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F1 2016 – Les moteurs progressent en puissance

En ce début de saison la communication sur la puissance des moteurs 2016 relève de la dynamique de théorie de l’évolution permanente. Chacun a progressé à grand pas.

Remi Taffin (Renault) : « Je pourrais dire que notre progression de puissance est de 50 cv, plus ou moins, mais une chose est de les trouver, c’est une autre de les exploiter sur la piste.  Tout ce que je peux dire est que je pense que nous allons plus nous améliorer que nos concurrents cet hiver, parce que notre marge (d’amélioration) est plus élevée. »

Massimo Rivola (Ferrari) : « Tous attendent de Ferrari un grand championnat. Quant à l’unité de propulsion, je suis convaincu que nos ingénieurs moteurs ont fait un excellent travail et on préparé un moteur qui a atteint le niveau de performance de Mercedes-Benz. »

Andy Cowell (Mercedes) : « Nous avons fait des gains énormes ces dernières années grâce au développement. Nous en avons fait lors des deux dernières années avec le nouveau moteur et je ne pense pas que cela va s’arrêter. Je pense d’ailleurs qu’aucun motoriste n’a atteint la limite de ces moteurs. La barre des 900 cv a été dépassée. C’est assez incroyable de voir l’efficience de ces moteurs. »

Honda : « De récents articles ont évoqué un gros gain de puissance pour McLaren-Honda en 2016. Ces articles ne sont pas justifiés et ils sont simplement spéculatifs, et nous demandons aux supporters et aux médias de les traiter comme tels. »

Entre 2014 et 2015, Ferrari a gagné 90 cv, selon les indications. Renault a fait passer son moteur de 810 cv à 830 cv en 2015, puis à 875cv en 2016. La presse ibérique a indiqué que le moteur Honda allait progresser de 223 cv en 2016, en réalité 163cv avec un système de récupération d’énergie qui fonctionne à 100% et un gain de 60 cv sur le moteur.

Voici l’évolution de puissance entre 2014 et 2015 des constructeurs :

Mercedes : 740cv, 780cv puis 810cv (2014) ; 840cv, 870cv et 900 cv (2015)

Ferrari : 720cv, 740cv puis 780 cv (2014) : 810 cv, 830cv puis 850cv (2015)

Renault : 700cv puis 720cv (2014) : 810 cv puis 830cv (2015)

Honda : 735cv, 785 cv puis 835cv (2015)

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Note du Mardi : Renault et le concept de présence

Note du mardiAlain Prost a lâché une surprenante déclaration concernant la stratégie de Renault pour son retour en Formule 1 : « Il n’est pas pour Renault impératif de devenir champion du monde. Renault est une équipe de pointe. Pour nous le titre mondial est un plus. » Relançant  une idée entrevue il y a une quinzaine d’année.

La présentation du programme RS16 à Viry-Châtillon la semaine dernière a été l’occasion pour le management Renault de présenter un plan d’un retour à la victoire d’ici 2018/2019 et un objectif de présence jusqu’en 2025. Toutefois, Carlos Ghosn a rapidement éludé l’ambition à tout prix d’un titre de champion du monde, lors de son intervention. Préférant miser sur l’aspect marketing de la présence de la marque française en Formule 1.

Le concept de présence née en 2000

A la fin des années 90, une agence de publicité de la place de Londres avait été mandatée par Eddie Jordan, au nom de son équipe Jordan GP. Pour l’irlandais la surprise était totale. Lui qui pensait que gagner des courses étaient l’essence même d’une équipe, s’est retrouvé avec des hommes lui expliquant, qu’étant donné que son équipe est la seconde derrière Ferrari en terme d’identité (le jaune lui allait si bien), son image « fun » suffisait à en faire une valeur sûre. La notion de « présence » et d’illusion d’un top team capable de remporter des courses est née ainsi.

A contre courant pour cultiver sa marque

En période de crise, le réflexe est de se tourner vers une valeur sûre. La stratégie de Renault sur le marché automobile est à contre-courant. Son lancement en Chine c’est fait après tout le monde, comme son retour en Formule 1. Un concept du contre pied que souhaite cultiver la marque pour se démarquer et devenir premium à long terme. Un concept marketing qui a déjà fonctionné par le passé avec Audi par exemple dans les années 80/90.

Renault a annoncé 1 milliard d’investissement au total pour son retour en Formule 1, mais son objectif n’est pas réellement de remporter le titre de champion du monde, mais d’être un top team et cultiver son image de vainqueur de course.  La Formule 1 n’est ainsi qu’un élément d’image, à la différence d’un constructeur comme Mercedes qui a investit pour remporter des titres et miser sur l’image d’une domination pour redevenir le numéro 1 des constructeurs premiums.

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Le rôle de Genii Capital dans Renault Sport F1 Team

Renault RS16« Genii et moi à titre personnel sommes actionnaires de la nouvelle écurie. Ce n’est pas 49%, mais ce n’est pas non plus 6 ou 7% » indique Gérard Lopez au journal luxembourgeois l’Essentiel.lu. Précisant son rôle dans l’organigramme d’Enstone.

La reprise par Renault de l’équipe Lotus s’accompagne d’une redistribution des cartes. Genii Capital est apparu sur l’arrière de la monoplace. Discrètement. Il faut dire que l’influence de la société luxembourgeoise avait considérablement chutée depuis 2014. L’an dernier malgré une injection de 15 millions d’euros dans le budget de Lotus F1, la présence opérationnelle de Genii Capital se résumait à la stratégie, le business et une présence en conseil d’administration de Gerard Lopez. Débutant ainsi une transition douce.

Il faut dire que l’homme était largement absent. Présent le plus souvent sur 8 ou 9 courses dans la saison, il n’était apparu qu’à deux reprises l’an dernier. Préférant miser sur son projet personnel baptisée Nekton. Une structure d’investissement et trading pétrolier dont il détient 50% du capital.

Pour 2016, Lopez sera présent sur une douzaine de courses.  L’homme indique aussi à l’Essentiel.lu qu’il est en charge de la stratégie commerciale par rapport aux gros partenaires et des nouvelles technologies. Il est également membre du conseil d’administration de Renault Sport F1 Team (ex Lotus F1 Team). Laissant entendre un partenariat sous la forme d’une redevance annuelle pour service de continuité dans l’écurie d’Enstone.

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Vers une réévaluation de gel moteur

Red Bull clair obscureEn annonçant la puissance de 875 cv de son évolution moteur, Renault Sport F1 a également laissé entendre clairement la fin du système de jeton permettant de « geler les moteurs »

Le système avait été introduit il y a dix ans par la Fédération Internationale de l’Automobile et son ancien président Max Mosley, dans le double but de maintenant la course à la puissance à un seuil acceptable et limiter les coûts. Lors de l’introduction du nouveau bloc 2014 le principe a été repris en variant les modifications de pièces dans le moteur (38% pour la saison 2016, 30% en 2017, 23% en 2018 et 5% en 2019 et 2020. Ce principe devait permettre, dans l’esprit, de réduire les coûts de manière drastique, tout en ouvrant les possibilités en performances. Il n’en a rien été.

En 2015 seulement 8% des pièces ont été gelés, selon diverses informations en OFF. Le principe de jetons, largement revus avec l’arrivée de Honda et l’insistance de Renault a donc volé en éclat. En 2015, 32 jetons ont été accordés, ce qui signifie que 48% du moteur pouvait être modifié !

Renault et Honda en ont profité pour tenter de rattraper leur retard, tandis que Mercedes au GP d’Italie a utilisé ses jetons pour concevoir un bloc ultra puissant pour la fin de saison et le début de la suivante.

Pour entrer dans le détail, si un piston était nouveau cela en coûtait 2 jetons. Un nouveau système d’allumage, un seul jeton et le changement de la chambre de combustion l’équivalent de trois jetons.

L’ambition est d’imaginer un nouveau système à l’horizon 2018, destinée à réduire à la fois les coûts jusqu’en 2020 et la puissance. En attendant, la course à la puissance sera effective et la puissance augmentera, comme le prix des moteurs…

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Renault investira 1 milliard dans son équipe Renault Sport F1

La RS16, nouvelle arme du team Renault en F1 est à l'aube de grandes ambitions pour le constructeur français. - @DR

La présentation de la future stratégie de Renault en Formule 1 annonce également un investissement massif de la part groupe. On parle d’un milliard d’euros pendant dix ans. Du jamais vu pour la marque française.

Noire avec une pointe de jaune, la nouvelle RS16 présente des couleurs sobres et destinées à montrer la volonté premium du constructeur dans son engagement. Le choix du nom Renault Sport est fait pour mettre en avant une gamme de véhicules sportifs autour de la marque au losange. Dessinant une stratégie de production de modèle avec deux axes futurs : un volet luxe et un volet sportif.

Un investissement d’un milliard sur dix ans en F1

Pour accentuer cette stratégie premium, le groupe Renault-Nissan a ajouté dans la corbeille le constructeur japonais de voiture haut de gamme, Infiniti Cars. Ce dernier injectera de l’argent dans le budget de l’équipe et participera à son développement technique.

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Spygate – Retour vers le futur pour Renault

Immeuble 68 rue de la Chaussée-d'Antin à Paris 9eme arrondissement (patrimoine de france.com)Le numéro 68 de la chaussée d’Antin était connu de beaucoup d’historiens.

C’était là que Mirabeau vivait dans un charmant hôtel particulier appartenant à l’actrice Julie Carreau, entre cour et jardin.

Le Senateur Richard Brown entra dans la salle à manger, un homme l’attendait envahissant la pièce de son extraordinaire physique. A chaque visite, la même impression. La demeure de François Glorio était puissante, intriguante, ancienne.

Un autre temps, dans un autre monde.

L’homme avait encore vieilli depuis leur dernière entrevue. Les dommages du temps qui passe sur cette silhouette si imposante. Sir Richard Brown remarqua que le port de tête, si orgeuilleux se tassait, mettant en avant un double menton.

La voix tonnait toujours autant.

Dernier vestige du personnage se disait Sir Richard Brown

– Les français se sont donc lancés aujourd’hui dans l’aventure, tonna la voix de François Glorio

Une question rhétorique qui n’appelait pas de réponse. Il enchaîna.

– Maintenant que le retour est amorcé, il va falloir signer un pilote de pointe… La voix s’étouffa en même temps qu’un verre de vin s’écoula finement dans la gorge de François Glorio.

Sir Richard Brown avait pour habitude de ne jamais rien dire lors de ses entrevues avec l’ancien président de la Fédération Internationale du Sport Automobile et fondateur du réseau Concorda. L’homme étant âgé, l’entretien n’était que dans un sens. Le sens de l’écoute, car le débat était inutile.

– Comme à chaque fois que les français reviennent en Formule 1, ils vont chercher leur dernier champion. En 1989, c’était Ayrton Senna, en 2000 c’était Jacques Villeneuve. Là ce sera Fernando Alonso. D’ailleurs Ghosn a déjà formulé un désir dans ce sens. Reste qu’historiquement le problème est qu’aucun de ces anciens champions n’est revenu immédiatement, comme souhaité par la direction du constructeur français…

Senna n’avait signé qu’en 1994 et Villeneuve en 2004 pour une pige de trois courses seulement, estima Sir Richard Brown, buvant son verre de Bordeaux en fixant l’ancien président de la FISA.

La voix de François Glorio envahissant la pièce à chaque détonation. Ils étaient seuls dans la salle à manger comme à chaque rendez-vous. Une habitude entre les deux intriguant.

– Vous savez quelle sont les modalités du contrat du pilote espagnol ?

– Il a signé un contrat de trois saisons, 2015, 2016 et 2017. Mais il semble, d’après mes informateurs, que la dernière année soit une option. Expliqua calmement Sir Richard Brown.

– Et le salaire ?

– De ce que l’on sait il touchera le même salaire en 2015 et 2016, mais 2017 il y aura une forte baisse.

Un silence.

François Glorio dégustait son poulet-salade avec une méticuleuse attention. Puis épongea sa bouche avant de reprendre la conversation.

– Les français vont faire comme ce qui a été fait dans les années quatre-vingt dix. L’ère précédente était un rattrapage des années quatre-vingt avec Prost. Ils ont été champion du monde avec un pilote qui a débuté sa carrière et obtenu ses résultats avec eux. Aujourd’hui leurs ambition est de venir une marque premium, donc d’avoir les meilleurs pilotes du monde. Hors qui sont t’ils ? Hamilton, Vettel et Alonso. Comme l’on été Mansell, Prost et Senna. Toutefois je ne pense pas que l’anglais acceptera, il a fait toute sa carrière avec les allemands. A moins que Raikkonen et Button… je me penche plus sur leur cas pour 2017… eux aussi sont des anciennes gloires de la marque et des alternatives séduisantes. J’estime le finlandais favori…humm. Quoi qu’il en soit, je pense que l’espagnol fera une ou deux saisons et ira en retraite et que l’allemand Vettel sera le dernier de la liste, car il a été le dernier champion du monde de la marque en 2013.

L’avenir risque d’être assez mouvementé sur le marché des transferts 2017 et surtout 2018/2019, estima Sir Richard Brown.

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Renault Sport Academy, l’avatar du RDD et LRA

Renault SportDans la foulée de la présentation du projet Renault Sport et de la livrée de la Renault Sport F1 Team RS16, la création du programme de soutien à de jeunes pilotes sous le nom  Renault Sport Academy a été lancée. Un avatar du RDD.

L’Academy 2016 comprend quatre pilotes : Oliver Rowland, Jack Aitken, Louis Deletraz et Kevin Joreg. Chacun évoluera naturellement dans un championnat soutenu par Renault Sport. La création de cette structure est une partie intégrante de la culture de la marque envers les jeunes talents. « Nous voulons voir ces pilotes devenir à l’avenir des champions de Formule 1 et nous allons utiliser tous les outils possible pour atteindre cet objectif » indique Fréderic Vasseur, directeur de course de Renault Sport Racing.

Un ADN remontant à l’année 2001. Flavio Briatore présentait le programme Renault Driver Developpement. L’ambition était la même que pour la nouvelle Academy Renault Sport. Les liens différents. A l’époque RDD était sous le coup d’un contrat de 10 ans (jusqu’en 2010) avec la société Flavio Briatore Management gérée par le même gérant que le programme de détection : Bruno Michel.

La chute du manager italien entraina la chute du projet RDD et plus largement l’arrêt de l’investissement massif en Formule 1 du constructeur français. La concentration comme motoriste était moins coûteux et risqué.

Pourtant en 2011, le nouveau propriétaire d’Enstone, Genii Capital annonça le retour du RDD sous le nom de Lotus Renault Academy. L’idée n’était pas tant de trouver le futur Fernando Alonso, mais de signer des pilotes à potentiel marketing  et surtout natif des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), qui était le moteur du business du fond d’investissements luxembourgeois.  Il deviendra ensuite Lotus iRace Professional Programme, puis en 2013, le Lotus F1 Junior Team.

A la différence de RDD (sous contrat avec FBM) et du LRA (sous contrat avec Gravity Management), le RSA (zic) ne devrait pas avoir de tutelle management. Pour l’instant. A moins que Nicolas Todt…(pure spéculation naturellement)

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Naissance de Renault Sport F1 Team

Renault Sport F1 RS16

Le président directeur général du groupe Renault-Nissan a dévoilé lors de la présentation du projet Renault F1 que la division Renault Sport sera divisée en deux parties : Renault Sport Racing et Renault Sport Cars.

La première regroupera toutes les activités du sport automobile (Formule E et Formule 1 surtout), tandis que la seconde concentrera sur la portée mondiale des voitures de tourismes. Selon Jérôme Stoll, le président de Renault Sport, l’ambition est de renforcer l’image de la marque à la fois dans le marketing et par la technologie. D’ailleurs le retour de Renault en F1 coïncide avec un doublement du budget de Recherche et Développement de la division.

Naissance de la Renault Sport F1 Team

Carlos Ghosn a indiqué que le projet sera une collaboration globale de l’alliance Renault-Nissan. Infiniti Cars sera le partenaire principal (partenariat technologique et financier), comme Total. Annonçant que les partenaires EMC et Microsoft resteront dans l’équipe, qui s’ajoute Bell et Ross et  Devialet. Ces deux dernières sont des marques haut de gamme, mettant en lumière la nouvelle orientation marketing de Renault Sport F1 vers le premium.

Kevin Magnussen, Jolyon Palmer seront titulaires, tandis qu’Esteban Occon sera le 3ème pilote.

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