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Deux voitures de couleurs différentes pour sauver le sponsoring

Souvenez vous, nous étions en Janvier 1999, la nouvelle équipe British American Racing, nouvelle crée sur la base de la glorieuse Tyrrell se dévoile avec deux monoplaces de deux couleurs différentes. L’une rouge et blanche aux couleurs de Lucky Strike pour Jacques Villeneuve et la seconde bleue et jaune, couleur 555 pour Riccardo Zonta. L’impact était énorme, l’enthousiasme réelle, mais la FIA a interdit le principe d’avoir deux voitures de couleur différente en Grand Prix. C’est alors que la monoplace anglaise a été lancée avec un coté rouge et blanc et l’autre coté bleu et jaune.

Toutefois, l’idée d’avoir deux couleurs différentes pour les monoplaces serait une bonne initiative à l’heure ou le sponsoring est relativement difficile à trouver pour les équipes. De plus, le concept permettrait aux pilotes apportant un important budget, comme aujourd’hui, de plus valoriser ses sponsors. En effet, avez-vous réellement entrevue les 12 millions d’euros de Vitaly Petrov l’an dernier sur la Caterham ? Et avez-vous remarquez la discrétion des partenaires de Bruno Senna sur la Williams contre 10 millions d’euros ?

Durant 10 ans, les équipes ont surtout travaillé leur image et leur identité au détriment du sponsor. McLaren a mis en avant ses couleurs grise, noir et rouge, et presque tout les sponsors de la monoplace sont écrits en noir. Lotus fait la même chose désormais avec ses partenaires, Caterham également, Marussia aussi, sauf que ce modèle devient progressivement obsolète. Le plus intéressant étant Ferrari. La couleur rouge est présente dans toutes les mémoires, mais les logos sont au couleur du partenaire. Ce qui ne choque personne. Red Bull fait désormais la même chose. Seul Williams et Mercedes AMG sont entre les deux. Toutefois, si l’objectif pour les équipes est d’être identifiable, il est temps de revenir en arrière et d’imposer le fameux modèle globale.

Il y a 18 mois, Genii Capital avait discuté avec Renault SA afin que le constructeur devienne sponsor de l’équipe en 2012 contre 15 millions d’euros par année et revenir aux couleurs de 2010. En 2002, Arrows avait vendu pour 18 millions de dollars l’intégralité de sa carrosserie à Orange. Notons qu’auparavant cette somme ne permettait que d’obtenir l’aileron avant et arrière d’une équipe de milieu de grille ou simplement un aileron d’un top team. Les temps changent et les sponsors veulent plus, pour moins d’argent. L’option de relancer l’idée de deux voitures de couleur différente pourrait être intéressante.

Il est désormais plus facile de trouver un sponsor à 10 millions d’euros par année, qu’à 20 ou 30 millions. McLaren vise Emirate pour 2014, Lotus vise Honeywell, Red Bull dispose avec Infiniti d’un sponsor important, tandis que Banco Santander et Petronas ont réduit leur investissement à partir de cette saison. En parallèle, le nombre de pilote apportant directement un budget augmentent d’année en année et les tarifs sont autour de 5 à 10 millions d’euros par année, suivant le talent.

Paradoxalement, l’ère du no logo, qui avait fait place à l’ère de l’histoire et de l’imaginaire fait désormais face à la réalité économique. Ferrari avait soumis l’idée d’une 3ème voiture de couleur différente en 2011. Le code des deux voitures impératives commence à vaciller. En Indycar, lorsque la glorieuse équipe Penske était en difficulté financière elle n’alignait qu’une seule monoplace, tandis que d’autres équipes avaient deux machines de couleur différente pour mettre en valeur leur pilote et augmenter surtout leurs revenus. En MotoGP c’est aussi la même chose avec la Yamaha de Rossi et celle de Lorenzo qui sont de couleurs différentes cette saison. A quelques nuances près.

Les équipes de Formule 1 ont contourné cette idée, en rajoutant des sponsors sur une monoplace et pas une autre etc… une hypocrisie que devrait pensée la FIA pour l’avenir pour résoudre l’équation suivante : faut t’il plus de pilote apportant un budget, donnant à la F1 une image de discipline en crise, plutôt qu’autoriser deux voitures de couleurs différentes et des pilotes payés pour courir ?

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L’évolution du sponsoring de sens

Le sponsoring évolue progressivement depuis plusieurs mois. En 2011, McLaren avait renouvelé son contrat avec l’opérateur de téléphone mobile, Vodafone, en échange d’une part de sponsoring et un investissement de 30 millions d’euros dans les médias. Cet accord était une nouvelle étape, qui se confirme de plus en plus aujourd’hui.

En Novembre 2012, l’équipe Lotus F1 Team a annoncé un accord de sponsoring avec la boisson énergisante Burn. Un partenariat qui dépasse la simple apparition d’un logo sur une monoplace et mélange les mondes du sport et de l’entertainment. Quelques semaines plus tard, la chanteuse Beyoncé et Pepsi ont annoncé un accord de 4 ans d’une valeur de 38 millions d’euros environ.  Dépassant la simple apparition dans une publicité.

Cette somme pour la star américaine comprend le cachet de la chanteuse, un fonds pour prendre en charge les coûts des contenus et l’achat des espaces publicitaires pour diffuser dans les médias de la publicité. Mais surtout il existe un engagement de la boisson pour financer tous les projets créatifs de la chanteuse (concert unique, séance photo, clip etc…) L’évolution vient ici. La marque absorbe plus l’image en cobranding qu’auparavant. Elle accroit sa notoriété auprès des consommateurs en agissant comme une sorte de mécène plutôt que de simplement payer pour utiliser l’image de l’autre ou la capter, comme auparavant.

Le marketing du sens n’a plus lieu d’être entre partenaire. Il sert surtout à mettre en place une image de marque, afin d’ensuite développer l’offre commerciale, autour de ce sens. Ceci correspond à la construction d’une image. Auparavant, le sponsor principal donnait la tendance. Désormais les équipes prennent les choses en main. Epousant ce que BAR avait expérimenté en 2004 avec son programme Pure Racing (basé sur de nouvelles valeurs), qui avait donné bien plus tard le projet Earth Dream.

Si le sponsoring évolue, la tendance nouvelle est que les équipes construisent elles même leur image, sans le concours d’un sponsor principal. Une fois cette construction mis en place, les réunions pour un accord de sponsoring abordent la question suivante : « Comment pouvons nous créer ensemble quelque chose qui est vraiment unique ? »

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La mutualisation du sponsoring comme solution à la crise

Avant Noël, Bernie Ecclestone avait eu une réflexion intéressante sur l’avenir de la Formule 1, s’inspirant de la NFL (National Football League américaine). Une idée intéressante qui relance une doctrine vieille de deux ans maintenant, mais qui reste de plus en plus d’actualité aujourd’hui.

La NFL est une ligue puissante qui centralise tout l’aspect commerciale de son sport. Les équipes n’ont pas de sponsors maillots et encore moins de panneaux publicitaires dans les stades, comme dans le football européen. Au contraire, les 32 équipes du championnat se répartissent les gains de la ligue en fonction de leur réussite et de la réussite de la ligue en question. Par exemple, la NFL répartie de manière équitable ses droits TV (qui se chiffre en milliards de dollars). Imaginons ceci pour la Formule 1 et revenons quelque peu en arrière.

La Formule 1 génère 1,2 milliards d’euros de chiffre d’affaire annuels. Pour schématiser : Les droits TV dans le monde cumulent 300 millions d’euros, les droits circuits 450 millions et le sponsoring/partenariat représente environ 270 millions environ.  Si les équipes devaient se répartir les 270 millions à part égale (sur la base de 10 équipes touchant l’argent, comme pour les primes des Accords Concordes), elles gagneraient 27 millions d’euros. En 2012, la moyenne du sponsoring des 12 équipes était de 56 millions d’euros. Donc ceci n’a pas d’avantage aujourd’hui. Toutefois, le budget moyen des équipes de Formule 1 en 2012 était de 118 millions d’euros. Aujourd’hui le sponsoring représente 47% du budget d’une équipe. Mais à l’avenir ?

Plusieurs équipes ont beaucoup de mal à trouver des partenaires. En 2013, quatorze pilotes garantiront, par leur présence, un budget pour leurs équipes. Un record. En parallèle les deux futurs partenaires de la Formule 1, annoncés en Novembre par Bernie Ecclestone devront ajouter un total de 40 à 60 millions d’euros au 270 d’aujourd’hui. L’affaire commence à devenir intéressante.

D’autant que les nouveaux Accords Concordes 2013-2020, vont permettre aux équipes de gagner beaucoup plus d’argent qu’aujourd’hui. Une équipe comme Red Bull Racing, en cas de titre en 2013 pourrait gagner environ 120 millions d’euros de primes. Alors qu’en 2012, son gain était de 75 millions d’euros. En général, les primes redistribuées vont augmenter de 25% par rapport à aujourd’hui.

Calculons ensemble : Une équipe comme Lotus F1 Team, par exemple, avec un budget de 135 millions d’euros (dont 75 millions de sponsoring), aujourd’hui, avec la nouvelle méthode de calcul touchera 35 millions d’euros de sponsoring mutualisé et 70 millions d’euros de primes, soit un total de 105 millions d’euros. Sachant que les coûts vont baisser de 20% d’ici 2017, selon toute vraisemblance, les budgets baisseront aussi sur les mêmes valeurs, donc le principe commence à devenir rentable et intéressant.

En réalité, Bernie Ecclestone prend à son compte la doctrine Briatore, datant de 2010. Ce dernier avait indiqué à l’époque que les primes de la Formule 1 devaient couvrir 75 à 85% des budgets des équipes et que le sponsoring serait un bonus, afin de combler le reste sans difficulté. Il est en effet plus facile de trouver 15 à 25 millions que le double aujourd’hui.

Certaines idées ne meurent jamais, mais nous allons, si la crise évolue dans le même sens qu’aujourd’hui, tendre vers une mutualisation des ressources de sponsoring. Souvenons nous de l’idée de Bernie Ecclestone d’établir un fond de 50 millions d’euros, en prenant aux équipes les plus riches en sponsor, pour redistribuer au plus faibles du circuit, afin de garder l’équilibre. C’était un premier pas. Avec la mutualisation, une équipe deviendra alors un simple logo, au profit de la Formule 1 qui deviendra plus forte que jamais. La naissance d’un nouvel ordre mondial dans le paddock en quelque sorte.

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McLaren vise le sponsoring de Coca-Cola ou Monster ?

Depuis qu’il est désormais connu que l’opérateur mobile anglais Vodafone arrêtera son parrainage principal envers l’équipe McLaren, cette dernière n’a pas l’intention d’attendre que le temps passe pour trouver une alternative.

Il y a une semaine, le cas de la boisson énergisante Lucozade a été cité comme une possible alternative. Toutefois, l’investissement sponsoring de cette marque est assez limité actuellement et la Formule 1 représente avec 5 millions d’euros annuels sont plus gros chèque, alors qu’elle ne donne que 700.000 euros à un club comme Chelsea FC par exemple. Il a même été question d’une possible prolongation à moindre coût de Vodafone (entre 12 et 16 millions d’euros annuels au lieu de 40 millions aujourd’hui). Mais, une nouvelle piste a été trouvée en marge du GP d’Angleterre. Coca Cola.

C’est une vieille piste de la Formule 1. Depuis plus de 10 ans, la marque d’Atlanta est l’objet de convoitise aigue pour honorer de sa présence son rouge maculé sur une monoplace. Ferrari s’y était cassé les dents il y a une décennie en visant un remplacement de la marque de tabac Marlboro. Mais, il semble que McLaren ait trouvé la faille. Le scénario est  plausible, car la marque américaine investit environ 80 millions d’euros tous les 4 ans pour les Jeux Olympiques et 120 millions pour la Coupe du Monde de Football. Des chiffres impressionnants encore aujourd’hui.

En réalité l’investissement de Coca Cola risque d’être une chimère à moins d’un investissement qui fait l’objet de spéculations importantes depuis plusieurs mois. Monster Beverage, valorisé à plus de 8 milliards d’euros, pourrait être absorbé par la marque d’Atlanta. Pour le moment rien ne filtre, mais les médias économiques américains ont la fièvre sur ce dossier depuis le mois de Mars. En cas de rachat de Monster par Coca-Cola, un coup de fièvre en matière de sponsoring de la première sera largement visible et l’hypothèse de voir les trois griffes sur les McLaren MP4-29 de 2014 fort probable.

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Vodafone et l’héritage McLaren

Il y a deux jours, le Financial Times a indiqué que l’opérateur mobile Vodafone étudiait son impact d’image de marque en Formule 1 pour évaluer son investissement dans la discipline au-delà de 2013. Avec les scandales du GP de Bahreïn et celui, non négligeable, de l’affaire de corruption à fort soupçon, les secousses sont visibles.

En Décembre 2010, McLaren et Vodafone avait déjà anticipé d’une année leur renouvellement de contrat. Expirant en 2011 et devant être renouvelé jusqu’en 2016, une nouvelle entente débutant en 2011 s’arrêtait fin 2013. Passant aussi de 50 millions d’euros environ de moyenne à 40 millions pendant trois ans. Toutefois, les médias anglo-saxons et ses relais dans le monde entier, s’étonne de cette attitude de Vodafone, mais à Woking l’anticipation est de mise et plusieurs cas de figure sont à l’étude.

Dans un premier temps, il est entendu que la boisson énergisante Lucozade, qui est largement visible sur la MP4-27 est destinée à être une alternative. Toutefois, soyons modeste. Selon le Business Book GP 2012 (voir ici pour découvrir sa disponibilité), l’investissement n’est de seulement 5 millions d’euros pour 2012, pour une visibilité évaluée à 15 millions. Un détail intéressant. D’autant que l’investissement de Lucozade dans le sponsoring est assez modeste. Le Football étant sa principale cible, ses accords tournent entre 300.000 à 700.000 euros par année. Pas plus. Il est donc important de comprendre que l’investissement en Formule 1 est le plus massif pour cette marque. De là à être capable d’investir 15 millions l’an prochain. Il n’y a qu’un pas que je doute que Lucozade soit capable de franchir.

La tendance serait plutôt de maximiser l’investissement de Vodafone pour l’avenir. McLaren est passé maitre dans l’art de garder ses partenaires. En début de saison, lors de la présentation de la MP4-27, il manquait 35 millions d’euros d’espace sur la voiture (voir ici pour souvenir). Sauf qu’en y regardant de plus près, Johnnie Walker et Banco Santander sont visiblement, mais de manière différente et uniquement sur les combinaisons des pilotes.  Pour la marque la plus populaire du groupe DIAGO, l’investissement est passé de 25 millions d’euros annuel (2005 à 2010) à 12,5 millions (2011 et 2012) a simplement aujourd’hui 1,5 millions d’euros, mais sur une période de 4 ou 5 ans. C’est la même chose pour Banco Santander qui investissait 15 millions d’euros en 2007 et jusqu’en 2009, avant de réduire son implication à 6 millions pour 2010 et 2011 et désormais investir seulement 2 millions pour 2012, 2013 et 2014 environ.

La tendance de McLaren étant d’accepter de réduire la contribution d’un partenaire, car cette stratégie est assurément moins coûteuse pour l’équipe que de démarcher un nouveau sponsor. Un héritage de l’époque Siemens en 2003/2004 ou le géant allemand avait fait réduire de 50% son investissement, passant de 13 millions à 7 millions par année.

Donc il est fortement possible qu’un accord avec Vodafone soit trouvé d’une manière ou d’une autre. Depuis 2002, l’opérateur mobile aura déboursé environ 525 millions d’euros dans le sponsoring des équipes (Ferrari et McLaren). Sachant que la discipline automobile a déjà été un gros investissement par rapport au 12 millions d’euros annuel que Vodafone déboursaient pour obtenir le maillot de Manchester United. Désormais pour un impact aussi fort que la F1, un maillot d’une équipe de Football de haut rang coutera 50% de moins que son sponsoring chez McLaren, un différentiel qui fait réfléchir. D’autant que le monde du ballon rond tend à évoluer vers le marketing premium.

Ira ton va une implication autour de 16 millions d’euros annuel de Vodafone pour 2014 à 2016 voire 2017 chez McLaren, pour une exposition équivalente à aujourd’hui ? L’histoire récente de Woking a démontré que oui.

Plus largement cette histoire avec Vodafone ricoche avec les négociations entre Lewis Hamilton et l’équipe anglaise. Une baisse de budget dès 2014 est possible et devra être tenue en compte.

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L’avenir du sponsoring de Banco Santander

La situation économique en Espagne agit par effet miroir sur le secteur bancaire. Banco Santander est la plus grande banque de la péninsule ibérique, ayant réalisé une croissance par acquisition ces dix dernières années. Mais un géant au pied d’argile qui permet de douter de sa capacité future à sponsoriser Ferrari dans un avenir proche.

Vendredi de la semaine dernière, Santander a démenti les informations faisant état de sa volonté de céder sa filiale brésilienne. Un bruit révélateur d’une semaine difficile pour la banque. Le 11 Juin, l’agence de notation Fitch Ratings, après plusieurs semaines de menace a dégradée la note des filiales Amérique Latine de Banco Santander passant de A à BBB+. Le lendemain, 12 Juin, les analystes financiers indiquaient que malgré la baisse du titre boursier ces derniers jours, il y a peu de risque à moyen terme (18 mois) d’une chute de la banque, malgré les turbulences économique en Espagne. Le 15 Juin, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) a accordé un prêt de 100 millions d’euros à la banque ibérique pour le financement des projets d’investissement de société à moyenne capitalisation dans le secteur industriels et de service. Un accord destiné à préserver (sauver ?) les emplois. En réalité, des analystes du secteur estiment que la banque surmontera la crise du secteur en Espagne. Mais pas de stabilité d’ici 2013.

Une situation qui pourrait inquiétée à court terme. En effet, Banco Santander est un sponsor majeur de la Formule 1; investissant 10 millions d’euros de moyenne par année pour apparaitre sur les circuits. Toutefois, c’est surtout le renouvellement annoncé en Février 2012, jusqu’en 2017 du sponsoring avec Ferrari (30 millions d’euros par années de 2013 à 2017) qui inquiète. Si la situation l’impose et en cas de dégradation de sa note par une autre agence de notation, il n’est pas impossible qu’une redéfinition du sponsoring de la banque envers Ferrari soit réduite ou annulée. Une situation qui a déjà existé. En 2003, l’équipe Williams – BMW renouvelle un juteux accords avec la société américaine HP pour 45 millions d’euros par année de 2006 à 2009. Pourtant l’accord a été annulé par le géant de l’informatique, qui a perdu beaucoup de sa valeur en bourse courant 2004. Mais, dans un autre cas de figure,  il n’est pas impossible qu’une réduction de 50% de la valeur du sponsoring soit une solution à court terme également.

 

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Note du Mardi – la grosse concurrence du marketing premium

<p style= »text-align: center; »><a href= »http://www.tomorrownewsf1.com/wp-content/uploads/2011/02/Note-du-Mardi-2.jpg »><img class= »size-full wp-image-18832 aligncenter » title= »Note du Mardi-2″ src= »http://www.tomorrownewsf1.com/wp-content/uploads/2011/02/Note-du-Mardi-2.jpg » alt= » » width= »514″ height= »77″ /></a></p>
Contraste en matière de sponsoring entre la Formule 1 et le Football. En dix ans, l’écart se réduit de manière importante entre le monde des circuits et le monde du ballon rond. Ce dernier est en pleine évolution marketing, se dirigeant vers le premium, au dépend du populaire.

Le Real Madrid va prochainement signer un contrat avec Fly Emirate d’une valeur de 25 millions d’euros annuels.  Manchester United, via son double accord entre AON et DHL cumule 33,5 millions d’euros de sponsoring principal, Barcelone, via la Qatar Fondation, l’équivalent de 30 millions d’euros. Voici le top 3 des plus rentables. Mais Chelsea par exemple, via Samsung touche 18 millions d’euros par année. Pour information en France, l’OL tourne autour de 8 millions d’euros, l’OM idem et le PSG vise 12 millions d’euros pour l’an prochain.

En 2012, en faisant abstraction de Marlboro et Red Bull, l’opérateur Vodafone est le plus gros des sponsors principaux avec 40 millions d’euros par an, devant Petronas pour une somme équivalente. Hormis Banco Santander (50 millions d’euros pour être sponsor secondaire et négociant une forte baisse pour le prochain contrat), le constructeur Infiniti sponsorise Red Bull Racing à hauteur de 20 millions d’euros. Avant son retrait, Lotus Group déboursait 30 millions d’euros par année pour être le principal sponsor de l’équipe d’Enstone.

Les deux univers se rapprochent donc en termes de tarif de sponsoring principal. Pourtant, en 2002, c’était loin d’être le cas. Les manufacturiers de tabacs déboursaient entre 30 et 75 millions d’euros par année. Alors que dans le même temps, Manchester United avait Vodafone sur son maillot pour 12 millions d’euros par année et le Real Madrid, la société Siemens pour le même prix.

Certaines équipes de Formule 1 négocient aujourd’hui des tarifs de sponsoring principaux entre 15 et 20 millions d’euros maximum. Voir moins pour certain team. La tendance va donc en direction du football ? Pas tout à fait. Car, de la même manière que la Formule 1, le monde du football commence à tourner autour d’un cylindre et a dû mal à trouver des marques pour soutenir le maillot. Fly Emirate est sponsor d’Arsenal, du Milan AC et du PSG. Il n’est donc pas un inconnu du milieu. Le Bayern Munich privilégie les liens allemands depuis toujours via son sponsor principal -Siemens auparavant, Deutsh Telekom aujourd’hui). Le Real Madrid, comme Manchester United, qui sont des clubs commerciaux et des marques mondiales reconnues, ont du mal à démarcher des partenaires nouveaux et surtout durables.

Cela signifie surtout que les marques du football évoluent dans la même direction que les marques de Formule 1. Le premium, pour pouvoir faire facturer plus cher ses espaces et ses partenariats avec moins de partenaires qu’avant.

Il est intéressant de voir que le Real Madrid entre son équipementier et son sponsor va toucher près de 75 millions d’euros par année environ. Une équipe comme McLaren touche de son sponsor principal (Vodafone) et de son pétrolier partenaire (Mobil), l’équivalent de 55 millions d’euros, tandis que Ferrari, entre Banco Santander et Shell touche 75 millions d’euros. Des revenus très proches donc. Après le Golf, voici que certaine marque du ballon rond vont entrer dans le monde du marketing premium. Une concurrence massive pour la Formule 1. La concurrence de trop peut-être.

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F1 – Arrêt de sponsoring entre Lotus et Genii Capital

L’équipe Lotus F1 Team ne sera plus sponsorisée par le constructeur Lotus Group pour ce début de saison, mais continuera d’utiliser le nom de Lotus, selon plusieurs informations à notre disposition.

L’accord entre les deux parties ayant été compromis depuis plusieurs semaines, alors que le petit constructeur anglais ne paie plus la facture de sponsoring à l’équipe basée à Enstone. L’entente signée en 2010 entre les deux parties indiquait que Lotus Group sponsorisait à hauteur de 30 millions d’euros annuels l’équipe de Formule 1 sur une période longue d’environ 7 ans. Ce contrat a été résilié par le fond d’investissement Genii Capital, propriétaire à 100% de l’équipe Lotus F1 Team.

Une solution a été trouvée : L’équipe utilise le nom de Lotus pour son équipe, en échange du manquement financier, ainsi que Lotus Group a le droit d’utiliser l’image de l’équipe à des fins marketings. Mais, il n’est plus question d’argent désormais.

Une nouvelle qui n’est pas grave pour les finances de l’équipe d’Enstone. En effet l’arrivée de plusieurs sponsors (des grandes marques selon les indications de Jackie Stewart), venant s’ajouter au groupe Unilever et Microsoft, compensent largement cette perte. L’équipe avait déjà anticipée l’annonce qui arrivera dans la journée.

Cette annonce, annule aussi l’option que Proton – Lotus Group avait de racheter 50% de l’équipe.

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Sponsoring : du Matra Racing à Lotus Renault GP

Matra RacingL’histoire de Lotus Renault GP Ltd (voir ici) permet de faire un parallèle avec l’histoire du sport en général et surtout raconté un fait similaire qui s’est déroulé en France entre 1987 et 1990 dans le monde du football. Un phénomène unique qui n’a plus jamais eu d’équivalent depuis. Le Matra Racing.

Après avoir investi en monoplace entre 1965 et 1974, puis en endurance, Jean-Luc Lagardère souhaite de nouvelles perspectives de victoires pour la société Matra dont il est devenu le grand patron. Au début des années 80, on parle alors d’Empire Matra et en 1982, Lagardère décide de s’intéresser au football. N’ayant aucun lien avec le milieu il va avaler la structure du Racing Club de Paris qu’il baptise Racing Paris 1 en 1983. L’histoire sportive n’ayant pas vraiment t’intérêt il faut noter qu’en 1987 l’équipe change de nom.

Malgré l’existence depuis 1920 d’un règlement interdisant qu’un club de football arbore un nom d’une marque commerciale, le club se transforme en Matra Racing en 1987. Aucun organe ne viendra jamais contester cette nomination ouvertement commerciale. Lagardère est puissant, il injecte beaucoup d’argent (ce sera le début d’une inflation galopante dans le foot français ou le salaire moyen est passé de 23.000 à 80.000 fr par année. Un épisode qui ne sera plus jamais visible dans le monde du football.

L’affaire Lotus Renault GP rappelle un peu l’histoire du Matra Racing dans son principe de dénomination commerciale pour une organisation sportive.

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HRT : Les 5 plus grosses sociétés espagnoles

Hispania Racing Team annonce qu’un grand accord financier avec une des 5 plus grandes sociétés espagnoles est en phase de finalisation. Estimant que le nouveau consultant marketing de l’équipe se nomme Joan Villalonga et qu’il a été patron de Telefonica, le lien est évident. Ce grand sponsor devrait apporter,  selon les estimations, 15 millions d’euros annuels.

Ci-dessous les 10 plus grandes sociétés cotées à l’indice Ibex35 avec leurs valeurs en milliards d’euros. Telefonica est la plus grosse société ibérique devant Banco Santander. Dans les 5 plus grandes sociétés : 1 société de télécom, 2 banques, un sidérurgiste et un fabricant de textile (Inditex = la marque Zara).

ibex35

Notons enfin que José Ramon Carabante a précisé qu’il vendait aussi jusqu’à 25% de son équipe en plus d’un partenariat de sponsoring. Alors le sponsor sera-t-il la deuxième banque du pays (BBVA) ou alors le premier opérateur télécom de la péninsule (Telefonica) ?

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