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Super Licence : Pourquoi les pilotes payeront

10 février 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : Actualités, Analyses

Les tensions sur la super licence (1) sont très fortes entre le GPDA (L’association des pilotes) et la FIA. Dernier pique en date, Max Mosley qui demande au pilote d’annoncer leurs gains annuels, de manière transparente. Manœuvre faisant penser que finalement les pilotes payeront sans coup férir cette super licence, même augmentée, pour plusieurs raisons.

Au-delà du salaire que TomorrowNewsF1 vous annonce tout les ans, les pilotes touchent deux autres revenus : Les primes aux points ou aux résultats, allant de 30.000 dollars/point à 12 millions d’euros le titre par exemple ou encore 1 millions d’euros la victoire etc… Et surtout les revenus sponsorings et c’est sur ce point que Max Mosley souhaite la fin de l’omerta.

En effet, il y a les pilotes qui déclarent toucher des revenus annexes, c’est le cas de Alonso, voir de Hamilton, ou par le passé de Schumacher. Mais il existe surtout une économie parallèle de contrat non déclaré. Non déclaré mais rémunérateur pour le pilote qui ne déclare toutefois pas ses revenus comme du marketing et donc comme une prestation. Le cas Panis en 1998, avec Breitling, a été le premier dévoilé à l’époque. Mais tous les pilotes pratiquent cette orientation marketing masquée, que tout le monde dans le paddock connait mais que personne ne raconte.

Max Mosley dénonce donc ses accords secrets en demandant ouvertement les gains des pilotes. Une pression forte sur des pilotes qui se retrouvent coincés dans une situation qu’ils ont provoqués. Ne pas payer signifierait un acte de rébellion mais aussi le fait de garder secret ses gains annexes mystérieux. Payer signifierait alors que Mosley a raison sur ce type de processus marketing. Dans tout les cas le GPDA payera donc cette super licence à l’avenir.

(1) La Super Licence est payée par les pilotes touchant un salaire. Seul les pilotes « à budget » ont leur Super Licence payée par l’équipe.

FIA – Interdit d’interdire

6 février 2009 | 2 commentaires
Catégorie : Analyses

Comme le disait le célèbre slogan de Mai 1968 : il est Interdit d’interdire. Maxime largement utilisée par la FIA dans ses règlements depuis plus de dix ans : Exemple d’anomalie.

1998, Brésil, sous la réclamation de Arrows et de Tom Walkinshaw, les freins directionnels de l’équipe McLaren sont interdit par les commissaires de piste brésiliens. La réclamation portait sur trois équipes : McLaren, Williams et Jordan qui avaient apportés leur système lors de cette course à Interlagos. Jean Todt a discrètement et fermement soutenu la démarche de Arrows, sachant les essais peu concluant à Fiorano d’un système équivalent pour la F300. Hors 6 mois après, la FIA réécrit le texte et autorise l’utilisation des freins directionnels, même encore aujourd’hui.

1999, Benetton utilise un système de récupération d’énergie sur les roues avants. Système autorisé par la FIA puis interdit suite à des réclamations. Pour que ce système revienne en 2005 chez BAR Honda. Ce système peut être encore une fois utilisé aujourd’hui.

En 2000, McLaren investit 15 millions de dollars dans un différentiel à double embrayage, que Ferrari fera bannir (de notoriété publique d’ailleurs), alors que la FIA l’a autorisé. L’allongement de la durée de vie des boites ne permettra pas son retour, mais dès 2001, le projet était de nouveau autorisé, car l’équipe de Woking voulait l’utiliser sur sa MP4-16, par provocation.

En 2002, Williams, à Imola, a été forcé de retirer son nouveau fond plat sous la demande des commissaires de piste locaux. A la demande d’une équipe,( Ferrari d’après Patrick Head). Ce fond plat est une imitation du fond plat de la F2002. Mais en 2003 et 2004, Williams réintroduira son fond plat sans que rien ne soit dit.

En 2005, McLaren introduit le Mass Dumper, pour l’interdire sous réclamation en 2006 et être réintroduit une année après.

2009, la FIA autorise les diffuseurs des Toyota et Williams…pour l’instant.

Bref, la FIA interdit des technologies sous la réclamation de tiers, mais pour remettre le texte et donc l’autorisation initiale en ligne 6 mois après. Ce qui signifie que le fond plat de la Ferrari, dénoncé par McLaren en 2007 est de nouveau autorisé en 2009 par exemple…

Max Mosley – l’art de la petite phrase

5 février 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : Analyses

L’art de déstabiliser son adversaire en politique est de savoir utilisé des petites phrase qui une fois sortie de leur contexte peuvent provoquer une rumeur et freiner l’adversaire visé directement ou indirectement. Max Mosley en fait la démonstration lors d’un déjeuné avec des journalistes à Londres ce mercredi.

Le président de la FIA a raconté que  » si j’étais Hamilton, je serais heureux d’être avec McLaren et aussi de pouvoir passer à l’avenir chez Ferrari ». Même si il y a eu des précisions sur cette petite phrase, celle ci n’est pas anodine, loin de là.

Max Mosley en plein duel avec la FOTA répond à Ron Dennis, un de ses ennemies intimes depuis de longues années. Le président de McLaren Group est le nouveau porte parole de la FOTA et n’hésite pas à dézinguer les propositions de la FIA dès que l’occasion de se présente.

Décidément Max Mosley a sortie toute l’artillerie politicienne et communicante pour arriver à ses fins contre la FOTA.

La F1 face à la radicalité en 2010

5 février 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : Business News F1

La FOTA à présenter de fortes réductions des coûts pour 2010 envers leurs équipes. Et selon le Financial Times, cela va bien au-delà des économies déjà acceptés.

La FIA souhaite que les budgets des équipes, pour une saison, passent de plus de 300 millions d’euros à 100 millions d’euros pour les constructeurs et 50/55 millions d’euros pour les indépendants.

Selon un livre blanc de la FIA, vu par le Financial Times et relaté par TomorrrowNewsf1.com, la Formule 1 n’a pas réussi à contenir ses coûts. Deux franchises sur douze sont vides. De plus aucun acheteur ne souhaite investir dans Honda pour reprendre l’équipe, rebutés par le coût élevé d’une telle opération.

La FIA estime que, avec ses arguments et son jeu d’effet d’annonce à l’horizon 2010, elle séduira en perspective un repreneur pour l’ex équipe Honda. De son coté la FOTA a récemment acceptée de rendre les moteurs gelés, baisser de 30% ses coûts par la même occasion et au cours des deux prochaines semaines, la FIA a l’intention de demander à la FOTA d’ajouter à la liste des réductions : la boite de vitesse/freins/ éléments de suspensions. La FOTA s’est réuni pour discuter de la maitrise des coûts, mais la FIA avec son annonce du package 2010 les a devancés. Encore.

Ron Dennis, devenu porte flingue de la FOTA, tente de circonscrire la concurrence technique entre les deux organismes : ” La F1 ne devrait pas être une formule où les moteurs deviennent standard et l’essentiel des voitures avec des composé de composant normalisé. Cela met l’accent sur le talent des pilotes, mais si vous allez dans cette voie, le pilote sera le plus important ingrédient de votre voiture et donc ce sera là que l’argent sera dépens.”

En contradiction avec le projet de plafonner les salaires des pilotes et une impasse médiatique. Le livre blanc suggère de maintenir l’accent de « technologique impressionnant » qui est unique à la F1, mais dans des zones définies, afin de rendre la technologie plus évidente et plus abordable.

Le Financial Times conclu sur une réserve importante sur la compétition que peuvent se livré les équipe sur ces secteur technologique. Alors que de l’autre coté, la FOTA propose un moteur à 5 millions d’euros, gelé peut être, mais pas standard, comme le sous entend le projet de la FIA. Signifiant que la réduction des coûts est loin d’être une évidence globale mais simplement des actes uniques et politiques.

Vers une équipe de F1 Américaine en 2010 ?

5 février 2009 | 1 commentaire
Catégorie : Actualités, Analyses

Un groupe américain envisage de participer au championnat du monde de Formule en 2010 avec une équipe nommé USF1.

Bien que l’équipe soit composée d’ancien de la Formule 1 (un ancien team manager de Williams), il faut rester prudent sur ce type d’annonce. Aucune annonce officielle n’a été faite et selon Autopsort.com, l’idée est de séduire des sponsors aux Etats-Unis par le biais de cette annonce.

Toutefois, la nouvelle équipe, dont le logo peut être visible sur leur site internet www.usf1.com, pourrait être officiellement annoncée plus tard dans ce mois de Février, selon d’autres sources, s’inscrire au programme de moteur standard Cosworth.

A suivre donc mais force est de constaté que cela ne reste qu’un effet d’annonce, un coup de Autosprt.com car Ken Anderson, l’initiateur du projet avait déjà lancé par le même site internet la rumeur d’un team Honda Bis durant l’année 2008 . L’homme n’est donc pas a son premier coup d’essais coté effet d’annonce. Concernant le nom de domaine déposé le 14 Décembre 2000 et valable jusqu’en 2018, il n’était pas initialement destiné à une équipe de F1. La Formule 1 débarquant à Indianapolis en 2000, l’idée était de profité de ce dépot de marque virtuel afin de faire du business. Pratique courante à cette époque et dénoncé par Bernie Ecclestone à l’époque, lui qui a déboursé plusieurs centaines de milliers d’euros pour racheter formula1.com. D’ailleurs Tony Georges avait déploré en 2001 que la promotion sur internet de la course de 2001 ne pouvait se faire sous le nom générique de US et F1. Sachant Anderson dispose de 17 noms de domaines affiliés, cela corobore cette version de spécualtion.

Concernant Peter Windor, en 1989, il avait déjà tenté de racheter l’équipe Brabham (ex équipe de Bernie Ecclestone).

Update 10h50 : selon Autoblog, Le projet USF1 se présente bien comme un projet spécifique avec un slogan « Made in America » disposant de monoplace conçus et construit aux Etats-Unis et piloté par un duo de pilotes américains.

L’usine sera basée à Charlotte, NC, mais l’équipe dispose d’une base en Europe, en Espagne ou USF1 va travailler avec Epsilon à Bilbao.

FIA, FOTA et Bernie, le billard à trois bandes

30 janvier 2009 | 2 commentaires
Catégorie : Analyses

Alors que le petit monde de la Formule 1 se demande comment réduire ses coûts de manière plus radicale. Que les constructeurs, devant leurs conseils d’administrations, argumentent l’investissement F1 comme une fin en soi, Max Mosley, en fin stratège, dégomme l’arme de l’effet d’annonce.

Il est de notoriété publique que Max Mosley ne croit pas en l’unité de la FOTA ; cette dernière représente même un danger pour lui, car pouvant se substituer, en cas échéant, à la FIA si et jamais si, l’ex futur allié neutre de Bernie Ecclestone décide de crée un championnat parallèle, alias GP1.

Un billard à trois bandes donc entre : la FIA qui souhaite s’imposer, la FOTA en quête de légitimité, et Bernie Ecclestone qui gère son intérêt propre, comme toujours. Hors dans l’ancien temps, seul l’argentier (domaine commercial) et l’avocat (domaine réglementaire) dirigeaient à leur guise une Formule 1 qui a dérivée, certes en un sport de haute volée, dans la haute finance.

Sauf que la FOTA est arrivée, fille de la crise en Formule 1, mais selon l’observation faite, composée de cerveau dissonant. Une unité de façade ou chacun souhaite son intérêt propre. La seul unité revendiquée (ou presque) relève des droits FOM, seul objectif pour l’association. Une fenêtre d’opportunités pour Max Mosley.

En effet, alors que Bernie Ecclestone gère à sa manière la FOTA dans la question des droits de la F1, forçant la main de prochain Accords Concordes, Max Mosley utilise la technique de l’effet d’annonce pour imposer des idées et surtout déborder la FOTA. Ingénieux, car dans les protocoles, le président Montezemolo ne doit pas s’exprimer sans avoir consulté les autres membres. Un ralentissement dans la prise de position et surtout dans les réactions. Laissant le champ libre dans la communication de Max Mosley.

Dernier effet : L’annonce de la publication des quantités d’essence (qui relevait du secret militaire) en Q3. La FOTA n’a pas réagi, et n’a jamais pris position sur cette question jusqu’à présent. L’art du débordement politique selon la FIA…Loin du sport sur la piste.

Formule 1 : L’idée de trois voitures unilatérale

24 janvier 2009 | 11 commentaires
Catégorie : Actualités, Analyses

Pensant à haute voix, Bernie Ecclesotne se demande si il n’est pas meilleur d’autoriser les constructeurs à faire courir trois voitures, plutôt que d’espérer que Honda soit racheté un jour.

« Si les constructeurs fournissent des équipes en moteurs, elles peuvent aussi exploiter trois voitures durant une saison.  » lance l’argentier de la Formule 1 à l’AFP. Une solution qui semble avoir de l’écho du coté de la FOTA et de Mario Theissen, qui au nom de BMW c’est exprimé favorablement à cette idée.

Une idée qui a longtemps été remise sur le tapis. Déjà par le passé, un projet d’obliger les trois premiers du championnat constructeur à faire courir une troisième voiture l’année suivante a été abandonné. Toutefois ce qui semble être regrettable dans cette histoire, c’est que cette proposition (idée ?) n’est qu’unilatérale. C’est-à-dire quelle ne s’accompagnera pas d’autres projets, mais présentée comme LA solution.

Hors, alors que Max Mosley lance régulièrement un regard nostalgique sur les années 70, l’idée de Ecclestone n’est pas impossible, mais doit aussi pouvoir s’accompagner d’une autre mesure forte : permettre aux équipes de n’exploiter qu’une voiture !

Souvenir de Wolf dans les années 70, mais aussi plus proche de nous, de Penske en ChampCar qui à la fin des années 90 n’utilisait qu’une voiture pour des raisons financières. Permettre l’ouverture au team d’avoir une seule voiture en course, permettra de garder des constructeurs et des équipes, et aussi permettra l’arrivée d’autre.

Ces dernières années, le problème a toujours été l’obligation de faire courir deux voitures et de la même couleur. Donc l’application de cette idée de trois voitures pour ceux qui le souhaite est une bonne chose, à la seule condition que le changement de couleur de sponsor soit aussi obligatoire et que cette troisième machine soit d’un autre nom (celui d’un sponsor ou un générique).

Imaginons un instant que Renault F1 exploite une troisième voiture dotée d’une couleur bleu France, et qui s’appelle Prost GP (une voiture cliente donc exploitée par Enstone et Renault comme un team bis), ou encore que Honda n’exploite qu’une voiture avec le concours de Bruno Senna et de son sponsor Petrobras en attendant des jours meilleurs.cela deviendrait intéressant.

Non ?

La FIA augmente (encore) la Super Licence

23 janvier 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : Actualités

Les temps sont durs pour tout le monde en Formule 1. Les pilotes vont d’ailleurs payer encore plus leur Super Licence en 2009.

Cette année, la hausse restera plus modérée que l’année dernière. La taxe passe de 10.000 euros à 10.400 euros, et la facture par point inscrit au championnat se monte à 2.100 euros (au lieu de 2.000 actuellement). S’ajoute à cela une assurance de participation à hauteur de 2.720 euros.

Mais la gronde s’installe dans l’association des pilote (GPDA) car cette hausse n’est pas justifiée selon eux ; La FOTA, lors de sa prochaine réunion, le 3 Février, débâtera de cette histoire, selon autosport.com

Voici le classement par pilote :

  • Lewis Hamilton : 218.920 euros
  • Felipe Massa : 216.820 euros
  • Robert Kubica : 170.620 euros
  • Kimi Raikkonen : 170.620 euros
  • Fernando Alonso : 141.220 euros
  • Nick Heidfeld : 139.120 euros
  • Heikki Kovaleinen : 124.420 euros
  • Sébastian Vettel : 86.620 euros
  • Jarno Trulli : 78.220 euros
  • Timo Glock : 65.620 euros
  • Mark Webber : 57.220 euros
  • Nelson Piquet Jr : 53.020 euros
  • Nico Rosberg : 48.820 euros
  • Kazuki Nakajima : 32.020 euros
  • Adrian Sutil : 13.120 euros
  • Giancarlo Fisichella : 13.120 euros
  • Sébastien Buemi : 13.120 euros

Editos Hebdos : la fin de la Mafia F1 ?…pas vraiment

19 janvier 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : View

 » Je n’aime pas la démocratie, regarder ce que cela donne en Formule1, cela ne donne rien de bon  » une vielle boutade de Bernie Ecclestone datant de dix ans. Pourtant la dictature est terminée et bien terminée… pour revenir.

Une mafia, pouvait t’on lire il y a encore quelques mois, lorsqu’on parlait du duo Ecclestone et Mosley. Le duo gérait la Formule 1 suivant ses niveaux de compétences; à l’avocat, en qualité de président de la FIA, la gestion des règlements techniques, à l’homme à la chemise blanches la gestion des droits commerciaux. Un binôme parfait qui cultivait la discorde avec les patrons d’équipes.

En effet, durant des années, le duo a cultivé les égos des patrons. Montant les uns aux autres, usant de tout les moyens pour déstabiliser les semblants d’unités entre les patrons. Ecclestone avait tué le GPMA, en signant Ferrari, puis Williams. De victoire en victoire, le milliardaire était invincible.

Puis est survenue l’affaire d’espionnage, destiné à renforcer la loi de la FIA dans un paddock qui était libre de mouvement. Mais cette sombre affaire n’aura pas obtenue le même effet que souhaité. En effet, le fait de mettre McLaren sur le piquet du mauvais élève et glorifiant Ferrari (pas tout rose non plus) et Renault (maladroit), l’objectif était de détruire une unité de façade à l’avenir.

Hors non la FOTA a été crée et au lieu de s’unir sur des intérêts futile, et tirer chacun de son coté, le mouvement ressemble à un syndicat des constructeurs. Une nouveauté majeure qui perturbe l’unité du duo Ecclestone-Mosley. La FOTA est partout, négociant avec les droits de la F1, demandant des audits sur les sociétés commerciales, concluant des contres propositions envers la FIA sur la réduction des couts, montant au créneau médiatiquement. Un troisième pouvoir qui ne satisfait personne.

Alors tout les moyens sont bon : Ecclestone qui annonce que Ferrari touche plus que les autres, Mosley qui impose son moteur standard non expliqué, la FIA qui se mêle des droits sportif, sur un modèle imposé par Ecclestone, la mise en avant de BMW qui souhaite utilisé son KERS dès Melbourne, afin de démontrer et d’éclater le peu d’unité, et même le fait d’autoriser Renault à retoucher son moteur n’a pas ému plus que cela la FOTA.

Mais, qu’on se rassure, nous ne sommes qu’au début d’un mouvement de pression qui ira crescendo. La Formule 1 ne plus vivre sous le culte de la personne, Mosley quittera (peut être) la FIA en 2009, Ecclestone, lui est immortel, sans successeur. Mais avant de quitter la scène, une dernière bataille est en vue. Le premier jalon ? Les droits commerciaux.

En effet, est ce que la FOTA va accepter que Ferrari touche toujours un bonus alors que les autres toucherons la même somme ?

Edito Hebdo : l’an zéro pour la Formule 1

12 janvier 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : View

Il y a une heure la Scuderia Ferrari a lanceé officiellement la saison 2009 en présentant sa nouvelle monoplace (F60). Première vision du design 2009 aussi, pis l’an zéro pour la Formule 1.

Une remise en question frontale du modèle économique de la Formule 1 mais aussi du sport business. Le football par exemple se remet en question comme l’a fait la Formule 1, autour d’un axe précis : les salaires et l’argent autour des joueurs. Le monde du ballon rond vivait aussi dans une bulle depuis plusieurs années. Le souvenir du transfert de Zinedine Zidane de la Juventus de Turrin au Real Madrid pour 75 millions d’euros avait marqué les esprits, mais depuis les cinq dernières années, les salaires ont explosés. La valeur transfert est redevenue normal, mais les joueurs demandent toujours plus. Un Carlos Teves, (Manchester United) gagne autant qu’un Zidane à l’époque et un Zlatan Ibrahimovich (Inter Milan) a été le premier joueur a cumulé 12 millions d’euros de salaire par an. Record absolu.

La Formule 1 aussi a eu cette dérive, d’un Schumacher à 30 millions de dollars (7 titres de champion) nous sommes passé en 2008 à un Raikkonen à 90 millions de dollars (1 titre). Des pilotes sont payés des fortunes sur la raison de diverses politiques de concurrence, mais le mal est fait et la crise provoque une crise de conscience.

Alors que faire, réduire la voilure ? Les salaires ? Un cap salarial. Je ne pense pas que le cap soit une bonne décision. Elle avait déjà été tentée au milieu des années 90 pour exploser par la suite et provoqué la dérive actuelle. Le souvenir d’un Ayrton Senna gagnant 16 millions de dollars avait irrité Bernie Ecclestone en 1993 et, bien aidé par Flavio Briatore craignant de voir son poulain Schumacher partir chez McLaren, avait imposé un accord moral de limitation de salaire à 6 millions de dollars. C’est-à-dire qu’un pilote était considéré comme bien payé à partir de cette base. Toutefois, cela a provoqué un Schumacher à 25 millions de dollars en 1996 et une explosion financière progressive.

L’an zéro aussi niveau budget des équipes, même si seulement, d’après la première étude réalisé par mes soins, 10% de réduction est à prévoir en 2009 par rapport au budget de 2008.

L’an zéro aussi pour la France qui devra tout reconstruire et ne plus avoir peur (ou honte) de la Formule 1.

Enfin l’an zéro pour l’espoir que la Formule 1 ne devienne plus un sport politique comme ses dernières années. Car certes évoluer dans le sport business n’a rien de choquant, mais tendre vers un sport politique devient lassant et dangereux à terme. Retourner au sport, fondamentaux intemporels de la course. Revenir aux bases de la Formule 1 tout en s’adaptant à son temps. Une bonne idée, mais évitons encor une fois la politique.

L’an zéro de l’espoir donc, après tout c’est encore la période des vœux.

Quelle équipe pour le moteur standard de 2010 ?

8 janvier 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : Actualités, Analyses

 » Sur cette base, Cosworth sera en mesure de fournir des moteurs à partir de 2010 pour bien moins de € 5 millions par saison et par équipe, A la condition d’avoir des commandes fermes d’au moins trois équipes d’ici deux semaines. « 

Voici ce que Max Mosley, dans sa lettre adressée aux membres de la FOTA, indique. Au moins trois équipes d’ici deux semaines, mais qui ?

Dans un premier temps, cette annonce est révélatrice, signifiant que d’ici deux semaines, Honda F1 aura un nouveau propriétaire, car il est invraisemblable pour la FIA, d’annoncée une date, certes vagues, sans obtenir certaines informations préalables.

Il y a un mois, Max Mosley avait déjà déclaré que 5 équipes avaient signés un pré accord pour la fourniture d’un moteur Cosworth standard pour 2010. Williams F1 est le premier visé par cette mesure. En fin de contrat avec Toyota en 2009, elle est susceptible d’être tentée par ce programme. Tout comme le prochain propriétaire de Honda F1, même si un lien avec Ferrari pourra être renforcé d’ici 2010.

Red Bull et Torro Rosso seront en fin de contrat fourniture avec leurs partenaires respectifs (Renault et Ferrari). Tandis que Force India a signé un accord sur une base de trois années avec McLaren Mercedes, donc n’est pas concerné par le programme.

Selon les analyses et les déclarations de Max Mosley, seul Williams F1, en tant qu’équipe actuelle, est intéressé par ce moteur. Les autres équipes possibles n’existent pas encore.

Toyota prolonge la F1 sous contraintes ?

26 décembre 2008 | Commentaires fermés
Catégorie : Actualités

Akio Toyoda, petit-fils du fondateur de Toyota et actuel vice-président exécutif du constructeur automobile japonais, deviendra l’équivalent de directeur général au mois d’avril 2009 du constructeur, rapporte mardi 23 décembre le quotidien nippon Asahi. Akio Toyoda est actuellement responsable des activités du groupe automobile à l’étranger.

Une bonne nouvelle pour l’équipe Formule 1. L’héritier a déjà affirmé son soutient envers l’équipe et sa famille semble derrière lui dans cette entreprise. Un attachement renouvelé qui fait du bien du coté de Cologne, mais qui aurait des contraintes dès 2009.

En effet il se murmure que l’équipe disposerait d’un engagement de trois années supplémentaires (jusqu’en 2011), à la condition de devenir indépendante financièrement sur la période. Les mesures FIA et FOTA allant, d’ailleurs, clairement dans ce sens.

Bridgestone, le laissé pour compte de la réforme

22 décembre 2008 | 1 commentaire
Catégorie : Actualités, Analyses

Le manufacturier de pneumatique japonais Bridgestone souffre. Déçu aussi par le plan drastique (sic) de réduction de coût de la Formule 1. Car rien n’est fait pour l’équipementier.

Bridgestone dépense environ entre 100 et 150 millions d’euros par an en fourniture et sponsoring pour la Formule 1. Faisant de lui un partenaire important et crucial. Toutefois, la récente réforme engagé par le duo FOTA/FIA ne réduira pas ses couts bien au contraire !

Si les équipes réalisent 30.000 km de test cet hiver, mais qu’elles n’ont pas le droit de le faire durant toute l’année, alors que les Grand Prix vont devenir des plates formes d’essais avec en plus un GP de plus au calendrier, Bridgestone calcule une addition qui restera aussi salée que celle de 2008.

Alors Bridgestone lance un avertissement sur résultats. Pour l’ensemble de son exercice, le constructeur de pneus japonais mise sur un bénéfice net de 96 millions d’euros contre 580 millions d’euros auparavant.

Il justifie cette déconvenue par une baisse des ventes couplée à la hausse du yen.

Une menace direct pour la Formule 1 pour que le paddock pense aussi à ce fournisseur laissé pour compte dans les réformes de réductions de coûts.

Lire aussi : Michelin réduit son activité pour faire face à la crise.

FIA, entre morale et intérêts cachées

11 décembre 2008 | 1 commentaire
Catégorie : Analyses

L’heure est grave, la Formule 1 est au pied du mur, bref c’est la crise absolue qui entoure le petit monde des paddocks. Toutefois, la Fédération Internationale de l’ Automobile, sous la présidence de Max Mosley, aborde sa fin de règne de manière nouvelle. Plus politique et axée autour de deux thèmes, où la FIA compte bien faire entendre sa voix : le règlement sportif et les Accords Concordes.

Mettant discrètement le doute sur son retrait futur de la présidence de la FIA, Max Mosley repoussant sa décision en Juin 2009, « ultérieurement« , l’offensive est de mise pour obtenir ou reprendre une influence perdue, selon l’ex avocat anglais, à cause du full business initier par son ex (?) ami Bernie Ecclestone depuis plusieurs années. Imitant en cela nos hommes politiques dans leurs manœuvres, Max Mosley a bien compris que l’émergence de la FOTA mettrait à mal son processus idéologique. La guerre médiatique débute donc.

Le coté sportif :

L’épisode le plus connu reste l’affaire du moteur standard, que personne ne comprend réellement. Ce projet est dans la logique de Mosley depuis 2006 et l’ouverture à Prodrive. La FIA souhaite se présenter comme la représentante des équipes indépendantes en Formule 1. L’avortement de l’équipe de David Richards par Ron Dennis (McLaren demandant des garantis financières intenables) à permis à la FIA de mettre en suspend la vente de châssis client. Retour de médaille donc. Toutefois l’affaire du moteur standard, n’est pas une fin en soi, mais une alternative présentée comme telle. En effet, Mosley indique qu’il suffit de 4 équipes pour que le projet soit rentable. Rien n’indiquant l’obligation auprès de Ferrari ou même Renault. D’ailleurs l’épisode Renault est intéressant et révèle de l’intox. Le constructeur Français est le maillon faible de la FOTA, car ayant été un appui farouche à la FIA depuis ses 4 dernières années et ayant même participé à l’appel d’offre du bloc standard. Sachant qu’une rumeur sert toujours les intérêts de quelqu’un. A vous de juger.

Dans le même état d’esprit, la FIA annonce déjà 5 équipes intéressées par le Cosworth standard, dont une équipe d’un constructeur. Hors après une enquête, Max Mosley compte sur une base de 12 équipes. Tout son discours étant et tournant autour de l’idée de 24 monoplaces en piste. Signifiant que deux équipes futures sont à soustraire du plan, malgré leur virtualité. L’autre acteur connu est Williams. En fin de contrat avec Toyota en 2009, l’équipe de Grove est aussi le concepteur de la F2, (initier par la FIA contre le GP2 de Bernie Ecclestone), et dernière opposante à la vente de châssis client, renforçant ses liens avec la FIA. Un moteur standard low cost, serait un avantage économique pour Williams, mais pas sportif (départ de Rosberg ?). Le cas RBR/STR est associé. L’italienne étant sous contrat avec Ferrari en 2009, alors que RBR n’a pas renouvelé son accord avec Renault, ou du moins je ne l’ai pas lu. La FIA joue aussi sur le calendrier, car Dietrich Matershitz se retirera de la présidence de Red Bull fin 2009. La boisson énergisante est d’ailleurs actuellement l’objet de toutes les convoitises des deux camps afin d’obtenir ses faveurs. Enfin reste Honda, qui est l’équipe constructeur annoncée par la FIA, car elle appartient encore au nippon jusqu’à nouvel ordre, avant de devenir indépendante. Honda fournissant châssis et moteur pour 2009, mais rien au-delà. Confirmant aussi que David Richard, est bien le favori pour la reprise de Honda Racing, car très proche de la FIA.

Le coté économique :

Un des secteurs ou la FIA ne doit pas se diriger, ni donner son avis, est l’aspect commerciale de la Formule 1. Hors depuis près d’une année, Max Mosley communique beaucoup autour du sujet. L’enjeu : les Accords Concordes.

La FIA ayant obtenu l’année dernière qu’un nombre de 12 équipes soient garantis au maximum (au lieu de 10 auparavant). Première étape politique de son programme de reprise en main totale sur la Formule 1. Le discours de Max Mosley est très anti CSV, le fond d’investissement, actionnaire de la Formule 1, et articulé autour d’une moralité économique. Un discours premier sur une sagesse économique qui n’a toutefois pas fonctionné. Depuis le discours se durcit. Vendredi denier, en pleine tempête médiatique autour de Honda, Max Mosley avance ses pions de manière discrète : 40 millions d’euros par équipes, comme droit FOM. Sur une base de 12 équipes, cela donne 480 millions d’euros par an. Mosley reprend en cela une idée de Bernie Ecclestone, prouvant que les violons sont en accords, mais pas pour les mêmes raisons :

En effet, si Bernie Ecclestone souhaite garantir des revenus au CVC, pour qu’il rembourse sa dette abyssale, car aucun repreneur en cas de crise ne sera disponible au prix demandé, Max Mosley, souhaite asphyxier le fonds anglais pour qu’il quitte le capital de la Formule 1 et imposé un autre fonds, mais souverains, arabe et ami du pouvoir.

La FIA joue sur les deux tableaux : discute avec la FOTA pour le coté sportif et avec Bernie et la FOTA ,encore une fois, pour l’aspect commerciale. Forçant la main, cherchant la faille dans l’association des constructeurs qui l’agace et quelle sait d’argile en ces temps de crise. D’ailleurs Max Mosley n’a-t-il pas clairement annoncé qu’un autre constructeur allait quitter la Formule 1 d’ici le début de l’année ? Nouvelle démonstration politique et médiatique…

Un moteur standard politique

11 décembre 2008 | 1 commentaire
Catégorie : Actualités, Analyses

(Note : Article écrit hier avant mon souci technique, merci Amaury pour ton aide) L’affaire du moteur unique et de la rumeur autour de Renault, laisse planer un doute. Un mélo politique, une manipulation médiatique d’influence.

Un véritable bras de fer s’organise autour des moteurs de Formule 1. Au moment ou la FOTA prône l’allongement de la durée de vie des blocs, la FIA souhaite un projet standard. Aider en cela par la crise et la prise de conscience du cas Honda (dans la forme et non dans le fond). Toutefois, hier, une rumeur indiquant que Renault est intéressé par le moteur standard a étonné tout le monde.

Selon la FIA, cinq équipes ont indiquées qu’elles envisageraient de s’inscrire au programme standard FIA, lancé par Max Mosley avec le concours de Cosworth. Le cahier des charges indiquant un minimum de quatre pour atteindre l’équilibre. Signifiant, qu’en plus des équipes privés (RBR/STR/Williams et Force India ?), un constructeur est intéressé.

Malgré tout, il faut aussi penser que depuis une semaine, Max Mosley parle de 12 équipes en Formule 1, et que tout les projets dont il fait la promotion tournent autour d’une perspective de 24 monoplaces, alors que la réalité expose une diminution à 16 monoplaces, voir moine dès 2009. Rendant cette rumeur d’autant plus caduque, qu’elle entre dans un programme politique fondé sur une base simple :

Renault n’a toujours pas confirmé sa présence en 2009 et plus, de manière officielle, rejetant une valse de spéculation autour de sa participation en Formule 1. D’ailleurs, la rumeur indique Renault, mais ce dernier a refusé de commenter son intérêt pour le moteur standard. Mais il serait toutefois logique, car la marque au losange, via Mecachrome, avait postulé pour l’appel d’offre FIA. Allant au bout de son idée de réduction des coûts initier par Flavio Briatore et encourager par Carlos Ghosn, depuis 2005.

Car rappelons que la présence de Renault en Formule 1 n’est pas essentiellement due à ses résultats en piste. Mais à la résultante d’une baisse significative des coûts, afin de rendre l’équipe autonome. Depuis 2006, le budget de l’équipe française restant stable.

Une manœuvre d’appui de la FIA face à la FOTA et son unité, en vue de la réunion de Monaco ce mercredi. Max Mosley et la FIA multipliant les annonces, discrètes ou non (qui a entendu parler de la répartition de 40M€ pour toute les équipes de F1 ? Pourtant c’étant vendredi au beau milieu de l’affaire Honda.) Une nouveauté politique, avec un but bien définit : affaiblir le plus possible la FOTA.

Une crise, des aides et peu de solutions pour les constructeurs

4 décembre 2008 | Commentaires fermés
Catégorie : Analyses, Business News F1

Au moment ou le monde de la Formule 1 parle de coûts à Genève, au même moment ces mêmes constructeurs sont suspendus au bon vouloir des pouvoirs publics pour des aides, indispensables pour leur survie.

« Il faut que l’industrie automobile définisse un nouveau modèle économique pour l’avenir » a insisté une député démocrate américaine hier soir, lors de l’audition de la dernière chance des Big Three. Chrysler, GM et Ford demandaient 34 milliards de dollars, l’enveloppe sera de 25, sous conditions effectives massives. GM qui est prêt à être déclaré en faillite, mais qui continue la compétition en WTCC, paradoxe frontale d’une politique à double effet. Après tout, les constructeurs qui sont en difficultés ne doivent pas insister sur des programmes hors de prix, comme cela a toujours été le cas par le passé. Hors l’ambiance générale est à la prolongation des dépenses inutiles en compétition automobile pou un retour non garanti.

Dans son discours à Douai ce midi, le président Sarkozy a signalé qu’il fallait observer les actions de l’autre coté de l’atlantique, dans le secteur automobile, pour agir en conséquence en France mais aussi en Europe. VW souffre, FIAT partant de plus loin avec une grave crise en 2004/2005 se porte assez bien, tandis que les groupe PSA et Renault-Nissan sont dans une situation qui ne semble pas si catastrophique que cela, selon l’Etat Français du moins.

En effet, alors que Carlos Ghosn appelait de ses vœux des aides, « à l’américaine », la France ne lui offre que des aides pour écouler ses stocks que Renault et PSA ont dangereusement accumulés ses deux derniers mois. 1 milliards pour refinancer le crédit, 400 millions sur 4 ans, sur un précédent plan pour aider le financement des voitures propres, loin des 10 milliards entendu ici et là dans les couloirs. Le résultat n’est que plus décevant donc.

Au Japon, Toyota souffre de chômage partiel, tandis que Honda supprime 760 emplois. En Allemagne, la grande force de l’industrie automobile du pays en devient une faiblesse. BMW et Mercedes n’étant que des assembleurs de bout de chaine, tous les composants fabriqués et délocalisés dans les pays de l’Est, sont eu aussi touchés par la crise économique. La Hongrie ayant reçut 25 milliards de dollars , du FMI, de l’UE et de la Banque Mondiale, de Prêt. Tout comme la Pologne et la Tchéquie. Remettant le glorieux modèle économique germanique, initier depuis 5 ans, en cause.

Alors les constructeurs présents en Formule 1 doivent t’il continuer ? La vue d’ensemble de l’état de santé de chacun est difficile. Aucun n’étant en meilleur forme que ses camarades de paddock. D’où le besoin de réduire les couts de manière massive dès maintenant. Une situation qui semble plaire à la FIA qui dispose avec son projet de moteur standard, d’arguments solides dès 2010. Sachant que aucun des constructeurs actuellement présent en F1 n’est 100% sûr d’être encore là au-delà de 2009.

Moteur standard toujours d’actualité

26 novembre 2008 | Commentaires fermés
Catégorie : Actualités

Le projet d’un moteur standard ne semble être remis à jours. Bien au contraire, Des candidats se bousculent, semble t’il, pour présenter leurs candidatures.

Après la rumeur Cosworth, les intentions du duo Renault/Mecachrome, afin de sauver cette dernière de la faillite. Voici que Illmor entre dans la danse.

Le conseil de la FIA a récemment, et dans le plus grande indifférence d’ailleurs, annoncée les principaux répondant au projet de moteur standard : Illmor, Cosworth, Mecachrome et Zytek/Judd, indique le magazine Auto Motor und Sport.

Ilmor participe actuellement avec Honda à un autre concours de moteur standard, pour l’IndyCar Séries, et il est entendu qu’il a les meilleures chances de remporter cet appel d’offres.

La publication allemande indique que le moteur idéal selon Illien pour le moteur standard serait :  un V8 de 3L de 14.000 tours/min.  » Cela donnerais 680 ou 700cv de puissance », indique l’ingénieur suisse, précisant que chaque bloc aurait une durée de vie de 6 Grand Prix.

L’équilibre financier de la F1 en danger

1 novembre 2008 | 3 commentaires
Catégorie : Business News F1

Bel article de David Benard sur son blog que je vous conseil de lire et surtout de participer en commentaire :

A la veille de la finale de la saison au Brésil, la F1 est plongée dans une vraie inquiétude liée à la crise financière. La FIA (comprenez Max Mosley) ne badine pas avec le risque de récession qui pourrait bientôt frapper la discipline reine du sport automobile et tente donc par tous les moyens de réduire les coûts, au risque de carrément dénaturer la discipline. Jugez plutôt…

Lire la suite de l’Equilibre financier de la F1 en danger.

Quel Formule 1 après la crise ?

29 octobre 2008 | 4 commentaires
Catégorie : Analyses

Quel monde après la crise ? Titrait lundi soir l’émission d’Yves Calvi, Mots Croisés sur France 2. Car après avoir subit la crise financière, nous souffrons de la crise économique, avant de subir la prochaine crise sociale qui en découlera. Qu’on se rassure je ne fais pas de politique mais de la Formule 1, et en creusant nous parlons bien de cela. Les discours sont politiques, « plan-plan », des meurettes, bref il ne se passe rien en Formule 1 depuis 10 ans. Il est même affligeant de voir comment les acteurs de se sport perçoivent les enjeux auxquelles ils font face aujourd’hui.

A peu de chose près, les réactions sont les mêmes en F1 que dans le monde politique depuis bientôt 10 ans : non pas de réforme, ou plutôt dire qu’il est impossible d’en faire. On voit aussi le mur qui se dresse devant nous, avec une dette qui grimpe, des emplois détruit par une idéologie stupide de rentabilité à 15% et la création d’une génération d’entreprise bâtis sur du rien, de l’illusion. Enfin un système globale qui est en crise tout les 5 ans car non régulé.

En Formule 1 c’est la même chose. Le 1 Mai 1994 a bousculé les consciences, mais a provoqué des dérives massives, sur le droit de la sécurité. Mais qu’on se le dise, la communication en F1 de Mosley, Dennis, Briatore etc… Sont les mêmes que ces politiques que nous voyons à longueur de journée mentir la main sur le cœur. Le problème se résume en un seul mot : dérive.

En dix ans, la Formule 1 est passé d’un sport à un business, mais les règlements changeant ont aussi provoqués une inflation du personnel pour assurer le rythme du changement pour rester compétitif. En 1998, une équipe comme McLaren disposait de 360 personnes. 1200 travaillent à Woking aujourd’hui. Pour quel résultat en piste ? Le même en faite. L’essence de la Formule 1 est la vitesse, mais c’est cette vitesse que la FIA combat depuis 10 ans et qui provoque cette surenchère et cette course à l’armement. Hors tout le monde sait que la dernière course à l’armement a provoquée la chute d’un empire (toujours de la politique mais d’histoire cette fois ci).

La mondialisation, diable absolu, a probablement, provoqué cela, mais la F1 n’a pas 10 ans ou 5 ans devant elle pour réagir, elle n’a justement que trois années pour démontrée son intérêt, car le nerf de la guerre reste le plus important dans ce sport : l’argent. A l’heure ou les cours de bourse joue au yoyo, que les entreprises, même les plus solides, doutes de l’avenir, le modèle économique de la F1 vacille sur son socle de référence du sport mécanique.

A (très) long terme, le problème écologique

Ce n’est pas qu’il y a un manque d’intérêt de la Formule 1 médiatiquement parlant. L’effet Hamilton a permis de préservé les amateurs qui avaient peut être songé à délaisser la F1 suite au départ à la retraite de Schumacher. Bernie Ecclestone, souffle de voir son bébé bien se porter et ne pas subir le syndrome Senna. En effet, l’argentier de la F1, devant le manque de charisme de Michael Schumacher (et bien oui désolé pour les fans), a recherché des alternatives en faisant revenir Mansell, songer à un retour de Prost, faire venir Villeneuve (si si aussi). Hamilton catalyse tout sur lui et ce n’est pas plus mal pour l’image du sport. Hors, non le problème restera la technologie utilisée en F1. Le moteur brulant du carburant fossile n’est plus. KERS, le récupérateur d’énergie, est une bonne avancée, mais trop timide. Mais nous pouvons nous poser la question de savoir si d’ici encore 10 ans la F1 sera toujours propulser par un moteur a combustion.

Ajouter malgré tout, que les couts écologiques, d’un moteur essence, et surtout le lobbying pétrolier et le statu quo est plus que probable à l’horizon 2018. Regardez les projets jusqu’en 2013 de la FIA et le moteur à piston est toujours à l’ordre du jour. Sauf que la civilisation sera à contre temps et cherchera à économiser son énergie d’ici là. La F1 sera donc à contre courant des préoccupations majeures. Nous continuerons à regarder la F1 à la télévision mais à se demander finalement si bruler du carburant est toujours la solution, même avec un système hybride. Alors que les constructeurs nous rabâchent dans leur communiqué que la F1 est un laboratoire d’avenir.

D’ici 2018, nous roulerons en voiture électriques, hybride, ou semi hybride. Nos vélos aurons un moteur électrique (un solex moderne), on louera les voitures dans les grandes villes, elles seront électriques. Alors une F1 qui fait du bruit autour d’un circuit, même en brulant du bio carburant sera en décalage. Même si nous pouvons faire semblant et la FIA aussi, de ne pas le constaté, la F1 va mourir de son intérêt et le fabuleux destin de Bernie Ecclestone et son empire, s’écroulera come un château de carte. Personne n’y verra d’intérêt.

La F1 actuellement est condamné à terme, même si ce n’est pas pour demain, l’augmentation ces dernières années de son cout ne fait que souligner une tendance que n’a aucune raison de s’atténuer. Miser sur l’avenir d’un moteur à combustion n’a plus de sens que continuer à croire a la presse papier, tôt ou tard, la réalité frappera aux portes de ceux qui se voilent la face.

Dans une perspective à long terme, le moteur à combustion n’est qu’un outil de transition. L’électrique ? Pourquoi pas après tout, cela permettrait de réduire le poid des batteries et pourquoi pas revenir aux F1 des années 70, larges, avec une technologie libre, dans ce domaine, afin d’avoir des avancés rapides et majeurs. Il est temps que la FIA songe à sortir de son confort éternelle.

La bourse nous permet de rapidement voir que le mur est proche, un Tamborello financier pour prendre une image forte (et croyez moi que pour moi l’image est encore dure 14 ans après). KERS ne doit pas être le projet futur, et la FIA doit se résoudre à penser l’avenir, et non jouer au pompier pyromane. Idem pour la FOTA qui ressemble de plus en plus à un parti politique d’opposition qu’a un outil d’avancé majeur. Toujours ce vent qui souffle sur notre nuque, la grippe nous guette.

Mais qu’on soit clair, l’avenir est loin encore, mais 10 ans cela passe vite et la F1, qui se vante, doit revenir à ses réalités économiques. Mais son avenir immédiat est la réduction des couts, contre ces outils, ses lobbyings, sa communication et l’espoir (mince) de trouver une solution valable.

Le problème des couts à court terme

Depuis 10 ans, la F1 a été à l’image du monde de l’entreprise. Alors qu’un constructeur comme Airbus investissait 12 milliards d’euros dans son projet A380, Boeing rachetait pour la même somme ses actions pour maintenir son cours de bourse. En Formule la même chose c’est produite. Alors que McLaren et Ferrai ont investis dans leurs outils afin de le rendre plus productif et actif. Jordan et Prost GP par exemple ont poursuivit une croissance inutile et mal maitriser qui a provoqué leur perte. Idem, alors que Ferrari et McLaren ont réinvestit leur ouverture de capital, Jordan (encore lui) n’en a rien fait. Une course à l’armement c’est opérée. Mais auparavant les équipes ont grandit trop vite sans savoir pourquoi au début des années 2000. Le contre coup est subit aujourd’hui.

Pourquoi par exemple Renault a fait monter son effectif de 360 personnes à 600 à Enstone entre 2002 et 2007, alors qu’aucun investissement n’avait été effectué ? Pas même une deuxième soufflerie et il n’y avait pas le simulateur encore à l’époque. Il y a sur-effectif dans les équipes. Autre exemple : en 2001, Williams c’était 400 personnes avec deux souffleries et une usine toute neuve. Maintenant c’est 600. Pourquoi ? L’émergence des sous chefs et autre poste prôné par les gourous du management Anglo-Saxon, font ressembler les équipes de F1 à des administrations. D’ailleurs les affaires d’espionnages entre McLaren et Ferrari et Renault ont démontrées le manque de réactivité et surtout le manque d’encadrement dans les équipes. Trop gros au point d’être inutile.

Longtemps les équipes ont blâmées la FIA et ses règlements. Mercedes, récemment, a rappelé que le passage du V10 au V8 égalait un surcout de 25 millions d’euros. Il est vrai que la FIA à force de changement de règlement n’abaisse pas les couts.

Mais la FIA s’attaque à ce projet sur des mesurettes et des effets d’annonce, digne de la politique moderne. Un plafond du budget ? Un plafond du budget moteur ? Un moteur standard ? Bref un grand n’importe quoi pour obtenir finalement des choses qui ne vont satisfaire que la FIA. Alors qu’elle fait croire qu’elle agit dans l’intérêt des fans. L’affaire de la télémétrie est une vaste fumisterie. La Fédération souhaite l’interdire car elle n’apporte rien aux fans de F1. D’accord, mais alors pourquoi avoir autorisé la télémétrie à distance n 2002 ? Et aussi pourquoi supprimé un outil analytique au pilote ? Ce n’est pas eu qui travail sous nos yeux ? Ridicule. Comme si on supprimait l’ordinateur à un journaliste, car cela n’apporte rien au lecteur qui lis le journal papier qu’il achète au quotidien. Soyons donc sérieux.

Que ce soit la FOTA ou la FIA, l’indépendance et l’intérêt général n’est pas de mise. En attendant la mort clinique, la Formule 1 est pour l’instant sous perfusion. Elle en devient même une exception culturelle, un comble. A force de querelle politique, ce n’est pas le manque de dépassement sur la piste qui va faire partir les fans, mais bien ces histoires de coulisses, que nous médias (car oui je suis un média) relayons, car il y a aussi une responsabilité de prise de conscience. La Formule 1 est pour une large part, le socle des constructeurs, vivant pour l’essentiel de commande à crédit. Difficile de parler d’indépendance, probablement que l’intention est là, mais la perfusion est de mise.

Le compte a rebours

La F1 n’a plus de temps pour se réinventer, se diversifier, devenir moderne. Donc cesser d’être ce quelle est. Alors oui on nous dit qu’elle a résisté à la crise de 73, 87 etc.… mais rien n’a changé, malgré ces crises. Juste une prise de conscience (toujours ce mot) sur le coup, mais qui n’abouti à jamais rien.

En 1979, Bernie Ecclestone, déjà, avait dénoncé les budgets énormes de Lotus et Ferrari et leurs personnels de plus en plus importants. (120 personnes à l’époque). En 30 ans le monde à changer, il y a plus d’argent, mais si d’argent il y a, il faut toutefois crée un intérêt. Et là, les marques se posent des questions. En 2004, Siemens avait bluffé McLaren en faisant un audit privé sur la F1, et contre argumentant les chiffres de Bernie Ecclestone. L’affaire a rapidement été étouffée, mais les faits sont là. Les chiffres sont trafiqués et l’opacité de l’empire Ecclestone est toujours de mise. Malgré les mises en garde de l’Europe.

La F1 n’est plus un sport, c’est un business, mais comme tout business, elle doit avoir un sens. Hors depuis 10 ans, la F1 a été à l’image de ses sociétés web 2.0 : elle n’a pas d’intérêt et de business plan. Juste l’audience et l’image que Bernie Ecclestone lui a donnée. Mais en creusant, il n’y a pas vraiment d’intérêt en F1. Cela ne reste qu’un oasis entretenu par nous tous les médias encore une fois.

Alors quoi ?

Pas de nostalgie, mais un retour au fondamentaux de la Formule 1 est important. L’avenir nous dira que ce sport deviendra un sport de niche, riche, mais plus vraiment un sport de mass média. La concurrence sera trop forte dans le domaine du sport éco. Le Football d’une part, mais aussi d’autres sports collectifs vont émerger dans le futur et donc prendre une part du sponsoring qu’a besoin la F1. Idem d’ailleurs pour les droits TV, pas à l’abri d’une baisse massive devant l’offre.

Donc il faut réduire, mais aussi préparer l’avenir et donc laisser libre cours aux constructeurs sur la technologie future électrique. C’est le seul moyen de réduire les couts. Permettre aux équipes d’être libre d’utiliser les technologies disponibles. Revenir aussi à des projets de vente de châssis, pour une simple et unique raison : Offrir une porte de secours aux constructeurs. Dans les années 60 et 70, des constructeurs comme Lotus, Brabham et McLaren ont vendus des châssis à des clients. C’était une manière de gagner de l’argent. Williams est bien né il y a 40 ans en F1 via un châssis Brabham. Cela permettra de créer des équipes de 75 personnes voir 100 personnes autour d’un projet et surtout, en cas de retrait des constructeurs, comme propriétaire, de permettre d’avoir des alternatives économiques.

La F1 doit juste devenir enfin moderne, et vivre avec son temps et pas en fonction de ce qui l’a fait vivre. Elle doit être celle qui trace la route, et non utiliser les autoroutes construites par d’autre. Ecclestone doit aussi revenir à des réalités et stopper sa folie financière. L’histoire est importante et il faut entretenir le mythe de la F1. Mais ne pas entretenir l’illusion.

Note : article inspiré d’un billet de RealWriteWeb France (que je vous recommande)

La face cachée du moteur standard

29 octobre 2008 | 6 commentaires
Catégorie : Analyses

Hier, dans son communiqué réponse à la Scuderia Ferrari, la FIA a indiqué qu’elle avait reçue des candidatures pour son programme de moteur standard. Hors, même si elle souligne bien que l’équipe italienne n’a pas bien compris le projet (ben voyons), les informations tendent clairement vers l’uniformisation du bloc propulseur.

Dans sa lettre d’avant réunion FOTA, la FIA avait clairement indiquée les piste d’avenir des moteurs 2010 :

1. Un moteur homologué par un seul fournisseur après un appel d’offres, auprès des constructeurs actuellement en course afin de construire un moteur identique (mais pas la boîte de vitesses), sous réserve de contrôles rigoureux.

2. Un consortium d’équipes obtenant un moteur dérivé de la règle existante. Chaque constructeur pouvant fabriquer son moteur sous des règles strictes et de contrôles rigoureux pour éviter tout gain de performance illicite.

3. Une proposition de la FOTA, pour la fourniture du système KERS pour 5 Millions d’Euros par équipe et par saison avec 30 000 kilomètres garantie.

Hors, sachant que aucun constructeur actuellement en Formule 1 n’a porté sa candidature, cela exprime l’élimination du 2ème point. Le troisième ne concerne pas directement l’aspect moteur. Donc reste le premier point.

Alors qui sont ces « constructeurs » qui ont déjà soumis leurs propositions ? Le site motorpsortTotal.com indique que ni Audi ni Porsche ne sont intéressés. Hyundai ? FORD ? GM ? PSA ? Soyons sérieux, la crise touche gravement le secteur automobile et ces constructeurs n’ont jamais vu la F1 comme une alternative sérieuse à leurs stratégie de marque. Qui alors ?

Deux solutions : Zytec et Cosworth. Le premier a perdu la fourniture de la F3000 fin 2004 et du A1GP cette année. Tandis que la célèbre marque Cosworth n’est plus présente en F1 que depuis fin 2006 et dispose d’un savoir faire et des structures. De plus, Max Mosley ne serait pas contre consolider des emplois en Angleterre, car il semble que Cosworth soit en difficulté financière. Loin de l’aspect purement économique de l’initiative. Le programme est politique et destiné à sauver une partie de la technologie anglaise dans ce domaine.


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