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Note du Mardi – L’avenir de la F1 à la télévision

La semaine dernière le petit monde des médias audiovisuels était à Cannes pour le MIP TV (le marché international des programmes télés avec 4000 diffuseurs et 1500 producteurs). Le numérique est la grande tendance du futur. Une évolution que devra épouser la Formule 1 dans un proche avenir.

La Formule 1 est un sport tirant l’essentiel de ses revenus de la télévision. Internet est un support différent, disposant d’une stratégie séparée. A la manière des rédactions papier et net dans un journal. Depuis toujours la discipline phare du sport automobile laisse la promotion à ses clients diffuseurs. Charge à eux de mettre en place les outils rentabilisant leur investissement. Sauf que désormais il sera essentiel d’aller plus loin encore. De proposer un package afin de préserver la valeur.

En plus du produit (une saison de F1) et une mécanique de scénarisation de l’événement commune à tout le monde. La Formule 1 propose le live timing en application gratuite sur smartphone. Une manière d’avoir en temps réel une vision data de la course. Lorsque tout fonctionne correctement, ce qui n’est pas encore réellement le cas de l’application aujourd’hui. Avec un détail : Ceci est une initiative de la Formula One Administration et qui n’est pas commune aux chaînes de télévisions détentrices des droits de diffusion de la discipline. Une application téléchargée seulement 200.000 fois environ à ce jour. Peu pour un sport visible par 450 millions de téléspectateurs dans l’année. Dommage car elle est intéressante et offre un plus lorsque l’on regarde une course.

L’autre versant négligé complètement par la Formule 1 est la stratégie digitale sur les réseaux sociaux. L’idée ici est de proposer aux chaînes un concept sur Twitter avec un cahier des charges précis. Que ce soit en anglais, français, allemand ou italien. Peu de chaînes le font en 2014 et la démarche est essentiellement de mettre en avant leur production personnelle. Avec une stratégie plus claire le Hashtag F1 serait plus largement en tête du TOP Tweet et permettra une plus forte interaction pour les chaînes de télévision.

Enfin, la Formule 1 doit proposer un contenu pertinent pour ses clients TV afin de compléter leurs sites dédiés à la Formule 1. Alors qu’aujourd’hui chacune à une stratégie (ou pas) de produire son contenu (coûteux mais qualitatif) ou de le céder à un tiers (low cost et privilégiant le nombre).

Chaque support a son produit qui dépasse ainsi la simple diffusion à la télévision. Les producteurs d’émission de divertissement l’on tous compris désormais. The Voice (produit par Shine France) est vendu à TF1 avec un package comprenant  : Une application, une stratégie Twitter et du contenu sur site internet pertinent. Un ensemble adapté et qui confirme que ce programme est un succès mondial et une machine rentable pour la société de production.

La Formule 1 doit dépasser le dogme de la simple diffusion et s’imposer comme un sport aussi à la pointe que les voitures qui évoluent chaque quinzaine sur les circuits du monde entier. Une stratégie média globale permettant à toutes les générations de suivre la discipline, tout en restant à la télévision.

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Un changement prochain chez Ferrari

Kimi Raikkonen Fernando Alonso Sakir 2014 BahreinLe début de saison difficile de la Scuderia Ferrari pourrait dans les prochaines heures faire une victime du nom de Stefano Domenicali.

La 9ème et 10ème place de Fernando Alonso et Kimi Raikkonen à l’issu du Grand Prix de Bahreïn  a été un constat d’échec pour Luca di Montezemolo présent sur place pour soutenir son team. La stratégie mise en place par Stefano Domenicali ne fonctionne pas. L’homme pourrait partir de la direction sportive de Ferrari. Une annonce est attendue aujourd’hui ou demain, selon plusieurs sources.

Ayant pris la succession de Jean Todt en 2008, Stefano Domenicali fait partie du processus mis en place par Luca di Montezemolo, il y a une décennie, visant à remplacer les anglais par des italiens. Aldo Costa, successeur de Ross Brawn s’en est allé il y a deux ans. Il en sera de même pour Domenicali. En cas de départ de ce dernier c’est donc un aveu d’échec pour le président de Ferrari.

Si l’annonce du départ de Domenicali se confirme son remplaçant n’est pas encore connu et fait fort de spéculation. Le nom de Ross Brawn revient dans les murs de Maranello. Mais également Flavio Briatore. Finalement c’est le président de Ferrari USA, Marco Mattiarci qui prendra la place à la tête de la Scuderia.

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The start to the season for the Scuderia Ferrari could in the next few hours to a victim named Stefano Domenicali .

The 9th and 10th place Fernando Alonso and Kimi Raikkonen at the Bahrain Grand Prix was an admission of failure to Luca di Montezemolo present there to support his team. The strategy implemented by Stefano Domenicali does not work. Man could from the Ferrari sports management . An announcement is expected today or tomorrow , according to several sources.

Having taken over from Jean Todt in 2008, Stefano Domenicali is part of the process established by Luca di Montezemolo there a decade to replace English by Italian . Domenicali ‘s departure is an admission of failure for the president of Ferrari .

If the announcement of the departure of Domenicali confirms his replacement is not yet known. Ultimately it is the president of USA Ferrari , Marco Mattiarci will take the place at the head of the Scuderia

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Bataille de communication entre J. Todt et B. Ecclestone

Les deux styles sont différents, mais le fond est le même. Jean Todt et Bernie Ecclestone se livrent une rude bataille de communication et aucun ne fait d’erreur pour le moment…

2014  Monoplaces  Grille  Départ  Course  Grand  Prix  Australie  Championnat  F1

 » Est-ce que vous avez déjà entendu Brad Pitt dire qu’il ne faut pas aller voir le film dont il faut la promotion ? «  : La comparaison est osée, mais reflète assez bien la ligne de défense de Jean Todt contre les critiques formulées par Luca di Montezemolo et les constructeurs de la Formule 1, sur la nouvelle réglementation. Le Président de la Fédération Internationale de l’Automobile est dans une position rassurante, tandis que Bernie Ecclestone fait le contraire indirectement.

Je vous invite à découvrir la suite sur www.fanaticf1.com en cliquant ici

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La méthode Montezemolo en crise

Kimi Raikkonen Fernando Alonso Sakir 2014 Bahrein

Dimanche matin, 6 Avril, Luca di Montezemolo entre dans la chambre de Fernando Alonso pour un entretien d’une dizaine de minutes. Les deux hommes échanges leurs impressions sur les deux premières courses et anticipe les prochaines étapes du championnat du monde afin d’améliorer les performances de la F14T. Le message était passé. La Scuderia Ferrari n’abandonnera pas la saison 2014.

Quelques heures plus tard, Fernando Alonso et Kimi Raikkonen terminait dans la nuit de Sakir la course à la 9ème et 10ème place. Loin de la tête de la course. Immédiatement la presse transalpine décrète un début de crise à Maranello. La pression monte et Luca di Montezemolo est à la manœuvre.

Si le président de Ferrari a rassuré en une dizaine de minutes son pilote vedette que l’équipe soutiendra la saison 2014 jusqu’au bout. En coulisse sa petite phrase reprise par La Repubblica : « C’est une grande douleur de voir Ferrari si lent. » indique que la Scuderia doit travailler et la pression est désormais sur Stefano Domenicali.

Ce dernier a anticipé la situation. A Sepang et Sakir, James Allison n’a pas fait le déplacement. Il était resté à Maranello avec Pedro de la Rosa avec un programme intensif dans le simulateur. Le programme de développement de la F14T est accéléré pour gommer la majorité des soucis (moteur, châssis et aérodynamique). Dès le GP de Chine il y aura des nouveautés, mais il ne faudra pas attendre avant l’Espagne pour en voir les effets. Fernando Alonso lui estime que lors du GP d’Autriche, Ferrari sera en mesure de se rapprocher de la tête. Voir le Canada.

Mais l’échéance de la course espagnole est vitale. Théâtre de la course nationale de Fernando Alonso, il est hors de question pour Montezemolo, que le double champion du monde ne soit pas sur le podium à l’issue de la course ou en mesure de l’être. Domenicali est prévenu. Le couperet tombera selon la rumeur entourant l’usine. Des bruits de plus en plus nombreux autour de Maranello en ce moment. Mais, Montezemolo n’est pas innocent à cela.  Il a rencontré en début de semaine Flavio Briatore. Les bruits indiquent que l’italien prendrait la place de Domenicali. Mais, l’homme d’affaire est un conseillé autour des affaires de la Formule 1 et de Fernando Alonso. Un œil extérieur toujours judicieux pour Luca di Montezemolo. Toutefois, la présence de Briatore est aussi un message pour Fernando Alonso.

La rumeur indique qu’il pourrait partir chez McLaren ou ailleurs. Le pilote lui-même avait déclaré à La Repubblica : « Quand je suis arrivé chez Ferrari, je pensais que j’allais gagner le titre immédiatement ou dans les années suivantes. » Cinq saisons plus tard le constat est triste pour les deux parties. Montezemolo laisse sous-entendre que Briatore prendrait la tête de l’équipe, suite à un échec de Domenicali à redresser la Scuderia. Une entreprise maligne pour garder Alonso pour le futur. Même si le scénario reste virtuel et qu’il ne se réalisera pas. Selon toute vraisemblance.

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L’autre Formule 1 de Bernie Ecclestone

Bernie EcclestoneLa bataille s’accélère autour de la communication entre Bernie Ecclestone et Jean Todt. Le premier décidant qu’il est temps désormais d’imposer un nouveau modèle à la discipline. Même si ses alliés, les constructeurs restent plus prudent. Le moment est venu d’une autre Formule 1.

Ecclestone développe un discours méthodique. Il dessine une interprétation de la situation sur la Formule 1 d’une manière différente de la vision de Jean Todt. Il alterne menaces et gestes conciliants, comme s’il maîtrisait parfaitement un jeu de stratégie destiné à mettre son adversaire dans l’embarras.

Pendant que Jean Todt cherche une solution pour solutionner une Formule 1 qu’il estime dans l’impasse en misant sur un changement sur deux niveaux : Le moteur V6 Turbo et la réduction des coûts. Ecclestone avançait ses pions, consolidait ses positions et semait le trouble auprès du paddock.

Dans le même temps, les six membres du Strategic Group F1 (Red Bull, Ferrari, McLaren, Mercedes, Williams et Lotus) réunis d’urgence à Bahreïn ont accepté de signer la proposition d’Ecclestone d’abolir le principe du budget plafond. Une victoire pour l’argentier de la Formule 1. Une seconde après avoir semé le doute sur le V6 Turbo. De plus, Ecclestone consolide ses intérêts auprès des équipes les plus influentes.

Mais tout cela cache une autre vision, plus radicale et en contradiction avec celle de Jean Todt. Dans SkySport F1, Ecclestone explique qu’il souhaite dans le futur une Formule 1 composée d’environ six équipes développant leurs monoplaces  vendant à des teams bis, qui elles aussi seraient au nombre de six. Une contre proposition étant d’avoir une Formule 1 composée de 8 équipes seulement proposant sur la grille trois voitures chacune.  Ecclestone joue sur du velours.

La partie financière est au centre du processus de décision. Ecclestone estime qu’une F1 à 8 teams au lieu de 11 comme aujourd’hui c’est plus d’argent pour les équipes (100 millions d’euros par année en plus à répartir en droit FOM). Amortissant l’impact du surcout d’une troisième monoplace dans chaque team. Une lecture intelligente de la situation car plusieurs équipes du centre de la grille ont signé des troisièmes pilotes ayant déjà une carrière dans la discipline, apportant des budgets en moyenne de 5 millions d’euros. Le mouvement était déjà entamé.

Si la Formule 1 évolue autour du chiffre de six équipes premiums et six équipes bis. Cela renforcera les membres du Strategic Group F1, ayant chacun signé une prime exclusive des Accords Concordes 2013-2020 et offrant un modèle économique viable. Une réforme en profondeur qui dans l’ensemble des cas renforce les équipes dans l’appareil de décision technique et sportif en Formule 1.

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La spirale négative de la FIA

FIAAvec douze voix contre sur les 18 possibles, le Strategic Group F1 a délibéré sur la suspension du projet d’introduction du budget plafond pour 2015. Ce premier volet de la stratégie de Jean Todt pour faire baisser les coûts en Formule 1. Une défaite qui relance une autre bataille : Celle de la compétence.

Il n’y pas le temps du repos. Dans une déclaration,  Jean Todt a indiqué que la volonté des équipes est de réduire les coûts, mais par le règlement sportif. Une démarche qu’il juge non optimale, attendant que le Strategic Group F1 lance des propositions qui seront alors incluses dans le règlement technique de 2015.  En substance les idées des équipes (Red Bull, Ferrari en tête) est d’imposer la voiture cliente comme valeur de contrôle des coûts et poser des bases pour les teams constructeurs. La manière dont les propositions seront misent en lumière sera importante. Jean Todt n’hésitera pas à entrer dans une bataille idéologique qui lancera un statuquo. Une situation que le président de la FIA doit anticiper et éviter. Mais le choix devient restrictif avec le temps.

Les derniers bastions que la Place de la Concorde contrôle encore est le règlement technique/sportif et l’appareil de la fédération (Commission F1 etc…) qui décide des mesures. Le premier a été passablement attaqué dernièrement via le Strategic Group F1. Sauf que ce conseil, composé de 6 membres de la FOA (Formula One Administration), 6 équipes (Red Bull, Ferrari, McLaren, Mercedes, Williams et Lotus) et 6 membres de la FIA, a été annoncé comme une initiative de la présidence de la FIA. Alors qu’il était le fruit d’une paix entre les parties en guise de compensation autour des Accords Concordes 2013-2020.

Une situation qui permet à Bernie Ecclestone et aux équipes de privatiser un peu plus la réglementation de la Formule 1 en pointant du doigt les faiblesses de la Fédération dans les applications, alors que chaque décision est une décision prise en commun. Un cercle d’image très difficile. D’autant que le calendrier d’accélère autour du contrôle d’influence de la Formule 1 depuis 6 semaines.

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Bruits autour des nouvelles équipes 2015

FIABahreïn vendredi, Bernie Ecclestone rencontre les représentants de Red Bull, Mercedes, Ferrari, McLaren, Williams et Lotus pour définir les contours de la riposte envers les propositions du président de la Fédération Internationale de l’Automobile. Plus tard dimanche, Ecclestone franchi le seuil de la salle de presse et distille ses informations.

Retour en arrière, jeudi 3 Avril. Le journal anglais, The Independent cite Bernie Ecclestone indiquant que le projet de Carl Haas d’introduire une équipe américaine en 2015 serait probablement validé. Deux jours plus tard, lors d’une réunion avec Jean Todt, l’argentier de la Formule 1 tombe d’accord avec le président de la FIA sur le principe d’introduire en Formule 1 à l’horizon 2015/2016 deux nouvelles équipes. Première erreur, les intéressés ne sont pas informés des tractations de manière officielle et découvre dans les médias la validation de leurs projets. Plus tôt la Fédération Internationale de l’Automobile avait annoncée un retard dans les nominations.

L’annonce pilotée par Ecclestone prend de court Todt qui déclare auprès de journalistes « Dans les prochains jours, nous allons faire une annonce finale. » Le retard est déjà de deux mois et si une annonce est faite fin Avril, il n’est pas impossible que le report soit bien pour 2016. Comme souhaité par Bernie Ecclestone.

Dans le paddock la bataille de communication entre Ecclestone et la FIA sur ce dossier n’est toutefois pas terminée. Au contraire. Selon Auto Motor und Sport, le projet Haas discuterait autour d’une fourniture moteur/plan châssis avec Ferrari et Mercedes. Tandis que le projet de Colin Kolles dispose d’un préaccord avec Renault Sport F1. Des constructeurs présents actuellement en Formule 1 et disposant d’un accord avec Bernie Ecclestone dans la lutte contre la FIA.

Hier, le magazine Racecar Engineering se faisait l’écho des bruits entendus depuis un moment déjà. Haas Automation pourrait utiliser un moteur Ford via Cosworth, qui a récemment ouvert un bureau à Détroit. Plus étonnant, il existerait un projet encore inconnue propulsée et soutenue par Honda Motors Co. Précisément il est entendu que les nouvelles équipes souhaitée serait des prétextes pour introduire de nouveaux constructeurs. Un discours qui reprend la récente doctrine de la FIA.

Une des remarques des constructeurs actuellement présent en Formule 1 est qu’hormis Honda, aucun autre constructeur n’est annoncé ou en capacité de développer un bloc moteur à l’horizon 2016. Une faille dans le discours du président de la FIA qui est masquée par la rumeur du retour de Ford et d’un projet fantôme de Honda. Un bruit orienté expliquant certains événements depuis une semaine.

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Communication par anticipation chez Marussia

Marussia F12014

Novembre 2013, Zoran Stefanovic entre en discussion  avec John Booth et Nicolaï Fomenko pour une prise de participation dans la holding Manor Holdco Ltd (société au capital de £33.2 millions crée le 28 Octobre 2009 pour faire courir l’équipe F1). Cette holding est actionnaire à 100% de la société Marussia Management Ltd (création le 17 Septembre 2010  avec un capital de 1£ et anciennement Virgin Racing Ltd). Manor Holdco dispose dans son actionnariat Marussia Lux SA (basée au Luxembourg depuis le 3 Juillet  2009). La structure autour de l’équipe Marussia F1 Team est des plus complexes.

Le porte parole de l’équipe russo-anglaise, Tracy Novak a indiqué hier que Marussia Motors a abandonné ses activités de production automobile et donc la propriété de l’équipe. Toutefois le changement n’affecterait en F1 l’équipe basée à Banbury. C’est en effet une autre société qui deviendra actionnaire du team, sans que les précédents propriétaires ne changent. Ainsi la société Marussia Communications Ltd se substituera à Marussia Lux SA (filiale de Marussia Motors) dans l’actionnariat de Manor Holdco Ltd. Précisons que les actionnaires de Marussia injectaient via Marussia Motors environ 40 millions d’euros par année dans l’équipe. Cela en changera pas, car la marque de voiture de sport russe n’a jamais réellement été une réussite de vente.

Le 13 Février 2014, la directive MR04 est formulée pour Manor Holdco Ltd. Cette dernier faisant partie de la nouvelle évolution des régimes pour les entreprises anglaises depuis 2013 est spécifié de la manière suivante : Statement of satisfaction in full or in part of a charge. Ce qui signifie qu’il y a eu déclaration de paiement de (ou une) partie des charges de la société.

Il ne semble pas que la société Marussia Communications soit basée en Ireland comme indiquée. Cette société (intitulée dans les télécoms) a été fondée le 26 Novembre 2010 à Dublin et les administrateurs de la société ont été directeurs de 166 autres. Ce qui n’est pas dans la pratique des russes. De plus l’intitulé est précisément Marussia Communications Ireland Ltd. Ce qui signifie que la société « Marussia Communications Ltd » est en cours de création actuellement.

Une manière aussi de prendre les déclarations de Tracy Novak comme très anticipées sur les faits.

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Note du Mardi – Châssis client et le cas Super Aguri

Alors que les réflexions sur le châssis client s’enfoncent dans le contre-argument politique, emportée par les intérêts supérieurs de la discipline. Une doctrine contre a émergée. Nous l’appellerons la doctrine Super Aguri (aussi nommée doctrine Red Bull).

Retour en arrière. Souvenez-vous de l’équipe Stewart Grand Prix. Cette dernière est née en 1995 et techniquement dirigée par Alan Jenkins. Ce dernier avait mis en place une théorie de l’évolution technique qui était osée à l’époque et passablement reprise par Super Aguri par la suite. La première Stewart était une Arrows de 1995/1996 dans le design, mais avec un programme d’évolution inspirée de la Williams FW18 de l’année précédente. Nous étions en 1997. L’année suivante, Jenkins fait évoluer sa voiture en s’inspirant de la FW19 championne du monde avec Jacques Villeneuve (comme de nombreux teams à l’époque) et commença à y rajouter des touches personnelles (suspension arrière multibras et boîte de vitesses carbone). Puis 1999, la SF03 est une révolution. Moteur Ford compacte, voiture au design rappelant la McLaren MP4-13 championne du monde 1998. Cette voiture est un mélange et une base technique nouvelle. Elle remportera une course lors de l’épique GP d’Europe 1999, avec Johnny Herbert à son volant.

La doctrine Super Aguri relève une véritable analyse : L’équipe débute en 2006 avec la SA05 qui est en réalité une Arrows A23 de 2002. L’équipe nippone a profondément modifiée la monoplace en cours de saison pour proposer la SA06 lors de la deuxième moitié de la saison. Une voiture intéressante car elle s’inspirait du développement de la Renault R25 de 2005. Pour 2007, Honda a vendu son châssis 2006 à sa petite équipe qui a fait un bon en avant spectaculaire. Permettant à Takuma Sato de marquer des points et surtout de dépasser au GP du Canada 2007, Fernando Alonso dans sa McLaren. Ironiquement Super Aguri a terminé devant Honda au championnat du monde cette année là (comme Toro Rosso l’avait fait en 2008 par rapport à Red Bull Racing). Grâce à une évolution de la monoplace s’inspirant de ce que produisait Renault l’année précédente. Sans faire de vague.

Super Aguri a annoncé son intention de produire sa propre monoplace pour 2009. Pour 2008 c’est une SA07, héritière de la Honda RA107, qui est présentée. Avec quelques nuances. L’équipe de développement de Super Aguri avait fait un travail de conception incroyable et a développé une série de détails que même Ferrari exploitera sur sa F2008. La suite de l’histoire nous la connaissons. Le double diffuseur a été imaginé par l’équipe de développement de Super Aguri et repris par Brawn pour sa BGP001 championne du monde 2009. Mais l’histoire a oubliée malheureusement que la déchéance courant 2008 de Super Aguri va permettre à Toyota de reprendre les plans de la SA08 étudiée depuis plusieurs mois pour en faire la TF109 (elle aussi dotée du double diffuseur et d’un design totalement différent des anciennes productions du constructeur japonais).

Voici la raison principale de la remise en question des châssis clients, en arrière pensée par certain propriétaire d’équipe. Ce type de vente est un point de départ rapide à une équipe qui progressera plus rapidement que l’équipe qui vendra sa technologie. Une redistribution des cartes totales. Super Aguri est l’héritière de la stratégie Stewart/Jenkins de la fin des années 90. Une démarche qui inquiète des constructeurs qui ne souhaite pas subir ce qu’a vécu en 2007 l’équipe Honda avec Super Aguri. Se faire battre par une équipe ayant un budget 5 fois moins important et une technologie vieille d’une saison. Ainsi le principe d’un encadrement est déjà dans l’ère du temps. Sur la base des accords techniques déjà vu entre les top teams et les autres (par exemple McLaren avec Marussia). Reste que la vente des châssis client, si elle permet de redistribuer les cartes en lançant de nouveaux acteurs, permet surtout de mettre en lumière les erreurs des constructeurs. Une mauvaise opération d’image à l’heure ou les sponsors sont rares.

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Note du Mardi – la théorie au centre de la Formule

Le contraste est total entre le discours et les actes en ce début de saison 2014. Jean Todt, Adrian Newey, Paddy Lowe et Pat Symonds ont un discours qui est contradictoire et pose beaucoup de questions sur l’avenir de la discipline.

Le fond du règlement technique 2014 est que la Formule 1 doit redevenir le sommet du sport automobile en axant sa démarche sur la technologie, afin de permettre une transmission dans la voiture de « monsieur tout le monde« . La réalité est que le discours était le même il y a une décennie. Une théorie qui n’a jamais tenue. Flavio Briatore disait en 2006 : « Pour moi cela a toujours été une grande erreur de suggérer que la F1 puisse aider les constructeurs en terme de développement technique. Si on y pense bien, c’est ridicule. (…) La F1 est une question d’image pour les constructeurs, pas de développement pour leurs voitures de route. » Avec le recul, l’italien avait raison.

Surtout que l’argument de la pertinence technique pour la production de série est repris en conférence de presse par Pat Symonds : « Si nous étions restés dans l’ancienne forme de notre sport nous aurions couru le risque que la F1 n’était plus pertinente par rapport à la production de série, et sur les sujets d’économies d’énergie qu’il était irresponsable d’ignorer. » L’ingénieur anglais précise sa pensée par une nouvelle théorie : l’approche de la F1 auparavant était d’aller le plus vite possible à chaque tour, désormais c’est rechercher le rendement maximum à chaque tour.

Paddy Lowe, haut dirigeant de McLaren, estime qu’avec ce changement de motorisation, la discipline relance l’intérêt technologique et entre dans son temps.

Enfin il y a Adrian Newey. Démontrant que les doctrines et les théories sont nombreuses en Formule 1.  L’ingénieur Red Bull estime que les voitures électriques ne sont pas écologiques et que c’est un mensonge politique. Précisant que le modèle hybride a toujours été une technologie coûteuse et qu’il y avait d’autres explorations à entreprendre, surtout au niveau du poids et de l’aérodynamique.

Aujourd’hui les voitures de séries ont plus de technologies que les Formule 1. Entre l’ESP, l’ABS, l’anti patinage, les différents systèmes de contrôles de sécurité, airbag…La Formule 1 a suivie la voie de l’optimisation aérodynamique pendant une décennie au détriment de l’aspect mécanique.  Elle a explorée il y a 20 ans des technologies nouvelles (suspension active, nouveau contrôle de traction – devenu l’ESP depuis-, aérodynamique novatrice à cause des suspensions actives). Mais depuis cette époque la discipline a désormais pris du retard sur la production mondiale. La miniaturisation, le poids et l’aérodynamisme ont été son paradigme depuis lors. Ce n’est pas une question de motorisation mais d’aspect globale. Les théories sont dépassées et doivent être changés par de nouvelles construisant une discipline nouvelle. Ce changement de motorisation ne représente pas l’avenir de la discipline, mais doit être le prétexte pour construire l’après.

Depuis 2009 et la crise économique l’écologie est perçu comme un investissement d’avenir coûteux et est une idéologie en perte de vitesse qui préoccupe moins. Ainsi, la F1 n’est plus dans son temps. Elle était en avance sur la volonté de maîtriser ses coûts (avant le Football et son fair-play financier), mais son élan écologique la met en décalage par rapport au monde. En retard même.

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