Archives de la catégorie : Politique

La mise en veille de la FOTA

FOTA28 Février 2014, Olivier Weingarten, secrétaire général de la Formula One Team Association annonce que l’organisation, crée le 29 Juillet 2009 sous l’impulsion de Luca di Montezemolo, est dissoute suite à un manque de fond et un manque de consensus entre toutes les équipes. La dissolution est inscrite dans le temps.

Le ticket d’entrée a bien été révisé à la baisse, passant de 100.000 euros par ans et par membre à 70.000 euros. En vain. Aucun regain d’intérêt et la FOTA a annoncée la fin de son activité. Toutefois le journal économique suisse Le Temps indique la semaine dernière que l’organisation est encore enregistrée au registre du commerce, mais que plus personne n’y travaille. La dizaine d’employés a été licenciée et son secrétaire général reparti à Londres.

Walter Stapfer, l’associé genevois de la fiduciaire Finova, qui était chargée d’administrer et de contrôler les comptes de l’association indique « l’association devrait être officiellement dissoute mais pour cela il faudrait qu’une assemblée générale se prononce. » Difficile puisqu’aucun membre ne le souhaite pour l’heure.

Ainsi la FOTA est à ce jour une entité en veille, pouvant être réactivée le moment venu.

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Fernando Alonso et ses négociations avec Ferrari

Fernando Alonso F14T Silverstone 2014Après les départs de Luca Colajanni, Stefano Domenicali et Luca Marmorini ces derniers mois, trois autres personnes sont sur le train du départ que dirige Marco Mattiacci pour le compte de la Scuderia Ferrari. L’identité de ces personnes alimente les spéculations de l’autre côté des Alpes. L’intérêt est ailleurs en vérité.

Ross Brawn ne viendra pas renforcer les rangs de Maranello. L’ingénieur a poliment refusé l’offre de proposé Luca di Montezemolo. Dans son plan de redressement de Ferrari, Mattiacci dispose de plusieurs variantes imitant les autres structures de team. En coulisse la proposition de prolongation de la Scuderia envers Fernando Alonso n’a pas réellement eu l’effet souhaité à Maranello. Le pilote n’a pas eu une réaction passive. Au contraire. La première contre partie est que l’espagnol a souhaité qu’Andrea Stella ne fasse pas partie du train de départ et obtienne du galon. En cela, le double champion du monde dépasse le cadre sportif et impose un volet politique dans ses négociations en imposant en contre partie de la prolongation jusqu’en 2019 des conditions aussi structurelle que les classiques économiques et sportives.

Dans ses ambitions de construire une équipe Ferrari à sa mesure, Fernando Alonso entrevoie dans Marco Mattiacci l’artisan de sa nouvelle politique sportive. En OFF, l’espagnol n’hésite plus à indiquer qu’il vise un troisième titre de champion du monde pilote pour ensuite se retirer.

Ces conditions politico-sportives à Maranello occultent résolument un acteur du jeu. Kimi Raikkonen. Le finlandais a été souhaité par Alonso alors que Luca di Montezemolo et Stefano Domenicali visaient Nico Hulkenberg. Toutefois le contrat du finlandais pourrait être redéfini dans le cas ou l’équipe ne se place pas à la 3ème place des constructeurs à la fin du mois de Juillet, en faveur de la Scuderia. Pour prévenir cette contre éventualité, les rumeurs du départ du dernier champion du monde Ferrari sont de plus en plus importantes à Modène. Une manière de rappeler la place du finlandais dans l’échiquier italien.

Après avoir obtenu des garanties de son sponsor (Banco Santander), d’avoir obtenu le concours d’un pilotes de valeur (Raikkonen), celui d’une restructuration (l’émergence de Marco Mattiacci), les ambitions de Fernando Alonso sont clairement de produire durant les dernières années de sa carrière une Scuderia Ferrari réellement tournée derrière lui. Alors que l’équipe actuelle est dirigée sur la doctrine de 2007, en rupture avec celle de Jean Todt/Michael Schumacher.

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L’axe Mercedes-Toto Wolff- Williams

Williams Mercedes Bottas Silverstone 2014 F1Mai 2013, Toto Wolff représentant Mercedes-Benz et Frank Williams annoncent le début de leur partenariat en marge du Grand Prix de Monaco. Le fruit de plusieurs semaines de comparaisons entre Renault et le constructeur allemand. Les ingénieurs de Grove ayant basculés dans les derniers instants vers le camp de Stuttgart, sans avoir demandé des garanties qui sont la base du succès de l’équipe Williams aujourd’hui.

Après une troisième place au GP d’Autiche et une seconde le week-end dernier lors de la course de Silverstone en Angleterre, Valtteri Bottas est sur un nuage. La FW36 est un miracle de compétitivité et l’équipe anglaise vise sérieusement la 3ème place du championnat des constructeurs, actuellement détenue par la Scuderia Ferrari. Un nouveau statut pour le team de Grove qui n’avait jamais connu meilleur classement qu’à l’époque ou il avait son partenariat avec BMW.

L’un des secrets de cette réussite réside dans les liens unissant Mercedes-Benz et Williams. Renault ne proposait qu’un contrat de fourniture client pour 2014. Le constructeur allemand propose un partenariat gagnant-gagnant. En cela, la Williams FW36 et la Mercedes W05 ont strictement les mêmes unités moteur et les évolutions en même temps. Ce qui n’est pas le cas de Force India (une génération d’électronique d’écart selon les indications) et McLaren. Une stratégie qui étonne beaucoup d’observateurs du paddock mais qui a un sens politico-économique.

Si l’équipe Williams termine 3ème du championnat du monde des constructeurs elle touchera une prime de l’argent de la télévision (droit FOM) beaucoup plus importante qu’aujourd’hui, qui lui permettra d’assurer l’avenir et son budget pour 2015. De plus, la valeur en bourse de l’équipe augmentera. Actuellement côté autour de 18,3 euros l’action, les résultats durant l’été pourraient permettre une augmentation du prix autour de 20 ou 21 euros. Pour le plus grand bénéfice de Toto Wolff qui dispose encore de 10% du capital de Williams.

L’axe Mercedes-Toto Wolff-Williams a pour objectif de créer un ensemble compétitif pour les années 2014, 2015 et 2016, au moins et de confirmer la domination du constructeur allemand en Formule 1 à moyen terme.

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Red Bull à l’affut de Honda

Honda F1Chez Honda, le suivi des performances des McLaren-Mercedes de Jenson Button et Kevin Magnussen est actif. Les japonais se gardent de tous commentaires pour le moment, car leur partenariat avec l’équipe de Woking débutera officiellement l’an prochain. Une union qui comblera McLaren (plus de 100 millions d’euros de subvention diverses par année jusqu’en 2019), mais qui fait douter les japonais.

Les liens entre Suzuka (Honda) et Woking (McLaren) ne sont pas aussi solides que l’on peut le croire, car autour de Ron Dennis on regrette que l’exclusivité de fourniture du moteur Honda ne concerne que la saison 2015. Certes Honda compense par des espèces sonnantes et trébuchantes qui alimenteront le budget de l’équipe pendant cinq saisons. Mais l’aspect technique est une donnée essentielle en Formule 1 que Ron Dennis n’oublie nullement. D’autant qu’un candidat discret s’avance masqué : Chez Red Bull Racing l’envie d’utiliser le moteur Honda à l’horizon 2016 se précise.

Certes la prochaine RB11 sera toujours équipée du moteur Renault Sport. Considéré comme le moteur de la dernière chance par beaucoup d’observateurs. Il devrait définir les contours d’une prochaine négociation de contrat entre les deux parties (contrat qui expire en novembre 2016, selon les estimations). Sauf que la marque Infiniti Motors ayant pris la décision de quitter la discipline reine du sport automobile à l’issue de son contrat sponsoring en 2016, les mesures doivent être prises à Milton-Keynes. Attractive, Red Bull Racing l’est car elle est incluse dans un groupe ayant de très fortes retombées médiatiques (Infiniti avait bénéficié d’un milliard d’euros de retombées médiatiques l’an dernier) et une image jeune et dynamique qui séduit secrètement les décideurs japonais, selon nos informations.

En bref entre McLaren qui rêve de sa splendeur passée et Red Bull Racing qui reste un top team, Honda observe afin de définir sa stratégie. Pour la plus grande crainte de Ron Dennis.

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Bernie Ecclestone n’a plus peur de perdre des équipes

Bernie Ecclestone-Bernie Ecclestone vient de remporter une victoire assez spectaculaire en toute discrétion. Ce coup de force tiens simplement du fait que l’argentier de la Formule 1 n’a plus peur de perdre une ou plusieurs équipe parce qu’il sait que celle-ci sont trop occupés à garantir ses price money, l’argent des droits TV.

En Autriche, l’icône du mouvement de réduction des coûts dans le paddock, Monisha Kalterborn c’est simplement discréditée en affirmant viser la 7ème place du championnat, avec sous entendu la garantie de ne pas perdre environ 15 millions d’euros de revenus pour son équipe. Des revenus assurés par la FOM de Bernie Ecclestone. Ouvertement, Jean Todt a déclaré en marge du Grand Prix d’Autriche qu’un accord sur la réduction des coûts n’arrivera jamais.

Par le passé, les outils habituels d’un activiste était d’obtenir de la part d’un opposant réticent des déclarations peu enthousiastes condamnant diverses actions, ce qui n’avait aucun effet sur personne. Mais c’était un coup de communication. C’est le cas depuis 2009 avec les épisodes autour du RRA et du plafond budget et plus généralement de Ferrari lorsque cette dernière souhaite influencer la discipline. Aujourd’hui, Ferrari sous entends (avant de rapidement revenir en arrière) de quitter la discipline, mais cela ne fonctionne plus. Sauber, Caterham, Force India et Marussia n’ont aucun poids dans la discipline et si la Formule 1 se refuse à elles, elles devront repenser leurs choix d’entreprise entièrement.

Que la Formule 1 perde deux ou trois voir quatre équipes n’est pas un problème. L’heure n’est plus à l’introduction en Bourse et au statu-quo politico-économique afin de montrer un projet d’entreprise stable pour séduire des investisseurs. Bernie Ecclestone estime que plusieurs équipes ne doivent plus être présentes à la table des discussions. Son projet d’avoir une Formule 1 à 6 équipes vendant des châssis à des tiers, à l’image des équipes de Champcar à la fin des années 90, prend corps progressivement. Une stratégie devant permettre de maximiser les marques déjà présente et d’attendre de reproduire par 6 ce qui a été fait avec Brawn GP (une équipe dérivée d’un constructeur, devenue indépendante et séduisant un autre constructeur).

En cela Bernie Ecclestone souhaite une Formule 1 ultra compétitive et un métissage technique devant séduire des constructeurs à moyen terme. Tout le contraire de l’image d’aujourd’hui.

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Les (pré)mesures du Conseil Mondial du 25 Juin

Le 25 Juin prochain à Munich en marge de la conférence de la FIA,  le Conseil Mondial dessinera les contours définitifs de la Formule 1 pour les prochaines années. Si il n’y a rien de spécifique à attendre de révolutionnaire, il semblerait qu’un plan étape par étape sera finalement adopté jusqu’en 2017, avec quelques pistes sont déjà entendues.

La première concerne la suppression des couvertures chauffantes pour les pneumatiques Pirelli. Le manufacturier est contre pour des raisons de sécurité. En réalité cette mesure est un héritage de l’époque de la FOTA. Le but n’est pas tant de réduire les coûts, mais surtout de réduire les paiements envers le fournisseur pneumatique Pirelli (1,5 millions d’euros par an). Une mesure donc controversée.

L’autre mesure qui soulève des interrogations est la réduction/suppression des essais libres du vendredi matin et l’établissement d’une plus importante session l’après-midi (voir en deux temps). Certaines les petites équipes pointent du doigt la compensation de la EL1 par des essais en simulation coûteuse qui favorisera les grandes équipes.

Un point stratégique pour les équipes reste le coût de l’unité moteur. Après les modifications la facteur s’élève en moyenne à 31 millions d’euros pour 5 blocs par an. Les équipes sont d’accord pour que dès l’an prochain le prix baisse de 60%. Cependant et sachant que Renault et Ferrari, voir Mercedes-Benz vont concevoir un nouveau moteur pour 2015, le coût ne baissera pas comme souhaité.

Une proposition qui sera étudiée la semaine prochaine est de décaler les changements de règlement. Aujourd’hui la FIA à jusqu’au 30 juin de chaque année pour modifier un règlement technique. Les petites équipes souhaitent la date du 28 Février. Afin d’anticiper suivant leurs ressources.

Enfin, si la voiture cliente était abordée, il serait attendu que les membres du Conseil Mondial tombent d’accord sur un modèle alternatif. Imposant que chaque équipe construise elle-même certaine pièce d’une machine.

PS : le cas Forza Rossa pourrait être intégré en 2015 ou 2016 dans le paddock. Mais à la condition que les débats sur les coûts en Formule 1 se stabilisent une bonne fois pour toute la semaine prochaine.

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Red Bull et Renault ciblés par un corbeau

L’ombre du corbeau. Un accusateur anonyme a envoyé une lettre accusant une équipe Red Bull (RBR donc) et Renault d’avoir réalisé des essais de pré-saison illégales. Le destinataire de la missive était la FIA, Ferrari, Mercedes et Sauber et le cachet de la poste est helvetique. Son contenu est explosif selon Auto Bild.

Red Bull a réalisé 6 jours d’essais sur dans le centre de AVL à Graz en Autriche. Ce centre faisant parti d’un groupe implanté dans le monde (USA, Mexique, Inde, Chine, Japon, Brésil, Russie et surtout Europe) est spécialisé dans les solutions de test moteur, de système divers et des technologies de simulations.

Le mystère plane autour de cette lettre et les équipes Red Bull Racing et Scuderia Toro Rosso, ainsi que Renault ne font pas de commentaires sur le sujet.

Il est intéressant de signaler les destinataires de la dénonce. La FIA est logique car cela offre un argument de plus dans la lutte pour la réduction des coûts. De même pour Sauber qui est en lutte depuis plusieurs mois avec Christian Horner et Red Bull sur la question. Ferrari et Mercedes c’est plus subtile. La première a beaucoup de poids dans le jeu politique et reste la seule qui peut faire plier les autrichiens, bien que sur la question des coûts les deux parties sembles d’accord. L’objectif ? diviser. Mercedes est dans une position de médiateur actuellement. Ce qui permet de penser que le corbeau est un personnage averti des tendances des coulisses de la F1.

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Le (dernier) coup de poker de la FIA

Le 25 Juin une décision sera prise concernant les mesures de réductions des coûts. Le Strategic Group F1 (composé de Ferrari, Mercedes, Red Bull, McLaren, Williams et Lotus) n’arrive pas à s’entendre avec les autres équipes. Le temps passe et la situation sera donc la suivante : Si il n’y a rien, le Conseil Mondial de la FIA prendra seul sa décision. Ce qui signifie qu’à l’horizon 2016 c’est les règles décidées ce 25 juin qui seront appliquées. Charge aux équipes qui ne voulaient pas entendre parler de réduction des coûts de choisir entre se plier à la règle ou rester chez elle. L’ultime coup de poker de Jean Todt dans une guerre des nerfs ou il avait perdu quelques batailles.

Annoncer le 2 Juin que le projet Forza Rossa aurait obtenu l’accord de la FIA pour participer en 2015 au championnat du monde de Formule 1 ressemble beaucoup à un moyen de pression. Il est intéressant de noter que Gene Haas a appris dans la presse sa nomination en Avril. Ce qui laisse planer un certain voile autour de la politique du choix des nouvelles équipes et de leur finalité. Le projet américain arrivera à l’horizon 2016, tandis que le projet roumain piloté par Colin Kolles serait déjà près pour l’an prochain, selon les échos du paddock. Sachant qu’il faut environ 9 à 10 mois pour concevoir une monoplace (comme nous l’ont démontré Caterham et Marussia en 2009/2010), sans être véritablement compétitif, l’ensemble laisse perplexe. Dans le détail, ces deux projets reposent sur le principe de la voiture cliente appelée des vœux de Ferrari depuis de nombreuses années. Si cela va dans le sens de Maranello, ceci est à contre courant de la FIA, qui souhaite que les teams construisent leur monoplace.

En réalité le report du programme Haas n’arrange pas la FIA et son président. Ils comptaient sur l’introduction de cette équipe pour imposer son plan de réduction des coûts, selon un schéma déjà vu en 2009 avec son prédécesseur. L’introduction en 2016 de l’équipe américaine la condamne presque à mourir née. Ainsi arrive à 20 jours du Conseil Mondial le projet oublié des roumains, redevenu favori pour 2015 sous la forme d’une rumeur.

En 2009, Caterham (Lotus Racing), Marussia (Virgin Racing) et USF1 ont été sélectionné car elles respectaient le cahier des charges de la FIA d’alors: Un moteur Cosworth à 6,5 millions d’euros et un budget compris entre 45 et 60 millions d’euros, dans le cadre du budget plafond que voulait imposer le président Mosley. Plus tard, Richard Branson de Virgin dira que ceci aura été une duperie. David Richards et Prodrive, tout comme Stefan F1 critiqueront les choix de la FIA. Des choix politiques plus que sportifs. Comme aujourd’hui.

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Renault/Infiniti – Mercedes ? La réflexion de Red Bull

Dietrich Mateschitz, le propriétaire de la marque Red Bull n’est pas satisfait de la saison 2014 de son équipe. La faute est clairement identifiée et la responsabilité incombe aux ingénieurs de Renault Sport F1. Pire, la saison de Sébastian Vettel s’annonce obscure avec plusieurs pénalités pour changement de moteur durant la saison. Catastrophique pour l’image d’un champion qui commence à subir le reflet d’un pilote ayant gagné grâce à sa voiture. Daniel Ricciardo rappelant par ses résultats cette tendance. Ainsi Vettel est de plus en plus tendue et ne s’en cache plus. Seul solution ? Trouver un nouveau moteur.

Souvenez-vous l’ultimatum du patron de Red Bull à Renault, il datait de Mars et était de deux mois. Sans évolution aucune, la marque autrichienne envisage ses intérêts en priorité. Sachant qu’une rupture avec Renault F1 Team lui coûterait environ 50 millions d’euros (à moins d’un deal via Toro Rosso plus avantageux pour la marque française à terme). En OFF, Helmut Marko ne cachait pas en Espagne que le retard pris par Renault ne sera pas comblée avant plusieurs années.

La première piste moteur étant Mercedes-Benz, des discussions ont eu lieu entre Mateschitz et Lauda. Entre personne de bonnes compagnies. L’autrichien de la marque allemande n’est pas contre l’idée (afin de remplacer McLaren sur l’échiquier). Mais un coup d’arrêt viendra du PDG du groupe Daimler, Dieter Zetsche qui a expliqué qu’il fournira ses moteurs lorsque Red Bull fabriquera des voitures. Curieuse déclaration sachant que McLaren produit des voitures qui ne sont pas propulsées par un moteur allemand et que Force India n’a aucune intention de se lancer dans l’automobile. Cette déclaration cassante à la lecture semble plus ironique que négative. Une diversion afin de ne pas froisser les français.

Pour Red Bull Racing le problème est double. Le deal signé entre Renault et Lotus en début d’année n’a pas réellement apprécié par les décideurs autrichiens. L’autre problème s’appelle Infiniti. Le constructeur japonais de voiture premium a refusé le deal proposé par Red Bull Racing. Ce dernier consistait à investir plus d’argent à la fois dans l’équipe et auprès de Renault Sport F1 (voir ici pour souvenir). Une solution de rupture anticipée entre les parties est dans l’air afin de permettre d’obtenir le moteur Mercedes turbo en 2015. Cette rupture Infiniti, coûtera à Red Bull environ 40 millions d’euros.

Au total la saison 2014 de Red Bull Racing pourrait coûter environ 100 millions d’euros) afin d’obtenir le moteur Mercedes-Benz en 2015. La marque autrichienne en a les moyens. Surtout si cela permet de conserver Adrian Newey et Sébastian Vettel jusqu’en 2017 et redevenir compétitif.

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Vers la fin du manufacturier unique en F1 ?

Bridgestone se retirera du MotoGP à la fin de la saison 2015. De la même manière que le manufacturier l’avait fait fin 2010 en Formule 1. Les japonais étudient d’autres façons de maintenir leur position en tant qu’acteur majeur dans les sports mécaniques. Résultat de la politique des manufacturiers uniques.

L’introduction du principe de manufacturier unique avait deux objectifs : Freiner le développement et réduire les coûts. Des intentions louables, mais qui masquant la réalité sportive. La guerre des pneus en Formule 1 provoque une explosion des coûts principalement à cause des essais privés qui étaient massif il y a 10 ans par exemple. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Pirelli (manufacturier unique depuis 2011) n’a pas le droit de faire autant d’essais qu’il y a une décennie pour développer ses gommes. Tout en étant compétitif. Question alors : Pourquoi ne pas rétablir une concurrence encadrée sur les pneumatiques ? Michelin et Bridgestone attendraient que cela.

Regardons dans le passé pour nous rendre compte de plusieurs choses: Le principe de manufacturier unique historiquement ne favorise pas l’émergence d’un nouvel acteur, mais consolide les positions. Benetton a signé avec Pirelli en 1991 pour obtenir des pneus plus compétitifs de Goodyear en 1992 et au-delà. McLaren a signé avec Bridgestone en 1998 et a gagné le titre. Prost GP a été compétitif en 1997 grâce aux pneus japonais. Idem, Williams aurait t’il gagné des victoires en 2001-2003 autrement qu’avec des pneus Michelin ? Plus intéressant est Renault F1 Team. L’alliance franco-française à fait des merveilles et la question est de savoir si cela aurait été le cas si un manufacturier unique avait été en place. McLaren est revenu dans la course à partir de 2003, BAR en 2004 (passant de Bridgestone à Michelin).

Au contraire, un acteur commun consolide. Williams (1992-1997), Ferrari (1999-2008), Red Bull (2011-2013), il est plus difficile de progresser pour les autres équipes depuis 2010. D’ailleurs le quatuor de tête ne change de position que rarement. Plus intéressant, il est entendu que le changement de règlement 2014 ne va pas bouleverser la hiérarchie d’ici la deuxième partie de saison.

Sur le même cadre de développement que Pirelli aujourd’hui, il serait intéressant qu’à l’horizon 2017 et l’introduction des pneus 18 pouces, une concurrence s’installe en Formule 1. Deux ou trois manufacturiers en rivalité seraient une bonne nouvelle pour la santé de la discipline et son image.

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