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La crise d’idées de la réduction des coûts

fissureDepuis le début de la crise du Budget Plafond, les idées ne manquent pas pour réduire les coûts en Formule 1. Revue de détails.

A Barcelone, Franz Tost a estimé que l’idée d’une seule séance le vendredi serait bénéfique pour les finances des équipes. Sachant qu’en moyenne le kilomètre en 2014 coûte 350 euros et que chaque voiture réalise durant la EL1 environ 20 tours maxi, l’économie sur l’année serait alors de 1.5 millions d’euros seulement… Il faut ajouter à cela environ 1 à 1,5 millions d’économie (hôtel etc..) pour les courses lointaines… Car les photos nous montrent bien que les motor-home des teams ont besoin d’une journée pour être installés. Ce qui réduit l’impact de l’économie de manière significative. La mesure présente donc une économie de 2,5 à 3 millions d’euros seulement.

Concernant les idées du 1er Mai (voir ici pour souvenir), l’impact réel sur les budgets serait également autour de 3 millions d’euros pour l’année. Simplement parce que le remplacement des suspensions interconnectés par des suspensions actives ne sera qu’une répartition des coûts et que le budget transmission sera autour de 3 millions d’euros pour l’année dans l’idée d’une standardisation (Si standardisation il y a, cela signifie fournisseur unique, donc commerce,  donc il y aura des marges pour le fournisseur).

Williams, Marussia, Caterham, Force India et Sauber souhaitent activement un budget plafond. Gérard Lopez et Lotus ont compris que les grandes équipes du Strategic Group ne souhaitent pas du principe pour des raisons de contrôles et propose l’idée de l’équipe franchise. Une solution alternative intéressante que je développerais dans la Note du Mardi demain.

Reste l’autre idée des petites équipes : La répartition des revenus de la Formule 1. Si le principe que Ferrari dispose d’un traitement particulier est accepté de tous. Le fait que Red Bull dispose aussi d’un traitement particulier, tout comme Williams et McLaren passe mal. L’idée d’une répartition équitable (une idée de Max Mosley datant de 2009) des revenus est dans l’air, mais la signature des Accords Concordes jusqu’en 2020 empêchera l’idée de se produire.

Reste à connaître les idées des grosses équipes ? Il y en a une qui est connue depuis quelques temps.

Red Bull et Toro Rosso font la promotion d’une réduction des coûts par le règlement. A partir du 1er Juillet de chaque année, le développement de chaque voiture sera congelé et cela empêchera le développement de voiture bis (Red Bull est clairement visé par la manœuvre ou fait acte de bonne volonté c’est selon). L’impact ? entre 5 et 10 millions selon toute vraisemblance. En outre il existe aussi le principe de réduire le temps d’utilisation de soufflerie passant de 60 h à 40h par semaine (économie de 40.000 euros environ par semaine). Mais cela encouragera les teams à se tourner vers la réalité virtuelle pour le développement des machines. Ce ne sera pas une réelle réduction de dépense net.

Sauber estime que le budget plafond et le contrôle des coûts peut être réalisé par la FIA, car chaque équipe dispose d’un bilan et d’une comptabilité. Sauf que le problème est la confiance. Le défaut est là, ainsi que la transparence. Car si toute les équipes savent certaines choses, certains contrats sont secrets par principe. Force India pense que la balle est dans le camp de la FIA, qui doit trouver une solution.

Une FIA qui déplace le curseur sur les effectifs des équipes. Passant de 90/100 personnes  sur les GP aujourd’hui à 25/35 comme il y a 15 ans.

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Un début de crise froide sur le principe de réduction des coûts

FIAIl ne reste plus que six semaines à Jean Todt pour appliquer son plan devant lancer son deuxième mandat: L’établissement d’une forte réduction des coûts en Formule 1. Le président de la Fédération Internationale de l’Automobile lutte activement contre des courants de pensées.

Retour en arrière. Janvier 2014, les équipes sont d’accord pour l’application dès 2015 du budget plafond soumis par la FIA. Seul le chiffre est encore à discuter d’ici Juin. Un détail donc. Trois mois plus tard, les équipes du Strategic Group (McLaren, Red Bull, Mercedes, Lotus, Ferrari, Williams) annoncent que ce projet de budget plafond est irréalisable, car il ne pourra être contrôlé correctement. Une déclaration qui jettera un discrédit sur la FIA qui devait se charger de ce contrôle. L’argument est le même qu’à l’époque du contrôle du programme RRA (réduction des coûts) par la FIA. L’impression d’avoir déjà entrevue l’histoire.

Quelques temps plus tard, Williams et Lotus (membre du Strategic Group) s’estiment floués. Frank Williams souhaite l’établissement du Budget Plafond, tandis que Gérard Lopez a proposé un projet de franchise contrôlée (à la manière du football américain). Franz Tost, Toro Rosso, lui a indiqué jeudi dernier sa volonté de réduire les coûts par le règlement et non par un budget plafond. La voix du maître Red Bull est entendue par celle de la petite Scuderia italienne.

La réunion du 1er Mai a relancé des idées (voir ici), mais Jean Todt estime que l’économie n’est que de quelques millions par année. Pas suffisant. L’homme fort de la Place Concorde, ayant compris qu’il ne pouvait changer les règlements en sa faveur, impose un cadre. Ainsi l’objectif est de réduire de 30 à 40% les budgets dans les prochains mois. Surtout les grosses équipes en réalité. En sous-entendu, Todt estime que le personnel est trop important pour les tops teams (entre 800 et 1000 pour Ferrari et Mercedes, 500 pour Lotus et Williams par exemple).  Il faut réduire dans ce domaine.

5 Mars 2009. Les responsables de la FOTA se réunissent à Genève, car la pression était montée d’un cran. Luca di Montezemolo, alors président de l’association des constructeurs lance à la presse : « L’objectif est de faire une Formule 1 pour les spectateurs, les fans devant leurs télévisions ou sur internet, économique, écologique et à un prix attractif. » Deux jours plus tard, Flavio Briatore, au nom de Renault, annonçait que l’objectif du constructeur français était de réduire ses effectifs à 200 personnes et avoir un budget de 100 à 150 millions de dollars dès 2010. Des paroles et des idées lettre morte, mais qui reste dans l’esprit de Jean Todt…

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Avant poste : Réduction ou innovation ?

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L’émission web de TomorrowNewsF1 « TomorrowLine » est revenu dimanche soir sur le Grand Prix de Belgique qui a vu la victoire de Lewis Hamilton devant Mark Webber et Robert Kubica.

Pour voir la vidéo ? Cliquez ici

Avant Poste : Réduction ou innovation ?

Voici les questions que tout le monde se posent dans le paddock. Du coté de McLaren, on estime qu’il faut innover tout en maitrisant les coûts. Chez Mercedes on estime qu’il faut maitriser cette subtile équation entre les pilotes et les ingénieurs. Lotus estime que l’essentiel des recherches aérodynamiques concernent toujours les mêmes domaines (trainée des ailerons), enfin Virgin estime que si une équipe comme Lotus n’avait pas innové entre les années 50 et 70,  elle n’aurait pas crée la F1 moderne telle que nous la connaissons.

La Formule 1 a  déjà trois éléments standardisés : L’ECU, les pneumatiques et le moteur gelé,  mais quid de la suite ? Suspensions, de boite de vitesses ou de KERS récemment?   La FOTA se pose des questions et les avis divergent.  Les réunions n’ont pas fini de voir le jour. Chacun estiment que l’innovation doit perdurer.  Martin Whitmarsh, le président de la FOTA et patron de McLaren,  estime que les décisions de la FIA n’auront d’incidences que sur le long terme. En tout cas, la standardisation annoncée n’est pas vraiment pour tout de suite dans le petit monde de la Formule 1.

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F1 – Mercedes pense 2011 en réduction

Mercedes F1Selon Jean Louis Moncet dans Auto Plus, Mercedes envisagerait une baisse de 10% de son budget Formule 1 pour 2011.

Lundi, le conseil d’administration du constructeur avait pour ordre du jour le budget Formule 1 et les fournitures clients. Moncet, indique que les administrateurs se sont entendus pour examiner le budget après la course du Grand Prix d’Allemagne en Juillet avec la perspective de réduction de 10% en 2011 et 2012.

Une réduction de 6 millions d’euros par rapport à 2010 selon le Business Book GP 2010. Enfin, à l’ordre du jour la fourniture moteur à une 4ème équipe en 2011. Le cas Red Bull Racing selon toute vraisemblance.

Dans le dernier, F1 Racing, Renaud de Laborderie indique que Mercedes a proposé une réduction de 4 à 5 millions d’euros sur le tarif moteur (au lieu de 9 millions actuellement), à Force India en échangé d’aligner pour 2011 un line up 100% Allemand.

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F1 – Sponsoring : Réduction des moyens en Asie

70% des acteurs du sponsoring de la région Asie vont réduire leurs budgets de sponsoring en raison de la crise mondiale, selon un nouveau sondage réalisé par Survey News.

Dans cette région du monde ou le potentiel est le plus important pour le sport business, 51% des entreprises qui sponsoring en Asie s’attendent à une diminution de l’ordre de 10 à 25%, alors que seulement 20% s’attendent à une diminution de moins de 10%.

Les autres conclusions de l’enquête sont :

  • Un petit pourcentage de ses entreposes asiatiques ont augmenté leurs part du sponsoring.
  • La baisse dans le secteur du marketing sportif est moins importante en Asie qu’en Europe et aux Etats-Unis, indiquant que le moteur dans ce domaine sera dans cette région du monde à moyen terme.
  • Les réductions de budget concernent tous les secteurs du sponsoring, y compris les droits sportifs, marketing direct et détection de talent.
  • Les entreprises asiatiques envisagent d’augmenter et maximiser leurs investissement sponsoring dans le domaine de la relation publiques et le marketing en ligne sur internet afin de faire connaitre leurs engagements.
  • Réduction des dépenses dans les études de marché
  • Les titulaires des droits sportifs et d’organisation ont des difficultés à signer de nouveau accords.
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F1 – Réduction de salaire chez Renault, les vrais chiffres

Quelle réduction de salarie chez Renault ? Le 25 Mars dernier, le Daily Mail avance des chiffres d’après une déclaration de Flavio Briatore dans la presse italienne. Hors hier, Auto Motor und Sport annonce d’autre chiffre, plus proche de ceux donné par TomorrowNewsF1.com. Bilan.

Le Daily Mail a annoncé que Fernando Alonso avait accepté une très importante réduction de salaire, passant de 13 millions d’euros à 8,5 millions d’euros. De son coté Nelson Piquet Jr gagnait selon le quotidien anglais 270.000 euros.  » Fernando et Nelson on eu à subir une réduction de salaire, comme touts les membres de l’équipe «  avait affirmé Flavio Briatore par la suite. Chiffres que tout le monde c’est empressés de reproduire, sans vraiment vérifier les alternatives et surtout sans rien connaitre de la Formule 1. (Le Daily Mail est une référence depuis quand en matière de chiffre ?)

Hors l’hebdomadaire allemand Auto Motor und Sport annonce que les salaires ont baissés de 20% environ, dévoilant des chiffres. Flavio Briatore passerait donc de 2,6 millions d’euros à 2,1 millions en 2009. Fernando Alonso a baissé son salaire de 5 m€, sans toutefois annoncer de chiffre concret mais le magazine l’estime à environ 20 millions d’euros en 2009. Enfin Nelson Piquet Jr gagnerait 800.000 € cette année, et n’a pas subit de réduction par rapport à l’année dernière.

En comparaison avec les chiffres donnés il y a plusieurs semaines par ce blog (cliquez ici pour vérifier), Fernando Alonso gagnait 23 millions d’euros brut en 2008, nous estimons à 16 millions en 2009 (-7 millions d’euros donc). Nelson Piquet est au même niveau que l’année dernière soit environ 700.000 euros et Flavio Briatore gagnait selon nos estimations 3 m€. Il touche donc en 2009, en comparaison, 2 millions d’euros.

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Réduction des coûts 2009 estimé entre 10 et 50%

Mardi à Paris, où il recevait, en compagnie du champion du monde Lewis Hamilton, la palme d’or du Festival automobile international. Le président de McLaren Ron Dennis a estimé que les écuries de Formule 1 allaient réduire cette saison leurs coûts de 10 à 50%, selon un rapport du site Lepoint.fr.

Selon Ron Dennis, les grandes équipes vont réduire de 10 à 15% leurs coûts, tandis que pour les plus petites équipes, cette réduction sera comprise entre 30 et 50%. Tout en précisant que la réduction sera plus significative en 2010.

« A travers les procédures mises en place, nous prenons en compte les besoins des plus petites équipes, qui vont pouvoir profiter de moteurs et boîtes de vitesses à moindre coût », a affirmé M. Dennis

« Une grosse équipe, qui fait tout le travail de développement et de recherche, dépensera encore, entre moteur et boîte de vitesses, quelque chose comme 100 à 130 millions d’euros. Les petites équipes, qui ne veulent pas faire ce même développement, pourront avoir exactement les mêmes produits pour 6,5 millions d’euros », a-t-il ajouté.

Prévoyant, Ron Dennis a également précisé en conclusion qu’Il ne faudra toutefois pas endommager l’ADN de la discipline, ni son spectacle.

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GP de Chine, confusion, traduction et réduction

Grand Prix de Chine est susceptible de continuer à Shanghai au-delà de 2010. La mégapole a finalement reculé et a annoncé sa volonté de devenir un endroit des grands pôles du sport du monde, selon les organisateurs de la course de Formule Un.

Selon China Daily, le directeur adjoint des sports de Shanghai, Qui Weichang, accuse une mauvaise traduction, après avoir annoncé renoncer a une prolongation du Grand Prix au-delà de 2010. « J’ai parlé à M. Qiu et il n’a jamais dit que le Grand Prix allait quitter la Chine. «  a déclaré le directeur général du Grand Prix de Chine, transformé en porte parole.

 » Je crois que c’est probablement un malentendu dans la traduction. Je dirais qu’il est probable qu’il restera un Grand Prix de Chine après 2010. La Formule 1 sera ici pendant encore 5 ans de plus. Mais construire une base de fidèles spectateurs n’est pas facile, c’est une exploitation à long terme. Nous pensons que la Formule 1 est un très bon produit, un très bon événement pour la ville de Shanghai, du point de vue de notre société, nous voulons continuer à promouvoir et à construire l’événement. »

Voilà un communiqué qui plaira à Bernie Ecclestone. Non pas que la Chine prolonge son bail, ou souhaite le faire, mais plutôt que l’argentier ait été ridiculisé par les autorités chinoises. En effet, si cette histoire de traduction est vraie, comment expliquer la réaction de Bernie Ecclestone, qui est loin d’être un amateur dans ce domaine ?

Ecclestone a bien défini les choses au Financial Times, annonçant des discussions avec le gouvernement afin de trouver une solution. Mais il est incroyable de constater qu’il n’a pas vérifié la déclaration avant de réagir. A moins que ce ne soit une volte face dont à coutume l’empire du milieu en affaire afin de faire baisser la facture. Constat d’autant plus grave, qui confirme que la Formule 1 est devenue dépendante de la Chine et non le contraire.

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En coulisse : La rupture Vettel – Ferrari

Sébatian Vettel FerrariGP Allemagne 2018, Vettel maitrise bien sa course, lorsqu’il sort de la piste et abandonne sa Ferrari contre le mur de pneu. Au retour du quadruple champion du monde dans le garage de la Scuderia les mines sont basses, la consternation pouvait se lire sur les visages. L’acte fondateur de la brisure.

Ayant subit une saison 2019 ou il avait l’impression d’avoir été à contre-courant de son équipe. La Scuderia se lovait autour de son jeune équipier, flamboyant et rafraichissant. Le choix de l’allemand était l’expérience au service du collectif. La Ferrari n’était pas fiable et peu stable. Le choix de jouer collectif s’est retourné contre lui. Vettel avait toutefois prudemment entamé des discussions avec l’équipe italienne en novembre 2019. L’annonce de la prolongation de Charles Leclerc, au début de l’hiver, a été un premier avertissement. En coulisse, Ferrari laisse trainer le dossier Vettel, estimant qu’avant de prendre une décision hâtive il fallait essayer la nouvelle monoplace. Finalement vers la fin Février, Ferrari était d’accord pour prolonger son aventure avec Vettel à la condition d’un contrat d’une saison et une réduction massive de son salaire (17 millions au lieu de 35).

Le temps de la réflexion s’imposa pour Vettel. Les options n’étaient pas nombreuses. Quelques semaines plus tard, Vettel accepte les conditions de salaire, mais souhaitait un contrat de deux saisons (2021/2022). Silence de la Scuderia qui fin Avril présenta une nouvelle proposition en acceptant la prolongation de deux saisons, mais avec une nouvelle réduction de 5 millions d’euros de la proposition précédente, soit 12 millions d’euros. Au-delà de la baisse de salaire et de la durée du contrat, c’est l’introduction du principe d’équité sportive avec Leclerc qui a été la base de la rupture.

Chez Ferrari le principe d’équité sportive est un principe existant depuis 2007. Inspiré par Luca di Montezemolo et Stefano Domenicali il a effacé l’ère Schumacher par le titre de champion du monde 2007 de Kimi Raikkonen et la deuxième place au championnat pilote de Felipe Massa en 2008. A son arrivée en 2015, Sébastian Vettel connaissait les règles, mais savait également qu’avec Raikkonen en fin de carrière, il n’avait aucune difficulté et bénéficiait de la préférence (comme nous l’avions vu en 2018). Avec l’arrivée du jeune Charles Leclerc, le principe n’avait pas changé, sauf que le quadruple champion du monde avait oublié l’aspect émotionnelle de la Scuderia. Durant toute la saison 2019, les deux pilotes ont été traité de la même façon, mais les règles avaient changé pour Vettel. Il avait compris que Maranello avait accordé une clause préférentielle dans le principe d’équité à son jeune équipier. Sans l’avoir informé au préalable.

Vettel compris alors que Ferrari ne voulait plus de lui.

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Note du Mardi – Ferrari et son renouvellement de pilote non prioritaire

notedumardi-900x6757165869066367047722.jpgSelon Sky Sport, la Scuderia Ferrari a proposé de prolonger d’une seule saison (avec une autre en option) Sébastian Vettel en échange d’une réduction de 50% de son salaire. L’Allemand passant alors de 35 millions d’euros à 17 millions d’euros. La proposition illustre la technique de négociation de la Scuderia pour terminer une aventure avec un pilote.

Lorsque Fernando Alonso prolonge son contrat en 2012 jusqu’en 2016, l’accord indiquait deux années fermes et deux saisons en option. Disposant d’un salaire de 20 millions d’euros et une prime totale de 5 millions d’euros (en fonction du classement en championnat du monde pilote et constructeur), l’espagnol négocie une prolongation de son contrat en 2014. Le management de Ferrari d’alors lui propose un contrat d’une saison : 11 millions d’euros de salaire fixe et une prime de 80.000 euros par point (jusqu’à une limite de 20 millions d’euros). Si sur le papier l’ensemble était séduisant, cela relevait du piège. Alonso a refusé le projet.

Massa, Raikkonen et la baisse du salaire 

Juste avant, Felipe Massa avait accepté une baisse de 40% de sa rémunération passant de 10 millions d’euros à 6 millions d’euros et un contrat d’une saison en 2013 avec la Scuderia Ferrari. Même histoire avec Kimi Raikkonen qui en 2019 touchait 6 millions d’euros, deux fois moins que la saison précédente.

Au premier temps de cette doctrine

Cette piste idéologique provient de l’époque Jean Todt. En 1996, le manager français avait proposé de prolonger Gerhard Berger uniquement pour la saison 1996 contre 7 millions de dollars. Instant un principe qui a été dupliqué avec Irvine (prolongation pour 2000 d’une année contre 8 millions de dollars) et Barrichello (prolongation pour 2006 d’une seule saison contre 15 millions de dollars). Les deux pilotes ont profité de cette offre pour se valoriser sur le marché et signer d’important contrat respectivement chez Jaguar et Honda. Une manière élégante de sortir par le haut.

Désormais le principe de prolonger d’une seule saison un pilote que l’on ne souhaite plus est toujours de mise, mais l’élégance à laisser place à la chance de piloter pour l’une des trois meilleures équipes du championnat depuis 10 ans. La baisse de salaire drastique est ainsi rajoutée au package. Charge au pilote d’accepter ou refuser.

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