J’entends que la neobanque Revolut discute avec Audi F1 pour devenir partenaire premium. Donc un contrat compris entre 30 et 50 millions d’euros par an.
La banque, fondée en 2015 aux Royaume-Uni a eu une croissance incroyable sur le marché. Au point de subir, d’après l’Ecole de Guerre Économique, une attaque informationnelle massive de la part de ses concurrents européens et surtout en Littuanie.
En effet, la société fondée par des russes, laisse entendre un lien avec Moscou. L’accord avec Audi/Revolut est une manière de rompre cette campagne de 4 mois contre la neobanque, pour construire un nouveau narratif de marque et accompagner son développement futur.
Comme le dit le proverbe : « comparaison n’est pas raison. » C’est par ce prisme que Frederic Vasseur a abordé la situation chez Ferrari. Comparaison avec quoi ou qui ? Simplement une autre époque et Jean Todt.
Lorsque Vasseur arrive chez Ferrari, la saison 2023 n’est pas celle de l’observation, le temps presse, la monoplace n’est pas efficace et le nouveau team principal profite du moment pour s’attacher aux détails. Les changements de pneumatiques, la méthode de travail durant le week-end, le retour à l’usine et les outils de développement. Progressivement la mentalité change à l’usine de Maranello. L’exploitation est favorisé au détriment de la fuite en avant technique. L’aboutissement de ce changement apparait en 2024, lorsque l’écurie termine 2ème du championnat des constructeurs à quelques points de McLaren. Mais en interne, le spectre du compromis de deux mondes avec d’un côté un bureau d’étude qui n’a une vision que de développement de performances, dont la doctrine est qu’il faut changer pour s’améliorer. De l’autre, une mentalité qui exploite la plate-forme pour trouver de la performance (la méthode McLaren que je vous invite à découvrir en vous abonnant à la Newsletter Poursuits en cliquant ici). Finalement en 2025, ce sera une douche froide. Pourtant, Lewis Hamilton est présent dans l’écurie, la SF25 était annoncée comme nouvelle et plus performante que la SF24. Mais, depuis Mars, la réalité est une équipe qui peine à comprendre sa monoplace et ses outils, des pilotes perdues dans les stratégies et les directions à prendre, Maranello doute et ressemble à une écurie qui n’a plus confiance en elle. Et, Frederic Vasseur apparait à l’écran de votre télévision et demande qu’on lui fasse confiance.
Les médias en Italie
En Italie, lorsque la presse italienne sportive commence à attaquer et douter la Scuderia Ferrari, c’est que l’information provient du sommet. Tout le monde le sait. C’est un avertissement et le début d’un décompte fatal le plus souvent. Les démentis officiels ne servent qu’à ajouter du contenus, débattre aussi. La réalité est que la presse italienne, lorsqu’il s’agit de Ferrari, est en service commandé.
Le contrat de Vasseur est de trois ans (2023/2024/2025), le manager français avait pourtant tout valider : redressement de la Scuderia et signature du meilleur pilote de l’histoire. Sur le papier, Jean Todt avait fait aussi bien entre 1994 et 1996, avec la stabilisation technique et la signature de Michael Schumacher. Malheureusement la comparaison s’arrête là. Todt et Schumacher ont validé 3 victoires en 1996, dont une assez tôt dans la saison en Espagne et des pôles positions, via une stratégie de moteur kleenex puissant, mais unique dans l’utilisation. Lewis Hamilton n’a pour lui qu’une victoire dans la course sprint chinoise et depuis ? pas un podium, ni une pole position.
Le bilan Todt en 1996
Toutefois, l’histoire oublie la réalité du bilant Todt en 1996. Après 6 courses (40% de la saison), Schumacher n’avait inscrit que 16 pts et trois abandons et 2 pole position. Sur les 6 courses suivante, il n’inscrira que 13 pts, avec une victoire, 1 pole et 4 abandons. Schumacher était 4ème du championnat après 80% du championnat. Loin des Williams et à la bagarre avec Benetton et Jean Alesi.
Le bilan Ferrari 2023/2024/2025
En 2024, Charles Leclerc après 40% du championnat, avait 1 victoire (4 podiums), 148 pts au compteur. Carlos Sainz avait 116 pts et également 1 victoire (4 podiums). En 2023, Leclerc ne cumulait que 74 pts et 1 podium. Sainz, 83 pts et zéro podium.
Durant ses trois précédentes saisons avec Mercedes, Hamilton avait obtenu après 10 courses en 2022, un total de 93 pts (3 podiums), puis 106 pts en 2023 (avec 1 podium) et 70 pts en 2024 (1 podium).
Mais, n’oublions pas que la deuxième partie de saison a été bénéfique pour la Scuderia en 2023 et 2024, idem pour Lewis Hamilton chez Mercedes.
Ainsi, Charles Leclerc avec 104 pts (1 podium) et Lewis Hamilton avec 79 pts, sont entre les saison 2023 et 2024. Toutefois, loin de se battre avec McLaren au championnat des constructeurs et pilote. La déception s’affiche ainsi ouvertement en Italie. L’échéance de Monza sera scrutée. Car le bilan sera fait pour Vasseur et Ferrari. Jean Todt avait sauvé sa peau auprès de Luca di Montezemolo grâce à Michael Schumacher et le recrutement de Ross Brawn et Rory Bryne pour 1997 et la séparation de John Barnard. Vasseur a remercié Enrico Cardile et plusieurs ingénieurs qui épousait trop l’ancienne doctrine de développement et peine à trouver une nouvelle génération, ne devant, pour l’instant compter que sur son duo de pilote pour survivre, mais surtout à une victoire de Lewis Hamilton en rouge. Une situation malheureuse, qui illustre assez bien le monde d’aujourd’hui. En manque de confiance, de repère et se tournant vers le passée pour se rassurer. Un momentum dramatique toutefois pour les fans et pour l’usine qui fait des efforts pour changer de culture.
Las Vegas a prolongé de deux ans sa présence au calendrier F1. Jusqu’en 2027.
Même si, dans les faits, Liberty Media s’accorde un accord à elle même sur la base d’un contrat de 10 ans, la décision relève en réalité de la municipalité de Las Vegas. Cette dernière étant d’accord, une prolongation de deux ans à été signé.
Selon l’analyse officielle de l’impact économique, le week-end de course de 2024 a généré un chiffre d’affaires de 934 millions de dollars. Avec 306 000 visiteurs, dont 175 000 venus de l’extérieur de la région, l’événement est désormais le plus grand événement annuel de Las Vegas.
Christian Horner tente avec beaucoup d’effort de changer la culture interne de Red Bull Racing (qu’il a pourtant lui même imaginé), la cause ? Max Verstappen.
Depuis l’époque Vettel, la culture de la performance dans l’usine de Milton Keynes s’est transformée en un processus de remerciements de 5 à 10% des effectifs par an. Soit 50 à 100 personnes qui sont remerciés par la direction de l’écurie autrichienne. Le résultat est que la peur s’installe dans l’usine.
Le Team Principal estime que pour garder Verstappen, il faut que ce dernier soit en confiance. Car juridiquement, le contrat 2028 a été décortiqué par les avocats du quadruple champion du monde et l’ensemble est devenue fragile. La mission de Horner est de montrer de la stabilité et de communiquer sur le fait d’être l’équipe du future.
Pourquoi je vous parles de cela ? Simplement pour deux raisons. La première est que l’agent de Verstappen a indiqué que la situation actuelle de RBR rend Verstappen prisonnier de la politique, plutôt que partenaire de la performance. Et ensuite parceque j’entends que le GP d’Autriche, est le momentum de la clause de performance du contrat pour 2026. Mais je comprends que c’est surtout Septembre qui est visé par RBR, pour convaincre. L’instant est hautement important donc.
Selon le Figaro et l’AFP, Luca di Meo, le directeur général de Renault quittera son poste le 15 juillet, pour prendre la direction du groupe de luxe français Kering.
Selon l’AFP, le patron italien a indiqué en interne sa volonté de construire une nouvelle aventure hors de l’automobile.
Le Figaro indique de son côté que François Henri Pinault le propriétairedu groupe Kering, a glissé que ce transfert serait le plus gros coup de l’industrie française.
Précisons que si Di Meo quitte effectivement Renault, l’avenir de Flavio Briatore a la tête de Alpine sera compromis… A suivre donc.
Selon la Gazetta dello Sport, Charles Leclerc envisage des pistes pour l’avenir. Le début saison 2025 a beaucoup déçu le pilote, qui ne le cache plus.
Dans les faits, le contrat actuel de Leclerc est un contrat valable jusqu’en 2028. Mais 2025 et 2026 sont fermes. L’option 2027 est activé, uniquement par la Scuderia en fonction des performances du pilote monegasque.
Donc si sortie il y a, cela sera à l’horizon 2027 et pas vraiment avant. Notons que cette « agitation » médiatique est à mettre en parallèle avec l’avenir de Max Verstappen, qui envisage une sortie de Red Bull Racing
Pendant longtemps, la maitrise était un élément commun à l’ensemble des bureaux d’études en F1. La maitrise du calendrier de planification, la maitrise des outils de simulation, aérodynamique ou de conception, la maitrise de la réglementation à chaque évolution validées. Toutefois, depuis l’introduction de l’effet de sol en 2022, les certitudes ont été rudement mises à l’épreuve. Les écuries se sont renforcer dans les domaines techniques clés, amélioration de leur traitement de données, sécurisation des communications, utilisation des technologies de l’intelligence artificielle, sans véritablement répondre au nouveau mode opératoire (UCAV) qu’impose la F1 moderne, seul McLaren a réussit à change sa culture.
Voir la tête des ingénieurs de la Scuderia Ferrari après la course de Barcelone, ou l’incompréhension et la résignation était visible sur les visages, pouvait intérroger. Depuis Imola, le bureau d’étude accélère sa planification pour rendre plus performante la SF25. Pourtant, à Barcelone, le saut qualitatif n’a pas été perçu. En interne, Lewis Hamilton demande d’abandonner la plate-forme actuelle pour rester concentrer sur le modèle 2026, hautement stratégique. Pourtant, personne ne semble abandonner à Maranello. Pourquoi ? Fred Vasseur estime que les erreurs de développement de la SF25, seront utiles, car ne devant plus être reconduit pour l’avenir. En cela, Vasseur et Ferrari tente une approche, sans évoluer pleinement.
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En plus de Mercedes, la marque aux 3 bandes allemandes devrait ajouter Audi F1 à son portfolio. Ce qui signifie que Adidas a de l’ambition en F1.
Notons que Adidas débourse 50 millions total avec Mercedes et il est estimé que l’accord avec Audi aura une valeur de 30 millions par an, pendant 5 ans.
La communication de Max Verstappen est intéressante, car après le post Instagram, c’est au tour de Kelly Piquet, hasard du calendrier, qui était invitée sur la chaîne TVI brésilienne (en langue portugaise). Pour raconter sa vie avec un quadruple champion du monde.
Cela donnera un sujet sur les réseaux dans les prochaines heures ou jours. Ici, ce qui est intéressant est à la fois le fond (ce qu’elle raconte de sa vie) et la forme (pourquoi elle le fait). Ce n’est pas la première fois que Kelly Piquet intervient dans les médias, directement, dans les moments de crises autour de son compagnon. Elle l’avait fait en 2021, par exemple et l’an dernier au milieu de la tempête de la lutte avec Lando Norris.
Cette sortie médiatique démontre que l’image de Verstappen après le GP de Barcelone a besoin d’une figure médiatique rassurante, pour que la direction du quadruple champion et Red Bull soient obligés de réagir, pour brosser le portrait d’un sportif humain, respectueux des valeurs etccc
Il est clair que Kelly Piquet a une fonction médiatique lors des moments de crises, dans l’entourage de son champion de compagnon.
Nota : je viens de voir le retour de la rumeur Verstappen/Mercedes pour 2026, distillé par des comptes d’origines hollandais sur X. Ajoutant le voile et détourner l’attention.
Mercedes devrait conserver son line-up actuel, composé de George Russell et Kimi Antonelli pour 2026 et jusqu’en 2027 au minimum.
Russell est dans sa phase finale de discussion avec Toto Wolff pour prolonger son contrat pour 2026 et 2027 (et non jusqu’en 2028 comme le souhaitait le pilote anglais). Un contrat équivalent à celui de Norris et Piastri, selon mes informations.
Du côté de Antonelli, le jeune italien dispose d’un contrat de 4 ans avec une saison exclusive fixe (2025), indexée sur des clauses de performances sur le classement au championnat du monde des constructeurs. Si toutefois Antonelli réalise une bonne saison, cochant les cases de sa principale clause de performance, Mercedes prolongera automatiquement de trois saisons (2026, 2027 et 2028), son contrat.
Dans les faits : Le contrat suppose une clause de performance principale : Il faut qu’au 12ème Grand Prix de la saison 2025, c’est-à-dire au GP d’Angleterre, l’écurie allemande soit 4ème du classement des constructeurs.