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La brève histoire de Benetton et Ford en 1998

alexander_wurz__australia_1998Depuis maintenant 16 ans, Renault est présent directement ou indirectement dans les murs de l’usine d’Enstone. Un épisode a faillit tout faire basculer pourtant. Symbole d’une lutte interne et d’influences. Retour en arrière. En 1998. La brève histoire de Benetton et Ford.

Septembre 1997, Flavio Briatore quitte ses fonctions et David Richards le remplace quelques jours plus tard. L’anglais, propriétaire de la société d’ingénierie Prodrive arrive seul aux commandes d’un navire à la dérive sportif et politique. Mis en vente pendant quelques mois, Benetton Formula ne trouva pas preneur, forçant alors la famille Benetton à trouver une solution radicale. La mission de Richards est de faire un audit et d’ensuite débuter les démarches aboutissants à un nouvel avenir.

Dès son arrivée, l’anglais découvre que Benetton Formula que le sponsoring principal de Mild Seven expire fin 1998, mais le plus important était qu’il n’y avait pas de moteur !

Dans le tourbillon du coup d’état chez Benetton, Flavio Briatore avait principalement utilisé la Scuderia Minardi comme base arrière politique. L’italien avait acheté une option du moteur Mecachrome pour l’usine de Fazena en 1998 (avec l’espoir de vendre l’équipe italienne à British American Tobacco) et revend son option à Benetton qui hérite ainsi du moteur Mecachrome (ex Renault RS9).

David Richards perturbé par les premières semaines de sa présidence, tarde à réaliser son audit et la famille Benetton s’impatiente. L’équipe signe au dernier moment un contrat de fourniture pneumatique avec Bridgestone et Richards pointe du doigt le problème : il faut un moteur provenant d’un constructeur.

Dès le Grand Prix de San Marin 1998, David Richards dîne avec Martin Whitacker,  directeur de Ford Motorsport. L’anglais glisse à son interlocuteur que Benetton n’a qu’un contrat pour 1998  et 1999, sans exclusivité, avec Mecachrome et qu’il souhaite un vrai partenariat moteur avec un grand constructeur. Whitacker prend note. La situation de Ford est opaque. Son implication dans l’équipe Stewart a été augmentée, mais les résultats tardent. Richards souhaite un moteur pour l’an 2000, voir 1999 si possible. L’idée sur le fond n’est pas rejetée par Ford. Toutefois la rumeur d’une vente de Cosworth à Audi s’annonce dans la presse. En coulisse, Mecachrome discute avec BAR et Sauber.

Juste avant la course de Monaco, Renault annonce que Flavio Briatore allait s’occuper de la vente des moteurs Mecachrome (via Supertec), Giancarlo Fisichella (pilote managé par Briatore) termine sur le podium de la course. En coulisse, David Richards est ravit. Il a signé les accords Concorde jusqu’en 2008 assurant l’avenir de l’équipe Benetton et les performances des B198 permettent de penser qu’il peut conclure un accord avec Ford.

En Juin, tout s’accélère.  Richards pense fermement qu’il faut que Benetton change de moteur. Estimant que Renault ne reviendra pas en 2000 ou 2001, parce que la marque française a signé un contrat de 5 ans avec Flavio Briatore. Par contre, la rumeur de vente de Cosworth l’ennuie. La société Vickers, véritable propriétaire du manufacturier moteur, souhaite vendre. Richards  demande à Martin Whitaker plus d’informations, concernant l’implication de Ford en Formule 1. Un délai est demandé. Dans la presse, Honda Motor Compagny annonce son retour pour 1999 avec un accord avec la marque de tabac Mild Seven (Japan Tobacco) aurait été signé. Le financement de Benetton Formula pour le futur est menacé. Fin juin, BAR annonce un contrat de deux saisons avec Mecachrome-Supertec.

Au début du mois de Juillet, les rumeurs de l’avenir sur Ford s’enflamment. Le constructeur américain souhaite s’impliquer plus en Formule 1. Un projet de rachat de la famille Benetton de 50% de Cosworth Racing avec Ford, en échange d’un partage de Benetton Formula se dessine. Ce n’est qu’une rumeur. En marge du Grand Prix de France, Mecachrome annonce un nouveau moteur pour 1999 et 2000 et une nouvelle génération pour 2001. Quelques jours plus tard, Flavio Briatore s’entretien avec Tom Walkinshaw concernant la rumeur que TWR souhaite racheter l’activité F1 de Cosworth. L’écossais dément, précisant qu’il souhaite toutefois changer de moteur pour 1999 et demande des informations sur le futur moteur Supertec.

Vendredi 10 Juillet 1998, David Richards arrive chez Mecachrome dans le paddock de Silverstone. Une heure plus tard, l’annonce tombe : Benetton disposera d’un moteur Supertec-Mecachrome pour 1999 et 2000. 5 jours plus tard, Ford reprenait l’activité moteur F1 et électronique Pi Research. Un mois plus tard, la division d’ingénierie Cosworth est cédée à VW/Audi.  L’histoire n’est pas terminée pour autant. L’idée en 2000 de fournir Stewart et Benetton séduit fortement Ford. Les discussions avec David Richards sont toujours actives. Mais l’homme est isolé. En substance, Benetton souhaite une fourniture moteur pour 2000, tandis que Ford souhaite une participation dans l’équipe italienne.

Jouant à quitte ou double, Richard indique à la famille Benetton qu’il partira de l’usine d’Enstone dans le cas ou un accord avec Ford n’est pas conclu. Quelques jours plus tard David Richards quitte Benetton Formula à peine une saison après avoir remplacé Flavio Briatore. Il est remplacé par Rocco Benetton.

En Décembre, Ford Motor Compagny annonce avoir prolongé l’aventure Stewart GP jusqu’en 2001. Juste avant, par l’entremise de Flavio Briatore, le manufacturier tabac japonais, Mild Seven prolonge jusqu’en 2000 contre 35 millions de dollars par année, son sponsoring avec Benetton Formula. Déjà en coulisse, l’ombre de Briatore et Renault se profile…

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Williams F1 et son plan à l’horizon 2018

Williams FW38

Claire Williams n’est pas réellement supportrice de la prime qu’accorde la FOM à Ferrari. Les médias annoncent que la Scuderia touche une énorme somme, mais Williams touche aussi une prime, mais plus modeste. Toutefois ce qui cristallise la réaction de Williams est le fait de ne pas atteindre les objectifs fixés en 2014.

Dans le détail Williams touche de la FOM un total de plus de 100 millions par année :

  • 40,5 millions (comme toutes les équipes)
  • 53 millions pour terminer 3ème du championnat du monde des constructeurs
  • 30 millions de dollars de bonus pour avoir signé les accords Concorde 2013-2020.

Soit un total pour la saison 2016 de 125.5 millions (selon le BusinessBookGP2016 – Sortie le 25 Avril).

Dans le même temps, Ferrari touche un total de plus de 200 millions (car n’oublions pas sa prime de 90 millions garantie pour percevoir un pourcentage du chiffre d’affaires de la Formule 1).

Courant 2014, alors que Claire Williams a présentée à son conseil d’administration son projet 2016/2017/2018, l’ambition clairement affichée était d’obtenir un budget de 250 millions d’euros et d’être en mesure de remporter le titre mondial des constructeurs.

Pour cela, la puissance commerciale de l’équipe de Grove doit s’améliorer. Le plan annonçant que 50% du budget devant provenir de sponsors, soit 125 millions d’euros chaque année. Pour l’instant, l’équipe anglaise peine à obtenir le concours d’un important sponsor (comme pour la majorité des équipes F1 d’ailleurs), ce qui ralenti sa croissance et ainsi retarde son plan de conquête.

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La brève histoire de la fusion entre Sauber et Marussia

Sauber C34 Sao Paolo 2014Alors que Sauber F1 Team a du retard sur les salaires du mois de Mars 2016 et que l’équipe dirigeante est actuellement en négociation active avec des partenaires, en fin de saison 2013, une tentative de fusion entre Marussia et Sauber a été proche d’une conclusion.

Courant 2013, Marussia Cars est en difficulté et cherche à faire évoluer son investissement en Formule 1. Ses machines sont toujours au fond du classement et financièrement l’équipe est trop dépendante de la prime de 10 millions accordé par la FOM et des Roubles de son propriétaire. De son côté Sauber a survécu à une saison 2013 très difficile. N’ayant pas payé Nico Hulkenberg intégralement et n’arrivant pas à conclure son projet de partenariat avec des institutions russes, l’usine d’Hinwill se retrouve dans l’impasse la veille d’une saison 2014 qui aura un impact important sur ses finances.

En coulisse les négociations sont actives alors que la course d’Abu Dhabi débutait. Andrei Tscheglakow accepte les conditions de Sauber. L’équipe Marussia sera une base arrière pour bénéficier des transports FOM, plus facile pour l’équipe russe. Techniquement, l’équipe technique de Marussia développée par Pat Symonds depuis 2011 et repris en main par Bob Bell durant quelques mois, avait dessiné une jolie monopace qui devait être reprise par Sauber pour amélioration en soufflerie, tandis que l’équipe Suisse pouvait développer la monoplace 2015.

Pour les pilotes, Jules Bianchi aurait été pilote numéro 1, tandis que Pastor Maldonado avait été approché (avant de signer son option avec Lotus F1 Team). Nico Hulkenberg ayant signé avec Force India, tandis que l’influence russe compromettait la disponibilité d’Esteban Gutierrez. Restait Adrian Sutil.

Côté financier, Tscheglakow avait promis à Peter Sauber de débloquer la situation envers les partenaires russes. Mais accepta néanmoins un investissement de 40 millions d’euros pendant 4 ans dans le budget Sauber. L’équipe se serait allez nommée Marussia Sauber F1 Team. Durant l’hiver, Bernie Ecclestone est informé de la situation et approuve l’entente entre les deux équipes.

Finalement, Marussia était en réalité en difficulté financière. Débutant son déclin. Une structure nommée Marussia Communication a été crée pour abriter l’équipe F1 et l’ensemble a surtout vécue sur les droits TV FOM en 2014, avant une cessation de paiement après le GP de Russie et une reprise durant l’hiver. Pour Sauber, la saison 2014 a été catastrophique financièrement et sportivement. Aucun point inscrit et des promesses économiques qui n’ont jamais vu le jour (investissement massif de Telmex, accord avec Audi, la promesse d’Adrian Sutil d’obtenir 40 millions de sponsoring et le premier versement de Van der Garde pour son volant 2014), provoquant des procès et la situation de l’équipe aujourd’hui.

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RoboRace offre aux fans le premier championnat autonome

RoboRAce

En 2002, la télémétrie à distance en Formule 1 avait atteint un niveau si important que l’équipe McLaren avait indiqué l’ambition de faire rouler une monoplace sans pilote. Ils ne l’ont jamais fait, mais l’idée d’un championnat « drone » devient désormais réalité. Les organisateurs de la Formule E ont annoncé que le premier championnat autonome aura lieu en 2016. Le championnat RoboRace sera le premier championnat électronique dans le monde et débutera sa première phase de développement en marge des courses de Formule E à travers le monde.

Une vingtaine de machine, piloté par une dizaine d’équipe piloteront des voitures qui seront en mesure d’atteindre des vitesses allant jusqu’à 100mH et qui  seront certainement d’excellentes nouvelles pour les fans de sports mécaniques. Les courses devraient avoir lieu avant chaque course de Formule E et pouvant durer jusqu’à une heure, les craintes de sécurité ont été apaisées par le fait que les accidents potentiels auront lieu dans les circuits existants, et que les voitures peuvent être arrêtées à distance à tout moment.

Un investissement de 500 millions $ de Kinetic a contribué à assurer le développement d’un tel concept.  Les fondateurs pensent que les futures courses offriront une excellente alternative à la Formule 1, qui est devenu largement prévisible au cours des dernières années. Dans une autre démonstration des avancées technologiques, la première course de voitures autonomes nous offrira peut-être un aperçu sur l’avenir du sport mécanique. Avec des courses prévues dans les rues de Buenos Aires et Pékin pour la saison 2016, le concept a déjà capturé l’imagination de beaucoup de gens médiatiquement parlant. Cependant, il reste encore à voir si le championnat offrira une véritable concurrence comparable à celle de la Formule 1 et la formule E. La question sera en suspend jusqu’au premier course RoboRace.

La Formule 1 restant le sommet du sport automobile et malgré sa perte de vitesse, son engouement  sur le marché des paris sportifs en 2016  démontre selon Betway que Lewis Hamilton sera le grand favori de la saison F1. Plus tard une introduction de la Formule E et RoboRace seront la démonstration d’un intérêt pour les disciplines. A l’heure ou le Football domine ce secteur devenu non négligeable pour les fans, cette évolution sera à observer.

L’intérêt de la RoboRace est qu’il changera la vision de la course, car le pilote ne sera plus incarné derrière un volant et la frontière avec l’E-Sport est proche. Nous sommes ici sur de l’intelligence artificielle, qui va progresser de manière exponentiel avec ce championnat, une technologie que la Silicon Valley développe pour nos vies futurs et qui aura une place intéressante dans le monde du sport. Assurément.

Un premier pas vers une nouvelle communauté de fan, ouverte aux technologies. Personnellement j’ai été attiré par la technologie de la F1 dans les années 90 et ensuite un pilote m’a attiré. Les plus jeunes ont découvert les exploits de Michael Schumacher, Fernando Alonso, Kimi Raikkonen, Lewis Hamilton et Sébastian Vettel comme pilote. La technologie était devenue un domaine de détails et compris que pas des ingénieurs de formation, dont l’objectif a perdu son essence premier. Les amateurs du futur seront différent, ils sont déjà ultra connecté, écoutant de la musique, regardant la télévision en streaming ou replay, regardant les cotes sur la F1, MotoGP, Speedway et World Superbikes sur Betway pour conseil et choisir la course qui serait susceptible d’être intéressante à regarder en direct. Une consommation nouvelle.

Dans un proche avenir, d’autres annonces autour des technologies spécifiques qui seront utilisées sur le championnat RoboRace, ainsi que des équipes qui prendront part seront faites. A suivre, tant l’engouement pour cette futur discipline est visible auprès des fans de sport mécanique et même (et surtout) ceux qui ne s’y intéressait pas jusqu’à présent.

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Haas vise un sponsor énergique ?

Haas F1 Team Les bons résultats de l’équipe HAAS F1 Team lors des courses australiennes et de Bahrein ne lui permettront pas d’obtenir de l’argent de la FOM, mais devrait permettre de séduire un sponsor important. Les prochaines courses de Romain Grosjean et Esteban Gutierrez seront déterminantes.

Une 6ème et une 5ème place grâce à Romain Grosjean. Dors est déjà la saison Haas F1 Team est sauvée, toutefois cela ne lui permettra pas d’obtenir de l’argent de la FOM. En effet, les Accords Concorde indiquent au moins trois années d’ancienneté pour toucher l’intégralité de la somme, soit tout de même environ 50 à 55 millions d’euros par année. Ce qui explique pourquoi l’investissement de Haas Automotive est important pour les trois saisons avenirs.

En attendant, il manque environ une dizaine de millions d’euros pour équilibrer le budget 2016 et le marketing doit se mettre à l’œuvre pour trouver un partenaire dans les prochaines semaines en misant sur les résultats de l’équipe en début de saisons et de ses bonnes retombées médiatiques.

Une boisson énergisante américaine a été approchée en Février. Logiquement le nom de Monster (sponsor de son équipe en NASCAR), mais l’équipe est présente depuis 2010 aux côtés de Mercedes AMG F1. Mais surtout la boisson 5-Hour Energy, dont le créateur a annoncé en fin d’année 2015 qu’il allait redistribuer 99% de sa fortune (4 milliards de dollars) à des programmes de charités axés sur la technologie.  5-Hour Energy est déjà sponsor en NASCAR dans l’équipe H Scott et pourrait bien venir en Formule 1 pour augmenter sa visibilité et son message à travers le monde.

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Les paradis fiscaux et la F1 (et le sport)

Le scandale « Panama Paper » a relevé que le contrat de Nico Rosberg avec Mercedes AMG F1 a été conclu avec une entreprise nommée Ambitious Group Limited, domiciliée aux Iles Vierges Britannique, elle-même détendue par deux autres sociétés dont le siège est aux îles Jersey et administrée par le cabinet d’avocat à la base du scandale : Mossack Fonseca.

Les documents n’indiquent toutefois pas que l’argent ait transité par cette société. Les deux parties se fermant derrière l’argument de l’affaire privée.  Quoi qu’il en soit la pratique est courante en Formule 1 et il ne faut pas s’en étonner.

Dès les années 70, Team Lotus passait par une société aux îles Jersey pour les contrats de ses pilotes. Le père de Lewis Hamilton dispose d’une société dans les îles Vierge ou il touchait diverses commissions et contrats. Plus loin de nous, Renault F1 Team passait par une obscure société, nommée FFBB Ltd, elle aussi basée sur les accueillantes îles Vierges britannique pour rémunérer ses pit-girls et hospitalité de son motor home entre autre. Sans que cela soit répressible à l’époque. Même le contrat de Fernando Alonso est passé par cette société FFBB pour être transférer ensuite à Renault F1 quelques heures plus tard.

La pratique d’une société intermédiaire pour négocier un contrat est assez courante dans le milieu sportif. Le pilote est une entité personnelle et il substitue le plus souvent ses droits à une entité morale (entreprise donc), pour gérer ses affaires. Ainsi, Ambitious Group Limited a très bien pu encaisser seulement une commission sur le contrat de Nico Rosberg et non l’intégralité du salaire du pilote allemand. Là encore, la pratique est commune dans le milieu du sport (surtout dans le milieu du Football par exemple ou les exemples sont nombreux).

Notons que Bernie Ecclestone, avait transférer quasi l’intégralité de ses droits à son ex femmes et ses deux filles via la société Bambino Trust (basée à Jersey) à la fin des années 90, afin de ne pas payer les impôts britanniques. Sa femme d’origine slovène pouvant elle s’y soustraire, malgré sa fortune. Il ne dispose aujourd’hui que de 5% de Delta Topco.

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Sauber et Alfa Romeo

sauber-alfa-romeoA Bahreïn, Monisha Kalterborn avait le visage sombre. Sauber, en difficulté financière depuis le début de l’année n’a pas les moyens de voyager pour le Grand Prix de Chine. Déjà les salaires de Février ont été payés par Tetra Pack (sponsor personnel de Marcus Ericsson) et avec impatience, le premier versement (environ 27 millions d’euros) de la FOM arrivera dans quelques jours. Mais d’ici là, la rumeur Alfa Romeo revient.

Un détail qui n’a pas échappé aux observateurs. Au cours du week-end à Bahreïn, Monisha Kaltenborn a disparu du paddock. Officiellement, pour des raisons personnelles. En coulisse les discussions avec plusieurs sponsors potentiels, mais avec le temps le crédit de ces bruits est épuisé.

Côté pilote, Felipe Nasr et Marcus Ericsson ayant payés lors du dernier semestre 2015 leur volant 2016 (environ 20 millions d’euros au total), le reste de l’argent ne sera disponible qu’en Avril/Mai 2016.

Ainsi, la rumeur d’un accord avec Ferrari c’est jour depuis 24h. Sauber, contrairement à Toro Rosso, dispose du moteur 2016 de l’équipe Maranello (dans une version différente en s’inspirant de la politique de Mercedes-Benz avec Williams), un moteur dont le solde du coût (environ 12 ou 15 millions d’euros) pourrait se transformer en espace publicitaire pour Alfa Roméo. Ce qui serait une économie non négligeable pour l’équipe Suisse, qui pourra ainsi investir dans le projet 2017.

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Note du Mardi – L’évolution de la Formule E

Note du mardiLa Formule E progresse comme une alternative à la Formule 1 en ayant fiat le choix d’un placement de produits qui a été longtemps le marketing principal de la discipline reine, avant que cette dernière ne l’abandonne au profit d’une évolution différente.

Durant la première ère des constructeurs entre 2000 et 2009, le marketing mettait en avant l’aspect technologique de la Formule 1 en communiquant sur les biens faits de la discipline sur la voiture de monsieur tout le monde. Un placement de produit relevant du justificatif pour un Conseil d’Administration plutôt qu’une réelle volonté de transfert technologique sur une voiture de série.  Au fil du temps la Formule 1 est devenue une plate-forme marketing d’exposition de marque, plutôt qu’une plate-forme technologique.

Un héritage marketing

L’autre aspect est ce qu’avait esquissé entre 2007 et 2008, Honda avec l’homme du marketing, Simon Fuller : le fameux projet EarthDream. Un programme uniquement marketing et destinée à faire connaitre la technologie hybride Honda et rattraper le retard du constructeur japonais sur Toyota auprès du grand public. Une opération réussie.

Sur la base de ces deux évolutions, la Formule E est née en 2014 avec la ferme intention de combler un déficit et s’installer durablement dans le paysage de la course automobile. Son promoteur, Alejandro Agag (un proche de Flavio Briatore) a placé la Formule E sur deux placements : Le premier consistant à démontrer un certain niveau technologique et le second est d’améliorer l’image de la voiture électrique.

En cela, la Formule E mixe le marketing initial des constructeurs automobiles en Formule 1 et le programme marketing de Honda.  Les courses permettent d’admettre que les voitures électriques lâchant 80 décibels peuvent être intéressantes, sur des circuits qui n’existaient pas auparavant et souvent en centre des grandes mégapoles du monde.  Après une première saison monotype, la technologie est désormais ouverte et permet d’attirer des constructeurs comme Jaguar, DS, Venturi pour faire la démonstration d’un nouveau savoir faire et capitaliser sur l’après. Un investissement nettement moins coûteux qu’en Formule 1, mais à l’impact médiatique encore faible.

Le projet RobotRace est aussi une nouveauté intéressante et permettra de mélanger deux mondes : celui du virtuel et le réel.

La médiatisation au centre de l’avenir

Ce prochain point sera à développer pour la Formule E. La médiatisation de son sport doit devenir visible de tous et donc accessible à la télévision gratuite. En France, Canal + diffuse les courses dans l’anonymat. Tandis que le propriétaire d’Eurosport, Discovery Communications est l’un des principaux actionnaires de la Formule 1 et pourrait réviser sa politique de droits sportifs dans le futur. Après tout, elle a bien loué ses droits du Biathlon à la chaîne Equipe 21 avec un certain succès.

La médiatisation de la Formule E lui permettra d’attirer des sponsors, plus de constructeurs et des pilotes d’un plus haut calibre qu’aujourd’hui. Il serait même pertinent qu’un Fernando Alonso ou un Lewis Hamilton de la Formule E apparaisse dans les prochaines années, jouant sa carrière uniquement dans cette discipline et faisant profiter de son aura pour faire la promotion de son sport.

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Orage à Enstone ?

A peine deux Grand Prix et déjà des changements à prévoir du côté de Renault Sport F1. Les performances des monoplaces sont en deçà des prévisions et l’avenir des deux pilotes sont à l’ordre du jour.

Qualifié 14ème (devant son équipier Kevin Magnussen) lors de la course australienne, le jeune britannique a terminé la course de sa carrière à la 11ème place, devant son équipier danois. Il n’en fallait pas plus pour que dans le paddock de Bahreïn, la rumeur sur  un remplacement de Magnussen se profile à l’horizon. Et ce n’est pas les 19ème et 20ème place du duo en qualification, puis l’abandon de Palmer anonymement durant le tour de formation et la 11ème place à 1 tour du leader Nico Rosberg, lors de la course de Bahreïn qui arrangera la situation.

La logique voudrait que le jeune Palmer soit le plus menacé, payant son volant (garantie jusqu’à la mi-saison, avant renégociation), mais les deux pilotes sont dans le même viseur.

La pression est grande sur Renault Sport F1, qui communique sur l’aspect « transition » de sa saison 2016. L’objectif à Enstone est d’améliorer la voiture d’ici la fin de saison pour permettre à la voiture jaune d’être plus visible. Côté pilote, le nom de Sébastian Buemi a été annoncé comme remplaçant d’un des deux pilotes titulaires.

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GP Bahrain 2016 – Paddock Confidences

Renault RS16 Bahrein GP 2016Viva Las Vegas
Pour mettre la pression sur Monza, Bernie Ecclestone a obtenu un préaccord avec la ville de Las Vegas pour l’organisation d’un Grand Prix. Le circuit serait le même que celui utilisé pour la Formule E. Mais une course F1 n’est pas encore à l’ordre du jour…

Austin sous pression
En perte de vitesse, le Grand Prix d’Amérique a terminé en déficit et les pouvoirs publiques de l’Etat du Texas souhaitent déjà arrêter les frais. Il est indiqué que si l’édition 2016 n’est pas du niveau de 2013 et 2014, le contrat sera rompu avec la FOM. Ainsi l’alternative Las Vegas pourrait être intéressante pour un futur GP des USA.

Williams vise Ferrari
L’équipe de Grove a clairement un objectif : devenir la seconde force du plateau et rivaliser avec la Scuderia Ferrari. Elle active fortement son programme de développement en ce sens. En perspective ? une prolongation du partenariat avec Mercedes-Benz jusqu’en 2020.

Santander et Ferrari
Après avoir fait du sponsoring classique au début de leur histoire, la banque ibérique et l’équipe de Maranello avait fait évoluer leur partenariat vers une plate-forme d’affaires. Désormais Banco Santander transforme son investissement en média via Formulasantander qui est un outil de communication destinée à présenter sous la forme de vidéo, des témoignages de personnes qui ont améliorer leur vie en utilisant la technologie F1.

Like Jagger
Bernie Ecclestone au micro de la BBC : « Nous ne fournissons actuellement pas un très bon spectacle.  Si une famille avec des enfants paie pour voir la Formule 1. Ils seront trompés. Imaginez que vous aviez acheté des billets pour le concert des Rolling Stones, mais Mick Jagger ne peut pas chanter…. Étant donné que les gens ne sont pas heureux, ils se plaignent parce que ce qui n’en on pas pour leur argent. »

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