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F1 – Budget équipe : De la préhistoire à aujourd’hui

7 mai 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : Analyses

A la lecture de l’interview de l’ex team manager de l’équipe Jordan, Mark Gallagher sur les budget de l’équipe Jordan en 1991, il m’est venu d’idée de dévoiler les budgets des premières années des ancêtres des équipes Brawn, Force India, Renault, BMW, Red Bull et Toro Rosso.

Débutons par la plus ancienne de par l’historique. Brawn GP est née sur les bases de Honda Racing F1, qui elle-même est née sur les cendres de l’équipe BAR établit en 1999 avec un budget de 97 millions de dollars. Mais la British American Racing était née par le bais du rachat de l’équipe Tyrrell, qui a débuté en 1968 avec un budget astronomique pour l’époque de 200.000 dollars.

Renault F1 Team a rachetée pour 120 millions de dollars en 2000 l’équipe Benetton qui elle-même était née d’une fusion entre l’équipe Spirit et Toleman par la volonté du fabriquant de pull over. L’équipe Toleman a débuté en F1 en 1981 avec un modeste budget de 400.000 dollars.

Toro Rosso dispose dans son ADN de l’âme de Minardi née en 1984 avec un budget de 1 à 2 millions de dollars à l’époque soit 5 à 6 fois moins que les grosses équipes de l’époque.

Force India, est née sur les cendres de l’équipe Jordan qui a débuté en Formule 1 en 1991 avec un budget de 10 millions de dollars environs.

BMW a rachetée Sauber en 2005, mais Peter Sauber avait débuté en F1 en 1993 et un budget de 35 millions de dollars, ce qui en faisait un riche à l’époque.

Enfin Red Bull Racing, crée sur le cendre de Jaguar et fille de Stewart Grand Prix, qui a débuté en 1997 avec un modeste budget de 28 millions de dollars à l’époque.

Transfert Button Episode 2, L’attaque du Clone

29 août 2005 | Commentaires fermés
Catégorie : Analyses, Histoire F1

Williams traverse une période délicate durant cette année 2004. En effet BMW est de plus en plus critique et le châssis n’est pas une réussite,  à défaut d’avoir été originale. Ses deux pilotes de pointes que sont Ralf Schumacher et JP Montoya lui coûte une fortune. Respectivement 12 millions de dollars et 6 millions de dollars.

Pour remplacer Ralf, Williams embaucha Mark Webber. Il sera payé deux fois moins que l’allemand pour réaliser les mêmes performances, selon les estimations du team. Mais pour remplacer JP Montoya, le choix de Button s’avers logique, puisque le colombien avait signé en 2003 son contrat chez Mclaren pour 2005.

Le clan Button est donc approché et finalement un contrat de quatre ans à partir de 2005, avec un salaire de base de 9 millions de dollars (avec une prime de 50.000 dollars par points) et le statut de premier pilote de l’équipe est entériné. Byfield, l’agent de Button avait, parfaitement jouer le jeu, a ce moment là des tractations.

Mais l’équipe BAR dénonça le contrat, valant ses droits sur Button. Le bras de fer entre les deux équipes sera violent et se finira devant le CRB (l’organisme de contrôle de Contrat) en Suisse.

En bonne foie, BAR règle les 2 millions de dollars de primes qu’elle n’avait pas payées à son pilote et annonça qu’elle ne le cèdera pas sans compensation financière. Le CRB décide que le contrat BAR est parfaitement valide et que Williams devra attendre 2006 pour embaucher Button.

C’est alors que ce bon Franck décide de laisser le contrat de son pilote fétiche en échange d’une clause qui indique que le pilote doit réaliser 70% des points marqués par le leader du championnat avant le GP de Turquie, s’il veut rester chez BAR.

Pour Williams, 2005 restera comme étant une des pires de son histoire. Voiture imparfaite, BMW qui décide de quitter le navire pour racheter Sauber. Le plan Button/Williams commençait à sérieusement se détériorer. Car pendant ce temps,  Honda racheta la moitié de BAR et dispose d’une option sur l’autre moitié. Tandis que Williams doit se tourner vers Cosworth pour 2006 et enfin des Toyota pour 2007 mais semi payés (comme elle le faisait déjà avec Renault). Mais ce ne sont pas des moteurs officiels et exclusifs. Donc Button déclare ne pas vouloir piloter pour l’équipe qui l’avait embauché l’année d’avant.

L’histoire de la compensation financière ressort donc, mais tout ce complique lorsqu’à la veille du Grand-Prix de Turquie, Williams a eu une discussion avec Button, en lui exposant les faits : « Je ne vends pas ton contrat, quel que soit le prix, pas même pour 100 millions de dollars » Ce qui ne manquera pas de décourager BAR et Honda, disposés à racheter le contrat de Jenson. « Ce serait lancer un message négatif à mes sponsors et partenaires. Soit tu roule pour moi, soit pour personne ! » conclu Williams.

Button aurait répliqué, sans que l’information puisse être confirmée : « Alors je ne courrai pour personne ». Bluff ou mauvais conseil – un de plus – donné à Jenson ? Williams a également mis Button en garde de ne pas croire les Nostradamus en herbe qui affirment que le package Williams Cosworth sera abonné aux fonds de grilles. « On pourrait perdre un sponsor, et cette histoire ne serait que du négatif pour toi. Tout dollars qui nous fait défaut manquera également au développement technique » lance le patron de l’équipe de Grove, sous-entendu, étant donné que tu piloteras cette voiture, mieux vaut ne pas l’attaquer sous la ligne de flottaison avant même que le navire ait quitté le port, direction le championnat 2006.

Nick Fry, directeur de BAR Honda, estime que ses chances de conserver Button sont de 50-50. « Nous avons de l’argent, Williams non ». Honda a mis 80 millions de dollars sur la table pour acheter tous les droits de contrat de Button pour les cinq années à venir…