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Note du Mardi – Les salaires pilotes 2016

Lewis Hamilton GP Brésil 2016 hommage Ayrton Senna F1Comme chaque année, le BusinessBookGP dévoile les salaires des pilotes de Formule 1. La saison dernière, Fernando Alonso dominait les débats, en 2016 c’est Lewis Hamilton qui trône en haut du classement.

En renégociant son contrat la saison dernière avec Mercedes AMG F1, le triple champion anglais passe de 25 à 32 millions d’euros de salaire. Il devance Sébastian Vettel et Fernando Alonso, chacun touchant 30 millions d’euros cette saison.

Notons que Kimi Raikkonen touche un faible salaire de 8 millions d’euros, mais à cela s’ajoute une prime par points inscrits avec un plafond.

Romain Grosjean passant de Lotus à Haas stabilise son salaire autour de 3 millions d’euros pour la saison 2016.

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Salaire pilote 2016 :

1/ Lewis Hamilton (Mercedes) : € 32m
2/ Sebastian Vettel (Ferrari) : € 30m
3/ Fernando Alonso (McLaren) : € 30m
4/ Jenson Button (McLaren) : € 17m
5/ Nico Rosberg (Mercedes) : € 16m
6/ Kimi Raikkonen (Ferrari) : € 8m
7/ Daniel Ricciardo (RBR) : € 5.5m
8/ Felipe Massa (Williams) : € 4m
9/ Nico Hulkenberg (Force India) : € 4m
10/ Sergio Perez (Force India) : € 4m
11/ Romain Grosjean (Haas) : € 3m
12/ Valtteri Bottas (Williams) : € 2m
13/ Esteban Guitierez (Haas) : € 750.000
14/ Kevin Magnussen (Renault) : € 750.000
15/ Danill Kvyat (RBR/STR) : € 750.000
16/ Max Verstappen (STR/RBR) : € 500.000
17/ Pascal Wehrlein (Manor) : € 500.000
18/ Carlos Sainz Jr (STR) : € 350.000
19/ Joylon Palmer (Renault) : € 250.000
20/ Felipe Nasr (Sauber) : € 200.000
21/ Marcus Ericsson (Sauber) : € 200.000
22/ Rio Haryanto (Manor) : € 150.000

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GP Autriche 2016 – Paddock Confidences

GP Autriche 2016 F1L’avenir de Sauber
Les salaires de Mai et Juin payé via le mécène suédois de Marcus Ericsson, le reste de la saison sera assumé par un consortium d’investisseurs. Ce dernier dont il semblerait qu’ils unissent des financements provenant des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), prendrait la majorité du capital de l’équipe et garderait l’équipe dirigeante actuelle afin d’assurer la transition (une saison). Le plan de reprise indique aussi le remboursement de la dette sur le terme. Pour le moment les détails ne sont pas indiqués.

Massa et Renault
En coulisse, l’avenir de Felipe Massa est en question. Le pilote a accepté de réduire fortement son salaire pour rester en 2017 et 2018, principalement avec Renault. On parle d’un salaire de 1 million d’euros, ajoutant des primes lui permettant d’obtenir jusqu’à 10 millions maximum. Le constructeur français semble étudier l’opportunité.

Carlos Sainz et Red Bull
Le jeune pilote espagnol est coincé par son contrat Red Bull. Renault ne souhaitant pas investir pour racheter (environ 3 millions d’euros), le contrat de Sainz, ce dernier est condamner à continuer chez Toro Rosso une saison supplémentaire, avant de rejoindre Renault, selon un scénario possible.

Nico et son contrat Mercedes
Le pilote allemand voulait une prolongation de 3 ans à compter de 2017, ce sera finalement deux saisons après son contrat actuel qui se termine l’an prochain. Dans les faits c’est un 1+1 avec option d’exclusivité à la manière de qui se pratique chez Red Bull avec les pilotes, liant ainsi le pilote sur une plus longue période. Mais rien n’est encore signé, car les deux parties ne sont pas d’accord sur le salaire…

Kimi Raikkonen et Ferrari
La pression est sur les épaules du champion du monde 2007. En réalité, ce n’est pas réellement les performances du finlandais qui coince, mais le contrat. Si le salaire (8 millions d’euros selon le BusinessBookGP2016) est bas, les primes permettent à Raikkonen d’atteindre 40 millions d’euros maximum. Une somme jugée exorbitante et que la Scuderia souhaitera voir réduire de 50%.

 

Bakou déjà la fin ? 
L’organisation du GP d’Europe à Bakou a déjà du plomb dans l’aile après une seule édition. Depuis le GP de Bahrein, l’organisation du circuit souhaite faire réviser le contrat pour réduire la durée et surtout le coût. Bernie Ecclestone a proposé un GP de Nuit pour compenser, mais le surcoût ne serait pas assumé par l’organisation, ni par l’Etat Azéri. Un remake de Valencia se profilerait-il ?

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GP Canada 2016 – Paddock Confidences

Canada GP 2016Behind the scènes du contrat de Rosberg
Gerhard Berger a indiqué les coulisses des discussions avec Mercedes AMG F1. Indiquant que le constructeur n’a pas encore fait de choix stratégique sur sa politique sportive pilote. Une fois qu’elle sera défini, l’avenir de Rosberg sera plus clair. Notons que Mercedes AMG F1 tente de jouer la carte Werhlein, ce qui est traduit par la volonté de limiter le salaire de Rosberg.

Toro Rosso like Haas
Le développement de Haas et son potentiel futur, inspire les dirigeants de Red Bull qui estiment que les synergies autour du moteur Renault commun à Toro Rosso et RBR est un axe important. Dès l’an prochain, STR sera pour Red Bull Racing, l’équivalent de Haas pour Ferrari.

La prolongation de Vettel chez Ferrari
Il existe un projet de prolonger le contrat de Sebastian Vettel chez Ferrari jusqu’en 2020. On parle de 105 millions d’euros sur trois ans, soit 35 millions d’euros par année.

Heineken et son investissement en F1
La marque de bière envisage de dépenser 440 millions d’euros sur une durée de 5 ans. Dans la réalité, 220 millions vont être dépenser (soit 44 millions d’euros par année), pour devenir sponsor officiel de la F1 et être sponsor d’au moins deux épreuves (2 ou 3 millions d’euros minimum par épreuve). Le reste de l’investissement, soit 220 millions, sera consacré à la promotion de la Formule 1 sur divers support média.

Carlos Sainz et Ferrari
L’ombre de Max Verstappen rende son ex équipier chez STR, Carlos Sainz Jr assez discret sur le marché des transferts. Toutefois, son entourage a débuté des approchent auprès de la Scuderia Ferrari, via Banco Santander. Pour le moment sans retour favorable.

Formule 1 et JO

Luca di Montezemolo indique qu’il serait favorable à ce que la Formule 1 s’introduise comme discipline Olympique à l’avenir. Mais une autre idée émerge avec une certaine intelligence : organiser un GP de F1 juste après ou juste avant les Jeux Olympique pour capter l’audience et faire la promotion de la F1 et des JO en même temps. Un projet inspiré depuis 2008 par Bernie Ecclestone, depuis les JO de Pekin. A suivre donc…

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Rosberg demande 85 millions à Mercedes

bluff F1La rumeur Rosberg-Ferrari a eu un premier effet : Nico Rosberg a mandaté un agent pour négocier une prolongation de contrat avec Mercedes AMG F1. L’intermédiaire n’est autre que Gerhard Berger. Un choix intéressant reflétant la nouvelle stratégie du pilote allemand.

A peine la fin de saison 2015 terminée que déjà Keke Rosberg faisait le siège du bureau de Toto Wolff à Brackley. Fort de sa fin de saison, Nico Rosberg était en position de force pour prolonger son contrat avec le constructeur allemand. Fermement, l’autrichien avait indiqué au finlandais que les discussions pour le renouvellement de Rosberg ne débuteront pas avant Juillet 2016.

Fort de son début de saison, le plaçant en tête du championnat du monde des pilotes, l’ambition de l’entourage de Rosberg est d’accélérer les événements et contrôler le calendrier.  Surtout que côté italien, les rumeurs envoyant l’allemand à Maranello ont secoué le paddock. Même si la rumeur n’était pas mandatée par l’entourage de Rosberg (comme cela aurait pu le sembler), ce dernier en a joué lors du Grand Prix d’Espagne. La stratégie du ni-ni. Ni pour, ni contre l’option Ferrari, allait à l’avantage du pilote Mercedes AMG F1.

A Stuttgart, soucieux de l’image de marque sur son implication en Formule 1,  l’accrochage entre Rosberg et Hamilton a été confus. La faute n’étant officiellement sur personne, la crainte d’avoir une différence de traitement c’est fait sentir. Elle est même redoutée par le board du constructeur à l’étoile.

L’introduction de Berger, ponctuellement, dans l’entourage de Rosberg est destinée à créer un lien. L’ancien pilote Ferrari, McLaren et Benetton est un proche de son compatriote Lauda et connait bien Wolff. Un lien naturel s’installera. De plus Berger est un personnage médiatique qui attirera sur lui les questions du futur contrat de Rosberg, ce qui dégagera au pilote le stress de la pression médiatique. Il pourra ainsi se concentrer sur sa saison et sur l’objectif du titre de champion du monde 2016.

Sous contrat jusqu’en 2017 avec Mercedes AMG F1, Rosberg applique sa stratégie entrevue depuis 2010. Signant un contrat de trois saisons, il pousse pour obtenir une prolongation après la deuxième, utilisant la promesse d’argent de la 3ème saison comme base de travaille (voir ici pour explication).

En coulisse, Toto Wolff est d’accord pour prolonger d’une seule saison (2018) le pilote allemand avec un salaire proche de 20 millions d’euros. En réponse, Berger a demandé 85 millions d’euros et un contrat de trois saisons (25 millions d’euros par année et primes de titre de champion du monde au minimum), soit jusqu’en 2019. Afin de mettre la pression, l’agent autrichien est entrée en discussion avec McLaren, afin de proposer les services de Rosberg pour remplacer Jenson Button. Ron Dennis semble intéressé et amusé par la situation.

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GP Monaco 2016 – Paddock Confidences

Monaco GPRed Bull – Renault et Tag Heuer
La victoire de Barcelone a été le déclencheur. Renault et Red Bull Racing ont prolongé l’aventure pour 2017. L’accord se renouvellera chaque année et le moteur sera badgé Tag Heuer. Facture pour l’an prochain estimé à 27 millions d’euros (en appliquant la réduction indiqué par les constructeurs et la FIA).

Le coup du sirocco
Sauber et Force India ont rédigé une lettre envoyé à la FOM et la FIA et souhaite que le document soit publié par les destinataires. Problème : la lettre est critique envers leurs décisions, donc si la lettre doit être publiée, elle doit l’être par les deux équipes. Un souci de communication illustrant les difficultés des deux teams.

Des GP sans bulles
La marque de champagne Mumm a indiqué pourquoi elle a décidé de devenir partenaire de la Formule E au détriment de la Formule 1. La proposition de renouvellement de contrat est arrivée tardivement, Mumm y a répondu, mais le retour a été très tardif. Ainsi la marque de champagne a pris la décision en quelques jours de négocier avec la Formule E.

Sauber et les procès
L’équipe suisse est sous le joug de plusieurs instructions juridiques. La première concernant Adrian Sutil contre un dédommagement de 6 millions d’euros et surtout la société America Movil (Telmex) qui réclame son avance de 4,8 millions d’euros qui a été transmise pour permettre de garantir le volant 2015 d’Esteban Guitierez. Il existerait aussi des dettes envers Ferrari, sans qu’elle soit confirmées.

Lauda et Mercedes
Actionnaire minoritaire (10%) de Mercedes AMG F1, Niki Lauda dispose également d’un contrat avec la marque allemande concernant le management expirant en 2017. Il ne sera pas renouvelé. Mercedes-Benz préférant un poste de conseils et ambassadeur pour l’avenir. Lauda servira surtout de médiateur envers Bernie Ecclestone et pour les prochaines négociations des Accords Concorde.

Rosberg et le détail
Les rumeurs Rosberg-Ferrari ont eu l’effet d’une bombe sur Toto Wolff et le board de Daimler. Les premières discussions ont eu lieu en marge du GP de Monaco pour prolonger l’aventure. Un détail important, durant l’hiver dernier, Wolff avait indiqué qu’il ne discuterait pas de contrat avec Rosberg avant Juillet 2016. Il y a eu comme une accélération du calendrier…

 

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Rumeur un autre jour : Rosberg et Ferrari

bluff F1Comment renverser une situation ? Une leçon de management moderne par Mauricio Arrivabene soufflant le chaud et le froid par la contrainte et l’article de la Corriere della Serra sur les discussions de Nico Rosberg et Ferrari. Une leçon en 3 points.

Leçon numéro 1 : Mettre la pression sur Kimi Raikkonen

Le champion du monde 2007 et dernier champion du monde avec Ferrari, malgré ses performances séduisantes en 2016, n’est plus perçu comme l’homme de la situation. Pire, il a changé par rapport au pilote qu’il était à l’époque. Une attitude qui place la Scuderia dans une position délicate. Entre l’envie d’avoir un line-up composé de deux pilotes de pointe et une stratégie tournée à 90% sur Sébastian Vettel.

Déjà l’an dernier, Raikkonen était déjà mis sous pression médiatique par la Scuderia avec l’introduction possible de Bottas. L’objectif de la démarche était d’alors faire baisser le salaire du finlandais sur le papier. Ce qui avait été obtenu, mais dans un climat finalement de fin d’histoire prochaine…

Leçon numéro 2 : La cible Rosberg

Tout le monde aura compris que Nico Rosberg ne partira pas de chez Mercedes AMG F1 pour devenir le second d’un autre champion du monde, sans avoir des garanties de disposer de l’équité sportive. Sauf que souvent cela tourne au profit de celui qui est déjà en place.  Cette rumeur est destinée à mettre la pression sur la marque allemande, alors que la position de Lewis Hamilton est fragilisée depuis le début de saison.

Contractuellement, Rosberg a un contrat 2017 sur le papier, mais suivant sa logique, il souhaite prolonger l’aventure avec la marque allemande et bénéficier d’une hausse de salaire digne d’un champion du monde. Cette rumeur va dans son sens, comme en 2014.

Leçon numéro 3 : L’alternative Alonso

En citant dans la rumeur, l’alternative Alonso pour remplacer Rosberg, la rumeur surfe sur deux mythes. Le premier est que Toto Wolff déjà l’an dernier avait lâché le nom du double champion du monde espagnol pour remplacer Lewis Hamilton, alors que ce dernier tardait à prolonger l’aventure avec la marque allemande. Le second est que l’on estime qu’un duo Hamilton-Alonso sera détonnant comme en 2007 et que cela permettra à la Scuderia et Vettel d’être champion du monde (comme Kimi Raikkonen cette année là).

Avec cette rumeur, il y aussi l’idée d’affaiblir McLaren et Honda, perçu comme un rival futur de la Scuderia.

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Note du Mardi : Verstappen et le modèle des agents

Note du mardiEn marge du Grand Prix d’Espagne, théâtre de son exploit, une rumeur indiquait que Max Verstappen n’allait plus être managé par son père Jos. Une mauvaise interprétation, car en réalité c’est une nouvelle organisation qui se construit autour du plus jeune vainqueur de Grand Prix.

Auparavant un pilote avait un seul agent le représentant sur les circuits et dans les coulisses. Le modèle était entendu depuis les années 80.  L’homme de confiance organisait tout, comme Willy Weber, l’illustration du super agent gérant l’ensemble des aspects économiques de son client pilote. Puis progressivement à l’aube des années 2010, le modèle s’effrita.

L’ère de l’agent unique est révolue

Déjà Lewis Hamilton avait rompu avec son père Anthony qui gérait ses affaires depuis ses débuts en course automobile. Puis Sébastian Vettel n’avait pas d’agent, alors qu’il venait de remporter son premier titre de champion du monde. Jenson Button était représenté par un avocat d’affaires et a lancé son agence. Seul Kimi Raikkonen (Steve Roberston), et Fernando Alonso  (Luis Garcia Abad et Flavio Briatore) continuaient de faire confiance au vieux schéma, comme Nico Rosberg, dont le père Keke couve les intérêts du fils depuis ses débuts en Formule 1.

En 2014, Craig Pollock, ex-agent de Jacques Villeneuve, avait crée une société sous le patronyme de The Pollock Formula et avait dans la foulée noué un partenariat avec la société marketing V & V en proposant que la première société s’occupe de la collecte de fonds (investisseurs et sponsors), tandis que la seconde s’occupe de la gestion des pilotes et de leur image. Quelques mois plus tard, Lewis Hamilton quitta Simon Fuller et sa société pour déléguer à une société marketing américaine, Purple Media, la gestion de son image. Le triple champion du monde estimant qu’il était en mesure de gérer lui-même certain aspect de sa vie professionnel. Son père Anthony n’intervenant que dans certains points précis.

Le modèle Briatore appliqué au management

Il y a 20 ans, Flavio Briatore avait mis en place le concept à deux têtes. Avec un agent gérant les intérêts non sportif du pilote et lui-même en consultant s’occupant des relations publiques, sponsoring et orientation de carrière. Un système qui fonctionne encore avec Fernando Alonso aujourd’hui.

L’organisation autour de la carrière de Max Verstappen s’en inspire fortement. Son père Jos a arrêté sa chronique dans un journal hollandais pour devenir le principal représentant de son fils dans les médias. Un processus permettant de retirer la pression médiatique sur les épaules du jeune homme. Tandis que Raymond Vermulen (ex agent de Jos), s’occupera en coulisse de gérer les intérêts du jeune pilote.

Homme discret, Vermulen est celui qui a toujours permis au pilote hollandais de trouver des budgets pour obtenir un volant en Formule 1 auprès de sociétés néerlandaises. Il est déjà indiqué qu’un plan de valorisation est déjà en action autour du jeune Max pour en faire l’équivalent en affaire de Michael Schumacher.

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Note du Mardi – La nouvelle narration des courses au service des sponsors

Note du mardiTout le paradoxe d’une domination. En Formule 1 plus vous dominer la discipline, moins vous êtes visibles à la télévision durant les retransmissions des courses. Pourtant cette situation n’empêche en rien une jolie exposition médiatique, grâce à une nouvelle narration des courses.

Lorsque Lewis Hamilton ou Nico Rosberg s’élancent de la grille pour un Grand Prix de Formule 1, aujourd’hui, nous les voyons durant les deux premiers tours, durant leur changement de pneumatiques et dans leur dernier tour.  Car hormis les positions au-delà de la première ligne sur la grille de départ (comme pour Hamilton cette saison), la visibilité des Mercedes AMG F1 est réduite au stricte minimum. A Suzuka en 2015, la présence médiatique était de seulement 6 minutes.

Toutefois si l’on calcule le temps de présence en cas de doublé sans problème à signaler, nous cumulons environ 465 secondes (trois tours complet (jusqu’au DRS), deux ravitaillements pour chacun des pilotes, 30 seconde à la mi-course pour montrer le classement par l’image et 30 seconde pour le dernier tour du vainqueur et 15 secondes pour le deuxième de la course.  Soit une présence de 13 minutes et 30 secondes à l’antenne. Ce qui sur un Grand Prix de 100 min de moyenne représente environ 13.5 % de visibilité.

Le marketing pour compenser 

Il y a dix ans, Renault et Ferrari se partageaient 20 à 25% de la visibilité télévisuelles, ne laissant que des miettes pour le reste du plateau. Au point pour certain d’avoir établit un classement de perception pour compenser le manque de visibilité. Par exemple, Jordan au début des années 2000 était la deuxième équipe la plus identifiée derrière Ferrari, grâce à sa couleur jaune. La course pour être le plus visible était forte, au-delà des performances. Au point de se demander si les prestations 2014/2015 de Pastor Maldonado avec Lotus F1 Team n’étaient pas le fruit d’un vecteur cynique d’exposition médiatique contraire à la logique. Être vu, quoi qu’il arrive. Même si c’est mauvais.

La nouvelle narration des courses

La retransmission des courses depuis la domination de Sebastian Vettel et Red Bull Racing a évoluée. Autrefois, à l’époque Ferrari – Schumacher, les exploits du pilote étaient mis en avant, lorsqu’il s’apprêtait à réaliser le meilleur tour en course, voir un dépassement sur un pilote retardataire.   Désormais le pilote n’est qu’un décor, un prétexte.  En somme, la course était autrefois au service du pilote et maintenant c’est le pilote qui est au service de la narration de la course.

Les caméras montrent les sponsors en gros plan ou presque sur les voitures  lors de virage lent d’un circuit  et cadre fixement les virages pour montrer les sponsors au bord de la piste. L’impression de vitesse est relative, la cause au cahier des charges des circuits dessinés par Herman Tilke depuis deux décennies.  Le premier cadrage ralenti le mouvement, mais donne l’illusion d’un dynamisme, tandis que le second est un placement de produit télévisuel ou le pilote passe 50 fois au moins durant la course.

Avec ce procédé utilisé depuis quelques années maintenant, l’impact médiatique des marques visibles sur les voitures et au bord de la piste a décuplé. En 2010, Banco Santander estimait son IM à 250 millions d’euros, tandis que Renault estimait que pour 1 euros investit la visibilité offrait 3 euros.  Après son titre 2015, Mercedes AMG F1 avait estimé que l’impact médiatique de sa présence en Formule 1 était de 2,7 milliards d’euros. Un record.  Il est indiqué que la saison 2016 de Renault Sport F1, calibré en matière marketing pourrait avoir un impact de 1 milliard.

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GP Russie 2016 – Paddock Confidences

Red Bull RB12 Sotchi GP Russia 2016Bons baisers de Russie chez Renault
L’arrivée du jeune pilote (déjà entrevue en 2013), Sergei Sirotkin chez Renault Sport F1 c’est accompagné du concours de la banque moscovite SMP Bank. Un établissement détenu par un oligarque, Boris Rotenberg, proche de Vladimir Poutine. Les rumeurs indiquent que le fond luxembourgeois, Genii Capital serait derrière ce deal qui pourrait rapporter gros dans le futur.

La bataille (avortée) autour de Daniel
Ferrari était intéressé par le contrat du pilote australien pour 2017, mais Christian Horner et Helmut Marko laisse entendre que Daniel Ricciardo sera encore présent en 2017 chez Red Bull Racing. Le pilote australien ne dispose que d’une option pour 2017.

Une question de point de vue moteur
Intéressante déclaration de Cyril Abiteboul sur Autosport, résumant assez bien la position des constructeurs de moteur : « Red Bull aurait pu investir l’argent de la FOM dans un projet moteur, mais ils ont fait le choix d’investir dans son châssis et son programme pilote, au lieu du moteur. C’est pour cela qu’il sont fort dans les deux domaines. »

Les coffres forts de la F1
Joylon Palmer ne satisfait pas la direction de Renault Sport F1, qui souhaite obtenir plus de liberté pour la deuxième partie de saison et surtout la suivante. Palmer dispose d’un contrat valable jusqu’à la mi-saison. De son côté, Felipe Nasr a indiqué qu’il ne pilotera plus chez Sauber en 2017. Il serait convoité par Williams.

La FIA et le moteur
Avant d’être balayé d’un revers main par les constructeurs, la Fédération a proposée une clause obligatoire pour que chaque équipes privés puisse disposer d’un moteur constructeur. Afin d’éviter la situation de RBR cette saison. Finalement un tirage au sort  aura lieu.

Les moteurs 2018
La Formule 1 a adoptée son plan moteur 2017 en 7 points. Les prix des moteurs seront réduit de 1 million d’euros en 2017 et 3 millions d’euros en 2018, puis des moteurs à 12 millions d’euros en 2019 et 2020. Le systèmes de jeton sera aboli. Le nombre de moteur sera réduit et beaucoup d’éléments figés. Toutefois, détail intéressant, le moteur hybride est maintenu jusqu’en 2020, mais pas prolongé jusqu’en 2025, comme cela avait été entendu un temps.

Rosberg dans le viseur de Renault ?
En fin de contrat avec Mercedes AMG F1, le pilote allemand ne semble pas réellement pressé de renouveler son contrat, car il souhaite renforcer sa position au championnat, pour obtenir un important contrat avec la marque allemande. Toutefois, le profil de Rosberg pourrait plaire à Renault F1 Team. Mais le prix pourrait rebuter la marque française…

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Les paradis fiscaux et la F1 (et le sport)

Le scandale « Panama Paper » a relevé que le contrat de Nico Rosberg avec Mercedes AMG F1 a été conclu avec une entreprise nommée Ambitious Group Limited, domiciliée aux Iles Vierges Britannique, elle-même détendue par deux autres sociétés dont le siège est aux îles Jersey et administrée par le cabinet d’avocat à la base du scandale : Mossack Fonseca.

Les documents n’indiquent toutefois pas que l’argent ait transité par cette société. Les deux parties se fermant derrière l’argument de l’affaire privée.  Quoi qu’il en soit la pratique est courante en Formule 1 et il ne faut pas s’en étonner.

Dès les années 70, Team Lotus passait par une société aux îles Jersey pour les contrats de ses pilotes. Le père de Lewis Hamilton dispose d’une société dans les îles Vierge ou il touchait diverses commissions et contrats. Plus loin de nous, Renault F1 Team passait par une obscure société, nommée FFBB Ltd, elle aussi basée sur les accueillantes îles Vierges britannique pour rémunérer ses pit-girls et hospitalité de son motor home entre autre. Sans que cela soit répressible à l’époque. Même le contrat de Fernando Alonso est passé par cette société FFBB pour être transférer ensuite à Renault F1 quelques heures plus tard.

La pratique d’une société intermédiaire pour négocier un contrat est assez courante dans le milieu sportif. Le pilote est une entité personnelle et il substitue le plus souvent ses droits à une entité morale (entreprise donc), pour gérer ses affaires. Ainsi, Ambitious Group Limited a très bien pu encaisser seulement une commission sur le contrat de Nico Rosberg et non l’intégralité du salaire du pilote allemand. Là encore, la pratique est commune dans le milieu du sport (surtout dans le milieu du Football par exemple ou les exemples sont nombreux).

Notons que Bernie Ecclestone, avait transférer quasi l’intégralité de ses droits à son ex femmes et ses deux filles via la société Bambino Trust (basée à Jersey) à la fin des années 90, afin de ne pas payer les impôts britanniques. Sa femme d’origine slovène pouvant elle s’y soustraire, malgré sa fortune. Il ne dispose aujourd’hui que de 5% de Delta Topco.

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