investisseurs/sponsors suivant l’évolution de carrière du champion. Par exemple, Felipe Massa est payé par le sponsoring de Petrobras et cela a été démarché par Nicolas Todt, en collaboration avec l’équipe marketing Williams, qui s’occupera ensuite de la gestion de l’accord.

Une mutation intéressante, car aujourd’hui seul un champion du monde peut encore prétendre à faire la fortune de son agent. Ces quelques élus ce tournent de plus en plus vers des sociétés de marketing ou des agences de communication depuis que leur numéro est désormais à vie. Augmentant ainsi leur valeur, au-delà du sport. A l’opposée les agents sont des liens pour proposer un package pilote/sponsor aux équipes, afin de valoriser leurs clients pour l’avenir et continuer de toucher une juteuse commission.

Publié dans Management, Note du Mardi | Tagué , , , , | Commentaires fermés sur Note du Mardi : Craig Pollock et l’évolution du métier de l’agent

Note du Mardi : Pourquoi le budget plafond ne changera pas grand chose

Quel impact peut-on attendre de la prochaine règle sur le budget plafond en 2015 que souhaite imposer la FIA sur la réalité économique de la Formule 1 aujourd’hui ? Dans un premier temps les discussions autour d’un chiffre s’enlisent et l’on ressort les bonnes vieilles idées datant de la FOTA. En Décembre 2014, Bernie Ecclestone lâche le chiffre de 142 millions (200 millions de dollars) comme pré-accord de base. Ne précisant pas ce que cela concerne. Aujourd’hui nous entendons un chiffre compris entre 250 et 300 millions d’euros. L’ensemble est donc confus mais ne changera pas grand-chose pour finir.

Il y a trois écoles de pensée qui existe depuis 2008. La première concerne la limitation des revenus autre que le budget moteur, les salaires pilotes et le marketing. La seconde concernerait un cadre marketing exclusivement et enfin il y a l’école qui souhaite que l’intégralité des budgets entre dans le programme.

Ainsi, si nous prenons la première école de pensée. Cela signifierait que l’objectif serait de limiter l’investissement de la marque Red Bull, Mercedes, Honda etc… dans les équipes dans un cadre de 142 millions d’euros. Sauf qu’elles dépensent déjà cette somme là et ne vont guère au-delà. Nous savons que Honda va dépenser entre 100 et 150 millions d’euros dans McLaren dès l’an prochain, que Mercedes en 2013 a déboursé pour son équipe 135 millions d’euros et que Red Bull dépense une enveloppe comprise entre 70 et 160 millions d’euros.

Ensuite si nous prenons la deuxième école de pensée, la somme de 200 millions de dollars indiqué initialement concernerait exclusivement le cadre marketing. Sauf qu’aujourd’hui une équipe comme Ferrari disposant d’une prime TV de 240 millions d’euros annuels  environ jusqu’en 2021, il faudra ajouter le plafond. Donc un budget de 440 millions de dollars minimum. Cette mesure ne touchera que Ferrari, Red Bull, McLaren et Mercedes aujourd’hui. Quelle différence avec aujourd’hui hormis le fait de créer un cadre ? Mystère car une équipe comme Lotus qui dispose d’environ 70 millions d’euros de revenus marketing disposera d’un budget de 130/170 millions d’euros pour l’intégralité de la saison, comme Force India, Williams par exemple. Donc le budget plafond marketing ne les concernera pas.

Voici donc ressortir l’idée d’un plafond globale de budget. C’était une idée de la FOTA datant de 2009/2010. Au départ le concept était de disposé de 200 millions d’euros et d’être dégressif sur une période de 5 ans. Mais encore une fois la somme de 250/300 millions d’euros annoncée ne concerne aujourd’hui que deux teams qui dépassent ce cadre. Le reste est en dessous aujourd’hui. Ce qui semble le plus cohérent pour l’avenir. Mais dans l’absolu rien ne changera car il y aura toujours des équipes disposant d’assez de ressources pour être toujours dans la fourchette maximale du budget plafond et d’autres qui toucheront deux fois moins. Rien de différent d’aujourd’hui en réalité.

Que ce soit les trois écoles de pensées autour du budget plafond proposé depuis 2008, le fond du problème ne changera guère. Mais cela sera un premier pas vers plus à l’avenir. Donc ce sera essentiellement une victoire politique.

Publié dans Economie, F1 Leaders, Note du Mardi, Politique | Tagué , , | Commentaires fermés sur Note du Mardi : Pourquoi le budget plafond ne changera pas grand chose

Note du Mardi : Une clause de contrat qui équilibrera le marché des transferts

La rémunération des pilotes de niveau intermédiaire, c’est-à-dire évoluant en milieu de grille et n’ayant pas de contrat avec un top team, pose aujourd’hui un problème important pour les équipes entre la 5ème et la 9ème place du championnat. En effet le talent, après avoir été longuement étouffé économiquement, est désormais reconnu. De l’autre côté du paddock les champions du monde n’ont jamais autant touché d’argent, cette envolé devra toutefois être contrôlé.

Imaginons que vous êtes un team principal et que vous venez de signer un pilote d’un bon niveau pour 3 millions d’euros pour la saison 2014. Toutefois, l’agent du pilote a négocié une option augmentant systématiquement le salaire à 5 ou 6 millions d’euros pour les deux années prochaines. Sur le fond ce type d’accord a toujours existé, mais vous savez en temps que Team Principal qu’économiquement cela va poser un problème à terme et que de toute manière si le pilote ne réalise pas une bonne saison 2014, il pourra s’en débarrasser. Mais si la saison est bonne le piège est tendu et la situation peu devenir rapidement un motif de rupture de contrat, car l’équipe est dans l’incapacité de payer.

Dans le football il existe une option de transfert assez intéressante basée en trois parties : Dans un premier temps vous signez avec le joueur pour une saison avec une option pour une autre. Cela vous coûte X argent.  Si vous avez une option inférieur à la somme déboursée, rien ne changera le joueur reste dans votre équipe l’année suivante. Si une offre est comprise entre X et Y, le club A prolongera l’option jusqu’au niveau du club B. Si une offre est supérieur à Y, alors le club A n’augmentera pour prolonger son joueur que jusqu’à la somme Y prévue contractuellement entre les parties. Et le joueur continue de jouer dans le club une année de plus et partira ensuite.

Imaginons alors le système sur la F1. Vous signez un pilote pour 3 millions d’euros en 2014 et vous acceptez une option pour 2015 (d’une valeur de 5 millions d’euros maximale), mais à la condition suivante : Si le pilote après une année peu justifier d’une offre  d’une équipe B équivalente voir inférieur à celle qu’il touche dans l’équipe A, cette dernière prolongera avec le pilote sans augmentation de salaire effectif (comme c’est le cas aujourd’hui) donc 3 millions d’euros . Toutefois, si le pilote peut justifier d’une offre comprise entre 3 et 5 millions d’euros, l’équipe A pourra lever l’option de prolongation du pilote égale à l’offre exprimé par l’équipe B (comme c’est plus ou moins le cas aujourd’hui) donc 4 millions par exemple. Mais ajoutons une autre option : Celle qui indique que si une équipe B fait une offre salariale par exemple de 6 millions d’euros. L’équipe A n’aura tout simplement qu’a exprimer son option et proposer 5 millions d’euros à son pilote qui prolongera en vertu de l’accord.

Aujourd’hui avec des contrats relativement courts dans le temps, l’option est essentiellement médiatique et relève d’un jeu qui ne repose sur rien de véritablement concret. Pris par le tourbillon médiatique une équipe prolonge rapidement le contrat de son pilote, qui est en position de force. Timo Glock a procédé de cette manière entre 2010 et 2012 chez Marussia ainsi que Robert Kubica durant la période 2009/2010 entre BMW/Ferrari/Renault et Lotus, Mark Webber en 2011 et 2012 avec Red Bull Racing par exemple. D’autres en font même une spécialité d’amorce psychologique comme Kimi Raikkonen/Steve Robertson en tête.

Le système proposé ci-dessus permettra de limiter l’inflation des salaires durant un laps de temps court, certes, mais cela permettra d’équilibrer la grille et éviter des manipulations économiques. En ajoutant un cadre clair entre le pilote et son agent. Ainsi l’équipe pourra parfaitement bien gérer ce contrat, sans souci d’avenir.

Publié dans Management, Note du Mardi | Tagué , | Commentaires fermés sur Note du Mardi : Une clause de contrat qui équilibrera le marché des transferts

Note du Mardi : Si la Formule 1 s’inspirait de la NFL

Alors que la Formule 1 est à la croisée des chemins concernant son avenir économique, avec une possible introduction en bourse (retardée depuis deux ans maintenant). Le modèle économique de la discipline va souffrir à terme d’une stagnation. La banque RBS, l’an dernier, estimait que le chiffre d’affaire de la F1 pouvait croitre de 9,2% par année jusqu’en 2020. Beaucoup d’analystes économiques sont d’accord pour dire que le Business Model de la F1 arrivera à ses limites en 2020. Exploitant à 100% chacun de ses revenus. L’heure est donc de prendre en compte ce qu’a réalisé la NFL pour devenir le premier sport US.

En 2003, la National Football League a fait un choix qui était à l’époque considéré comme audacieux et même périlleux. Une décennie plus tard ce pari est un choix judicieux. La NFL a lancée NFL Nework. A l’époque les plus grands défis étaient les mêmes que ceux que devra vaincre la Formule 1 : obtenir l’accord des opérateurs du câble, avoir assez de programmes de qualité pour un canal 24-7 et surtout maintenir de bonnes relations avec les concurrents/partenaires qui déboursent des sommes colossales pour avoir l’exclusivité de diffusion à la télévision. Le défi, 10 ans plus tard est réussi.

Le journal Forbes évalue NFL Network entre 5 et 5,3 milliards de dollars (3.6 et 3.8 milliards d’euros) pour 1 milliard de dollars de chiffre d’affaire et 350 millions de bénéfice en 2012. Le patron de la chaine estime que sa croissance annuelle est de 20% au cours des prochaines années.

Sport comparable à la NFL, car essentiellement télévisé, la Formule 1 pourrait être inspiré de créer son propre réseau. La FOM est déjà la réalisatrice de l’intégralité des courses du championnat du monde et sa banque d’images, historiques, conférence de presses etc… est d’une richesse incroyable. Il y a 20 ans, Bernie Ecclestone avait commencé à investir dans son projet de télévision numérique mais a surtout cherché à vendre ses droits, mais pas de produire des contenus spécifiques.

Le chiffre d’affaire de la Formule 1 est d’environ 2 milliards de dollars et sa valeur est de 9.5 milliards de dollars aujourd’hui. Un réseau de type FOM network pourrait permettre d’augmenter sa valeur à 3 ou 4 milliards de dollars de chiffre d’affaire et surtout 15 milliards de valeur d’entreprise. Le lancement d’une chaine est un investissement compris entre 100 et 150 millions d’euros aujourd’hui. Son budget annuel d’environ 100 millions d’euros, en proposant plusieurs canaux (anglais, français, espagnol, arabe, portugais, japonais etc…) en s’inspirant du modèle Euronews qui propose pour 5 millions d’euros à chaque pays de l’union européenne d’avoir la chaîne dans sa langue. Ce qui fait de cette petite chaine d’information européenne un ensemble rentable, entièrement en image et riche d’intérêt.

Publié dans Economie, Marketing, Note du Mardi | Tagué , , , | 2 commentaires

Note du Mardi : Quel plan pour ceux qui ne regardent plus la F1 à la tv ?

Depuis 2010, la Formule 1 a perdu 100 millions de téléspectateurs et la chute va s’accentuer d’ici les trois prochaines années. Entre 2010 et 2017 l’audience des  5 pays européens (Allemagne, Angleterre, Italie, Espagne et France) passera d’une moyenne de 21 millions de téléspectateurs devant chaque course à 16 millions en 2017. La faute à la télévision payante qui a défaut d’augmenter le nombre de téléspectateurs, permet à la Formule 1 de garantir des revenus confortable de la télévision. Toutefois, la prochaine chute d’audience devra trouver une solution : Quel plan pour ceux qui ne regardent plus la Formule 1 à la télévision ?

Il existe bien une ribambelle de sites internet plus ou moins intéressants destinées à vous informer. Mais l’ensemble n’est pas vraiment cohérent et la concurrence interne entre les réseaux est tellement ridicule que cela se fait au détriment du lecteur. Il existe bien l’alternative du streaming, mais celle-ci correspond à un mode de pensée que tout le monde n’a pas. De plus nous savons que 80% des personnes n’aiment pas lire sur internet. Ce qui signifie qu’il ne reste que 20% qui aiment la Formule 1 et qui aiment lire.

La Formule 1 évolue progressivement comme un réseau médias. Chaque équipe produit des vidéos, nouvelles, photos, mais chacune de son côtés. La FOM dispose du site Formula1.com, mais encore une fois c’est un site essentiellement écrit, en anglais et surtout basé sur des interviews qui sont peu reprises d’ailleurs. Les vidéos de 3 min environ, résumant les courses lancés en 2010, sont intéressantes et sources d’informations intéressantes. Mais elles ont un défaut important : Elles ne permettent pas d’être diffuser sur les sites internet relais. Pas de code lecteur comme pour Youtube et autre, ce qui limite considérablement la diffusion. Même si elles permettent au site Formula1.com d’avoir une audience considérable. Dans l’anonymat.

La solution serait que le lecteur soit disponibles à l’exportation, mais également d’avoir un sous-titrage des conversations radios (le plus intéressant de ces vidéos). Afin d’obtenir plus de clartés.

Autre idée, il serait temps que la Formule 1 envisage un accord média avec Facebook voir Google (avec Youtube). La force de la discipline reste ses images et elle dispose d’un univers qui alimente en information, image, infographie mais chacun dans son église. Sans échanges. Cela va durer jusqu’à quand ?

La force du football depuis 20 ans est d’être diffuser sur les réseaux cryptés pour l’argent, mais les journaux sportifs y consacrent leurs pages. Les médias gratuits et chaines d’informations en continue des minutes et des débats. La Formule 1 ? Rien. Imaginez que le dernier sujet sur la discipline dans l’émission de la chaine l’Equipe21, « l’équipe du soir » remonte au titre de Sébastian Vettel et auparavant sur Romain Grosjean. Un sujet tout les deux mois ou presque et uniquement abordé durant 2 min par des journalistes du football. La Formule 1 n’aura jamais le même support médiatique que le Football, ni le même impact. Il faudrait réagir. Sinon ce sport deviendra le plus riche sport anonyme du paysage audiovisuel. Si l’argent est encore là toutefois.

Publié dans Medias, Note du Mardi | Tagué , , | 5 commentaires

Inside car 2014 (update 19.02.2014)

Je vous propose toute les analyses techniques des monoplaces de la saison 2014 de Formule 1 que je publie chaque année sur Fanaticf1.com (la liste sera mise à jour) :

Inside Red Bull RB10

Inside Mercedes AMG W05 

Inside Ferrari F14 T

Inside Lotus E22

Inside McLaren MP4-29

Inside Force India VJM07

Inside Sauber C33

Inside Toro Rosso STR9

Inside Williams FW36

Inside Marussia MR03

Inside Caterham CT05

Publié dans Note du Mardi, Technique F1 | Tagué , , , , , , , , , , | 1 commentaire

Note du Mardi : Le projet sponsoring en trois temps de Sauber

Depuis 2011, l’équipe Sauber innove dans son approche de sponsoring. Avec plus ou moins de réussite jusqu’à présent. Le programme Club One devant permettre à des partenaires de profiter du standing de la Formule 1 sans s’afficher ouvertement comme un partenaire officiel a été une première pierre. L’approche des partenaires russes depuis le printemps 2013 est des plus intéressantes.

Auparavant le système était simple. Une équipe démarchait un agent ou une agence pour trouver des sponsors. Aujourd’hui, les agences sont devenu trop gourmandes en commission (désormais 30% selon certaines) et les sponsors de moins en moins enthousiaste à débourser 30 ou 40 millions d’euros par année pour s’afficher sur une monoplace. Sauber F1 Team a fait le choix d’une autre démarche relativement originale. Un système en trois temps.

Dans un premier temps l’équipe noue un accord en 2012, avec le club anglais de Chelsea, propriété de l’oligarque russe proche de Vladimir Poutine, Roman Abramovitch. Un accord essentiellement marketing, mais aussi d’influence. Ensuite courant 2013, Sauber signe des accords de partenariat avec des organismes publics et proche de l’état russe. Investment Cooperation International Fund, The State Fund of Development of North-West Russian Federation et National Institute of Aviation Technologies ont signé un accord officiel en Juillet 2013. Mais sans apport d’argent.

Enfin, la troisième phase étant que ces organismes devront  séduire des sociétés russes proches de leur secteur respectif : société aéronautique, d’énergie ou développement électronique, afin de garantir un fond de 45 millions d’euros par année durant trois saisons.

Le principe du fond spécifique avait été lancé par Flavio Briatore en 2007 pour faire venir Fernando Alonso chez Renault en 2008 autour de trois sponsors ibériques ou hispaniques. Sauber mix son expérience avec le pétrolier d’état Petronas et son projet russe. Il est entendu que le pétrolier Rosneft serait ouvert à un sponsoring important avec Sauber. Toutefois le point noir étant le retard à l’allumage du projet.

En effet, la signature avec les trois organismes russes a été officialisée mais Moscou a mis trois mois à valider l’accord, retardant ainsi toute les démarches pour Après les JO de Sotchi, considéré comme de haute valeur pour l’Etat Russe. Les premières annonces du partenariat Russo-Sauber sont attendues pour Mai ou Juin 2014.

Publié dans BusinessNewsF1, Marketing, Note du Mardi | Tagué , | Commentaires fermés sur Note du Mardi : Le projet sponsoring en trois temps de Sauber

Le sponsoring de sens (2)

Depuis plusieurs mois, le principe de sponsoring de sens évolue au point de devenir une véritable alternative dans le choix des sportifs et équipes à l’avenir. A terme il faudra avoir un ou deux partenaires proposant ce type d’accord afin d’améliorer l’image d’ensemble et augmenter sa visibilité.

C’est le cas du running Back des Seattle Seahawks, vainqueur du dernier SuperBowl, Marshawn Lynch qui a paraphé un accord avec la marque de bonbons Skittles mardi dernier, en utilisant le principe du sponsoring de sens. L’accord stipule qu’en plus d’une série limité « Seattle Mix » qui sera vendue exclusivement dans les magasins du stade de Seattle ou lors des événements spéciaux. La marque de bondons a acceptée de reverser 10.000 dollars à la fondation de Lynch: Fam First Fondation, contre chaque touch down du joueur durant la rencontre du SuperBowl. L’accord a été prolongé pour la saison entière. Sachant que Lynch a réalisé 44 touch down en trois saisons, l’accord est intéressant pour les deux parties.

Imaginons ce même principe pour un pilote ou une équipe de Formule 1. Beaucoup de pilotes disposent d’une association ou d’une fondation à leur nom. Toutefois les équipes n’ont pas encore ce type de structure (Hormis Red Bull) et s’associent avec des causes extérieures depuis quelques temps. Le monde du Football est très actif autour du principe des fondations. Manchester United, Real Madrid, Chelsea et le FC Barcelone disposent d’ensemble très performant et redistribuant de l’argent via des partenaires motivés et surtout cela donne plus de valeur. Le FC Barcelone a signé son contrat avec l’Emirat du Qatar pour son sponsoring maillot via sa fondation par exemple. L’idée pourrait simplement être creusée.

La plupart des teams proposent des produits dérivés, relativement hors de prix et pourraient profiter de l’occasion pour annoncer qu’une partie des bénéfices peuvent aller dans une fondation crée pour l’occasion. L’occasion aussi de garder un pilote historique de l’équipe comme ambassadeur et d’avoir une équipe marketing à disposition, performante, afin de viser plus de sponsors. Le concept de sponsoring de sens prend de plus en plus d’ampleur dans les négociations.

Publié dans Marketing, Note du Mardi, Sport USA | Tagué , , , | Commentaires fermés sur Le sponsoring de sens (2)

Ce que nous apprend le SuperBowl pour la valorisation de la marque F1

Il y a une dizaine de jour, dans la nuit du dimanche au lundi 3 février 2014, le SuperBowl  a cristallisé l’attention de centaines de millions de personnes dans le monde. La victoire d’un sport essentiellement télévisuel, à l’image de la Formule 1, mais qui a su évoluer et s’adapter au modèle d’aujourd’hui.

Imaginez que 35% des téléspectateurs américains regardant le SuperBowl sont des femmes est une mesure de choix pour les annonceurs. Depuis plusieurs années, la part de marché du public féminin augmente et donne de plus en plus de valeur à l’événement, ainsi que l’influence des seconds écrans (Smartphone et tablette). Au total nous parlons de plus de 300 millions de personnes devant leurs écrans pour cette rencontre de football américain.

Reste que l’événement dans son ensemble est relativement bien pensé afin de toucher toute les cibles. Les hommes, les femmes et les enfants en même temps. Quasiment unique dans le milieu du sport mondial. Tout est réuni : l’homme va être content de voir le match et les actions de jeu. Les femmes aiment la mi-temps avec le mini concert, ainsi que les publicités, tandis que les enfants raffolent des publicités et partagent sur Twitter et Facebook leur sentiments sur la rencontre. C’est une caricature simpliste, mais c’est le tableau d’ensemble.

Il est toutefois dommage que la Formule 1 ne surfe pas sur le même créneau. La discipline est essentiellement télévisuelle avec 450 millions de téléspectateurs cumulés durant la saison dernière, mais la baisse est importante depuis 2010. Pourtant tout est aussi réuni. Il y a l’action des courses, les concerts et Twitter/Facebook pour le second écran. Pourtant hormis la course, rien d’autre n’est réellement visible.

Chaque année il y a un concert en marge des GP de Singapour et Abu Dhabi, mais pas d’images. Pourtant ce sont des superstars du moment qui sont sur scène (Rhianna, Justin Bieber, Dépêche Mode l’an dernier par exemple). Imaginons que Canal + diffuse ce concert en deuxième partie de soirée ou même sur D17 par exemple. Ce serait intéressant, surtout avec le logo Formula One en haut de l’écran. Une manière de diversifier l’image et la marque. L’autre détail dont la discipline devrait songer reste la publicité des sponsors principaux de la discipline. Récemment LG, malgré un investissement annuel de 15 millions d’euros, a annoncé que son départ comme partenaire de la Formule 1 était principalement dû à un manque de visibilité. En effet, hormis lors des courses l’image d’UBS, Rolex et Fly Emirate n’est absolument pas visible. L’idée est donc de s’inspirer des publicités du SuperBowl et de leurs nouveaux modes de diffusion.

En effet, le SuperBowl est suivi par 370 millions de vision en 2013 sur internet et les annonceurs ont compris que diffuser leur publicité de l’événement sous forme de Teaser ou directement sur Youtube, Dailymotion, Vimeo,  avait un avantage important. Les marques qui diffusent leur publicité en ligne avant la rencontre augmentent de 200 % en moyenne leur audience et donc leur impact médiatique. L’avantage est donc  de donner de la valeur à la discipline et aux sponsors. Ainsi les sponsors majeurs de la Formule 1 pourraient penser à des publicités avant le début de la saison ou durant la saison, afin d’améliorer leur visibilité et miser sur internet et les réseaux sociaux comme vecteur de valeur.

Publié dans Marketing, Medias, Note du Mardi | Tagué , , , , , , | Commentaires fermés sur Ce que nous apprend le SuperBowl pour la valorisation de la marque F1