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Le projet de rémunération d’Alonso avec Ferrari

Alonso FernandoL’article de la Gazzetta dello Sport hier, sur les exigences de Fernando Alonso et ses négociations avec Ferrari tourne au bras de fer psychologique. Un détail est intéressant, la rémunération.

Actuellement payé 22 millions d’euros (selon le BusinessBookGP2014), Fernando Alonso est depuis quelques années le pilote le plus payé du plateau. Un titre qu’il ne souhaite visiblement plus revendiquer. A la fin de l’été, le double champion du monde avait beaucoup insisté sur le fait que l’argent n’était pas une motivation pour faire un choix. Réponse à peine voilée envers les prétentions de McLaren-Honda et l’extension appelée des vœux de Ferrari jusqu’en 2019.

Les récents événements à Maranello permettent à Fernando Alonso, logiquement, d’entrer en position de force dans ses négociations avec Ferrari. Ainsi, sous les conseils de Flavio Briatore, le double champion du monde demande un salaire aux résultats pour 2015/2016 et 2017,  selon le quotidien italien Gazzetta dello Sport. Cela signifie deux choses : 

La première est qu’Alonso sait qu’il n’a pas le choix que de continuer l’aventure avec Ferrari en 2015 et en 2016 (via option), en proposant un nouveau contrat, il tente de casser l’actuel accord pour en définir les contours d’un second plus souple.

La seconde est qu’Alonso a demandé d’avoir la possibilité de quitter au bout de 4 ou 6 courses la Scuderia en cas de manque de performance. Ce qui signifie qu’il y a un plan B pour l’espagnol ? McLaren ? Cela semblerait logique car personne ne sait réellement l’état de compétitivité de la monoplace de Woking avec le moteur Honda l’an prochain.  A Singapour, Jenson Button indiquait qu’il est confiant de prolonger avec McLaren l’an prochain, le cas de Magnussen pourrait donc être sacrifié. A moins d’un échange en cours de saison Button-Alonso avec de l’argent de McLaren à Ferrari en contre partie. A suivre, mais les solutions sont nombreuses.

Reste la rémunération. Alonso espère 30 millions d’euros par année environ.  Détail important car Ferrari ne souhaite visiblement plus lui donner autant désormais. Sachant que la proposition d’Alonso serait basée sur un fixe et un variable, la donne est désormais nouvelle, signe de bonnes volontés. Chez Lotus en 2012, Kimi Raikkonen touchait 3 millions d’euros de fixe et un variable de 40.000 euros par point. En 2013, le fixe avait bougé à 5 millions d’euros. Pour 2014, Lotus avait proposé 8 millions d’euros de fixe et un variable à 60.000 euros à Kimi Raikkonen. Notons que Michael Schumacher touchait 8 millions d’euros de fixe et 80.000 euros de variable avec une limite à 40 millions d’euros fixé par Mercedes-Benz entre 2010 et 2012.

Dans le cas d’Alonso le fixe sera de 10 millions d’euros et le variable devrait lui apporter 20 millions d’euros par année (en se basant sur les saisons 2010 et 2012), soit 80.000 euros/point.  Soit 30 millions d’euros environ par année. Imposant ainsi à la Scuderia une rémunération minimum en cas de compétitivité de la monoplace.

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Sauber et Lotus : les cibles prioritaires de Stroll

Sauber Singapour GP 2014 LotusA Singapour la liste des équipes en difficulté d’avenir ajoutait Force India, malgré la communication de Vijay Mallya durant tout le week-end, à des noms tel que Caterham F1 Team, Marussia F1 Team, Sauber F1 Team et Lotus F1 Team. D’ailleurs les trois dernières sont la cible d’un vaste réseau d’influence. L’objectif étant de sauver ce qu’il reste de ces équipes.

Lawrence Stroll est un homme pressé. D’ici la fin du mois d’Octobre il a déjà prévenu que son projet de rachat d’une équipe de Formule 1 devra être conclu. Sur les trois annoncés dans la presse, il n’en reste deux. Sauber et Lotus.

La première cible était Sauber F1 Team. Un choix judicieux et inspiré par Gerhard Berger auprès de qui Stroll c’est tourné pour conseil. Une première approche a été formulée, informelle mais volontairement basse. Repoussée naturellement par Peter Sauber. Pour mieux valoriser son équipe.

Stroll a ensuite eu un entretien avec Bernie Ecclestone, qui lui a conseillé de rencontrer Flavio Briatore. Le conseil du duo anglo-italien à l’homme d’affaire est d’approcher les propriétaires de Lotus F1 Team, désormais ouvert à cette perspective et de formuler une offre.

La piste Marussia F1 Team n’a pas été au-delà de la rumeur médiatique. Le milliardaire canadien dispose désormais de deux cibles : Sauber et Lotus.

La première dispose de plusieurs avantages. Dans un premier temps elle dispose de liens étroits avec Ferrari. Le fils de Lawrence Stroll, Lance est sous contrat avec l’Académie de la Scuderia jusqu’en 2017.  Sauber n’a encore dévoilé aucun pilote pour 2015. Enfin l’avantage est que le rachat de Sauber serait la solution la moins coûteuse. L’inconvénient est que les salaires à Hinwill sont 30% supérieurs à ceux de l’Angleterre.

Côté Enstone, si l’accord avec Mercedes-Benz est toujours dans l’attente, le binôme Maldonado-PDVSA est toujours d’actualité en 2015. Le cas Romain Grosjean est en suspension. Le problème est double. Dans un premier temps le team dégraisse fortement son personne (470 à ce jour et moins à l’avenir) et sa dette est toujours importante et le flou entourant le financement de l’équipe laisse entendre que l’investissement sera plus important que celui de Sauber.

Le quotidien helvétique suisse, Blick indique que Peter Sauber a eu un entretien avec un homme d’affaire de Singapour et que le projet russe n’est plus qu’une agitation de papier, sans espoirs.

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Note du Mardi – Les 6 étapes du retour gagnant pour McLaren

Le retour de Ron Dennis à la tête McLaren marque un tournant dans l’histoire de l’équipe. Au-delà de la restructuration technique, c’est aussi une restructuration d’image qui se construit sous nos yeux. Une image de come back.

Lorsque Ron Dennis a repris la destinée de l’équipe McLaren en 1980, un nouveau souffle c’est fait sentir autour de trois axes : un axe technique, un axe marketing et un axe sportif.

L’axe technique était constitué par la création du châssis carbone par John Barnard. Offrant une nouvelle image pour McLaren. L’axe marketing tournait autour de la marque de tabac Marlboro, ainsi que plusieurs sponsors haut de gamme. Enfin, l’axe sportif était simple :  Dès 1982, Ron Dennis a convaincu Niki Lauda de revenir et surtout de gagner. Complétant l’image de la nouvelle équipe McLaren.

2014 est une autre ère. Notre monde de communication aujourd’hui est plus complexe que par le passé. Ainsi, pour construire un come back vainqueur, voici les 6 clés.

1 – Devenir une nouvelle équipe

On ne revient pas sur un sentiment de revanche. Cela a été le cas au début du retour de Ron Dennis, évincé de la Formule 1 suite à une guerre interne Ecclestone-Mosley en 2008. Après quelques mois flou, l’ambition est désormais de construire une réputation d’équipe neuve.

McLaren a l’image d’une équipe expérimentée et compétente. Une équipe qui devenait agressive lorsqu’elle gagnait, brouillant l’ensemble. Elle manquait de proximité nécessaire pour donner envie de la suivre. Auparavant, l’image de McLaren reposait sur l’image de ses pilotes.

2 – Constituer une nouvelle équipe

L’arrivée d’Eric Boullier est la marque d’une équipe qui ne souhaite pas rester sur son passé. Entre 2009 et 2013, McLaren était dirigé dans la continuité par Martin Whitmarch. Sans rien apporter et perdant progressivement en crédibilité.

Techniquement le retour de Peter Prodromou s’inscrit dans la lignée du renouvellement que souhaite montrer McLaren.

3 – Comprendre son époque

McLaren c’est retrouvé éloignés de la lutte au championnat dans une période de changement majeur dans la Formule 1. Martin Whitmarch était partisan d’une forte réduction des coûts. Une autre époque. Ron Dennis a récemment indiqué que la Formule 1 devait changer et s’adapter à son époque. S’inscrivant dans l’esprit de compréhension du monde qui entoure la discipline.

Lors d’une récente réunion des chefs d’équipe, Ron Dennis n’a pas été accepté par Bernie Ecclestone. Forçant ce dernier à dire dans la presse que la Formule 1 n’aura pas « ses lumières et son expérience. » C’est dans la presse que Ron Dennis et McLaren doivent communiqués et non dans les réunions stériles.

L’équipe McLaren peut se transformer en arbitre ou générateur d’idées nouvelles et Ron Dennis son porte parole.

4 – Parfaire sa stature de top team

Historiquement McLaren est un top team et considéré comme tel. Mais son crédit a été entamé depuis plusieurs saisons. Le choix de Honda Motors de s’associer exclusivement (le temps d’une saison) avec l’équipe de Woking est la première étape.

La seconde étape est de séduire un sponsor principal et/ou un pilote de pointe. Les rumeurs autour de Vettel/Alonso/Hamilton/Button etc.. si détestable qu’elles soient pour les fans, participent à la construction de cette nouvelle image. McLaren est au centre désormais. Elle redevient un top team.

5 – Pousser la concurrence à la faute

L’un des grands principes de Ron Dennis et inscrit dans la doctrine McLaren est « d’affaiblir l’adversaire. » Cela consiste souvent à faire augmenter le salaire d’un pilote ou d’un ingénieur, en y prêtant un intérêt appuyé. C’est aujourd’hui le cas avec Fernando Alonso, Sébastian Vettel et même Lewis Hamilton.

Lorsque la proposition d’extension de contrat (2017-2019) a été proposée par Ferrari à Fernando Alonso, la presse allemande et italienne parlait de 35 millions d’euros par année de salaire pour le champion espagnol. Luca di Montezemolo avait indiqué que le salaire indiqué ne correspondait pas aux réalités du marché. McLaren propose 40 à 45 millions d’euros de salaire à ces pilotes là. Provoquant un certain mouvement dans le paddock aujourd’hui.

La prochaine étape tournera autour des ingénieurs star. En 1997, Ron Dennis n’avait pas hésité à payer 3 millions de dollars par année Adrian Newey, pour en faire son élément technique central. Provoquant une inflation sans précédent dans l’histoire des ingénieurs F1.

En imposant une nouvelle norme de salaires des pilotes champions du monde, McLaren forcera les autres équipes à majorer les salaires. Le Dr Helmut Marko a déjà indiqué que Sébastian Vettel avec 22 millions d’euros par année est l’athlète le plus cher de Red Bull. Un signe.

6 – Se réconcilier avec les médias

Revenant à l’attitude de Ron Dennis lors de la réunion du GP d’Italie, il est désormais essentiel pour le patron de McLaren de devenir une star médiatique et d’occuper l’espace. Il fait cet effort depuis le début de l’Eté. McLaren est une équipe classiquement médiatiquement. Son implication dans les réseaux sociaux est encore hésitante et ne participe pas réellement au changement d’image de l’équipe.

L’image médiatique est devenue la norme désormais. Un prolongement de soi. Dans un monde ou la diffusion de la Formule 1 se déroule derrière des murs payants la seule solution est d’occuper l’espace médiatique gratuit et social. Afin d’en profiter pour construire une nouvelle image, réactualisant un fier passé dans un premier temps, mais construisant une nouvelle époque. Une nouvelle ère. Pour cela, l’impact médiatique est indispensable.

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Note du Mardi – L’émotion dans le management et la communication F1

Progressivement les équipes évoluent en matière de communication. Autrefois « corporate  et rigide » les teams se sont ouvert avec le temps et la démocratisation des réseaux sociaux. L’évolution arrive désormais à son point de rupture : La communication par l’émotion que tente Mercedes AMG F1.

« Les émotions sont une partie intégrante de notre succès qui permet à nos gars de montrer plus d’engagement, de travail autour du temps et passent le week-end à l’usine. Ce n’est pas possible lorsque l’on n’est pas émotionnellement attaché à l’entreprise. C’est gratuit est cela montre de la motivation, vous avez des émotions, ainsi nous traitons cela de façon très intensive. » indiquait dernièrement Toto Wolff à propos du succès de son équipe.

En marge, Toto Wolff fait la comparaison avec les politiciens, estimant que ces derniers cachaient leurs émotions. Une vision très archaïque de la situation. Une vision dangereuse aussi.

Mercedes AMG F1 dispose d’un management agissant sur l’émotion. Le principe n’est pas nouveau (20 ans en réalité), car l’être humain a besoin des émotions pour décider, surtout dès que son futur est en jeu et quand il est incertain. L’expression et le partage des émotions peuvent constituer un formidable levier de management.  Wolff, formé à l’école allemande du management , ajoute l’émotion pour souder son équipe à sa palette déjà riche, allant de l’écoute, oser la confrontation avec mesure et définir un point de bascule pour la prise de décision.

Lorsqu’il est bien maîtrisé le management par l’émotion est efficace, mais il subit un revers qui est inévitable chez l’être humain: L’angoisse. Ainsi, le principe de réagir à chaud, sur-réagir en misant sur la vengeance plutôt que la justice des mots, les manifestations d’indignation, l’impatience devant la méconnaissance des faits est inévitable. Toto Wolff, cette saison n’a pas fait exception à ces sentiments négatifs.

Si le management de Brackley est émotionnel, la communication de l’équipe touche aussi ce levier. Démocratiquement, Mercedes AMG F1 demande sur Twitter à ses fans leurs avis sur son management Hamilton-Rosberg et dernièrement sur la limitation des messages radios. Une bonne idée destinée à montrer à Bernie Ecclestone que la démocratie est une bonne chose dans le sport, et qu’il faut impliquer les fans différemment. Sauf que dans le fond cette tactique rapporte peu.

Une étude de l’Université de Baihang de Pekin, confirmé par le MIT Technology Review,  a conclu que la colère se propage mieux sur Internet que la joie. De plus, le changement est une notion répulsive chez l’être humain. Nous n’aimons pas le changement, donc les sondages face à un changement offre systématiquement comme résultat la négative. Pas de quoi avancer correctement.

Le problème majeur du management et de la communication par l’émotion est qu’il impose une relecture des événements. Il est intéressant de remarquer que cette relecture impose des changements majeurs. La mise en avant des héros laisse place à la souffrance et la victime devient héros avec un bon sentiment ambiant qui brouille le discours. Il n’y a même plus de rappel historique et lorsque cela arrive, le fan n’y croit pas estimant que c’est une fiction.

En vérité le management et la communication par l’émotion participe au brouillard de l’histoire. L’histoire dans tout les sens du terme. Le dynamisme futur de la Formule 1 ne fonctionnera pas à l’émotion, mais trouvera ses ressources dans des fans éclairée à l’aune de la raison, en s’appuyant sur l’héritage précieux de ceux qui fait l’histoire de la discipline. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

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Les deux sombres options d’avenir Alonso-Ferrari

A Singapour la tension était visible dans le garage Ferrari. Fernando Alonso et Marco Mattiacci n’ont presque pas échangé de mots. Loin de l’accolade émouvante de Luca di Montezemolo à Monza. La ronde des sentiments vire à la froide séparation.

Alonso Ferrari F14T Singapour

Dès son arrivée à Singapour le pilote espagnol vilipendait la rumeur de son échange avec Vettel, diffusée dans la presse transalpine. Alonso argumentant le fait qu’il tentait de donner une bonne ambiance dans l’équipe, que les rumeurs venaient d’Italie et que si il se mettait lui aussi à parler cela ferait mal. Dont acte. En OFF, le double champion du monde reprochait à Mattiacci de ne pas maitriser assez la communication. Car la source de la rumeur provenait directement de l’usine de Maranello. Un signe.

Un signe de divorce entre un nouveau projet Ferrari et un pilote qui après cinq saisons ne souhaite plus attendre. Mattiacci à Singapour a déplacé le curseur Alonso de manière à ne plus en faire réellement le centre de gravité de la Scuderia. « Alonso pour le moment restera avec nous. Il y a un débat en cours sur la façon de définir notre relation. »

Ferrari dispose d’un contrat avec Fernando Alonso valable jusqu’en 2016. En réalité l’année 2015 a été validée récemment et 2016 le sera de la même manière. Deux scénarios s’imposent désormais.

Le premier est que Ferrari ne fasse pas courir Alonso en 2015 et valide la saison 2016 par effet domino, tout en le payant. De la même manière que ce qui avait été réalisé en 2010 avec Kimi Raikkonen. Une démarche qui permettrait de garder l’espagnol sous une autre relation.

La seconde est que Ferrari cherche à vendre le contrat de Fernando Alonso au prix fort. Les récentes annonces de discussion entre Ferrari et le double champion du monde pour 2015, annoncé par Sergio Marchionne laisse entendre que rien n’est encore joué pour la saison prochaine. Alors que le pilote est annoncé « Pilote Ferrari en 2015 » depuis deux mois. Ceci n’a donc de valeur que médiatique aujourd’hui. Si un départ il y a, un préjudice devra être payé par McLaren-Honda envers la Scuderia. A Singapour, cette éventualité a pris beaucoup d’ampleur au point que Ron Dennis a refusé de faire des commentaires sur le sujet.

McLaren a proposé 50 millions de dollars par année durant trois ans (environ 40 millions d’euros). Il était entendu durant l’été que 10 millions d’euros avaient été proposé en avance à Alonso. Qui l’a refusé. L’opération de rachat du contrat Ferrari-Alonso devrait coûter environ 30 millions d’euros à Honda.

PS : le journal Marca a indiqué que Fernando Alonso a été approché par Mercedes AMG F1 afin de faire un échange avec Hamilton, seulement si ce dernier est champion du monde 2014. Selon le quotidien ibérique, le blocage Alonso-Ferrari trouverait sa raison dans l’attente de savoir qui de Rosberg ou Hamilton sera champion du monde….

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GP Singapour 2014 – Paddock Confidences

Singapour GP 2014

Les rumeurs autour d’Alonso
La sortie colérique de Fernando Alonso sur son échange avec Vettel a surpris beaucoup de monde dans le paddock. Le double champion du monde espagnol reproche en OFF à la presse italienne cette information. Information qui en réalité provenait directement de…Maranello. Expliquant la colère d’Alonso sur le sujet.

Rosberg aussi sur le départ ?
C’est l’une des rumeurs de Singapour. Alors que de nombreux médias anglais focalisent sur un départ de Lewis Hamilton, si un nouvel incident arrivait avec Nico Rosberg. Le pilote allemand partirait lui aussi, si le scénario  de la Hongrie ou de SPA se reproduisait. Il en a informé Toto Wolff.

Le salaire de Vettel chez McLaren
50 millions de dollars par an durant trois ans. C’est la véritable proposition qu’aurait formulée McLaren-Honda pour obtenir le concours de Sébastian Vettel à partir de 2015.

L’avenir de JEV
Jean-Eric Vergne depuis Monza dispose de deux renforts de choc concernant sa communication. N’ayant pas d’agent pour négocier son avenir, le français dispose en la personne de Daniel Ricciardo et Alain Prost deux personnages jouant de leurs influences pour définir l’avenir de JEV.

La crise
A Singapour la liste des équipes en difficultés économique est la suivante : Caterham F1 Team, Marussia F1 Team, Force India, Sauber F1 Team et Lotus F1 Team.

Le retour de Bernie
Une troisième voiture pour les meilleures équipes, Sébastian Vettel chez Ferrari, interdiction de la télémétrie, Bernie Ecclestone fait feux de tout bois à Singapour. Il est entendu que les interventions des stands vers la voiture seraient limités dès 2015.

 

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Troubles (sérieux) pour Vijay Mallya

Vijay Mallya GP Italie 2014 F1Vijay Mallya a été convoqué hier jeudi par le tribunal de BULANDSHAHR en étant accusé de fraude et d’abus de confiance. L’affaire a été provoquée par un copilote qui n’a pas vu ses cotisations payées par la compagnie Kingfisher Airlines. Illustration du quotidien de l’homme d’affaire indien, acculé dans son pays.

Officiellement insolvable depuis la fin du mois d’Août (la demande d’insolvabilité remontant à Mai 2014), Mallya tente de sauver son empire. Ses convocations aux tribunaux Indiens se multiplient chaque semaine depuis le printemps. Une affaire s’ajoutant à une autre et l’ensemble du mécano économique de l’empire Mallya se dessine. Le 16 Août 2014, peut de temps avant l’annonce de son insolvabilité volontaire, un consortium de 17 banques ont prêté Rs 7.000 crore (environ 783 millions d’euros) à la compagnie Kingfisher. Le plus intéressant que le Ministère de l’Intérieur Indien fait pression sur Mallya pour qu’il démissionne de son poste de directeur de la compagnie, du fait de son annonce publique d’insolvabilité volontaire. Mais tout est trouble à New Delhi. L’Etat et la Banque Nationale Indienne (UBI) ne souhaitent pas hériter de la compagnie de l’homme d’affaire. Laissant quelques libertés à l’homme d’affaire et du temps.

Une enquête financière est en cours pour découvrir la face cachée de l’empire de Vijay Mallya. Ainsi, The Economic Times, journal économique indien, a dévoilé le 9 Septembres qu’une récente vérification judicaire, sur la demande des banques prêteuses, a dévoilée que la compagnie Kingfisher Airlines a détournée des fonds pour le compte de Force India.

Ce qui signifie qu’une partie de l’argent emprunté par Mallya pour la compagnie Kingfisher, via des banques indiennes publiques, ont servit à alimenter non pas la compagnie aérienne mais Force India. Ce qui n’est pas légale selon la loi Indienne.

United Bank India (UBI) a affirmé qu’elle avait envoyé un préavis à l’homme d’affaire indien pour explication. Ce dernier ne c’est pas présenté à la banque et a envoyé ses avocats.

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Lotus anticipe une vente prochaine ? les conséquences

Lotus E22Matthew Carter, le nouveau directeur général de Lotus F1 Team a indiqué que les dirigeants de l’équipe ont pris des dispositions dans le cas ou l’argent de la FOM devait disparaître. Disparaître ? Une indication importante pour l’avenir de l’écurie actuellement 8ème du championnat du monde des constructeurs.

Les droits FOM agissent sur un principe rétroactif. Pour simplifier. C’est-à-dire que le résultat de l’année précédente est l’indicateur du présent. La saison dernière, Lotus F1 Team a terminé 4ème du championnat du monde des constructeurs 2013 et touche pour cette saison 2014 une somme estimée par le BusinessBookGP2014 (ici pour vous le procurer en français et english version) à 70 millions d’euros. L’équipe actuellement 8ème devrait toucher en 2015 environ 50 millions d’euros, soit un déficit de 20 millions.

M. Carter parle d’une autre hypothèse. Celle de la suppression des droits FOM. Or, cela n’arrive que dans un seul cas qui est relaté dans l’article 14 des Accords Concordes.  Souvenez-vous Brawn GP en 2009.

La reprise des cendres de Honda F1 Team par Ross Brawn et son équipe, durant l’hiver 2008/2009 c’est réalisée sur un sacrifice important (comblé économiquement par Honda) :  la perte des droits FOM. Le 17 Mars 2009 à Paris, Place Concorde, le Conseil Mondial de la FIA accepte la renomination de Honda F1 Team en Brawn GP. Pour la Fédération l’équipe avait les mêmes racines et les mêmes conditions techniques que l’équipe du constructeur japonais. Techniquement oui, mais politiquement et économiquement non.

En effet lors de chaque Accords Concorde signé, il existe un alinéa signé par l’ensemble des équipes.  L’actuel accord  impose à chaque équipe signataire de participer sur la période 2013 à 2020 au championnat du monde de Formule 1. Honda avait signé l’alinéa de l’article 14 confirmant sa participation jusqu’en 2012, date de l’expiration des Accords Concorde et du Mémorandum de l’époque. Mais en changeant de nom, l’accord est caduc.

Plus intéressant, Brawn avait été classée comme nouvelle équipe et n’héritait pas du classement du championnat du monde précédent de Honda pour la simple est unique raison que l’engagement de 2009 avait été payé sous le nom du constructeur nippon.

La même histoire pourrait se réaliser pour Lotus F1 Team, si cette dernière change de propriétaire et de nom. Notons que l’utilisation du nom « Lotus » est valable jusqu’à la fin 2017. Au-delà ce sera une autre histoire. Quoi qu’il en soit si Lotus est cédé dans un avenir proche, les nouveaux propriétaires ne toucheront pas immédiatement le fruit des résultats en piste de l’équipe d’Enstone.

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La F1 a son marronnier : l’échange de champion du monde

marronierLa rumeur a agitée essentiellement les réseaux sociaux en partance d’Italie. Je parle de la mutation de Sébastian Vettel chez Ferrari à la place de Fernando Alonso qui irait chez Red Bull Racing. L’échange de deux champions du monde. Un fantasme qui n’est jamais arrivé en Formule 1 historiquement.

Chaque année les rumeurs d’un échange de champions du monde font les gros titres. Aujourd’hui un échange Alonso-Vettel, hier Raikkonen-Alonso en 2006, avant-hier Schumacher-Hakkinen en 2000. Ainsi l’esprit fantastique s’empare de la réalité. La fiction entre dans le domaine de l’information pour combler le vide. C’est une fabrique d’information commune, un marronnier.

Toutefois est-ce que dans l’histoire de la Formule 1 l’échange de deux champions du monde c’est t’il déjà produit ?

En réalité non jamais.

Réunir des pilotes déjà champions du monde dans la même équipe a déjà eu lieux de rares fois par le passé (Clark-Hill chez Lotus, Prost-Rosberg chez McLaren, Hamilton-Button chez McLaren). Au contraire des projets de réunir des pilotes déjà champions dans la même équipe qui n’ont pas dépassé le stade de l’idée (Fittipaldi-Lauda chez Ferrari en 1977, Hunt-Lauda chez Brabham en 1978, Prost-Piquet chez McLaren en 1988, Prost-Senna chez Ferrari en 1991, Mansell-Prost en 1993 chez Williams, Prost-Senna chez Williams en 1994, Schumacher-Hill en 1997 chez Ferrari, Hakkinen-Schumacher et Schumacher-Hakkinen en 2000, Raikkonen-Alonso chez Renault en 2008, Hamilton-Vettel en 2012 chez Red Bull Racing etc…) Mais aucun de ces duos de rêve n’ont vu le jour pour différentes raisons, qui relève désormais de l’histoire.

Concernant l’échange de champion du monde d’une équipe à une autre cela n’est jamais arrivé dans l’histoire. Il est donc toujours étonnant d’y croire à chaque fois que cela déferle sur nos comptes Twitter ou que l’ensemble des médias traitent le sujet comme sérieux. Mais c’est le principe du marronnier. C’est le jeu médiatique.

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Note du Mardi – La Formule 1 est le sport numéro 2 derrière le Football

La rigueur Plantiniène va empêcher les pétrodollars et roubles de dépenser des millions à leur gré, annuler les dettes d’un coup de signatures et signer des accords de sponsoring douteux. Le modèle économique du Football va donc évoluer vers l’établissement de véritables sociétés, qui devront faire des bénéfices. Le ballon rond étant un vecteur d’investissements, mais aussi d’image pour certain. Avais-je écris le 11 Octobre 2011 dans une Note du Mardi, indiquant également que les restrictions sur le marché du sponsoring (Ethiad Airway pour Manchester City et plus tard avec QNB pour le PSG)  allait avoir un impact dans le monde du ballon rond et devenir une opportunité en Formule 1 ou le sponsoring est libre.

Une phrase est à retenir. Celle de Nasser Al-Khelaifi en ce début de saison : «  Nous voulons respecter les règles de l’UEFA (…) Mais si de nouveaux investisseurs ne peuvent investir dans le football, ils vont investir dans Formula 1. » L’impact de l’amende de 60 millions d’euros infligée au PSG pour non respect des règles du Fair-play financier de l’UEFA fait son effet sous la forme d’une menace.

La situation du système imposé par Michel Platini favorise les grosses équipes, ayant déjà investit au détriment de celle qui font la même chose avec 5 ou 10 ans de retard. Les amendes de l’UEFA sont alors perçus comme une injustice et relance le débat d’un Football à deux vitesses.

La menace de la Formule 1 pour un esprit comme celui de Nasser Al-Khelaifi est intéressant et démontre la place nouvelle que la discipline reine du sport automobile désormais. Derrière le Football. En alternative.

La semaine dernière, Tony Fernandes faisait le bilan de son investissement dans son équipe de Formule 1 et son investissement dans les Queens Park Rangers. Le football étant une passion première, elle est favorisée par l’homme d’affaire malaisien au détriment d’une Formule 1 qui ne lui donnait aucune chance de plaisir/investissement.  Sauf que rien ne va plus pour Fernandes et QPR.

La semaine dernière Shaun Harvey, le patron de Premiere League anglaise a fait une allusion sur la possibilité que dans le cas d’une relégation après une première saison de promotion, l’équipe des QPR devront payer une amende proportionnelle à leurs promotions durant la saison 2. Cela pourrait s’élever à 60 millions d’euros dans le pire des cas. Une annonce qui a provoqué la gène des dirigeants de QPR, mais démontre que même la Premier League sera plus rigide envers les propriétaires.

Le Football débute son ère de moralité et la liberté d’investir est entravée avec le temps. L’équité laisse place à un pragmatisme qui dérégularisera le marché qui tente paradoxalement d’être régularisé par ses mesures. Le fair-play financier est destiné dans l’esprit à récompenser les clubs respectant la mesure. Mais occultant beaucoup de choses (dettes du club, son passé etc…).

Il y a quelques temps, la Formule 1 a aussi eu son mouvement de régulation financière (RRA) qui a été progressivement abandonné. L’avenir nous dira qui a raison. Le monde du Football et ses règles ou la F1 et sa liberté d’investir.

Ce qu’il faut retenir est que désormais, dans l’esprit de riches investisseurs (pays dans ce cas là), le Football reste l’investissement numéro 1 dans le sport. La Formule 1 est désormais une alternative.

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