Hier, la Scuderia Ferrai a présenté son projet de V6 1800 cm3 Bi-turbo lors d’une réunion commune entre la FIA et la FOTA. L’objectif de l’équipe italienne est de convaincre les autres motoristes du bien fait de ce projet, qui repousse l’introduction du moteur à 2015.
Le Week-end du Grand Prix d’Espagne aura été décisif pour la stratégie de la Scuderia. Jean Todt concédera une voir deux année d’équivalence technique entre son projet de moteur 2013 et le V8 actuel. Une marge de manœuvre idéale pour les hommes de Maranello et son président Luca di Montezemolo. En ce sens, une certaine unité dans ce domaine commence à se présenté. Le président de la FOTA, Martin Whirtmach, avait même indiqué la semaine dernière qu’il était trop tôt pour investir dans un moteur aussi coûteux que le projet de Jean Todt (voir ici).
Car, c’est effectivement une notion de coûts qui est le centre de la discorde. Au départ évalué à 100 millions d’euros, l’étude de ce futur moteur a déjà été augmentée de 50%. Même Cosworth, qui avait indiqué un chiffre de 30 millions d’euros de frais de conception/d’étude/Développement a passé ce chiffre à près de 75 millions d’euros. Beaucoup trop.
Cette notion de coût et un retour en arrière
C’est en cela que le projet Ferrari est intéressant. Car il relance deux aspects simples : la notion de coûts et surtout une cassure dans la doctrine de la FIA sur le domaine des moteurs F1 depuis 10 ans.
La notion de coûts est importante pour tous les motoristes. Après avoir été d’accord de force sur le principe du 4cyl. Le V6 proposé par Maranello est un dérivé du V8 d’aujourd’hui. Comme le moteur actuel est un dérivé des V10 de 2005 (pour simplifier). A l’époque le bloc V8 avait coûté environ 20 millions d’euros. Ce chiffre semble revenir pour le projet Maranello. Beaucoup plus accessible pour tout le monde.
Mais, l’autre aspect reste la cylindrée. Car le projet de moteur 2013 est un dérivée d’une idée de Max Mosley d’un moteur universelle capable d’être utilisé en F3, F2, F1, WRC et WTCC. Le principe du 4cyl ayant été choisie pour c’est aspect précis de l’uniformité, avec le secret espoir de voir plus de constructeur passé d’une discipline à l’autre. Le projet Maranello est un V6, donc cassant l’idée de base.
C’est alors que le vieux principe d’une réglementation de cylindrée (et non de cylindre) comme par le passé revient en mémoire et pourrait être l’avenir. En effet, nous pouvons penser qu’Illmor puisse adapter son 3cyl de MotoGP de 800cm3 pour en faire un moteur de F1 à l’avenir (pourquoi pas) et qu’un constructeur présent en WTCC avec un 4cyl puisse se lancer malgré tout en F1 (voir BMW dans les années 80). Revenir à une réglementation plus souple et non rigide sur les moteurs serait aussi un point de relance d’intérêt…