Archives du tag : Sponsoring

Qui et comment soutenir Bourdais ?

Il suffit d’un rien pour enclencher une dynamique. Y croire dans un premier temps et d’obtenir un soutient officiel d’une autre part. Ce type de soutient que doit disposer Sébastien Bourdais pour rester en Formule 1 en 2009.

Toro Rosso ne demande rien à Sato et Bourdais mais influence une tendance qui peut être traduite par : celui qui me fournira de l’argent pour avoir ce volant 2009, sera celui qui a le plus envie et dévoilera son état d’esprit envers l’équipe. Désolé pour les fans du pilote tricolore (dont je suis d’ailleurs), mais STR applique un vieux principe de management. Déloyale car ne récompensant pas le mérite et le talent, mais c’est leur choix.

Takuma Sato n’a pas tardé à réagir, pensant pouvoir trouver un sponsor s’il le faut. Alors que la Japon est entré en récession la semaine dernière, hormis une dédit de Honda (car Sato est toujours sous contrat Honda jusqu’en 2009), imaginé une entreprise nippone investir pour une année autour du nom Sato, malgré ce qu’il représente, est difficile.

Pour le Cas Bourdais, c’est pire. Lisant les déclarations de Nicolas Todt (qui doit gérer les plaintes d’un Massa encore sous le choque malgré ses dires), on ne sent pas l’envie. Juste une plainte. Cela sent donc le sapin, et mettra en doute les capacités d’agent du fils de Jean Todt à l’avenir.

Deux pistes de soutiens

Alors qui pour soutenir Bourdais ? Plusieurs pistes existent, comme je l’ai annoncé il suffit d’une dynamique, d’un déclic pour que tout s’enchaine.

Première piste, Le mécénat. Je ne fais pas d’appel aux dons auprès de chacun de vous, mais je pense plus à certains milliardaires de notre pays. Arnaud Lagardère d’une part, et surtout François Pinault, du groupe PPR, qui a versé 1 millions d’euros à Laure Manaudou, par pur mécénat durant deux ans. Cette même sommes permettrait de crée une dynamique auprès de sponsors jusque là frileux.

Deuxième piste, le sponsoring. Le classique, parmi les classiques, mais les temps changes. Les marques ne souhaitent plus associer leurs noms à un pilote uniquement sur un échange de sticker. Elle souhaite un investissement plus important au tour de valeur. Evian par exemple, qui a une image positive, sportive et élégante. Positif pour la marque car Bourdais est un pilote de F1, sportifs avec une bonne image. Pourquoi aussi pensé à Yves Saint Laurent ou Puma (propriété du groupe PPR), pour des costumes haut de gamme ou des chaussures de sports. Orange aussi qui s’offre à moindre coût la Formule 1, quelle lorgnera de toute manière pour ses mobiles TV. Parlons aussi de Red Bul France, qui pourrait soutenir le pilote, comme d’autre filiale ont soutenues Doornbos, Karthikeyan etc…

Bourdais a une image de bon père de famille, intelligent, honnête, avec des valeurs recherchées dans notre monde. Evoluant dans une discipline haut de gamme, à la pointe de la recherche et développement, incarnant une idée du risque, du glamour, du courage. Dans une machine propulsée par Ferrari, le symbole du luxe sportif automobile. Investir dans Sébastien Bourdais, c’est investir dans un sport qui change, et évolue dans le bon sens de l’effort écologique avec le programme KERS (récupération d’énergie).

Le sponsoring sur pilote permet de profité d’une audience éduquer, à même de doper une campagne de promotion classique, et ce pour un investissement raisonnable.

Publié dans Media, View | Tagué , | Commentaires fermés sur Qui et comment soutenir Bourdais ?

Ferrari, une meta-marque

Lorsque l’ont parle de Formule 1, une marque sort immédiatement du lot : Ferrari. Au-delà du mythe, le constructeur italien est la F1. Au point que beaucoup se demande si la Scuderia, se retirant de la compétition, le château de carte s’effondrera. Peut être, mais une chose est sûre, Ferrari est ce que l’on appelle une Meta-Marque.

Une méta-maque est une marque qui incarne et auquelle d’autre marque souhaite s’associé. La marque de toutes les marques pour simplifier l’exposé. Ferrari représente cela.

Pourtant cela n’a pas toujours été le cas, longtemps Lotus avait l’étoile qui brillait plus que l’italienne. L’évolution de l’image d’une marque est flagrante, et passe par trois facteurs. Ferrari ne déroge pas à la rêgle :

1. L’héroïsme, lorsque la marque s’impose par sa différence

2. La sagesse, elle obtient confiance du public

3. Le mythe, le stade ultime de la légitimité, elle s’impose logiquement.

La phase d’héroïsme de Ferrari débuta en 1950 et se prolongera jusqu’en 1975, du fait que l’équipe construisait son moteur et son châssis depuis tout temps et qu’elle n’a que très peu remporter de titre (5 titres pilotes et deux titres constructeurs seulement). La sagesse durera de 1975 à 1983, car les titres cumulés par Lauda et le fait que certains pilotes en pointe du moment voulaient ou ont pilotés pour Ferrari ont aidé à justifier la stratégie de toujours : faire construire ses voitures à 100%. Sauf qu’en 1983, lorsqu’Alain Prost annonça ses démarches avec Ferrari, le mythe débuta, grâce à la télévision. Tout les grands pilotes se devaient de piloté pour la Scuderia : Prost, Mansell, Senna, Schumacher, Hill, Hakkinen etc… tous ont été pilote ou contacté.

Mais au-delà du mythe, Ferrari est donc devenue une méta-marque. Avec l’ère Schumacher aider des titres s’accumulant et records à l’appuis. De Tic-Tac à Alice, en passant par Martini et Vodafone. Tous ont profités de la notoriété de la Scuderia Ferrari pour se faire connaitre encore plus ou relancer leur marque propre. Un cas unique dans le sport. Jamais une marque n’aura incarnée aussi fortement son sport à elle seule.

Note d’ajout : Les deux seules équipes à jouir d’une notoriété aussi forte auprès des annonceurs dans toute l’histoire de la Formule 1ont été Lotus, McLaren et Williams.

Publié dans Business News F1, Marketing | Tagué , , | Commentaires fermés sur Ferrari, une meta-marque

Bruno Senna et 2009

Depuis plusieurs semaines, nous savons que Bruno Senna négocie son entrée en Formule 1 l’année prochaine. L’annonce sera pour la semaine prochaine.

 » Ce n’est pas un secret que je parole avec Honda, Toro Rosso et les autres aussi. Mais rien n’est encore signé. Il est important que les gens le comprennent. «  Indique le jeune homme. Que l’on place volontiers à un poste de pilote titulaire ou d’essais chez Honda (un test est prétendument prévu d’ailleurs ce mois ci) et Toro Rosso.

Toutefois son nom reste magique et les sponsors le suive. Il est entendu que le groupe pétrolier brésilien Petrobras, est très intéresser de placé Senna chez Honda. On parle aussi de la société Embratel. Même si un démenti du pilote laisse planer la rumeur. Autre sponsor soutenant Senna, est Santander et enfin Hublot qui est de plus en plus offensif sur le marché du sponsoring sportif.

Enfin, Bruno Senna, se serait vu offrir 14 millions de dollars pour piloter une Toro Rosso en 2009, a annoncé vendredi Agencia Folha, l’édition sportive du magazine Folha de Sao Paulo.

Publié dans Actualités, Transferts | Tagué , , , , | Commentaires fermés sur Bruno Senna et 2009

BAT augmente ses ventes sans la F1

L’annonce des résultats financiers du groupe BAT (British American Tobacco) pour l’année 2008 dénoncent l’échec de la politique d’interdiction de la publicité de tabac en Formule 1 et dans les sports mécaniques.

Le fabricant de cigarettes britannique British American Tobacco (BAT) a annoncé jeudi un bénéfice net part du groupe en hausse de 9,5% au troisième trimestre à 657 millions de livres (826 millions d’euros), et assure ne pas ressentir pour l’instant l’effet de la crise. Le chiffre d’affaires hors droits est ressorti en hausse de 25,5% à 3,247 milliards de livres (4 milliards d’euros) sur le troisième trimestre.

Mais ce blabla technico-économique n’est pas le plus important. Dans le communiqué du groupe tabac, l’annonce que quatre marques phare du groupe, Kent, Dunhill, Lucky Strike et Pall Mall, ont vu leur volume de vente augmenter au total de 17%, au court de l’année dernière est plus important.

Entre 2000 et 2001, la marque Lucky Strike, selon une étude interne relayée à l’époque par BusinessF1, avait connu une croissance de 13% de ses chiffres de ventes sur certains marchés, grâce à sa présence de F1.

Mais là, plus présente depuis 2006 sur les flancs des BAR, la marque au rond rouge dessinée par Raymond Loewy il y a bientôt 60 ans, augmente toutefois ses ventes. L’argument de la loi, destinée à ne pas favoriser la publicité tabac, qui incite les spectateurs à consommer des cigarettes, en devient caduc. Ses marques n’ont plus le droit de faire de publicité et pourtant elles augmentent leurs ventes depuis 2006. A médité.

PS : je ne fume pas 😉

Publié dans Business News F1 | Tagué , | Commentaires fermés sur BAT augmente ses ventes sans la F1

Williams F1 et le sponsoring

Demain ne meurt jamais, maxime connue de tous les fans de James Bond, qui s’applique de plus en plus à l’équipe Williams F1. Annoncée en quasi faillite, ou gravement en difficulté avec la situation de son sponsor et partenaire financier RBS, Dominic Reilly, directeur commerciale Williams, indique que l’équipe a des solutions.

Contrairement aux équipes Red Bull et Force India, Williams F1 n’est pas tenu par un milliardaire qui appose ses marques sur sa monoplace. Elle doit séduire des annonceurs. Tache peu évidente en ces temps de crise économique ou la vision et la confiance des entrepreneurs du monde entiers est morose.

Récemment Philips et l’équipe anglaise ont conclus un accord qui est le fruit d’une longue coopération datant du début des années 2000. La notoriété de la Formule 1 a fini par convaincre les néerlandais d’investir plus dans l’équipe de Grove.

Une démarche de plus en plus difficile, en effet, car la concurrence est plus importante qu’il y a encore 5 ans.  » Nous évoluons dans un marché très concurrentiel. Nous sommes non seulement en concurrence avec d’autres teams de F1, mais aussi contre les clubs de football et les médias avec leurs offres publicitaires. C’est très dur. «  Précise Reilly.

 » Rarement le premier contact apporte une signature « . Cela a été le cas de Samsung, démarché par Williams courant 2005 et qui, finalement, a signé un accord de sponsoring avec le club de Football de Chelsea.

L’image de marque est très importante pour un sponsor et l’équipe Williams, en joue. A la manière de Ferrari qui se pose comme étant historique et prestigieuse, l’équipe Williams annonce une tradition et une histoire. L’avenir ? Petrobras quittera l’équipe et sera vraisemblablement remplacé par BP ou un autre pétrolier émergeant, le cas Baugur est plus difficile car il concerne une enveloppe de 40 millions d’euros pour 2009, qui ne sera pas honorée. Mais des discussions avec Air Asia, pour une extension de son sponsoring pour une année, à la manière de Emirate en 2006 avec McLaren, est en alternative.

Le cas Lenovo, sera aussi au centre de l’avenir de l’équipe Williams, car avec une enveloppe de 40 millions de dollars annuel, l’équipe ne pourra pas se permettre de laisser partir un sponsor que Renault et BMW Sauber souhaite séduire.

Publié dans Analyses, Business News F1 | Tagué , | Commentaires fermés sur Williams F1 et le sponsoring

ING se rassure et rassure Renault F1

En injectant 10 milliards d’euros dans le groupe bancaire ING pour l’aider à traverser la crise financière, l’Etat néerlandais intervient pour la troisième fois dans une banque et espère redonner confiance aux marchés et aux clients des banques. Dimanche soir, le groupe avait annoncé une perte nette de 500 millions d’euros au troisième trimestre.

Malgré les difficultés sur le marché financier, il est toutefois estimé que le parrainage de Renault n’est pas en danger.

Investissement d’ING chez Renault F1 est de 40 millions d’euros (+ 20 millions d’euros de prime si l’équipe termine dans le top 3 du championnat constructeur). Pour une enveloppe globale de 100 millions d’euros par an, auprès de divers circuits. Mais comme RBS, la durée du contrat avec la marque au losange est de trois années, c’est-à-dire que fin 2009 la banque, si la situation s’aggrave, pourrait prendre du recul ou alors réduire la voilure, mais ira jusqu’au bout de son accord.

Il est toutefois étonnant de constater que des marques comme HP, victime de la bourse en 2005, ait pris du recul dans son sponsoring avec Williams. Alors que les banques ont été plus victime des indices et qu’elle maintiennent leurs accords à terme avec les équipes.

Publié dans Actualités, Business News F1 | Tagué , , , | Commentaires fermés sur ING se rassure et rassure Renault F1

Banco Santander sera t'il sponsor de Ferrari en 2010 ?

Banco Santander sera-t-il le sponsor de Ferrari à l’horizon 2010 ? Le tsunami financier de Wall Street a dévasté une bonne partie de la confiance des acteurs bancaires en Europe. La banque ibérique est t’elle épargnée ?

Comme toute activitée de service, les investissements en sponsorings sont fragilisés, dès que le cours de bourse se fragilise. Le secteur bancaire est actuellement fortement touché. Le Crédit Suisse abandonne son sponsoring avec BMW Sauber, RBS est en difficulté. La Royal Bank of Scotland a perdue 66% de sa valeur depuis le début de l’année et encore 10% cette semaine.

De son coté, ING se recentre sur son métier et se restructure à cause de la crise. Investissant 40 millions d’euros par ans (plus 20 millions de prime de résultat), la banque hollandaise a perdue 32% de sa valeur depuis le début de l’année. Le contrat entre ING et Renault F1 se termine fin 2009.

Concernant Banco Santander, actuel sponsor de McLaren Mercedes pour 15 millions d’euros par an, elle avoue son souhait de soutenir l’équipe Ferrari à l’horizon 2010. On parle de 60 millions d’euros par an durant trois ou cinq ans. Les indicateurs boursiers précisent que la banque est en bonne santé, mais elle a toutefois perdue 20% de sa valeur depuis le début de l’année.

Pour l’instant Banco Santander est solide, mais d’ici 2010, de l’eau aura coulé sous les ponts. De plus d’ici 18 mois, les premiers résultats du rachat de la banque anglaise Abbey National, se fera sentir, en bien ou en mal. Enfin, Morgan Stanley est actionnaire de 0,4% de son capital.

Publié dans Analyses | Tagué , , , , | Commentaires fermés sur Banco Santander sera t'il sponsor de Ferrari en 2010 ?

Alice ouvre la porte à Telefonica chez Ferrari

Un chiffre d’affaire qui baisse de 3,3% en 2008, un troisième trimestre dans le rouge, une vente de 800 millions d’euros de sa filiale française et des perspectives considérées comme catastrophique pour 2009, Telecom Italia pourrait stopper son sponsoring avec Ferrari via Alice.

La jolie blonde Alice ne pourra plus vraiment émerveiller les clients par sa plastique dans les prochaines années. Telecom Italia est en crise. Et pose la question de son contrat sponsoring avec Ferrari qui court encore jusqu’à l’année prochaine. Un accord de 75 millions de dollars, dont 25 par ans qui pourrait s’envoler.

Une comédie italienne qui s’achève mal pour l’opérateur italien, qui est aussi l’objet d’un rachat par un concourent. Reste que la débâcle transalpine pourrait ouvrir la porte à Telefoninca, le troisième opérateur mobile du monde, derrière Vodafone et T-Mobile, et qui voit d’un œil malicieux l’arrivée prochaine de Fernando Alonso chez Ferrari pour revenir dans la galaxie du double champion du monde espagnol.

Publié dans Analyses | Tagué , , , | Commentaires fermés sur Alice ouvre la porte à Telefonica chez Ferrari

Alonso, Repsol en toile de fond économique

Le quotidien espagnol Expansion affirme que Total et Shell veulent acheter la part de 20% du pétrolier espagnol détenue par le groupe de BTP Sacyr Vallehermoso, et celle de 12,7% de la Caixa. Repsol vaut 25 milliards d’euros en Bourse.

La bataille débute entre les deux pétroliers. Selon le magazine économique, Total et Shell veulent acheter la part de 20,01% de Repsol détenue par le groupe de BTP espagnol Sacyr Vallehermoso, qui a reconnu le 12 septembre qu’il avait envisagé de s’en défaire. A cette part s’ajouteraient les 12,7% du pétrolier espagnol détenus par la caisse d’épargne La Caixa, ce qui entraînerait l’obligation pour l’éventuel acquéreur de lancer un offre publique d’achat (OPA). La législation espagnole impose à un acheteur dépassant le seuil des 30% du capital de lancer un OPA sur l’ensemble de la société, sauf à obtenir une dispense.

Mais le plus intéressant, n’est pas la concentration des pétroliers, mais les autres actionnaires : La banques Barclays, et les assureurs Axa et Mutua Madrilena (2% du capital). Une information intéressante confirmant la rumeur discrète, que Repsol serait intéressé par l’arrivée de Fernando Alonso chez Honda. Sachant que le double champion du monde a un contrat long terme avec l’assureur madrilène, cela explique bien des choses. L’année dernière encore Mutua était actionnaire de Banco Santander.

Publié dans Business News F1 | Tagué , , , , , , | Commentaires fermés sur Alonso, Repsol en toile de fond économique