Comme je vous l’avais annoncé hier, Mclaren Racing restructure son actionnariat. La société MSP Sports Capital & co, va vendre sa participation, mais j’entends que la valorisation sera bien supérieure a celle annoncée hier.
J’entends en effet que le rachat des 30% détenues par le fond d’investissement américain, par Mumtalakat et CYVN Holdings va valoriser Mclaren Racing non pas 3.5 milliards, mais 4.3 milliards de d’euros (5 milliards de dollars).
Mumtalakat et CYVN Holdings rachètent les participations minoritaires dans McLaren Racing détenues par MSP Sports Capital & co.
En 2020, McLaren Racing avait cédé 15% (et 30% ensuite) de son capital, pour plus de 200 millions de dollars. Cette opération était dans la liste de sauvetage du groupe McLaren, alors fortement impacté par la crise COVID-19 et au bord de la faillite.
La valorisation de l’écurie de Woking sera de plus de 3.5 milliards d’euros, ce qui signifie que l’opération de rachat se chiffrera à 1 milliard d’euros, pour racheter les parts qui sont la propriété de MSP Sports Capital, Ares Investment Management, UBS O’Connor et un certain nombre d’autres petits actionnaires.
Mumtalakat (le fond souverain du Bahrein) qui disposait de 70% des parts de McLaren Racing et CYVN Holdings (Abu Dhabi) qui est propriétaire de la division automotive de McLaren depuis 1 an, vont se répartir l’investissement. L’actionnariat de McLaren Racing sera donc prochainement de 85% pour Mumtalakat et 15% pour CYVN Holding, d’après nos échos.
Des sources ont indiqué que l’accord, pourrait être annoncé dès demain, mardi.
« Nous poursuivons avec les deux, bien sûr », a déclaré Wolff à Zandvoort, après la course, à propos de la prolongation du duo de pilote actuel de Mercedes AMG F1.
Précisant que le nouveau contrat de Russell est « optimisé » plutôt que disputé entre les deux parties. Le contrat d’Antonelli est simplement une activation de clauses de résultats, qui ont été atteintes, mais mise en suspension avec les négociations entre Verstappen et Mercedes, au début de l’été.
A la presse, Toto Wolff a indiqué que lors des discussions avec l’agent de Max Verstappen pour un transfert en 2026, une plaisanterie et surtout une indication est apparue.
« J’ai dis au manager, Raymond Vermulen, que si l’an prochain l’équipe Mercedes était champione du monde, je ne paierais que 10% des 100 millions d’euros qu’il souhaite, ah ah ah » a indiqué Wolff.
Donc nous sommes sur une sommes de 100 millions d’euros annuel pour le prochain contrat de Verstappen.
En parallèle, en off, l’histoire de l’échange entre Fred Vasseur et Toto Wolff à propos de Kimi Antonelli émerge. Le patron autrichien, a proposé le jeune italien à Ferrari, pour remplacer Lewis Hamilton, si ce dernier décidait de partir en retraite en fin d’année.
Ce qui démontre aussi que l’ambiance à Maranello autour de Hamilton était, pendant un temps, à l’arrêt de carrière du septuple champion du monde.
Flavio Briatore a avoué qu’il est entré en phase de négociation avec Pierre Gasly et son entourage, pour une prolongation de contrat.
Le contrat actuel de Gasly expirant fin 2026, Alpine et Briatore souhaite le sécuriser jusqu’en 2028, au minimum. Ce que je sais, c’est que l’entourage de Gasly ne souhaite pas être enfermer par un contrat ferme avec Alpine, ce qui signifie qu’il y aura possibilité de sortir chaque année, en fonction du résultat.
Notons, que la démarche provient de Alpine, ce qui met Gasly en position de force, pour obtenir des avantages de premier pilote.
Les négociations entre Russell et Mercedes ont été suspendues pendant les vacances. Une pratique peu commune, mais ayant du sens pour le pilote anglais.
J’entends que Russell tente de se libérer d’une clause de son contrat actuel, (et qui était sur les contrat de Bottas et Antonelli). Une clause indiquant un important pouvoir de décision de Toto Wolff sur l’avenir des pilotes Mercedes. La durée du contrat, Verstappen, l’argent (la fameuse offre de 35 millions d’euros pour 1 an), ne sont que des leurres, le véritable objectif est la suppression de cette clause.
Que contient cette clause ? Elle réserve à Wolff la liaison avec les teams extérieurs à l’écurie (sans consultation avec le pilote), definit les grandes orientations de carrière et compose aussi de potentiel contrat sponsoring (à repartir avec Mercedes).
Ce qui donne un éclairage nouveau sur les rumeurs et la politique de Toto Wolff avec ses pilotes.
En 2026 et, pour la première fois depuis 2013 (avec Vodafone), l’écurie Mclaren associera son nom à celui d’un partenaire commerciale : Mastercard.
Ayant signé initialement un partenariat jusquen 2027, le géant de la carte bancaire a décidé, a la fois d’étendre son apport financier de 15 millions d’euros supplémentaire et de prolonger jusqu’en 2029 son implication auprès de l’écurie de Woking.
Avec cette extension, l’investissement de Mastercard auprès de Mclaren sera au niveau de HP chez Ferrari. Soit le haut du panier des partenariats en F1.
Au-delà de la fourniture moteur, boîte de vitesse et suspension arrière made in Maranello, qui seront utilisés en 2026 sur la première monoplace Cadillac F1, l’accord est une bonne opération financière pour Ferrari.
La fourniture moteur/boîte/suspension, va rapporter 25 millions par an à Maranello. Mais, il s’ajoute aussi l’utilisation d’une Ferrari SF23 en test pour aider l’équipe mécanicien Cadilac à se construire en coulisse, qui rapportera environ 12 millions supplémentaires à la facture.
On annonce que Ferrari proposera durant la première année, un personnel pour conseiller la structure Cadillac à la F1 moderne.
Pour Ferrari, au total c’est un accord total de 96 millions d’euros que rapportera jusqu’en 2028 ce contrat Cadilac.
Nous entrons dans la deuxième phase des négociations entre Cadillac et Sergio Perez. Le contrat pilote ayant été discuté, place désormais aux négociations avec Carlos Slim, le soutien financier du pilote mexicain et cela a des conséquences sur l’avenir de Franco Colapinto.
Toujours délicates, les discussions avec les représentants du milliardaires mexicains, sont une succession de propositions et contre-propositions, destinées à faire perdre le fil de l’échange. Les dirigeants de Cadillac le découvrent actuellement. On parle de 30 à 40 millions d’euros par an pendant deux ans (2026/2027). Soit les mêmes sommes qu’à l’époque du renouvellement de Perez chez Red Bull Racing.
Sauf que, si les discussions sont positives pour le constructeur américain, ce n’est pas une bonne nouvelle pour Franco Colapinto et Alpine. Déjà, l’argentin envisage son avenir en Indycar et Flavio Briatore n’a pas réussi à obtenir 10 millions supplémentaires pour maintenir l’argentin chez Alpine pour la fin de saison 2025. Slim & co ayant déjà déboursé 20 millions en 2025.
Les commanditaires mexicains ne souhaitent pas investir sur deux pilotes l’an prochain et ils miseront sur Perez/Cadillac, au détriment de Colapinto/Alpine. Un manque à gagner sur le plan de l’usine d’Enstone (avoir un budget de 500 millions l’an prochain).
Et une bonne nouvelle pour Cadillac, qui avait des difficultés pour construire son budget 2026/2027/2028, au-delà de son propre investissement.