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Et si c’était Lewis Hamilton le véritable maître des transferts ?

Lewis HamiltonEt si le véritablement maître du jeu des transferts était Lewis Hamilton ? C’est du moins que ce laisse penser les rumeurs et déclarations de l’intéressé et de Ron Dennis concernant l’avenir.

La semaine dernière au micro de SkySport, Ron Dennis s’est prêté au jeu des questions sur l’avenir avec les journalistes anglais. A l’interrogation de savoir si les affaires internes de la saison 2007 seraient un obstacle à un retour de Fernando Alonso chez McLaren, Ron Dennis a répondu : « Il n’y a aucune raisons pour que Fernando ne puisse pas revenir, et il n’y a aucune raison pour que Lewis de puis lui aussi pas revenir. » Notez que la question concernait Fernando Alonso et nullement Lewis Hamilton qui a été mentionné par Dennis. A partir de ce moment tout bascule au point que Niki Lauda a démenti la rumeur d’une signature de Lewis Hamilton chez McLaren quelques heures plus tard. Deux jours auparavant, Toto Wolff avait indiqué que le pilote anglais était à « 99% sûr d’être dans l’équipe à l’avenir ».

Lorsque le site hollandais F1Today, confirmant une rumeur présente à Suzuka, révèle hier que Lewis Hamilton est resté 2h dans l’usine de Woking il y a trois semaines. McLaren a démenti. Toujours aussi rapidement. Quelques heures plus tard, l’édition papier de Sport Bild publiait un entretien avec le champion du monde 2008 ou ce dernier précisait sa volonté de poursuivre l’aventure avec Mercedes AMG F1 au-delà de son contrat 2015.  Sachant que l’entretien avait été réalisé en amont, nous pouvons penser que la publication « sous forme d’extraits » allemande était un contre feux de la rumeur hollandaise du jour. Un match de publication à publication.

Mais imaginons que finalement tout le monde aient raison ? Une rumeur étant un message indirect, permettant d’obtenir quelque chose, de faire passer un message ou consolider une position.  Imaginons que Lewis Hamilton ait signé réellement un contrat avec McLaren. Mais pour 2016. La donne change.

Après tout, Hamilton peut parfaitement obtenir une extension de contrat avec Mercedes AMG F1, avec une clause de sortie pour 2015 (fameuse clause de résultats), car le nouveau contrat débutera en 2016 et 2017 avec option pour 2018. Rien ne changera pour lui. Mais pour l’extérieur, le pilote disposera d’un contrat jusqu’en 2018 avec l’équipe allemande, mais aussi un contrat avec McLaren-Honda pour 2016.

Plus intéressant est que les propositions de rémunération présentées par Anthony Davidson en Juillet singent fortement les capacités financières de McLaren et Honda sur le marché des transferts. Lewis Hamilton est gagnant sur tous les tableaux.

Et si c’était réellement lui le maître des transferts ?

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Kimi Raikkonen et Ferrari

Jusqu’à présent le pilote était discret concernant le projet de relance de la Scuderia Ferrari par Marco Mattiacci. Englué dans ses propres problèmes afin de trouver les raisons de son manque de performance avec la F14T, Kimi Raikkonen c’était volontairement effacé du jeu des transferts. La dernière rumeur sur le champion du monde 2007 remontant au GP du Canada.

Kimi Raikkonen

A Suzuka, le discours avait changé. Raikkonen déclarant que « Mattiacci est l’homme de la situation », que le projet de Ferrari va dans le bon sens : « Je crois fermement  que nous devrions être dans une meilleure position l’année prochaine.» Le finlandais cite Allison comme étant la bonne personne dans l’équipe. Précisant que les réformes prennent un certain temps, mais qu’il pensait « à 100% que les nouvelles personnes en poste à Maranello allaient permettre de faire revenir Ferrari au sommet« . En bref, alors que Fernando Alonso se renfermait dans son mutisme et laissait les rumeurs de doutes sur la pertinence du projet de Ferrari pour l’avenir. Kimi Raikkonen soutien ouvertement la nouvelle équipe en place.

L’avenir est au centre des réflexions aujourd’hui. Même si le nouveau grand patron de Maranello, Sergio Marchionne, laisse planer le doute sur le futur line-up 2015 de la Scuderia, Kimi Raikkonen affirme qu’il a un contrat pour 2015.  Le dernier champion du monde Ferrari a signé un contrat de deux ans (2014/2015). Mais une option particulière aboutie à la condition suivante : A compter d’une date indiquée (initialement estimée au 31 Juillet et finalement au 30 Septembre), si Ferrari ne figure pas dans les trois premiers du championnat des constructeurs, le pilote pourra partir ou redéfinir son contrat avec l’équipe.

Touchant aujourd’hui environ 22 millions d’euros (Selon le BusinessBookGP2014 and english version), Raikkonen savait que dans le cas ou l’équipe était 3ème après le GP de Singapour, il pouvait toucher un salaire 30 millions d’euros pour 2015. Cela n’a pas été le cas. N’ayant pas la volonté de quitter Maranello, le pilote et son entourage ont redéfini le contrat 2015 avec les nouveaux dirigeants en place.

Nous comprenons qu’un accord a été rapidement trouvé entre les deux parties. Raikkonen acceptant une réduction de salaire de 20% pour 2015 en échange, que si Ferrari affiche des progrès par rapport à 2014, une extension pour 2016 serait envisagée. A Suzuka, le pilote l’avait laissé entendre : « Une option pour prolonger est bien sur toujours d’actualité, mais ce n’est pas le temps d’en parler, je veux d’abord récupérer mon plein potentiel et comme je l’ai dit… l’année en cours n’était pas la meilleure pour moi, mais aussi longtemps que le développement se continuera chez Ferrari dans la bonne direction, tout est bon. »

L’ambition à peine voilée pour Raikkonen est de retrouver la Scuderia Ferrari qu’il avait découvert durant l’année 2007. L’année de son titre mondial. « Je suis devenu champion du monde avec Ferrari. En outre, nous avons gagné deux championnats du monde des constructeurs. Je suis revenu parce que je le voulais, non pas parce que d’autres l’on décidé à ma place. C’était ma décision. Si je ne me trouvais pas complètement en situation de soutenir l’équipe, alors je ne serais pas ici maintenant. J’ai envie de faire revenir l’équipe à ce qu’elle était lorsque je suis arrivé pour la première fois ici. J’espère que cela se passera plus tôt que plus tard. »

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Il y a 20 ans, Mansell-Prost et Senna étaient les Alonso-Hamilton et Vettel d’aujourd’hui

Senna Mansell Prost by Motorsport.comLa situation du trio Fernando Alonso-Sébastian Vettel-Lewis Hamilton est finalement assez similaire à ce qu’avaient vécu Alain Prost-Ayrton Senna et Nigel Mansell entre 1991 et 1994.

L’an de grâce 1991, Ayrton Senna domine la saison avec sa McLaren-Honda et seul Nigel Mansell au volant de sa Williams-Renault concurrence le brésilien pour le titre de champion du monde. En arrière plan, Alain Prost est licencié par la Scuderia Ferrari et ne termine pas la saison.

En coulisse les trois hommes négocient âprement leur avenir. Alain Prost obtient de Ferrari que son salaire de 12 millions de dollars soit payé intégralement pour la saison 1992. De son côté Nigel Mansell attend des nouvelles de Frank Williams pour prolonger l’aventure de 1991. L’anglais sait que la monoplace de 1992 lui permettra de viser le titre de champion du monde après qui il court depuis 1986. Mais, ses plans dépendent d’Ayrton Senna. Julian Jakobi, l’agent du brésilien décroche une offre pour 1992 de 12 millions de dollars et une offre de McLaren-Honda pour la même somme. Senna fait le choix à la fin de l’été de continuer avec Honda et McLaren. Mansell est prolongé dans la foulée et gagnera le titre 1992.

Depuis quelques mois la situation d’Alain Prost intrigue. L’homme n’en a pas terminé avec la Formule 1. Il réalise des essais pour le compte de Ligier et envisage la création de son équipe avec le soutient de Renault. Durant l’hiver 1991/1992, Ron Dennis et Frank Williams, d’un commun accord, offre chacun 5 millions de dollars à Alain Prost pour qu’il reste chez lui. Williams plus fin tacticien à l’époque obtiendra du français la promesse de signer en sa faveur pour 1993.

Nigel Mansell humilié en conférence de presse lors du GP d’Italie 1992 par Williams, annonce sa retraite sportive.  Luca di Montezemolo et Ferrari en quête d’un second souffle, tenteront de le convaincre de continuer. En Vain. Ayrton Senna quelques semaines auparavant avait annoncé à Frank Williams son intention de courir gratuitement pour lui en 1993. Mais, Alain Prost avait déjà signé son contrat Williams-Renault 1993. Impossible de réunir les deux frères ennemis. Senna, après avoir estimé l’offre de 23 millions de dollars de Ferrari pour 1993 et 1994, s’offre une longue réflexion après avoir annoncé à Ron Dennis son intention de prendre du recul décide de revenir sur les Grand Prix avec la McLaren motorisé par Ford.

Mansell brillant aux Etats-Unis en Indycar, Frank Williams signe avec Ayrton Senna pour 1994 en Septembre 93 et annonce à Alain Prost qu’ils seront équipier. Le quadruple champion du monde dévoile 48h plus tard sa retraite sportive.

Plus de vingt ans plus tard, Fernando Alonso, Lewis Hamilton et Sébastian Vettel sont dans la même situation que leurs ainés. Reste à trouver qui sera le Nigel Mansell, Ayrton Senna et Alain Prost de cette future histoire. Aujourd’hui Williams a laissé place à Mercedes AMG F1. Mais l’équipe alternative reste McLaren-Honda et le mythe restera toujours Ferrari.

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Note du Mardi : Red Bull et le principe du marché pilote interne

Note du mardiL’avenir de Sébastian Vettel n’est pas encore officiellement défini, que son départ de Red Bull Racing illustre parfaitement la politique de la marque autrichienne concernant le marché des transferts pilotes. Un concept de marché privé, qui va inspirer d’autres marques au point de tuer le principe du libre échange dans un proche avenir.

Depuis toujours le marché des transferts s’illustre autour de deux conceptions idéologiques : La performance définissant le prix. Depuis 15 ans, une autre idée a indiqué le principe de Qualité et de Prix. En 2002, Renault F1 Team signait avec Fernando Alonso, qui devient pilote titulaire l’année suivante. Une première pierre. Depuis ce moment les pilotes du cercles de Flavio Briatore entrerons à Enstone (Trulli, Fisichella et le retour de Alonso en 2008). Heikki Kovalainen et Nelson Piquet Jr illustreront cette stratégie à 360 du constructeur français, inspiré par son patron italien. Une stratégie que reprends Red Bull aujourd’hui en la poussant plus loin encore.

De la Scuderia Toro Rosso à Red Bull Racing

2008, Sébastian Vettel est annoncé passant de la Scuderia Toro Rosso à Red Bull Racing pour la saison 2009.  Depuis 2005 et l’échec du duo Klien/Liuzzi la stratégie de l’équipe était d’avoir un pilote d’expérience (Coulthard au début, Webber ensuite) aux côtés d’un pilote jeune et surtout maison. En plus, la marque a repris l’équipe Minardi pour la rebaptiser Scuderia Toro Rosso et en faire son junior team, permettant à de jeunes pilotes de réaliser maximum trois saisons de Formule 1. En 2014, Daniel Ricciardo passe de STR à RBR et pour la saison prochaine Daniil Kvyat fera le même trajet.

A l’origine : L’idée de Flavio

En 2006, Flavio Briatore visait Kimi Raikkonen et Michael Schumacher pour 2007 chez Renault. Finalement Kovalainen a été désigné pilote. La saison suivante, c’est Nelson Piquet Jr, qui dans l’aspiration de son contrat avec Flavio Briatore c’est retrouvé au volant d’une Renault en 2008. La saison dernière, Kimi Raikkonen a été proche d’un accord avec Red Bull Racing à la place de Mark Webber, avant que l’équipe autrichienne ne signe Ricciardo. Auparavant, il y avait eu une rumeur Lewis Hamilton – RBR au moment des premières rumeurs Vettel-Ferrari en 2012.  Le parallèle entre l’équipe Renault  et Red Bull est flagrant. Avec son équipe Toro Rosso, Red Bull va plus loin que Renault à l’époque. Elle met en place un marché des transferts privés. Car même le départ de Sébastian Vettel chez Ferrari était programmé dans le plan de carrière du pilote allemand.

Un concept d’avenir ? 

Les constructeurs ayant comme propriétaire des marques, vont mettre en avant les pilotes, en suivant une politique soigneusement mis en place depuis plusieurs mois. Mais, pas un pilote venant d’ailleurs, mais un pilote développer dans sa propre filière. C’est une étape importante dans la maîtrise des carrières des aspirants pilotes. Fernando Alonso et Lewis Hamilton ont été l’illustration d’une ancienne pratique inspiré par Renault. Red Bull avec Sébastian Vettel et aujourd’hui Daniel Ricciardo sublime le concept. Aujourd’hui Kevin Magnussen, Jules Bianchi, d’une certaine manière Valtteri Bottas sont encore l’équivalent de Heikki Kovalainen et Nelson Piquet Jr. Mais la génération suivante sera d’une autre étape. Cette prochaine étape sera pour les équipes les plus puissantes d’avoir une équipe de Formule 1 bis afin de tester ses jeunes poulains. Outil fondamental pour le développement d’une filière cohérente.

Cette stratégie permet surtout de baisser les coûts. Red Bull Racing a remplacé un pilote d’un salaire de 22 millions d’euros par un jeune espoir au salaire de 750.000 euros selon les estimations. L’an prochain l’équipe autrichienne va diviser par 10 sa masse salariale pilote. Les autres (a savoir Ferrari ou McLaren) paieront cher la formation autrichienne pour avoir Vettel. De la même manière que lorsque Michael Schumacher était payé par Benetton 10 millions de dollars en 1995 et qu’il toucha 25 millions chez Ferrari et que Fernando Alonso qui touchait 12 millions de dollars en 2006 évoluait avec 30 millions de dollars chez McLaren l’année suivante.

Côté médiatique l’impact est déjà visible. Avant l’annonce officielle de Kvyat, il y a eu une rumeur mettant Fernando Alonso aux côtés de Ricciardo. Avec une particularité : personne n’y a cru. Le signe du vent qui tourne progressivement et à l’avenir il n’y aura probablement plus de marché des transferts.

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Vers un retour des contrats très court termes pour les top pilotes

Jenson Button Singapour 2014 F1Les premières rumeurs autour du futur contrat de Sébastian Vettel avec Ferrari d’une part et d’autre part celui entre Fernando Alonso et McLaren-Honda d’autre part, vraies ou fausses, lèvent un détail important pour les champions du monde à l’avenir. Le retour des contrats très court termes.

En annonçant son départ à la fin de l’année 2014, Sébastian Vettel met ainsi fin au contrat de 4 saisons (avec l’année 2015 en option) qu’il avait signé avec Red Bull courant 2010. De son côté Fernando Alonso avait signé un premier contrat avec Ferrari de trois années, puis une extension de quatre ans (2 ans + 2 ans). Jenson Button a signé avec McLaren un contrat de trois saisons dont la dernière est pour cette saison et la prochaine en option). Enfin, Lewis Hamilton a signé un contrat de deux saisons fermes et l’année 2015 est en option.

Depuis la crise économique frappant la F1 au début de la décennie les contrats de 5 ans (souvent 3 ans fermes et 2 ans en option) ont fait place à des contrats de 3 ans (2 ans fermes et une en option).

Lorsque Kimi Raikkonen a effectué son retour en 2012 chez Lotus, son contrat n’était qu’à l’année. Un détail unique pour un pilote de ce calibre. Chez Ferrari  le champion du monde 2007 a signé sur le papier un contrat de deux saisons (2014 et 2015), mais une option particulière aboutie à la condition suivante : A compter d’une date indiquée (estimée au 31 Juillet, mais finalement reporté au 30 Septembre), si Ferrari ne figure pas dans les trois premiers du championnat des constructeurs, le pilote pourra partir ou redéfinir son contrat. Ainsi, le contrat de Kimi Raikkonen est donc de 1 ans + 1 ans en option. Comme lorsque Fernando Alonso avait réalisé lors son retour chez Renault en 2008.

A la différence que lorsque le double champion du monde espagnol avait fait son retour à Enstone, il avait déjà signée son contrat avec Ferrari. Pour Kimi Raikkonen, son retour chez Ferrari était conscient et la durée du contrat estimé comme étant singulière et à l’image du pilote. Sauf que la réalité est bien différente désormais.

Les rumeurs indiquent que Sébastian Vettel va signer, selon nos informations, un contrat de trois ans (2015 et 2016 et 2017) avec la possibilité de sortir à la fin de l’année 2015 de la même manière que le contrat de Kimi Raikkonen, mais également pour 2016.  Côté Fernando Alonso, le magazine Auto Motor und Sport indique que le contrat avec McLaren-Honda porte sur une durée de deux saisons également. Avec possibilité de sortir de l’accord fin 2015 en cas de mauvais résultats.

Devant l’incertitude techniques des moteurs, l’évolution des contrats s’impose de lui même. Ces rumeurs sont intéressantes car les champions du monde ont de précédent contrat portant sur un ancien modèle et l’ensemble bouge vers un nouveau modèle plus court pour contre-carrer l’incertitude technique. Mais cela a aussi une incidence importante sur le salaire. Car plus la durée du contrat est courte, plus le salaire est important. Surtout le salaire de la première année. La nuance est à souligner, car en fonction des performances de l’année 1, les années 2 et 3 du contrat verront le chiffre du salaire souvent inférieur ou égal à l’année 1.Ce qui explique l’explosion des rémunérations annoncés pour Vettel et Alonso dans les rumeurs.

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GP du Japon 2014 – Paddock Confidences

GP Japon 2014

L’avenir de Caterham
Les huissiers de justice ont débarqué au Caterham Sport Limited (filiale et fournisseur de Caterham F1 Team), jeudi pour y saisir une monoplace d’essais 2013, le simulateur et plusieurs composants. Il semblerait que les nouveaux propriétaires cherchent une nouvelle solution pour l’avenir de l’équipe. Une nouvelle vente de part ou de l’intégralité de l’équipe n’est pas à exclure.

La Bourse ou la mort
Bloomberg a dévoilé que CVC Capital Partners envisageait d’introduire en Bourse de Singapour au printemps 2015 ses 35,5%. Mais des rumeurs à Suzuka précise que cette introduction ne pourra se faire que si aucune offre de rachat ne se précise d’ici la fin de l’année 2014.

Kimi et Ferrari
Raikkonen a indiqué à Suzuka, qu’il croyait au projet de restructuration de trois ans de la Scuderia Ferrari. Il est même dit que le champion finlandais a envie de prolonger l’aventure au-delà de 2015 et qu’il a exprimé sa volonté auprès de Marco Mattiacci qui étudie la proposition avec attention.

Nuclear Simona  vs Sauber
Après l’échec des projets commerciaux avec la Russie, Sauber essuie l’échec de son plan B avec Simona Di Silverstro. La jeune femme soutenu par un consortium énergétique nucléaire avait promis un chèque de 20 millions d’euros pour 2015, si la pilote réalisait au moins deux séances du vendredi en 2014. Sauf qu’il semblerait que le consortium n’ai pas accepté le devis de Sauber pour les deux séances en question. Des séances payantes donc. Le projet globale autour de la pilote qui était un plan de 6 mois est donc à l’abandon.

Le retour d’Alfa Roméo en F1 ?
Sergio Marchionne, le PDG du groupe FIAT/Chrysler a laissé entendre qu’un retour de la marque milanaise, Alfa Roméo en Formule 1 n’était pas impossible. En renommant des moteurs Ferrari pour un client par exemple. Mais, le PDG de FCA a précisé que c’est une idée à long terme.

24h du Mans pour JEV  un rire jaune ?
Motohiro Matsumara, le patron de Nismo, la branche sport de Nissan :  «  Jean-Eric … Qui? (Rires). Vraiment ne connais pas ce nom. Désolé. Je n’ai jamais entendu parler de lui. Bon d’accord, ce n’est pas vrai, je sais qui il est. Naturellement. Cependant, sachez que nous recherchons des pilotes qui devront être très rapide et compétitif… » Le projet LMP1 de Nissan prend forme… 

La date de la rupture
La date de la résiliation de contrat entre Fernando Alonso et la Scuderia Ferrari a été conclu le 10 Septembre 2014.

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L’histoire nous montre qu’un retour d’Alonso chez McLaren est possible

Alonso Dennis McLaren 2007Flavio Briatore est un observateur de choix actuellement. Il est le conseiller de Fernando Alonso pour sa carrière. Sa phrase à propos de McLaren est révélatrice d’un changement de mentalité historique. « Tout le monde change » révèle en substance l’italien à propos d’un possible transfert du double champion du monde espagnol à Woking.

Woking théâtre du Spygate qui a fait basculer la Formule 1 dans une nouvelle ère. Alonso en avait été un acteur. Ron Dennis lui avait reproché cette implication. McLaren et Mercedes-Benz ont même effacé toutes traces du pilote dans leurs histoires. L’équipe anglaise a réhabilité l’espagnol la semaine dernière.

L’argument principal contre la réunion Alonso-McLaren dans un futur proche tiens dans l’histoire du SpyGate. Mais l’histoire a aussi montrée que des séparations houleuses pouvaient avoir une fin heureuse.

Lorsque Graham Hill quitte Lotus fin 1959, parce qu’il estime qu’il n’était pas assez payé. Il se fâche avec Colin Chapman durant de longues années. Hill reviendra pourtant en 1967 dans l’équipe et tiendra la barre du bateau Lotus à la dérive l’année suivante en apportant un titre de champion du monde de consolation, après la disparition de Jim Clark.

Jacques Laffite n’avait pas quitté Ligier (fin 1982) et même Williams en 1975 en bon terme. Guy Ligier, patron paternaliste traitait son pilote comme un fils, avec les reproches qui vont avec. Cela ne l’avait pas empêché le français de revenir dans l’équipe française en 1985 et l’anglaise en 1983.

Ronnie Peterson avait reproché à Colin Chapman en 1975 le manque de compétitivité des Lotus (un crime à l’époque). Le clash avait été violent entre les deux hommes. Pourtant en 1978, Peterson est revenu chez Lotus aux côtés d’Andretti pour piloter la Lotus 79. Un retour dramatique malheureusement.

Frank Williams et Nigel Mansell reste une histoire qui n’a jamais été un long fleuve tranquille. Un clash en 1988 et un retour en 1991, après que le pilote ait annoncé une première fois sa retraite. Le titre de 1992 réglera finalement l’histoire des deux hommes. Williams évincera publiquement son nouveau champion du monde, qui en larme annonce sa retraite. A regret. Williams le fera pourtant revenir deux années plus tard pour sauver l’histoire de l’équipe après la disparition d’Ayrton Senna.

Et Ron Dennis dans cette histoire ? La séparation avec Alain Prost en 1989 peut s’inspirer de l’épisode du SpyGate, mais interne. Prost reprochait à Honda de favoriser Senna et il reprochait à Ron Dennis de laisser faire. Les accusations ont été violentes et le faussé c’est creusé. Prost signe chez Ferrari l’année suivante. Pourtant de 1994 à 1996, Ron Dennis a tout fait pour que le quadruple champion du monde revienne derrière le volant d’une McLaren. En vain, malgré un contrat près à être signé pour 1996.

Luca di Montezemolo n’a-t-il pas évincé son dernier champion du monde, Kimi Raikkonen, pour le remplacer par Fernando Alonso  en 2010. Ce même Montezemolo a fait revenir le champion du monde finlandais en 2014. Malgré les désaccords de l’époque.

Même Alonso, après avoir quitter Renault en lui reprochant un manque de visibilité pour l’avenir et un manque d’implication a trahi Flavio Briatore pour signer avec McLaren en décembre 2005. Il reviendra chez Renault en 2008 pourtant.

L’histoire nous montre ainsi que des séparations violentes entre un pilote et son patron se traduit par une réconciliation avenir. Seul Niki Lauda n’est jamais revenu chez Ferrari après l’avoir quitté. C’est le seul fait de l’histoire. L’exception qui confirme la règle. Alors pourquoi un retour de Fernando Alonso chez McLaren serait impossible ?

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La comparaison des 5 premières saisons d’Alonso et Schumacher chez Ferrari

Alonso v Schumacher la comparaison

Le plus intéressant est aussi de comparer les performances de la concurrence durant la période 2010-2014 pour Fernando Alonso et 1996-2000 pour Michael Schumacher.

Concurrence 1996-2000 et 2010-2014 F1

  • Entre 2010 et 2014 un total de 6 constructeurs différents ont remporté une course.
  • Entre 1996 et 2000 le total était de 7 constructeurs différents ayant reporté une course.

Enfin, pour être complet, voici les chiffres de la période 2007-2009 de la Scuderia Ferrari

  • 18 victoires
  • 17 pôles
  • 1 titre pilote (Raikkonen) et 2 titres constructeurs
  • 52 GP total
  • 7 constructeurs différents ont remporté une course sur la période. 
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Note du Mardi : L’évolution de la rumeur

La première réaction lorsqu’il y a une rumeur dans la presse est de prendre l’information au premier degré. C’est l’erreur à ne jamais commettre et qui est pourtant le problème principal du déficit d’image des médias F1 aujourd’hui. Le problème n’est pas la rumeur, mais le premier degré.

Un récent sondage indiquait que les internautes français ont plus confiance dans un écrit d’un journaliste personnifié que dans un écrit produit par une rédaction. Une bizarrerie française typique. Car, d’un côté les lecteurs de notre pays souhaitent qu’un journaliste soit impartial dans ses informations, alors que la lecture d’un écrit d’un journaliste sur son blog relève de l’avis personnel, le plus souvent. Paradoxal. Cela démontre surtout l’épaisseur du brouillard pour comprendre et se placer dans l’univers ambiant. La nature humaine est d’avoir un avis. La situation médiatique ne le permet pas, ainsi le journaliste se transforme non plus en intermédiaire de l’information, mais en intermédiaire d’opinion.

La rumeur est une information au second degré

Depuis plusieurs semaines les rumeurs autour de Fernando Alonso alimentent la presse européenne. Tout en étant rejeté par les lecteurs et fans. Pourquoi ? Simplement parce que la rumeur est perçue comme un élément faux, destinée à vendre du papier et non une information vérifiée. Désolé de l’écrire, mais depuis 2009, les fans doivent comprendre qu’il n’y a plus vraiment d’informations vérifiées dans la Formule 1 d’aujourd’hui. Certain médias, ayant perdu leurs sources utilisent le temps comme valeur ajoutée au bruit ambiant.  Leur sérieux tenant dans leur silence. Vous pouvez lire régulièrement le fameux : « si un tel ne l’a pas encore écrit c’est que ce n’est pas vrai. » Sans savoir que ces médias utilisent souvent la rumeur en OFF pour obtenir des informations. En somme, la rumeur a évoluée depuis quelques années. C’est une information au second degré.

Lorsqu’un lecteur lit dans un journal une rumeur, sa réaction première est de dire que c’est faux. Impossible et stupide. La colère l’emporte. Sauf qu’il faut analyser deux choses : D’où vient la rumeur ? et le contexte de la rumeur ? Dans le cas de l’échange Alonso-Vettel, le bruit venait de la SKY (donc un média sérieux) en Italie. Ensuite le contexte est que Maranello est en pleine révolution de palais depuis le départ de Luca di Montezemolo. Nous savons que cette rumeur provenait de l’usine Ferrari. Alors la question est pourquoi ? Ici, il faut comprendre de ce bruit est que Ferrari n’envisage pas l’avenir avec Alonso (tel quel). Au contraire de ce qu’indique depuis de longue semaine la communication corporate de l’équipe.

La rumeur prépare au changement

C’est la même chose pour le démenti d’une rumeur. Le premier degré n’est pas de lire ce qui est écrit, mais de se demander pourquoi le démenti est écrit. Très souvent (80% des cas), c’est sur la base d’une erreur d’estimation d’un montant ou d’un montage que les intéressés s’autorisent à démentir une rumeur. Mais le contexte reste le même. De nos jours, démentir une information c’est confirmer. La solution à la mode est d’ignorer. Car ignorer c’est savoir ou l’on va qu’elle que soit les difficultés. Montrer que l’on a un cap.

A la différence de la vie politico-médiatique ou les journalistes utilisent la rumeur pour s’inscrire dans un processus d’émotion afin de compenser le manque de précision de l’information. La rumeur en Formule 1 est une arme des équipes et des agents pour contrer la communication corporate des équipes, fortement verrouillée depuis plusieurs années. Une équipe qui est dans un jeu de transfert peut dévoiler une part du secret. Egalement une rumeur provenant en interne est un signe de problème de management. La rumeur prépare les esprits aux changements. Toujours psychologiquement difficile.

Ainsi la rumeur est un message indirect. Le Football et les autres sports business agissent de la même manière depuis longtemps. C’est le revers de la médaille des sports ultras médiatisés. C’est un jeu de valorisation. La rumeur a toujours été présente en Formule 1. Toujours. Une rumeur permet d’obtenir quelque chose (suivant le sujet) ou de consolider quelque chose ou encore de faire passer un message. Loin de la bêtise journalistique qu’une pensée unique souhaite véhiculer dans les réseaux sociaux.

Le monde change, la communication change. Les fans sont entre la communication officielle (qui valorise la marque) et la rumeur (qui est le vrai message). Depuis de nombreuses années, décrypter la seconde est plus intéressant que de lire la première. Plus instructive aussi. C’est une tendance.

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Caterham – Lotus : Destins croisés

Lotus Caterham Monza 2014

Le nouveau team principal de Caterham F1 Team, Manfredi Ravetto a indiqué dans les médias en fin de semaine qu’il comptait renouveler le contrat de Marcus Ericsson pour 2015. Si le pilote suédois n’a pas crevé l’écran, il dispose d’un atout de taille. Un budget pour l’an prochain compris entre 13 et 18 millions d’euros, selon nos estimations.

Curieux parallèle entre l’équipe Caterham F1 Team et Lotus F1 Team depuis 2010. Même destin croisée aussi.

  • Tony Fernandes a fait revenir le nom Lotus en Formule 1 en 2010. Genii Capital l’exploite depuis 2012.
  • Après avoir perdu le droit d’utiliser le nom de Lotus, l’équipe de Fernandes c’est nommée Caterham, du nom d’une équipe historiquement proche de la marque crée par Colin Chapman et utilisant la même philosophie.
  • Lorsque Genii Capital a crée en Juin 2010, Genii Capital Business Exchange, l’équipe rivale a lancée une plate-forme d’affaire interne avec la marque Visa en 2011.
  • Lotus F1 Team a voulu devenir un top team et à eu des difficultés économique pour payer le salaire de Kimi Raikkonen. Caterham entre 2010 et 2012 a eu des difficultés pour payer les salaires de Jarno Trulli et Heikki Kovalainen en utilisant des montages financiers.
  • Tony Fernandes a financé son équipe et Genii Capital en fait aussi de même depuis 2010.
  • Genii Capital a envisagé la reprise de Lotus Cars pour composer un projet industriel cohérant. Tony Fernandes a voulu faire la même chose via son projet Caterham/Renault qui a avorté en 2013.
  • Les sponsors sont des partenaires Business to Business destinés à favoriser les affaires des propriétaires.
  • Caterham à CNN en partenaire, Lotus CNBC.
  • Caterham F1 Team a changé de propriétaire, tandis que Lotus F1 Team est en proie au changement de propriétaire depuis quelque temps.
  • Pastor Maldonado grâce à son partenaire pétrolier PDVSA représente 50% du budget sponsoring de Lotus. Marcus Ericsson représentera la même part pour Caterham demain.
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