Archives du tag : Bernie Ecclestone

GP Mexique 2016 – Paddock Confidences

GP Mexique 2016 F1La tourmente McLaren
Les rumeurs sur l’équipe de Woking sont fortes depuis le GP des Amériques la semaine précédente. Eric Boullier pourrait partir prochainement (pour aller ou ?) L’une des clés de lecture est que l’alliance McLaren et Honda pourrait devenir le principal vainqueur de la fin de la réglementation hybride actuelle en 2020. Indépendante (pas de moteur client), puissante financièrement, disposant de top pilotes, McLaren est toujours considéré comme une menace…

L’avis de Brawn sur Rosberg
Intéressante analyse de Ross Brawn sur l’approche de la course de Nico Rosberg et Lewis Hamilton. L’ingénieur anglais a indiqué que le triple champion du monde a une approche plus émotionnelle que Rosberg. De plus l’allemand a un entourage solide, tandis que Hamilton est plus volatile. Pour résumer : Rosberg a cumulé de l’expérience et analyser ses faiblesses depuis 2014.

Plus vendeur…
Jenson Button a été très déçu par la couverture du prochain F1 Racing, indiquant que c’est Ron Dennis qui l’a forcé à prendre une année sabbatique. Le champion du monde 2009 a simplement indiqué que c’était faux et que c’était lui qui a indiqué à Dennis son intention de stopper sa carrière pour 2017.

Vettel et Ferrari
Le quadruple champion du monde annonce déjà qu’en 2017 Ferrari se battra pour le titre. Cette séquence d’annonce fait suite à la précédente : c’est lui qui a interrompu les discussions pour une prolongation avec l’équipe de Maranello jusqu’en 2020. La réalité est que Sergio Marchionne est déçu par les performances de l’allemand et a indiqué qu’il voulait voir comment évoluera le début de saison 2017 de Ferrari pour prolonger l’aventure avec Vettel.

La Malaisie et la F1
Le promoteur du circuit de Sepang discute apprement avec Bernie Ecclestone pour prolonger l’aventure avec la Formule 1. Le problème du prix est au centre. Sepang estime qu’après bientôt 20 ans, elle doit payer moins (50% de moins), ce qui n’est pas de l’avis d’Ecclestone. Ce week-end, Sepang recevra environ 95.000 spectateurs pour la course MotoGP, trois fois plus que pour la F1 et en moins coûteux…

Retour de bâton…
Bernie Ecclestone n’a de respect que pour les hommes de la course et très peux pour les businessman de la course. Estimant que Toto Wolff est présent en F1 pour l’argent, la charge est forte et le retournement de l’histoire passionnante. En 2012, Ecclestone avait fait en sorte qu’Adam Parr (alors directeur général), quitte l’équipe Williams pour favoriser Toto Wolff dans l’entourage de Grove en échange d’un peu glorieux chantage aux Accord Concordes.

La menace Formule E
L’annonce d’Audi de stopper son programme d’Endurance, pour se concentrer sur son programme de Formule E, fait échos avec le programme de Mercedes-Benz de venir dans la discipline en 2018. Audi pourrait investir 100 millions d’euros par an dans la discipline et son programme. Nous entendons aussi que BMW aurait une option pour racheter l’équipe Andretti en 2018/2019.

Publié dans Paddock Confidences | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur GP Mexique 2016 – Paddock Confidences

GP Singapour 2016 – Paddock Confidences

Bernie et Jochen Rindt

A chaque fois qu’il en a l’occasion, Ecclestone parle du pilote autrichien, champion du monde 1970 à titre posthume, sous la forme d’anecdote en privé. Cette fois, alors qu’il a déclaré au média qu’Alain Prost était, selon lui, le meilleur pilote de tout les temps en F1, Bernie Ecclestone a glissé pour dire que Jochen Rindt était son pilote préféré. Un souvenir toujours présent…

Liberty et son offre F1

Si Liberty Group a repris 15% de la Formule 1 pour 1 milliard d’euros, le solde relève d’un plan plus complexe. En effet, les discussions en coulisse relève que la société américaine offrira des parts aux équipes. L’idée derrière est bonne, utile aussi pour garantir un prêt bancaire et lucrative en cas d’introduction en Bourse dans un avenir proche. Notons que Liberty Group a déjà indiqué que pour la signature des prochains Accords Concordes de 2021, les primes accordées aux constructeurs seront abandonnés.

Perez et la communication

Le pilote mexicain avait invité des journalistes pour une annonce importante durant le Week-End, mais cette annonce n’est jamais venue. Reporté. En coulisse, la prolongation du pilote en 2017 chez Force India est déjà acté. Par défaut, car il semblerait que c’était une autre annonce, finalement avorté cette semaine, que souhaitait divulguer Perez…

L’apport de Bob Bell chez Manor

Stefan Fitzpatrick, le discret propriétaire de l’équipe a indiqué que le passage de Bob Bell, comme consultant dans l’équipe anglaise, a permis de signer avec Mercedes-Benz, donc d’avoir Pascal Werhlein et d’obtenir le concours du duo Pat Fry et Nikolas Tombazis à la direction technique.

Les coulisses de la décision de Button 

« Le samedi du GP de Belgique je suis allez voir Ron (Dennis) et je lui ai dit : « vous savez quoi Ron ? Je pense qu’il est temps que je me retire de ce sport. » Jenson Button explique que la discussion entre les deux hommes a durée 40 min et prendre une année de repos et voir si il est possible de revenir en 2018 était la solution idéale. Le meilleure contrat qu’il ait pu obtenir après 17 ans de Formule 1. En cela, Button s’inspire de son idole, Alain Prost qui en 1992 avait fait une année loin du cirque de la F1, pour revenir en 1993 et terminer définitivement sa carrière de pilote sur un 4ème titre mondial.

 

Publié dans Paddock Confidences | Tagué , , , , , , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur GP Singapour 2016 – Paddock Confidences

Vers la fin des primes constructeurs en F1 ?

dollarsSelon les plans secrets de Bernie Ecclestone, dévoilés par le journal Times, la fin des bonus pour les constructeurs est dans l’air. Pour équilibrer le système.

Afin de signer les accords Concorde 2013-2020, Ecclestone avait fait le choix de « diviser pour mieux régner. » En obtenant de Red Bull, Ferrari, Williams, Mercedes Benz et McLaren une prime négociée individuellement, obtenue en plus de leur résultat chaque saison. En 2012, lors des négociations l’impasse se profilait. Les constructeurs, à bout de souffle, après une lutte d’arrière garde via la FOTA sur les règlements, souhaitaient obtenir plus d’argents de la Formule 1, estimant que si la réduction des coûts n’était pas la solution, il fallait que la discipline offre plus. Sinon le retrait serait annoncé et dévastateur pour l’empire de Bernie Ecclestone.

En définitive, selon le BusinessBook GP 2016 Ferrari (qui avait déjà obtenu 70 millions de dollars de prime entre 2007 et 2009), a obtenu un total de 111 millions d’euros, Red Bull Racing un modique chèque annuel de 78 millions d’euros, McLaren environ 35 millions, Williams 30 millions et Mercedes AMG F1 environ 54 millions d’euros. Pire, Renault a également obtenu une prime d’environ 30 millions. Au total c’est bien 338 millions d’euros de primes distribuées en 2016 pour seulement 6 équipes.  De l’argent qui sera injecté sur l’ensemble des équipes, à part égale (d’après la première étude de répartition).

Toutefois, si l’idée des primes supprimées est dans l’air, pour équilibrer les forces (chaque équipe touchant 30 millions en plus), en définitive la prime spécifique que touche la Scuderia Ferrari de 90 millions d’euros sera maintenue, selon toute vraisemblance. L’exclusivité du cheval cabré à un prix que Bernie Ecclestone ne souhaite pas dissocier de la discipline.

L’ambition de Bernie Ecclestone dans la nouvelle répartition qu’il imagine est de s’inspirer de la Premier League anglaise. Le club de football qui touche le plus d’argent des droits TV n’a qu’un écart de 1,5 par rapport au dernier. Ce qui signifie qu’appliquer à la Formule 1, cela permettra à une équipe comme Manor de prétendre toucher jusqu’à 80 millions d’euros de droit TV par année. Soit son budget total pour la saison 2016.

Publié dans BusinessNewsF1, F1 Leaders | Tagué , , , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur Vers la fin des primes constructeurs en F1 ?

GP Chine 2016 – Paddock Confidences


Chine GP 2016 F1Williams et son futur line-up

Sachant que Bottas est largement convoité par plusieurs équipes et que Massa devra être remplacer. Williams hésite sur son futur line-up. Prendre de l’expérience (Button, Raikkonen?) et un pilote apportant un budget important (Nasr?) ou alors miser sur deux pilotes de pointe capable de faire franchir un cap à l’équipe pour 2017 ?

Mercedes a aidé Ferrari ?
Cela faisait un moment que Bernie Ecclestone s’exprime sur le sujet, sans réellement être entendu. L’argentier sous entend que Mercedes a aidé et aide Ferrari sur la technologie moteur pour combler le retard. Une idée soutenue par Gerhard Berger, qui a souligné que par le passé Honda avait fait la même démarche avec la Scuderia au début des années 90.

Ferrari et la Bourse
La chute de 30% de l’action Ferrari à la Bourse de New-York incite Sergio Marchionne a restructurer l’outil marketing de Maranello. L’italien déjà PDG de FCA (Fiat Chrysler) deviendra le directeur général de Ferrari. L’introduction de Ferrari en Bourse est stratégique pour FCA, surtout pour soutenir des garanties économiques…

L’avenir de Sauber
L’équipe Sauber est en négociation active avec un consortium financier (suédois ou norvégien) qui prendrait une partie du capital de l’équipe pour sauver la saison de l’équipe. On parle de 30/35% du capital.

Les pilotes contre Bernie
La photo du dîné presque parfait parut sur les réseaux sociaux, montrant l’ensemble des pilotes autour d’une table, cachait en réalité une réunion devait permettre aux pilotes de prendre une part plus active dans le réglement techniques de la Formule 1. Ne pas s’étonner de lire et d’écouter des critiques des pilotes sur les règles actuelles et futurs.

Like a NBA
« Quand je pense Basket, BaseBall ou Football américain, toute les équipes peuvent investir dans les transferts et améliorer leur équipe. Un petit peut devenir un grand. En Formule 1 c’est l’inverse : sans le financement solide des pilotes, les équipes auront du mal à joindre les deux bouts. » indique Felipe Massa à propos des difficultés de Sauber.

Publié dans Paddock Confidences | Tagué , , , , , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur GP Chine 2016 – Paddock Confidences

La brève histoire de la fusion entre Sauber et Marussia

Sauber C34 Sao Paolo 2014Alors que Sauber F1 Team a du retard sur les salaires du mois de Mars 2016 et que l’équipe dirigeante est actuellement en négociation active avec des partenaires, en fin de saison 2013, une tentative de fusion entre Marussia et Sauber a été proche d’une conclusion.

Courant 2013, Marussia Cars est en difficulté et cherche à faire évoluer son investissement en Formule 1. Ses machines sont toujours au fond du classement et financièrement l’équipe est trop dépendante de la prime de 10 millions accordé par la FOM et des Roubles de son propriétaire. De son côté Sauber a survécu à une saison 2013 très difficile. N’ayant pas payé Nico Hulkenberg intégralement et n’arrivant pas à conclure son projet de partenariat avec des institutions russes, l’usine d’Hinwill se retrouve dans l’impasse la veille d’une saison 2014 qui aura un impact important sur ses finances.

En coulisse les négociations sont actives alors que la course d’Abu Dhabi débutait. Andrei Tscheglakow accepte les conditions de Sauber. L’équipe Marussia sera une base arrière pour bénéficier des transports FOM, plus facile pour l’équipe russe. Techniquement, l’équipe technique de Marussia développée par Pat Symonds depuis 2011 et repris en main par Bob Bell durant quelques mois, avait dessiné une jolie monopace qui devait être reprise par Sauber pour amélioration en soufflerie, tandis que l’équipe Suisse pouvait développer la monoplace 2015.

Pour les pilotes, Jules Bianchi aurait été pilote numéro 1, tandis que Pastor Maldonado avait été approché (avant de signer son option avec Lotus F1 Team). Nico Hulkenberg ayant signé avec Force India, tandis que l’influence russe compromettait la disponibilité d’Esteban Gutierrez. Restait Adrian Sutil.

Côté financier, Tscheglakow avait promis à Peter Sauber de débloquer la situation envers les partenaires russes. Mais accepta néanmoins un investissement de 40 millions d’euros pendant 4 ans dans le budget Sauber. L’équipe se serait allez nommée Marussia Sauber F1 Team. Durant l’hiver, Bernie Ecclestone est informé de la situation et approuve l’entente entre les deux équipes.

Finalement, Marussia était en réalité en difficulté financière. Débutant son déclin. Une structure nommée Marussia Communication a été crée pour abriter l’équipe F1 et l’ensemble a surtout vécue sur les droits TV FOM en 2014, avant une cessation de paiement après le GP de Russie et une reprise durant l’hiver. Pour Sauber, la saison 2014 a été catastrophique financièrement et sportivement. Aucun point inscrit et des promesses économiques qui n’ont jamais vu le jour (investissement massif de Telmex, accord avec Audi, la promesse d’Adrian Sutil d’obtenir 40 millions de sponsoring et le premier versement de Van der Garde pour son volant 2014), provoquant des procès et la situation de l’équipe aujourd’hui.

Publié dans Entrepreneurs, Histoire F1, Management | Tagué , , , | Commentaires fermés sur La brève histoire de la fusion entre Sauber et Marussia

Les paradis fiscaux et la F1 (et le sport)

Le scandale « Panama Paper » a relevé que le contrat de Nico Rosberg avec Mercedes AMG F1 a été conclu avec une entreprise nommée Ambitious Group Limited, domiciliée aux Iles Vierges Britannique, elle-même détendue par deux autres sociétés dont le siège est aux îles Jersey et administrée par le cabinet d’avocat à la base du scandale : Mossack Fonseca.

Les documents n’indiquent toutefois pas que l’argent ait transité par cette société. Les deux parties se fermant derrière l’argument de l’affaire privée.  Quoi qu’il en soit la pratique est courante en Formule 1 et il ne faut pas s’en étonner.

Dès les années 70, Team Lotus passait par une société aux îles Jersey pour les contrats de ses pilotes. Le père de Lewis Hamilton dispose d’une société dans les îles Vierge ou il touchait diverses commissions et contrats. Plus loin de nous, Renault F1 Team passait par une obscure société, nommée FFBB Ltd, elle aussi basée sur les accueillantes îles Vierges britannique pour rémunérer ses pit-girls et hospitalité de son motor home entre autre. Sans que cela soit répressible à l’époque. Même le contrat de Fernando Alonso est passé par cette société FFBB pour être transférer ensuite à Renault F1 quelques heures plus tard.

La pratique d’une société intermédiaire pour négocier un contrat est assez courante dans le milieu sportif. Le pilote est une entité personnelle et il substitue le plus souvent ses droits à une entité morale (entreprise donc), pour gérer ses affaires. Ainsi, Ambitious Group Limited a très bien pu encaisser seulement une commission sur le contrat de Nico Rosberg et non l’intégralité du salaire du pilote allemand. Là encore, la pratique est commune dans le milieu du sport (surtout dans le milieu du Football par exemple ou les exemples sont nombreux).

Notons que Bernie Ecclestone, avait transférer quasi l’intégralité de ses droits à son ex femmes et ses deux filles via la société Bambino Trust (basée à Jersey) à la fin des années 90, afin de ne pas payer les impôts britanniques. Sa femme d’origine slovène pouvant elle s’y soustraire, malgré sa fortune. Il ne dispose aujourd’hui que de 5% de Delta Topco.

Publié dans Entrepreneurs | Tagué , , , , , , | Commentaires fermés sur Les paradis fiscaux et la F1 (et le sport)

GP Bahrain 2016 – Paddock Confidences

Renault RS16 Bahrein GP 2016Viva Las Vegas
Pour mettre la pression sur Monza, Bernie Ecclestone a obtenu un préaccord avec la ville de Las Vegas pour l’organisation d’un Grand Prix. Le circuit serait le même que celui utilisé pour la Formule E. Mais une course F1 n’est pas encore à l’ordre du jour…

Austin sous pression
En perte de vitesse, le Grand Prix d’Amérique a terminé en déficit et les pouvoirs publiques de l’Etat du Texas souhaitent déjà arrêter les frais. Il est indiqué que si l’édition 2016 n’est pas du niveau de 2013 et 2014, le contrat sera rompu avec la FOM. Ainsi l’alternative Las Vegas pourrait être intéressante pour un futur GP des USA.

Williams vise Ferrari
L’équipe de Grove a clairement un objectif : devenir la seconde force du plateau et rivaliser avec la Scuderia Ferrari. Elle active fortement son programme de développement en ce sens. En perspective ? une prolongation du partenariat avec Mercedes-Benz jusqu’en 2020.

Santander et Ferrari
Après avoir fait du sponsoring classique au début de leur histoire, la banque ibérique et l’équipe de Maranello avait fait évoluer leur partenariat vers une plate-forme d’affaires. Désormais Banco Santander transforme son investissement en média via Formulasantander qui est un outil de communication destinée à présenter sous la forme de vidéo, des témoignages de personnes qui ont améliorer leur vie en utilisant la technologie F1.

Like Jagger
Bernie Ecclestone au micro de la BBC : « Nous ne fournissons actuellement pas un très bon spectacle.  Si une famille avec des enfants paie pour voir la Formule 1. Ils seront trompés. Imaginez que vous aviez acheté des billets pour le concert des Rolling Stones, mais Mick Jagger ne peut pas chanter…. Étant donné que les gens ne sont pas heureux, ils se plaignent parce que ce qui n’en on pas pour leur argent. »

Publié dans Paddock Confidences | Tagué , , , , , , , | Commentaires fermés sur GP Bahrain 2016 – Paddock Confidences

Note du Mardi : S’inspirer du Biathlon pour un nouveau week-end de F1

Note du mardiLa saison terminée, un retour sur les mondiaux de Biathlon à Oslo sont inspirant à plus d’un titre. Inspirant même pour la Formule 1, concernant le format de son Week-End.

Depuis un moment le format du week-end de course est en question. Par le passée, les séances du vendredi et samedi matin étaient libres et l’après-midi elles comptaient pour les qualifications, avec un warm-up le dimanche matin avant la course. Puis il y a eu il y a 10 ans, le double format des qualifications le samedi après-midi et le dimanche matin. Aujourd’hui la Formule 1 roule en séance libre le vendredi matin et l’après-midi 1h30 à chaque fois, puis une séance le samedi matin (toujours libre), avant la qualification (1h) et enfin la course le dimanche.

La majorité des télévisions diffusent la qualification et la course. Les trois autres séances diffusés par certaines télévisions ne sont guère visionner ou même intéressantes, si l’on n’est pas érudit de la chose. Ainsi le plus souvent le format du week-end est remis en question pour différente raison, pour séduire la télévision et donner de l’intérêt pour les fans.

Le format Biathlon

Le biathlon propose un format très séduisant et qui pourrait fortement inspirer la Formule 1.  Ce sport (400 licenciés en France), tourne autour de 4 épreuves (hors épreuves par équipe) : le SPRINT, L’INDIVIDUEL, La POURSUITE et enfin la MASS START.

Le SPRINT est une épreuve contre la montre sur trois tours (avec un tir couché et un autre debout) sur une distance courte (10km pour les hommes et 7,5km pour les femmes). Cette épreuve met en valeur la vitesse à ski et chaque athlète passe l’un après l’autre. Le résultat du sprint est très important, car il détermine l’ordre de la POURSUITE. Temps moyen : 30 min.

L’INDIVIDUEL est l’épreuve historique du Biathlon. C’est une course contre la montre comme le SPRINT, mais il y a 5 tours (20km pour les hommes et 15km pour les femmes) et 4 tirs  (avec 2 tirs couché et deux debout). C’est une épreuve qui distingue surtout les tireurs, car à chaque tir manqué la pénalité est d’une minute sur le temps. C’est une discipline assez difficile à suivre pour le spectateur et elle devient de plus en plus rare sur le circuit IBU. Temps moyen : 50 min

La POURSUITE à la particularité de mettre en avant la stratégie, car elle confronte directement les biathlètes sur la piste. 5 boucles (12,5km pour les hommes et 10km pour les femmes) et 4 tirs (2 couchés et 2 debout). L’ordre de départ correspond au classement final du SPRINT. Donc au départ il y a un écart pour chaque athlète. Temps moyen : 35min.

Enfin la MASS START est assez similaire à la POURSUITE, sans l’écart du temps, puisque le départ est groupé.  5 tours (15km pour les hommes et 12,5km pour les femmes) et 4 tirs (2 debout et 2 couché). Le vainqueur et celui qui franchit la ligne en premier. C’est souvent la dernière épreuve du week-end.  Temps moyen : 40 min.

Transformer le schéma du WE de Formule 1

Imaginons la même chose pour la Formule 1. Toujours utiliser le vendredi et le samedi et le dimanche comme base de travail.

Une séance d’essais libre le vendredi matin de 2h. Puis dès le vendredi après-midi débutons par un SPRINT, avec un format de 3 tours, puis un arrêt pneu tendre, puis 3 tours et un second arrêt pneu dur et encore 3 tours. C’est le plus rapide sur la distance qui l’emporte.  L’intérêt est que chaque pilote se lancera à 30 secondes d’écart au tirage au sort ce qui permettra d’avoir quelques surprises.

Ensuite le samedi matin la POURSUITE, basé sur le classement du SPRINT de la veille. Format de 5 tours avant chaque arrêt au total de 4 (2 pneus tendre et deux pneus durs). Ici l’idée est de réaliser un mini GP de 20 tours en faisant partir tout les pilotes en même temps.

L’après-midi jouons avec le concept de l’INDIVIDUEL qui sera l’équivalent de la qualification d’aujourd’hui et qui met en valeur la performance en revenant sur le format des qualifications d’avant 2003, ou chaque pilote devait faire 12 tours durant une heure et souvent en paquet.

Enfin la course n’a plus le format d’un départ et d’une arrive au bout de 300km, réduisons la distance pour être attractif à l’attention des générations futurs (2h pour un GP de Singapour c’est long) en concentrant la course sur une simple heure, en s’inspirant de la MASS START, avec 4 arrêts obligatoires (2 pneus tendre et 2 durs), une distance de 150 km seulement et un départ comme aujourd’hui. Tout simplement.

Aujourd’hui les Formule 1 tourne durant un week-end de Grand Prix un total de 7h. Ici, hormis la séance du vendredi matin et la qualification dont le format d’une heure ne change pas. C’est la course (format réduit de moitié) et surtout le vendredi après-midi et le samedi matin qui change et qui donne une attention différente, soit un total d’environ 5h. Le SPRINT sera visible environ 30 min (le temps d’un épisode de BIG BANG THEORY), idem pour la POURSUITE qui sera visible environ 45 min (le temps d’un épisode de HOUSE OF CARDS). S’adaptant plus à l’attention du public jeune et moins jeune sur la Formule 1.

Surtout, comme en Biathlon qui récompense par des petits globes de cristal des spécialités. Intéressant pour la Formule 1…

Publié dans Note du Mardi | Tagué , , , , , | Commentaires fermés sur Note du Mardi : S’inspirer du Biathlon pour un nouveau week-end de F1

F1 – L’avenir de Pirelli

Octobre 2015, Le PDG de Pirelli, Marco Tronchetti et Bernie Ecclestone ont conclu un accord verbale pour faire prolonger l’aventure Pirelli jusqu’en 2019. Pourtant, rien n’a été depuis signé. Paul Hembery a annoncé que Pirelli n’avait pas encore pris de décision pour prolonger l’aventure avec le Formule 1, principalement à cause de pourparler technique avec la FIA. Reste que dans le principe, cette prolongation va un peu évoluer…

Fin février 2016,  le manufacturier italien et le club italien de l’Inter Milan ont annoncé leur prolongation pour 5 nouvelles saisons comme partenaire. Pirelli restera sur le maillot, mais ce ne sera pas contre un contrat record. Alors que la compagnie aérienne des Émirats-Arabes Unis, Etihad était d’accord sur le principe de sponsoriser le maillot Interiste contre 25 millions d’euros par saison, durant 4 ans, les dirigeants ont finalement prolongé avec Pirelli SpA, mais contre seulement 45 millions d’euros au total, soit 9 millions d’euros par année. Soit une baisse de 25% par rapport au précédent contrat. Un signe intéressant et le résultat de 18 mois de négociation.

Les dirigeants de l’Inter Milan ont rapidement stoppé les discussions sur une augmentation du partenariat avec Pirelli, mais sur les avantages que pourraient apporter le projet du club au manufacturier italien.

Aujourd’hui Pirelli en Formule 1 est un aigle à deux niveaux. Le premier est la fourniture pneumatiques, en échange d’une participation de 2,5 millions par équipe chaque année du contrat avec la Formule 1. Le second est un sponsoring circuit d’environ 20/25 millions d’euros par année.  Mais, le flot de critiques depuis le début de la fourniture en 2011, sur la qualité des pneumatiques ont fait évoluer les rapports. L’axe principal de Pirelli n’est plus réellement l’aspect financier, mais technologique et le manufacturier souhaite surtout répondre aux souhaits non plus de Bernie Ecclestone, mais de la Fédération Internationale. Un changement qui va se traduire probablement par une augmentation de la cotisation des équipes et une baisse du sponsoring circuit.

Publié dans Marketing, Technique F1 | Tagué , , , , | Commentaires fermés sur F1 – L’avenir de Pirelli

Guerre civile entre CVC Capital et Bernie Ecclestone

Bernie Ecclestone-Après moi le déluge ? C’est le sentiment que le lâché prise sur la Formule 1 de Bernie Ecclestone laisse.  L’homme a annoncé à Gulf News qu’il n’avait pas l’intention de racheter les parts de CVC Capital Partners. Du moins, le terme précis est « plus racheter », car il y a eu des négociations l’an dernier, mais l’accord a échoué, car le fond d’investissements demandait « plusieurs milliards ».

2,5 milliards de dollars, prix d’amis, alors que les 35,5% détenus encore par CVC ont une valeur estimée de 3,5 milliard. Ecclestone a préféré garder ses 5% et contrôler les 8,5% détenu par Bambino Trust. Le prix demandé par CVC résultait de la volonté d’Ecclestone de reprendre le contrôle de la discipline. Mais, l’éclatement de l’actionnariat, les actions offertes à certain membre du conseil d’administration et d’autres actionnaires, ont rendu l’opération de rachat trop compliqué. Ecclestone ne voulait pas contrôler 50% il voulait la totalité. Chose impossible aujourd’hui.

La stratégie de CVC Capital est d’attendre. Bernie Ecclestone à 85 ans n’est pas jugé éternellement capable de diriger un empire de ce genre. La montre se joue et les deux parties le savent très bien. Ecclestone souhaite pour lui succéder installer un système qui se développera automatiquement et pas réellement un successeur unique. Cette attitude est qu’un successeur par destinée souhaitera poser sa « marque » à l’héritage. Une vision qui est impossible à accepter pour Ecclestone.

La création d’un système administratif pour remplacer Ecclestone est une tâche difficile, voir impossible. En coulisse la situation devient trop tendue et sur la piste, trop de démocratie et trop d’argent distribuée n’ont pas eu l’effet souhaité. Avant l’argent permettait d’acheter la paix, aujourd’hui elle renforce le pouvoir.

Publié dans Entrepreneurs, F1 Leaders, Management, Non classé | Tagué , , | Commentaires fermés sur Guerre civile entre CVC Capital et Bernie Ecclestone