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Note du Mardi : Devenir un top team avec un budget de 200 millions

Note du mardiForce India a indiqué que pour devenir un top team, son budget devait être d’environ 230 millions d’euros. Un objectif à long terme nécessitant un gros effort pour un team privé.

Surfant sur ses résultats depuis 2014 avec une 6ème place dans le championnat constructeur, puis la 5ème en 2015, l’équipe Indienne Force India est actuellement  4ème devant Williams et aspire logiquement à envisager la prochaine étape de son projet. A la façon dont Claire Williams tente actuellement d’approcher son projet 2018 visant un budget de 250 millions d’euros par année pour devenir à terme champion du monde.

Actuellement son budget 2016 est estimé par le BusinessBookGP (version française and English Version) à 131,5 millions d’euros, dont 52.1 millions d’euros proviennent du sponsoring. L’investissement des sociétés de son propriétaire Vijay Mallya étant révisé à la baisse depuis 18 mois maintenant, suite à des poursuites judiciaires à New Delhi.

Le modèle d’une équipe privée comme Force India est simple, elle n’en a que deux sources de revenus. La première est une dépendance soit de l’investissement de son propriétaire, soit de l’apport de numéraires garantis par la présente d’un pilote. La seconde étant les droits télévisions  calculé selon différent critères et surtout dépendant du résultat en championnat du monde constructeur. Force India ne touchant pas, à l’instar de Mercedes, Ferrari, Red Bull, McLaren et Williams, d’une prime spécifique.

La solution la plus simple serait de projeter un triplement du sponsoring et viser 150 millions d’euros. Mais, hormis Ferrari et RBR, aucune équipe, pas même Mercedes AMG F1 n’est capable de réunir une telle somme en provenance de partenariats privés. Pire les difficultés pour signer des sponsors de plus de 10 millions d’euros sont devenues courant dans le paddock.  Plus raisonnablement l’ambition serait d’augmenter de 50% le sponsoring, afin d’être réaliste.

Le modèle McLaren

L’autre volet d’exploitation serait de s’inspirer de McLaren, Williams, Red Bull Racing et dernièrement de Sauber (via la technologie de l’imprimante 3D), afin de diversifier ses revenus via son savoir faire technologique. McLaren a été la première à avoir crée un bureau d’étude extérieur au début des années 2010, McLaren Applied Technologies.  Cette division a un plan inspiré par Ron Dennis devant permettre de cumulé 180 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2018.

Le modèle Red Bull

Red Bull Racing, via sa filiale Red Bull Technology a noué un accord avec Aston Martin pour la création d’une hypercar en édition limité. Hautement rémunérateur pour l’équipe autrichienne (plusieurs dizaines de millions d’euros) et bonne pour son image.

Le modèle Caterham

En 2011, Tony Fernandes avait racheté la marque anglaise de voiture de sport Caterham afin de la développer en utilisant l’apport technologique et l’image de la Formule 1. Un groupe a été construit de toute pièce  autour de cette idée. Si quelques projets ont abouti pour la filiale Composite dirigée par Mike Gascogne, le développement de la gamme automobile du petit constructeur a été freiner avec la rupture du contrat entre Renault et Alpine en 2014. Provoquant la chute de l’équipe F1 par la même occasion.

L’avenir de Force India

Acculé par les dettes et en manque de liquidité, Vijay Mallya obligera son équipe à se restructurer et trouver sa propre voie qui lui permettra d’être financièrement autonome et d’atteindre son objectif financier. Devenir un bureau d’étude deviendra une suite logique, dans l’aspiration de la tendance du paddock. L’équipe pourrait s’associer à Gordon Murray et développer une voiture populaire ou une petite voiture de sport made in India par exemple, lui permettant de toucher un revenus. L’autre aspect étant à l’horizon 2020 et la renégociation des Accords Concorde, qui s’annonce bien différent de ceux paraphés en 2013 et favorisant un noyau d’équipe au détriment du reste du plateau. Une équité dans la répartition lui permettrait d’augmenter ses revenus de 50%, voir de les doubler.

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Team Lotus Story (1997-2010) – Partie 6

lotus logoLe Deal David Hunt et Tony Fernandes

Pour des raisons sportives et économiques, il n’a pas été possible d’utiliser la marque Team Lotus. L’exploitation de la marque tombe dans le sommeil à partir de 2002. Lorsque Mike Gascoyne étudie le projet de l’équipe britannique Litespeed de participer à l’appel d’offre de la Fédération Internationale de l’Automobile et de son président d’alors, Max Mosley, d’introduire une nouvelle équipe de Formule 1 en 2010. L’idée trouve rapidement un écho autour du nom de Lotus. David Hunt, le détenteur des droits de Team Lotus depuis 1994 est contacté. L’ensemble, trop faible financièrement ne sera pas validé par la FIA en Juin 2009. Le projet était donc perdu. Pourtant, l’irruption de l’homme d’affaire Tony Fernandes, propriétaire de la compagnie aérienne AIRASIA et sa filiation avec la Malaisie, s’oriente vers Lotus Group Plc pour négocier un accord de licence sur une durée de cinq années. L’accord est tenu secret, mais il est estimé qu’il s’accompagne d’un versement d’un millions de dollars et d’une part des Accords Concordes (environ 10%), si l’équipe termine au minimum dixième du championnat du monde des constructeurs. Nous sommes en Juillet 2009.

L’annonce du retrait de Toyota Motorsport et BMW F1 accélérera l’introduction de Lotus Racing comme nouvelle équipe dès 2010. Septembre 2009 sera donc le point de départ de l’aventure.

Progressivement un storytelling s’installe autour de l’équipe, qui se présente comme l’héritière d’une histoire. Clive Chapman offre même la casquette de son père Colin, fondateur de Lotus et Team Lotus à Fernandes, comme pour confirmer un lien dans l’histoire. Les résultats sur la piste sont loin des leaders, toutefois le projet progresse. L’image est forte. Mais, en coulisse une dégradation des relations entre Lotus Group Plc et Tony Fernandes est palpable. La faute à plusieurs entorses d’exploitation de la licence par l’homme d’affaire malaisien.

Lorsque que l’accord entre Lotus Group Plc et Tony Fernandes c’est matérialisé à l’automne 2009, le visa d’exploitation concernait uniquement la marque Lotus Racing, avec autorisation de vendre des produits dérivés, sur la base de cette marque.

Si la promotion par AIRASIA, d’Airbus aux couleurs de l’équipe est un bon outil publicitaire. Le 5 avril 2010, une nouvelle marque de boisson énergisante est lancée en Malaisie. La boisson officielle de Lotus Racing : LR8. L’événement, organisé au Hard Rock Café de Kuala Lumpur auquel Jarno Trulli et Heikki Kovalainen ont assisté, était une jolie fête.

Le nom de la boisson est simple à comprendre : LR pour Lotus Racing et le 8 signifie les huit ingrédients naturels utilisés dans le produit, mais aussi un hommage à Jim Clark (?). Une démarche intéressante sur le principe, sauf que…

Sauf que LR8 est une marque indépendante de Lotus Racing,  déposée le 30 Mars 2010 au registre des marques anglaises et qui n’a rien à voir avec la licence accordée quelques mois auparavant. Le dépôt d’une durée de 10 ans comprend aussi les couleurs des canettes très similaires à ceux de l’équipe de Formule 1. Un détail qui provoquera la discorde entre les deux parties.

Au même moment, Lotus Group Plc accueil un nouveau Président Directeur Général en la personne de Dany Bahar. Le constructeur Proton et l’Etat malaisien donne une dernière chance à la marque anglaise, en validant le plan du jeune patron. Le contrat d’exploitation accordé à Tony Fernandes ayant été dénoncé durant l’été 2010, les négociations ont débuté avec le fond d’investissements Genii Capital, propriétaire de l’équipe Renault F1 Team.

Les négociations débutent en Août 2010 et seront annoncés sous la forme d’une rumeur dès Novembre, pour une confirmation quelques semaines plus tard. Lotus Group Plc n’est pas propriétaire de l’équipe. Juste un sponsor important, exposant sa marque au monde. Au même moment, Tony Fernandes étudie les effets de l’arrêt de la licence pour son projet. Après avoir sondé son intention de racheter la marque Tyrrell, il se tournera finalement vers les droits d’exploitation de la marque Team Lotus, propriété de David Hunt, via sa société Team Lotus Ventures Ltd, en sommeil depuis trop longtemps. Un coup de poker.

L’anecdote est intéressante. Lors des discussions entre Lotus Group Plc et Genii Capital, Renault Sport est rapidement informé des négociations en cours. Le propriétaire de la marque anglaise, Proton, fait promettre au constructeur français qu’il sera la seule équipe Lotus propulsée par le V8 français. L’histoire nous à montrer les choses différemment…

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Team Lotus Story (1997 – 2010) – Partie 1

lotus logoTony Fernandes est à Bali. Le journaliste anglais James Allen le sollicite pour un entretien sur la récente décision de justice de la Cour Suprême sur l’avenir du nom Lotus en Formule 1. L’homme est soulagé. Si son adversaire, Lotus Group propriété du constructeur automobile malaisien Proton, obtient d’être le seul véritable Lotus dans le monde, à la fois en Formule 1 et sur la route, c’est la fin de Team Lotus qui devrait être un nom rétrocédé. La fin d’une histoire.

Pourtant, durant l’entretien téléphonique avec Allen, l’homme d’affaire malaisien lâche une information anodine, mais ayant une importance capitale sur le destin de l’affaire. L’erreur de Lotus Group a été de ne pas avoir acheté les droits de la marque Team Lotus de David Hunt, quand ils en avaient la chance. « S’ils avaient fait cela, nous aurions été fini. » lâche Fernandes, pour ensuite préciser : « J’ai demandé il y a plusieurs mois à Dany Bahar pourquoi il n’avait pas fait cela et il a dit que c’était parce qu’ils croyaient que les droits de Team Lotus n’avait pas de valeur pour eux. »

Pas de valeur, toutefois la société a pourtant déposée la maque « Team Lotus » le 15 juillet 2010, pour une officialisation le 12 Novembre 2010. Un dépôt ayant une logique et qui a justifié le jugement du vendredi 27 Mai 2011 :

« L’enregistrement de la marque Team Lotus par Team Lotus Ventures Limited est annulé en raison d’une non – utilisation entre 2003 et 2008. »

En vertu de la loi britannique des marques. La validité d’un enregistrement est confirmée lorsqu’il y a une justification d’activité sur une période de cinq années. Si ce n’est pas le cas, une annulation sera prononcée. Dans son analyse, Lotus Group Plc avait estimé que David Hunt, via sa société Team Lotus Ventures Ltd, n’avait pas exploité la marque Team Lotus sur une période de cinq ans et a déposé la marque en 2010.

Ce n’est pas la première fois que la marque Team Lotus a été confrontée à une non exploitation de son patrimoine. Cela a été le cas entre 1997 et 2002.

La loi 46 – 1

Les dispositions législatives sur l’exploitation des marques se trouvent dans la section 46 (1) de la Loi qui se lit comme suit :

46.- (1) L’enregistrement d’une marque peut être révoquée sur une des caractéristiques suivantes :

(a) que dans le délai de cinq ans suivant la date de la procédure d’enregistrement un non usage sérieux au Royaume-Uni, par le titulaire avec ou sans son consentement, par rapport à ses promesses d’usages pour lesquels elle est enregistrée et qu’il n’y ait pas de bon raisons de la non-utilisation.

(b) que cet usage ait été suspendu pendant une période ininterrompue de cinq ans et (ou) qu’ il n’y ait pas de raisons pour le non-usage.

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La bataille médiatique autour de Caterham

Caterham CT05 Singapore GP 2014C’est la fin d’une séquence qui a durée deux jours. Une bataille de communication qui n’avait pas été vue depuis les épisodes Lotus vs Lotus en 2011. Finalement le vainqueur reste Tony Fernandes pour plusieurs raisons.

La meilleure défense étant l’attaque, l’objectif premier dans une bataille étant d’attaquer en premier et surtout d’effrayer. Effrayer la Formule 1 (une équipe en moins), effrayer Tony Fernandes (l’ancien propriétaire) et effrayer les médias pour faire entendre son message en priorité, pour influencer le reste de la séquence. Cette partie a très bien fonctionné avec l’annonce d’un liquidateur et une mise en faillite de Caterham Sport Limited.

Mais, le grain de sable du bel édifice a été Tony Fernandes. Invité à répondre aux solicitations Twitter sur le sujet, l’homme d’affaire a posé les éléments d’une nouvelle vision des événements. Le terrain se déplaçant désormais sur l’idée que le consortium ayant repris en Juin 2014 l’équipe Caterham F1 Team n’a pas honoré sa part de contrat.

Ayant annoncé la liquidation de l’équipe, sans expliquer pourquoi, les représentants du consortium ont été pris au piège de la vérité. Leur message était primaire, Fernandes l’a déplacé vers un autre côté du prisme : la vérité. Sa vérité.

Dès l’intervention sur Twitter et le développement de la pensée de Fernandes dans les médias, la bataille était terminée. L’homme d’affaire a dévoilé le nom de la société basée en Suisse avec qui il a fait affaire (Engavest SA, qui a d’ailleurs changé de nom le 8 septembre en CF1 Grand Prix Holding). Donnant un visage à ce mystérieux consortium du Moyen-Orient conseillé par Colin Kolles.

Ce que l’on comprend de cette histoire est que nous avons un vendeur (Tony Fernandes) qui n’a pas céder les actions de son équipe à un acteur (Engavest/Kolles), car ce dernier n’a pas offert les garanties bancaires nécessaires.

En communication il faut incarner son message. Tony Fernandes est parfaitement visible comme étant l’ancien propriétaire de l’équipe et le propriétaire de la marque Caterham Cars. Du côté du consortium, le porte-parole a changé trois fois. Brouillant un peu plus le message de riposte.

La première séquence du plan de communication a été incarnée par Manfredi Ravetto. Puis la bataille de communiqué répondant aux propos de Tony Fernandes a été dirigée par la cellule de communication de l’équipe à Leafeld. Enfin la dernière séquence, depuis hier soir, provenait de la voix de Colin Kolles. Ce dernier annonce en début d’après-midi de ce vendredi 24 Octobre, la fin de l’histoire avec son retrait.

La confusion dans la communication est telle que deux liquidateurs, l’entreprise Smith & Williamson et  Finbarr O’Connell entre dans la danse. L’une étant le représentant de Engavest et l’autre de Tony Fernandes. Finalement dans le communiqué de Caterham F1 Team en début d’après-midi, l’homme d’affaire est cité comme étant celui qui a trouvé la solution. Rideaux.

Finalement Caterham sera au GP des Amériques et jusqu’à la fin de la saison. C’est la volonté des anciens et nouveaux propriétaires. L’enjeu est important car si l’équipe ne participe à aucun week-end de course d’ici la fin de saison, elle perd ses droits et n’a plus de valeur pour personne.

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Caterham – Lotus : Destins croisés

Lotus Caterham Monza 2014

Le nouveau team principal de Caterham F1 Team, Manfredi Ravetto a indiqué dans les médias en fin de semaine qu’il comptait renouveler le contrat de Marcus Ericsson pour 2015. Si le pilote suédois n’a pas crevé l’écran, il dispose d’un atout de taille. Un budget pour l’an prochain compris entre 13 et 18 millions d’euros, selon nos estimations.

Curieux parallèle entre l’équipe Caterham F1 Team et Lotus F1 Team depuis 2010. Même destin croisée aussi.

  • Tony Fernandes a fait revenir le nom Lotus en Formule 1 en 2010. Genii Capital l’exploite depuis 2012.
  • Après avoir perdu le droit d’utiliser le nom de Lotus, l’équipe de Fernandes c’est nommée Caterham, du nom d’une équipe historiquement proche de la marque crée par Colin Chapman et utilisant la même philosophie.
  • Lorsque Genii Capital a crée en Juin 2010, Genii Capital Business Exchange, l’équipe rivale a lancée une plate-forme d’affaire interne avec la marque Visa en 2011.
  • Lotus F1 Team a voulu devenir un top team et à eu des difficultés économique pour payer le salaire de Kimi Raikkonen. Caterham entre 2010 et 2012 a eu des difficultés pour payer les salaires de Jarno Trulli et Heikki Kovalainen en utilisant des montages financiers.
  • Tony Fernandes a financé son équipe et Genii Capital en fait aussi de même depuis 2010.
  • Genii Capital a envisagé la reprise de Lotus Cars pour composer un projet industriel cohérant. Tony Fernandes a voulu faire la même chose via son projet Caterham/Renault qui a avorté en 2013.
  • Les sponsors sont des partenaires Business to Business destinés à favoriser les affaires des propriétaires.
  • Caterham à CNN en partenaire, Lotus CNBC.
  • Caterham F1 Team a changé de propriétaire, tandis que Lotus F1 Team est en proie au changement de propriétaire depuis quelque temps.
  • Pastor Maldonado grâce à son partenaire pétrolier PDVSA représente 50% du budget sponsoring de Lotus. Marcus Ericsson représentera la même part pour Caterham demain.
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Caterham F1 et Genii Capital ?

Caterham F1 Lotus F1

Selon le journaliste Adam Cooper, un consortium suisse ayant un lien avec le Moyen-Orient serait confirmé dans les prochains jours, comme nouveau propriétaire de Caterham F1. Nous entendons que ce pool d’investisseurs auraient un lien avec Genii Capital Genève.

La filiale Suisse du groupe luxembourgeois est spécialisée dans les énergies et ressources naturelles. Un lien existe. Souvenir que l’an dernier la société basée à Abu Dhabi, Al Manhal International, faisait partie du consortium piloté par Mansoor Ijaz dans le projet Infiniti/Quantum pour l’achat de 35% de Lotus F1 Team. Exit l’homme d’affaire pakistanais. Il semblerait que l’entreprise luxembourgeoise soit restée en contacte avec un des actionnaires du programme Quantum : Suhail Al Dhaheri, Chairman de Al Manhal International.

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According to journalist Adam Cooper, a Swiss consortium that link with the Middle East would be confirmed in the coming days, as the new owner of Caterham F1. We believe that this pool of investors have a link with Genii Capital Geneva.

The Swiss subsidiary of the Luxembourg group specializing in energy and natural resources. A link exists. Remember that last year the company based in Abu Dhabi, Al Manhal International, was part of the consortium led by Mansoor Ijaz in the Infiniti / Quantum project to purchase 35% of Lotus F1 Team. Exit the businessman and it seems that the Luxembourg company remained in contact with one of the shareholders of the Quantum program Suhail Al Dhaheri, Chairman of Al Manhal International.

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Caterham et le remake TWR

Le modèle technico-économique défini par Tony Fernandes pour sa marque Caterham autour d’un partenariat avec Renault n’avait rien d’inédit dans l’absolu. Ce n’était simplement qu’un avatar du projet Renault-TWR daté de 1999-2003.

Après l’échec de son projet industriel avec Renault, l’homme d’affaire malaisien cherche une alternative économique. Deux pistes ont privilégiés. La première est la cession à un constructeur exotique (comme Lotus avec Proton en 1997), la seconde est un montage similaire à ce qui a été entrevue autour d’Aston Martin (une participation d’un fond d’investissement étranger). La finalité est qu’après avoir investit environ 100 millions d’euros dans son projet industriel Fernandes souhaite rentabiliser son investissement. L’ensemble (équipe F1 et constructeur, ainsi que les filiales techniques) sont à vendre pour 250 millions d’euros. Un prix revus à la baisse avec le temps. Il baissera encore selon toute vraisemblance.

L’histoire de cet échec est à mettre en parallèle avec celui de Tom Walkinshaw en 1999. Alors que Benetton et British American Tobacco (et Prost GP en arrière plan) se battaient pour séduire Renault qui envisageait un retour en Formule 1, l’écossais avait eu une approche industrielle. Proche de ce qu’il avait proposé à Honda, via Mugen-Honda deux années auparavant (l’étude et la fabrication de la remplaçante de la NSX). Renault Sport présente la Clio V6 en étude de style et TWR propose d’étudier et construire la voiture. Un deal qui va permettre de réduire la facture du moteur Supertec de l’Arrows A20 de 2000 de 10 millions de dollars à l’époque. Une bonne affaire, surtout qu’en parallèle, Patrick Faure discutait avec Tom Walkinshaw pour la reprise de l’équipe Arrows pour le compte de la marque au losange. L’histoire démontrera le contraire. Mars 2000, Renault SA reprend l’équipe Benetton Formula Ltd et le projet industriel TWR-Renault devient caduc. L’évolution Phase 2 de la Clio V6 sera confiée dès 2001 à Porsche. Le projet de Walkinshaw s’effondre et son empire ne s’en relèvera pas et disparaîtra en 2003.

De la même manière, Tony Fernandes espérait avec son accord autour de la prochaine génération de l’Alpine obtenir un accord proche de celui entre la marque au losange et Red Bull Racing, à la fois techniquement qu’économiquement.

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F1 – Palmarès des propriétaires qui investissent le plus

Depuis le départ massif des constructeurs fin 2009, les équipes de Formule 1 sont passées aux mains d’une poignée de multimillionnaire qui dépensent une fortune directement et souvent indirectement pour maintenir à flot leurs écuries. A la veille du GP de Bahreïn, troisième manche de la saison de F1 2014, Sportune dresse le palmarès des propriétaires qui investissent le plus.

Mercedes et Ferrari, des cas à parts parmi au championnat F1 2014

Les cas Mercedes AMG F1 et Ferrari sont des exceptions. Le première étant une filiale directe du groupe allemand Daimler, c’est ce dernier qui alloue le budget à son équipe. Comme le fait un constructeur. Quant à la Scuderia Ferrari, elle est doublement alimentée par FIAT et l’usine de Maranello à hauteur de 80 à 100 millions d’euros par an depuis 2010.

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L’avenir du projet Caterham

Paris, lors du Comité central d’entreprise (CCE) les syndicats de l’usine de Dieppe  sont mis au courant de la fin du partenariat entre Renault et Caterham. Le constructeur français en profite pour relancer son plan industriel autour de son usine et la marque Alpine.

Un coup dur pour un projet lancé en grande pompe par le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg en Novembre 2012. Un coup dur surtout pour Tony Fernandes qui doit préparer un véritable ralentissement de ses ambitions pour Caterham Cars. Un projet d’une décennie imaginée par l’homme d’affaire et nécessitant un investissement de plusieurs centaines de millions d’euros. La nouvelle voiture Alpine-Caterham devait être propulsée par un moteur 4cyl Renault Sport et produite à Dieppe. La conception a été fortement contrariée par des divergences techniques entre les deux partenaires (niveau de puissance de la voiture par exemple), mais surtout par les projets de Fernandes pour la marque de Dartford.

Caterham avait pour ambition de produire en plus de ses Seven historiques (à Datford) fortement améliorées, une voiture de sport à moteur centrale (avec Alpine), mais également un coupé 2+2 et un SUV (à Dieppe) pour le marché asiatique. La première devait être dérivée de la Megane RS et la seconde du Captur. Dans l’ensemble le pré projet devait atteindre une production jusqu’à 10.000 voitures par année. Un programme industriel qui sera révisé à la baisse.  Il est désormais entendu que seul le projet commun avec Alpine verra le jour avec un moteur Cosworth 4cyl 2,3 de 320cv et que la voiture sera vendue autour de 60/70.000 euros. Les autres projets ont été abandonnés pour le moment.

Cette nouvelle remettra aussi en cause le renouvellement prochain de l’accord avec l’équipe F1. D’une durée de trois ans (2014/2015/2016) il affaibli Caterham par rapport à Renault. En échange de ce nouvel accord industriel la marque anglaise bénéficiait d’une réduction économique  substantielle selon les sources.  Elle redistribue également les cartes sur l’investissement de Tony Fernandes. Ce dernier mise beaucoup sur les performances de son équipe en 2014, avant de confirmer son investissement futur. L’objectif était de financer à partir de 2016 son équipe par le constructeur Caterham (environ 20 millions d’euros par an). La co-entreprise avec Renault ayant échouée, la seule solution serait de construire un projet inspiré de Lotus Cars et Danny Bahar et basé l’auto-investissement sur emprunt. A moins que les nouvelles motos Caterham ne soient un succès…

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Turbulence autour de Tony Fernandes

En février 2014, Tony Fernandes fustigeait dans la presse économique de son pays la mauvaise gestion globale de Malaysian Air, alors qu’au même moment les résultats de son équipe anglaise de football, les Queen’s Park Rangers, dévoilaient des détails économiques macabres.Redistribuant les cartes de ses projets sportifs.

Fernandes a été direct avec ses troupes évoluant en Formule 1: Si la saison 2014 n’est pas concluante cela en sera fini de son investissement pour l’avenir. A savoir que l’objectif est de viser quelques points en championnat du monde des constructeurs dès 2014. Une décision qui cache une autre vérité, la conséquence de la chute de QPR. Auparavant l’investissement de Fernandes était concentré à 100% dans la Formule 1, soit 30 millions d’euros annuels environ. Depuis 2012, l’investissement est réparti pour moitié dans le football et le reste en F1. Mais cela n’en suffit pas, car QPR a été relégué en division 2. La perte économique est de l’ordre de 78 millions d’euros l’année dernière, soit trois fois plus que l’exercice précédent. La dette du club grimpe à 214 millions d’euros. Pire, Fernandes doit combler le manque à gagner sur le marché des transferts de la valeur de certain joueur. On parle de plus de 150 millions d’euros…

Pour rapidement rassurer, Tony Fernandes a indiqué que la dette était certes importante, mais que c’était des prêts d’actionnaires, qui n’est pas directement du fait de QPR. Précisant que l’objectif était le long terme et la réalisation à l’avenir de son projet de faire du club une structure solide du championnat de Premier League. Au détriment de Caterham F1 Team.

Car le projet autour de l’équipe était clair. Caterham F1 Team devait devenir autonome économiquement et le constructeur devra contribuer à hauteur de 15 ou 20 millions d’euros par année au budget de son équipe. Sauf que le plan ne prévoyait cette augmentation qu’à l’horizon 2016. Un avenir donc floue pour la jeune équipe anglo-malaisienne qui devra composer avec une possible réduction de son budget de 15% l’an prochain, en attendant des jours meilleurs. Avec pourquoi pas l’introduction d’un partenaire économique dans les prochains mois…

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