Le paraoxe du choix de Carlos Slim

Nous entrons dans la deuxième phase des négociations entre Cadillac et Sergio Perez. Le contrat pilote ayant été discuté, place désormais aux négociations avec Carlos Slim, le soutien financier du pilote mexicain et cela a des conséquences sur l’avenir de Franco Colapinto.
Toujours délicates, les discussions avec les représentants du milliardaires mexicains, sont une succession de propositions et contre-propositions, destinées à faire perdre le fil de l’échange. Les dirigeants de Cadillac le découvrent actuellement. On parle de 30 à 40 millions d’euros par an pendant deux ans (2026/2027). Soit les mêmes sommes qu’à l’époque du renouvellement de Perez chez Red Bull Racing.
Sauf que, si les discussions sont positives pour le constructeur américain, ce n’est pas une bonne nouvelle pour Franco Colapinto et Alpine. Déjà, l’argentin envisage son avenir en Indycar et Flavio Briatore n’a pas réussi à obtenir 10 millions supplémentaires pour maintenir l’argentin chez Alpine pour la fin de saison 2025. Slim & co ayant déjà déboursé 20 millions en 2025.
Les commanditaires mexicains ne souhaitent pas investir sur deux pilotes l’an prochain et ils miseront sur Perez/Cadillac, au détriment de Colapinto/Alpine. Un manque à gagner sur le plan de l’usine d’Enstone (avoir un budget de 500 millions l’an prochain).
Et une bonne nouvelle pour Cadillac, qui avait des difficultés pour construire son budget 2026/2027/2028, au-delà de son propre investissement.

Lorsqu’en décembre 2013, Force India annonce l’arrivée de Sergio Perez pour 2014 aux côtés de Nico Hulkenberg, Vijay Mallya avait laissé entendre que l’accord entre son équipe et le pilote mexicain était : « pour 2014 et au-delà », ce qui signifiait en langage courant que l’accord engageait fermement Perez pour une saison et que 2015 était une option. Une option qui peine à émerger.
L’équipe Sauber a signé un contrat avec le pilote mexicain Sergio Perez comme second pilote aux cotés de Kamui Kobayashi en 2011. Il apporte avec lui un soutien très important : Telmex.
Il y a des ombres qui intriguent la Formule 1 autant qu’elle la fascine. C’est le cas du milliardaire Carlos Slim, fort d’une fortune de plus de 50 milliards de dollars selon le magazine Forbes. Son influence et ses prétendues visés sur la Formule 1 sont nombreuses depuis trois ans.

