Archives de la catégorie : Management

Hamilton débute sa stratégie d’avenir

Lewis Hamilton Mercedes W05Après la course d’Hockenheim, Jenson Button entre en discussion avec Lewis Hamilton. Les deux hommes s’expliquent sur l’incident durant le Grand Prix. Le bref entretien entre les deux hommes terminé, Hamilton glisse à des journalistes anglais assistant à cette discrète réunion : « Honnêtement je pensais qu’il allait m’ouvrir la porte pour me laisser passer. Il a été un peu comme ça dans le passé, j’ai mal jugé la situation ». Invité à réagir aux propos d’Hamilton, Button c’est exclamé : « Mais pourquoi devrions-nous le laisser passer ? Je suis là pour faire ma course. Il serait ennuyeux de le laisser passer quand il part de loin. » Pour conclure le pilote McLaren lance un énigmatique : « Lewis est étrange… »

En coulisse Toto Wolff et surtout Niki Lauda, dans l’aspiration du renouvellement de Nico Rosberg, ont estimé qu’il fallait s’occuper de Lewis Hamilton. Le champion du monde 2008 a été harcelé durant tout le week-end pour donner une conclusion au renouvellement de son équipier chez Mercedes et clarifier sa situation contractuelle. Le duo autrichien a débuté ses approches, mais à qui parler ? Il semble que Simon Fuller, l’agent de David Beckham, qui s’occupait jusqu’alors des intérêts d’Hamilton ne soit désormais relégué que sur des questions marketing et communication. Le retour fin juin d’Anthony Hamilton, le père du pilote, est un signe que le champion du monde 2008 ne prend pas à la légère son avenir dans l’équipe. Une situation compliquée ne facilite pas le dialogue entre les parties. Lauda, comme à son habitude, a directement discuté avec Hamilton de cette situation. Pour faciliter le dialogue.

Pour l’avenir si la promesse d’un retour chez McLaren se dessine, Hamilton a lancé dans Welt am Sonntag qu’il a pensé également à Ferrari, tout en confirmant qu’il est très bien chez Mercedes. Une communication qui signifie que le pilote est entré dans une position de négociation avec le constructeur allemand qui sera tendue et à son avantage…

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Lotus prépare l’avenir avec Maldonado

Le renouvellement de Pastor Maldonado chez Lotus F1 Team, en plus d’avoir été brut en termes de communication, n’a étonné personne. Un détail intéressant est que le pilote vénézuélien a signé un nouveau contrat et non une prolongation.

Le contrat actuel de Maldonado était sur une base de deux saisons. En réalité une saison ferme (2014) et une saison en option en faveur de Lotus pour 2015. Malgré la mauvaise saison du pilote le renouvellement est établi sur le principe d’un contrat de trois saisons (2015/2016/2017) et une base salariale de 3 millions d’euros. Lotus n’étant pas dans le contexte de jouer le jeu de la négociation cette saison.

Dans le paddock d’Hockenheim Gérard Lopez restait vague sur son line-up Lotus 2015. Car si le renouvellement de Maldonado a été sommairement accueilli il a surtout renvoyé à la condition de Romain Grosjean. Eclipsant ainsi l’effet d’annonce. L’homme d’affaire luxembourgeois c’est ainsi vu obliger de préciser que le franco-genevois dispose de clause de performance qui empêche aujourd’hui un renouvellement automatique avec Lotus. Grosjean est donc libre de voir ailleurs. Une communication bizarre.

Cette prolongation de Maldonado est à mettre en parallèle avec le contrat actuel du pétrolier PDVSA/Lotus qui expire fin 2015.  Les récents voyages au Venezuela de Gérard Lopez pourraient avoir un lien afin de séduire et prolonger l’aventure de cinq saisons supplémentaires. Le pétrolier apporte environ 40 millions d’euros dans le budget Lotus F1 Team et cet apport est indispensable pour l’avenir de l’équipe à moyen terme.

Avec la prolongation de Maldonado chez Lotus, l’équipe d’Enstone assure son avenir. Un avenir qui s’annonce meilleur que cette piètre saison 2014. Mais un avenir qui interroge Romain Grosjean. Représente t’il le futur de l’équipe ?

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Fernando Alonso et ses négociations avec Ferrari

Fernando Alonso F14T Silverstone 2014Après les départs de Luca Colajanni, Stefano Domenicali et Luca Marmorini ces derniers mois, trois autres personnes sont sur le train du départ que dirige Marco Mattiacci pour le compte de la Scuderia Ferrari. L’identité de ces personnes alimente les spéculations de l’autre côté des Alpes. L’intérêt est ailleurs en vérité.

Ross Brawn ne viendra pas renforcer les rangs de Maranello. L’ingénieur a poliment refusé l’offre de proposé Luca di Montezemolo. Dans son plan de redressement de Ferrari, Mattiacci dispose de plusieurs variantes imitant les autres structures de team. En coulisse la proposition de prolongation de la Scuderia envers Fernando Alonso n’a pas réellement eu l’effet souhaité à Maranello. Le pilote n’a pas eu une réaction passive. Au contraire. La première contre partie est que l’espagnol a souhaité qu’Andrea Stella ne fasse pas partie du train de départ et obtienne du galon. En cela, le double champion du monde dépasse le cadre sportif et impose un volet politique dans ses négociations en imposant en contre partie de la prolongation jusqu’en 2019 des conditions aussi structurelle que les classiques économiques et sportives.

Dans ses ambitions de construire une équipe Ferrari à sa mesure, Fernando Alonso entrevoie dans Marco Mattiacci l’artisan de sa nouvelle politique sportive. En OFF, l’espagnol n’hésite plus à indiquer qu’il vise un troisième titre de champion du monde pilote pour ensuite se retirer.

Ces conditions politico-sportives à Maranello occultent résolument un acteur du jeu. Kimi Raikkonen. Le finlandais a été souhaité par Alonso alors que Luca di Montezemolo et Stefano Domenicali visaient Nico Hulkenberg. Toutefois le contrat du finlandais pourrait être redéfini dans le cas ou l’équipe ne se place pas à la 3ème place des constructeurs à la fin du mois de Juillet, en faveur de la Scuderia. Pour prévenir cette contre éventualité, les rumeurs du départ du dernier champion du monde Ferrari sont de plus en plus importantes à Modène. Une manière de rappeler la place du finlandais dans l’échiquier italien.

Après avoir obtenu des garanties de son sponsor (Banco Santander), d’avoir obtenu le concours d’un pilotes de valeur (Raikkonen), celui d’une restructuration (l’émergence de Marco Mattiacci), les ambitions de Fernando Alonso sont clairement de produire durant les dernières années de sa carrière une Scuderia Ferrari réellement tournée derrière lui. Alors que l’équipe actuelle est dirigée sur la doctrine de 2007, en rupture avec celle de Jean Todt/Michael Schumacher.

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Le côté noir et gris de la prolongation de Nico Rosberg

GP d’Autriche 2014, lors des qualifications Lewis Hamilton rate son meilleur tour. Volontairement. Comme il l’annoncera que plus tard devant un Niki Lauda aussi inquiet qu’abasourdi par la manœuvre. Ajoutant les tensions de Monaco et celle d’Espagne, le feuilleton devait rapidement se terminer avant que la seconde partie du championnat ne tourne à la tragicomédie.

Nico Rosbeg Mercedes 2014

L’annonce de la prolongation du contrat de Nico Rosberg doit être comprise comme un message de la part du constructeur allemand, qui n’a rien contrôlé en coulisse. Un message montrant que le clan des « méchants » était du côté des Rosberg. Dès février une rumeur d’extension du contrat a été entendu dans la presse allemande. Il a fallut attendre la course de Bahreïn pour que Keke Rosberg entre officiellement dans le jeu d’influence et valoriser rapidement les performances de son fils. Un préaccord a été réalisé à l’horizon du GP de Monaco. Dans l’attente.  Dans les bureaux de Stuttgart les relations entre les deux pilotes inquiètent. Mais, pragmatique le service marketing a commandé des études de marchés pour mesurer l’impact d’une victoire de Rosberg avec la marque à l’étoile en championnat du monde.

Du côté des « gentils », le clan Hamilton reste silencieux. Le contrat se termine à la fin de cette saison et l’option pour 2015 ne sera activée que d’ici fin août. Sauf que pour le moment le champion du monde 2008 n’est absolument pas pressé d’envisager la chose. L’échéance de la course à domicile du constructeur allemand et la tradition vieille de deux décennies d’annoncer les pilotes de l’année suivante ont abouti, non pas comme souhaité par l’annonce des deux pilotes, mais par l’annonce du renouvellement du contrat de Nico Rosberg. Seulement.

Un signe que le management de l’équipe de Brackley ne maîtrise pas réellement les événements et que ce sont les agents et les pilotes qui donnent le tempo en réalité. Inquiétant.

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Nico Rosberg jusqu’en 2017 chez Mercedes AMG F1

Nico Rosberg 2014 Ce matin le journal Bild annonce que Nico Rosberg a signé un nouveau contrat 2015-2017 avec l’équipe Mercedes AMG F1 Team d’une valeur de 55 millions d’euros. Un teaser avant la véritable annonce dévoilée officiellement ce 16 juillet par l’équipe Mercedes AMG F1 Team. Ce contrat a été signé ce lundi. C’est une extension de contrat, car le précédent était valable juqu’en 2015. Résultat des manœuvres de son agent de père, Keke Rosberg.

Nico Rosberg dispose d’une rémunération de 12 millions d’euros, estimé par le BusinessBookGP2014.Bien loin des 20 millions d’euros perçu par son principal rival au championnat, Lewis Hamilton.  Non ignorant des jeux de la Formule 1 et profitant de la position de son fils, Keke Rosberg souhaitait initialement convertir en contrat ferme de trois saisons (2015/2016/2017), l’option 2016 de son fils. A partir de cette fameuse option le chiffre de 15 millions d’euros est connu des dirigeants de Brackley. Toutefois, Keke Rosberg demande une plus forte augmentation qui a interpellé à la fois Toto Wolff et Nikki Lauda. Les 20 millions d’euros sont dangereusement approchés. En réponse, l’équipe Mercedes AMG F1 a annoncé un projet de renouvellement sur deux saisons seulement.

Profitant d’une tension toute relative, Keke Rosberg avait sondé McLaren et Ferrari pour 2015 dans l’attente d’une réaction de Toto Wolff et Niki Lauda. Entre personne de bonne compagnie l’entente a été dans un premier temps signé autour du GP de Monaco sous la forme d’un précontrat qui devait être validé d’ici la fin Juillet (31 Juillet au plus tard).

Dans le détail le salaire de 2015 sera le même que celui initialement prévu lors de son précédent contrat (15 millions d’euros), mais 2016 et 2017 permettront au pilote allemand d’obtenir 20 millions d’euros annuellement. Le plaçant au niveau des pilotes champion du monde.

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Le complexe deal McLaren-Honda

McLaren The Daily Mail est très actif autour de la valorisation d’image de l’équipe McLaren depuis quelques semaines. Dernièrement le message passé était de dire que le budget 2015 serait le plus important de l’histoire du team de Ron Dennis. Une manière à peine voilée de placer McLaren dans le rang des tops teams pour la saison 2015, mais surtout un avertissement pour les prochaines semaines sur le marché des transferts. Les tarifs des champions du monde vont subir une inflation importante avec l’émergence de cette nouvelle puissance.

La nouvelle puissance de McLaren, elle la doit à Honda et son accord très particulier et ayant eu plusieurs rebondissements.

Lorsque les premières discussions sur le partenariat ont été discutées entre les responsables de Honda Motors et ceux de McLaren Racing en 2012, les modalités étaient simples : une fourniture gratuite du moteur pendant 5 ans et une participation de 20 millions d’euros (avec présence sur l’aileron arrière) de la marque Honda sur les prochaines générations des McLaren. Cette base a été ensuite passablement modifiée avec l’introduction de Ron Dennis dans les discussions avec les japonais.

Prônant un grand ensemble pour flatter le retour de Honda, Ron Dennis a appliqué la stratégie « du toujours plus » auprès de son nouveau partenaire. L’accord de 5 ans étant clarifié, ainsi que la fourniture gratuite du moteur sur la période, c’est le volet financier qui a été âprement discuté. L’équipe McLaren Marketing a été très inventive dans ce domaine. Une première base de travaille a été de nommer l’équipe Honda-McLaren en échange d’un chèque de 625 millions d’euros sur la période (500M£). Refus des japonais, mais une première pierre.

L’évolution suivante est celle que nous connaissons de l’accord McLaren-Honda. Le constructeur japonais était d’accord pour financer une voiture hybride pour l’année 2014 (MP4-29H) en échange d’un fond 12 millions d’euros environ. Une somme que McLaren a fait augmenter récemment, mais Honda a refusé de payer la différence, augurant que l’équipe de Woking devait aussi investir dans le projet.

Ainsi les hommes du marketing on proposé un projet en deux volets. Dans un premier temps cela concerne le sponsoring de l’équipe. Au départ basé sur un deal de 20 millions d’euros, l’ensemble est devenu plus important par la suite mais à atteint des limites. On parle aujourd’hui de 50 millions d’euros de sponsoring avec une augmentation annuels de 2%. Mais Ron Dennis et son armé à Woking en surfant sur son idée d’un grand ensemble (présence d’un duo de Champion du Monde dès 2015) ont obtenu une rallonge autour de la participation du constructeur japonais dans les salaires des pilotes.

Retour en arrière. Entre 1995 et 1999, McLaren et Mercedes-Benz se répartissait à égalité le coût des salaires de Mika Hakkinen et David Coulthard. Entre 2000 et 2012 (avec Hamilton), c’est le constructeur allemand qui avait l’intégralité des factures à sa charge. Une pratique qui est né justement en 1988 lorsque McLaren a signé avec Honda avec l’arrivée d’Ayrton Senna. Le salaire de la légende brésilienne était à la fois assurée par le sponsor principal de McLaren (Marlboro à l’époque) et Honda. C’est sur cette base historique et l’expérience auprès de Mercedes-Benz que Ron Dennis et ses hommes ont crée le deuxième volet de leurs stratégies. Fidèle à sa stratégie, McLaren avait demandé dans un premier temps 100 millions d’euros par année (500 millions d’euros sur la période). Refus de Honda qui a proposé une participation de 45 millions d’euros. McLaren aurait demandé une possible rallonge jusqu’à 60 millions d’euros. Rallonge accepté sous conditions de résultat par le constructeur nippon. Entendez par là une prime si l’équipe termine minimum dans le top 3 du championnat du monde des constructeurs.

Ces discussions âpres ont été un succès pour Ron Dennis et McLaren qui ont obtenu un total de 110 millions d’euros par année de son nouveau partenaire Honda. Mais en ayant perdu un volet important de leurs stratégies. Seule l’année 2015 est exclusive pour McLaren. Dès 2016, Honda pourra équiper deux ou trois autres équipes. Ainsi, en coulisse les discussions avec Red Bull Racing ont déjà débuté pour 2016. Un point noir et un revers pour Ron Dennis.

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L’avenir de Romain Grosjean

Romain Grosjean 2014A défaut de continuer sur la lancée de ses performances de la fin de saison 2013, Romain Grosjean s’est reconverti contre son gré en pilote de fond de grille, avec une Lotus E22 rétive et élaborée autour d’un concept qui n’est pas homogène. Cette réalité ne susciterait aucun commentaire particulier si les bruits autour du pilote franco-genevois n’étaient pas entourés de subtilités.

Depuis Melbourne, les rumeurs d’un prochain transfert de Romain Grosjean à l’horizon 2015 s’amplifient dans le paddock. La première salve avait été lancée par Gérard Lopez en personne, qui laissait entendre que trois équipes avaient un intérêt pour son pilote. Une manière d’utiliser son coureur comme une valeur d’image. Depuis le retour en Europe il semble que cela s’accélère. L’agitation autour du pilote s’explique qu’il a signé une clause de performance pour 2014, au vu des résultats de Lotus F1 Team il est donc totalement libre de ses orientations pour 2015.

A Silverstone, plusieurs bruits insistaient pour voir Grosjean chez McLaren en 2015. La présence d’Eric Boullier, son mentor, dans les murs de Woking n’est pas innocente à cela. Rappelons que le pilote franco-genevois est sous contrat Lotus F1 Team et managé par Gravity Sport Management (filiale de Genii Capital). Il est soutenu par le pétrolier Total qui a investit sur sa personne 15 millions d’euros depuis trois ans environ, uniquement grâce à la présence du même pétrolier dans les murs d’Enstone. L’ensemble est compliqué et bouche quelque peu l’avenir de Romain Grosjean. C’est pourquoi les rumeurs l’installent d’une manière ou d’une autre chez McLaren pour un avenir comme titulaire ou pilote d’essais ou autre, car Eric Boullier est la seule personne à pouvoir le sortir de cette nébuleuse luxembourgeoise.

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Ferrari s’active autour d’Alonso

Fernando Alonso Marco Mattiacci Silverstone 2014 F1Les médias ibériques sont extrêmement limpides sur l’avenir de Fernando Alonso en estimant que le double champion du monde restera en 2015 chez Ferrari. Plus intéressant, les événements de cette semaine sont désignés comme déterminant pour l’avenir des deux parties.

Par anticipation et désespoir devant la situation de la Scuderia et l’ombre menaçante de McLaren-Honda, le président de la Scuderia Ferrari, Luca di Montezemolo a proposé à Fernando Alonso un contrat de trois ans (2015/2016/2017) avec une revalorisation de salaire autour de 30 millions d’euros. A cela, le double champion du monde avait annoncé la semaine dernière dans la presse ibérique, qu’il ne visait pas plus loin que les deux années de son contrat actuelle avec la Scuderia. Guerre des mots.

La rumeur venant de Maranello laisse entendre qu’une extension pour 2017 du contrat actuel est dans l’air, avec une option pour 2018 et 2019. Une année ou Fernando Alonso aura 38 ans. Au point d’interroger sur les réelles motivations de l’équipe italienne qui ne prépare pas réellement l’avenir face à ses rivaux du paddock.

Nous comprenons que ces histoires ne sont qu’un premier levier médiatique devant permettre d’apporter à Fernando Alonso des preuves de redressement pour un avenir à court terme. Cette semaine, le pilote espagnol a une longue séance de simulation à Maranello, afin de tester des éléments qui seront utilisés sur la monoplace 2015, comme Kimi Raikkonen la semaine précédente. Avec un bonus pour l’espagnol : il verra à quoi ressemblera la prochaine arme de Maranello pour la saison prochaine.

A ce jour, Fernando Alonso dispose de deux contrats : Un contrat de McLaren sans durée fixée et un contrat 2015/2016/2017 que Ferrari lui a proposé il y a quelques semaines. L’autre option serait d’appliquer simplement les options de son contrat actuel. A ce jour, l’espagnol a confirmé sa présence en 2015, mais se réserve le droit de voir plus loin…

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Le complexe projet Caterham-Forza Rossa de Colin Kolles

Caterham F1 Team 2014 La fonction de consultant dans le programme de reprise de Caterham F1 Team, via la holding Caterham Sports Ltd convient assez bien à Colin Kolles. Mais le paddock reste perplexe sur l’identité des mystérieux investisseurs derrière la reprise de l’équipe Anglos-Malaisienne.

Au point qu’à Silverstone les noms de Dany Bahar et même Mansour Ijaz ont circulé sans que Kolles y répondent sérieusement. Le roumain ne souhaite simplement pas reproduire l’histoire qu’il avait entrevue chez Midland et surtout dans Hispania Racing Team. Le mystère autour de l’identité des investisseurs a ainsi provoqué une association d’idées auprès des observateurs par facilité d’esprit. La reprise de Caterham F1 Team est réalisée par les mêmes hommes derrière le projet Forza Rossa. La Formule 1 n’aime pas le vide.

Aujourd’hui, lundi, la Fédération Internationale de l’Automobile tiendra une nouvelle réunion afin de d’offrir (ou non) le feu vert au projet Forza Rossa.

Forza Rossa restant un projet propre, le seul lien entre les deux projets reste donc Colin Kolles. Mais en réalité l’ensemble serait un peu plus complexe. Il semblerait que l’usine de Leafield servent pour les deux équipes (Caterham et Forza Rossa) et que les monoplaces soient quasiment identiques, s’inspirant en cela du projet Haas-Ferrari (pour 2016).

Sachant que Colin Kolles est un proche de Bernie Ecclestone et que ce dernier souhaite une Formule 1 plus compétitive avec 8 équipes à moyen terme. La solution du roumain serait similaire à ce que Flavio Briatore avait réalisé il y a 20 ans avec l’opération Benetton-Ligier. Un programme intermédiaire.

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Caterham F1 cédé pour environ 35 millions d’euros

Caterham F1 2014Il y a une heure, l’équipe Caterham F1 Team a annoncée sa vente à un consortium d’hommes d’affaires suisses et arabes. L’implication de Colin Kolles, l’ancien patron d’HRT, Skyper et Force India et inspirateur du projet mort-né de Forza Rossa agira comme consultant dans un rôle bien flou et qui n’a jamais rien annoncé de bon dans l’histoire de la Formule 1. Cyril Abiteboul partant, c’est l’ex-pilote hollandais Christijan Albers qui sera le directeur de l’équipe.

Une reprise qui soulève beaucoup de questions pour l’avenir de l’équipe et ses employés. En effet, dans sa première déclaration, Albers parle d’un objectif de termine 10ème du championnat du monde des constructeurs et que les nouveaux propriétaires s’assureront que l’équipe dispose des ressources nécessaires pour développer et faire grandir l’équipe. Ce qui signifie en substance que l’équipe a été acheté sur ses dettes et qu’il faudra trouver des sponsors ou des pilotes avec des sponsors car les acheteurs n’auront pas les moyens de financer l’équipe en propre.

Tony Fernandes avait rejeté pourtant plusieurs offres depuis six semaines. Son rêve de séduire un constructeur émergeant passé, la meilleure solution était de vendre par morceau l’empire qu’il avait construit comme modèle économique. Finalement l’équipe Caterham F1 Team sera cédée pour environ 35 millions d’euros, selon nos estimations. Sachant que la dette de l’usine de Leafield était de 20 millions d’euros et que son patrimoine de partenaire est très faible est essentiellement composé d’accord Business to Business ayant peu de reliefs dans les finances de l’équipe.

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